RÊVES PSI

RÊVE & SOMMEIL

 

RÊVE & SOMMEIL

 

Introduction
Les somnifères
Les remèdes naturels
Le cycle sommeil-rêve
Biochimie du sommeil
Le rêve extériorisé
Le décalage horaire
Ronflement et apnée du sommeil
Actualités et documentation

 

La nuit porte conseil (proverbe)

 

Ce proverbe est considéré comme dérivé de la forme : "La nuit est mère de conseil", répertoriée dès le XVIème s. Il faut se laisser une nuit avant de prendre une décision importante. Une nuit de sommeil est une rupture qui permet de prendre la distance nécessaire avec les faits avant d’agir en conséquence.
"Non seulement, cela laisse du temps à réflexion, mais en réalité, cela permet à notre cerveau "ressource" de trier les informations et travailler pendant nos phases de rêves à rechercher des solutions. C'est en nous interrogeant avant de nous endormir ou en listant nos questionnements, en rédigeant nos listes de choses à faire avant de nous endormir que nous allons trouver les ressources et idées dans la journée du lendemain." Véronique Castaybert, 2/7/2013

Source : L'internaute.com

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INTRODUCTION

 


Un tiers des Français dort mal : un rapport invite à réagir

Par Véronique MARTINACHE

 

PARIS (AFP) - 14/12/2006 - Près d'un tiers des Français souffre d'insomnie, et un sur dix d'insomnie sévère, mais l'importance du sommeil pour la santé reste sous-estimée et ses troubles sont insuffisamment pris en charge, selon un rapport remis jeudi au ministre de la Santé, Xavier Bertrand.

Près de 8% se plaignent de somnolence diurne excessive, 8,4% souffrent du syndrome des jambes sans repos (sensations très désagréables, picotements et tressaillements), et 5 à 7% d'apnées du sommeil, selon le rapport remis par le Dr Jean-Pierre Giordanella, directeur de la prévention de la Caisse d'assurance maladie de Paris.

Sur la base de ce rapport, M. Bertrand annoncera dans la 2e quinzaine de janvier une série de mesures "afin que d'une part les connaissances sur le sommeil se développent et que d'autre part les troubles du sommeil soient mieux pris en charge", selon un communiqué du ministère.

Mal connu, malmené par les contraintes sociales (heures de travail, temps de transport) et les modes de vies (télévision, téléphone, internet), le sommeil n'est pas toujours suffisant, ni de bonne qualité, en particulier chez les adolescents. Le sommeil est pourtant un enjeu majeur puisqu'il occupe près d'un tiers de la vie.

Or un manque de sommeil ou un mauvais sommeil peuvent avoir des conséquences parfois majeures sur la santé, être la cause d'accidents (sur la route, au travail...) ou être préjudiciables à l'apprentissage scolaire.

Un tiers des accidents mortels de la circulation serait lié à des problèmes de sommeil.

Les troubles du sommeil constituent un réel problème de santé public, relève le rapport qui formule une série de propositions pour améliorer l'éducation, la prévention, la prise en charge et la recherche.

Le rapport plaide fermement en faveur d'une éducation à "l'hygiène du sommeil" [et du rêve], notamment pour l'enfant et l'adolescent, et suggère la réalisation d'un guide pratique pour le grand public.

Les conditions propices à un bon sommeil ne sont pas toujours respectées, alors que pour la plupart elles sont faciles à réunir : chambre agréable et rangée, literie de qualité, état de détente permettant un endormissement progressif dans un sentiment de sécurité...

Le sommeil devrait être intégré dans la surveillance habituelle de l'enfant (carnet de santé), estime encore le rapport.

Attirant l'attention sur le lien entre sommeil et accidents de la route, il préconise qu'"une attention particulière" soit portée aux problèmes de sommeil lors de l'apprentissage de la conduite d'un véhicule.

La prise en charge des troubles du sommeil n'est pas non plus satisfaisante, déplore le rapport qui souligne des retards de diagnostic pouvant "atteindre plusieurs années". Il recommande de "recenser et classer les structures du sommeil" et d'"établir des recommandations sur les principales pathologies". Le nombre des centres du sommeil est estimé aujourd'hui à une centaine, mais il existe des inégalités régionales.

L'usage de somnifères, "de toute évidence excessive et souvent inappropriée" devrait également faire l'objet d'une meilleure communication selon le rapport, qui rappelle qu'il existe d'autres moyens pour résoudre les problèmes d'insomnie.

En matière de recherche, le rapport propose "la création d'un Groupement d'intérêt scientifique" réunissant les différents partenaires de santé et de recherche et préconise la création de centres pluridisciplinaires "sommeil", rassemblant chercheurs et cliniciens.

 

Un réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil

Autres associations et organismes traitant du sommeil

 

LES SOMNIFÈRES

 


Barbituriques et autres drogues hypnogènes

On a trouvé que les barbituriques étudiés chez l'homme, parmi lesquels le sécobarbital, l'amobarbital, le pentobarbital * et le phénobarbital, réduisaient le temps-R, que ce soit en termes absolus ou en pourcentage du sommeil total. On a aussi constaté cet effet chez le chat et chez le lapin.
Ces drogues augmentent le sommeil-S, mais aux dépens de l'état-R.
On a démontré que le chloralose avait un effet similaire — diminution du temps-R — chez l'homme et chez le chat.

* Barbiturique utilisé aux USA, à titre accessoire, pour exécuter les condamnés à mort !
Voir la rubrique du site Oniros : Contre la peine de mort (article du 24/1/2014).


Phénotiazines

La chlorpromazine et plusieurs autres phénothiazines reduisent le temps-R chez les sujets humains, tant normaux que psychotiques.
Après arrêt d'un traitement à la chlorpromazine, on a observé une nette augmentation du temps-R (effet de «rebondissement»); ceci constitue un indice supplémentaire d'un véritable effet suppressif sur le temps-R.

 

Autres drogues psychoactives qui réduisent le temps-R

Un certain nombre d'études peu importantes on montré que l'imipramine (Tofranil), le méthylphénidate (Ritalin), l'amitriptyline (Elavil) et le méprobamate tendent tous à réduire le temps-R chez l'homme.
Plusieurs groupes ont observé que les inhibiteurs de la MAO réduisent le temps-R chez le chat et l'homme.
On a aussi montré que l'atropine et les drogues parentes réduisent le temps-R dans plusieurs espèces.

Il semble donc qu'une grande variété d'agents pharmacologiques différents tendent à produire une réduction du temps-R.
C'est en ce sens que nous avons fait référence à l'état-R comme à un état «fragile»; il peut être facilement supprimé par des drogues qui augmentent l'état de veille aussi bien que par des drogues, qui augmentent le sommeil-S.

Source : Ernest Hartmann, Biologie du rêve.

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Voir aussi : L'accoutumance aux somnifères et leurs effets secondaires

Somnifères (Wikipedia)

Le site d'information en français sur les benzodiazépines

Somnifères et somnambulisme

BIEN RÊVER POUR BIEN DORMIR

LES REMÈDES NATURELS AU MAUVAIS SOMMEIL


Par Roger Ripert

Naturellement, pour les "onirophiles" (amis des rêves), toutes ces drogues pharmaco-chimiques de la société industrielle sont à proscrire, et non à prescrire, puisqu'elles réduisent le temps passé à rêver !

Pour lutter contre l'insomnie et résoudre les conflits psychosomatiques sous-jacents qu'elle implique, mieux vaut au contraire se focaliser sur ses rêves (période de récupération psychique) et accroître la durée du temps-R en diminuant le temps passé en sommeil léger (période de récupération mentale trop souvent occupée à la "rumination" des préoccupations de l'état de veille).

Les cycles de sommeil-rêve (voir ci-dessous) se terminant par un micro-réveil, mieux vaut se réveiller à ce moment-là, en évitant ainsi de briser ses rêves. Pour ce faire :

- Il est bon de connaître, par expérience, la durée de son cycle de sommeil-rêve qui peut varier de 90 à 120 minutes chez l'adulte (4 à 5 cycles par nuit);

- L'incubation (avant l'endormissement) d'un réveil à la fin de l'un des cycles sommeil-rêve favorisera aussi l'éveil au moment le plus approprié. Voir la page INCUBATION.

Pour favoriser le sommeil-S profond (période de récupération physique), la pratique d'exercices physiques à l'état de veille est conseillée.

Si besoin est, on peut aussi faire appel à de nombreuses plantes "hypnogènes" offertes par dame Nature, telle la Valériane, dont certaines sont aussi légèrement "onirogènes", apparemment, tel le tilleul. Voir la page HYPNOGÈNES

Sommeil et amour sont les vraies clés du bonheur (oubliez l'argent)

Par JM Dupuis

 

On dit souvent que l’argent ne fait pas le bonheur, mais des chercheurs anglais disent avoir trouvé ce qui marche : le sommeil et l’amour.

Une étude d’Oxford Economics a constaté que quadrupler vos revenus n’apporte qu’une très légère hausse de votre niveau de bonheur, tandis que ce qui se passe dans votre chambre à coucher a un impact beaucoup plus grand. [1]

Ainsi bien dormir, et avoir des moments intimes de grande intensité, sont de loin les deux facteurs qui augmentent le plus le bonheur dans la vie selon ces chercheurs.

Sur une échelle allant de 0 à 100, les 8000 personnes interrogées se situent en moyenne à 62,2.

Celles qui dorment bien sont à quinze point au-dessus de celles qui dorment mal. Celles qui font de bons câlins sont à sept points au-dessus de celles qui n’en ont pas.

Par contraste, multiplier par quatre vos revenus, c’est-à-dire passer par exemple de 20 000 à 80 000 euros par an, ne permet d’augmenter le niveau de bonheur que de… 2 points !!

 

L’œuf et la poule


Pour ma part, je pense que les choses sont plus compliquées que ça.

Ne dort pas bien qui veut : les malheurs, les soucis, perturbent le sommeil.

Certes, on est plus heureux quand on a bien dormi. Mais c’est aussi parce qu’on est heureux qu’on dort bien. Ou plutôt, parce qu’on est malheureux qu’on dort mal.

Nous avons en français l’expression : «Dormir du sommeil du juste». Elle signifie que celui qui n’a pas de problème de conscience, qui n’est pas tourmenté, dort mieux.

«Tu peux dormir sur tes deux oreilles» * est une autre expression qui témoigne de la sagesse populaire. On dit cela à une personne qui n’a pas de souci à se faire.

Pour bien dormir, la première chose à faire est de se libérer des problèmes, et c’est bien ça qui est difficile. Même si nous sommes le plus souvent responsables, à l’origine, des problèmes qui nous arrivent, cela ne veut pas dire pour autant qu’il est facile de les résoudre.

Vous avez commis une faute il y a longtemps. Mais celle-ci continue à vous rattraper, à vous «pourrir la vie» chaque jour. C’est classique. Cela peut-être un accident que vous avez provoqué, une erreur que vous avez faite, un diplôme raté malencontreusement, un mariage contracté trop vite, une carrière professionnelle mal choisie, des carences dans l’éducation des enfants, fort anciennes, mais dont les conséquences n’en finissent pas d’éclater, comme une réaction en chaîne…

Votre sommeil est peuplé de remords, et aussi d’inquiétudes devant un avenir qui vous paraît plus incertain encore.

Alors oui vous dormez mal. Vous vous réveillez le matin aussi fatigué que la veille, avec mal à la tête, le moral dans les chaussettes. Mais toutes les enquêtes vous expliquant que vous seriez «plus heureux en dormant mieux» ne vous sont d’aucun secours !

Votre solution, vous n’avez pas besoin de «spécialistes du sommeil» pour vous la donner : c’est en mettant d’abord de l’ordre dans votre vie que vous pouvez espérer, un jour, dormir à nouveau comme un bébé !

 

* L'expression "Dormir sur ses deux oreilles"

Dormir profondément, tranquillement, en toute sécurité.
N'avoir aucun souci à se faire.

Origine
N'est-il pas bizarre qu'une telle expression ait pu apparaître ?
A moins de disposer d'un oreiller spécial en forme de U, d'être un tantinet difforme ou d'être un extra-terrestre avec les yeux à la place des oreilles et inversement, comment quelqu'un pourrait-il dormir sur ses deux oreilles ?

Cette expression fait malheureusement partie de celles sur lesquelles ni mes sources 'savantes' ne s'étendent, ni le web ne donne de piste de recherche : aucune date approximative d'apparition, aucune étymologie.

Peut-être y a-t-il eu une volonté de créer une opposition avec l'expression "ne dormir que d'un oeil" qui, elle, est parfaitement compréhensible et contient une notion de vigilance contraire à l'insouciance véhiculée par notre expression ?
Elle est peut-être aussi née du fait que, si jamais on arrivait à avoir les deux oreilles appuyées sur l'oreiller, l'absence de perception du bruit, permettrait de dormir sans être dérangé.

Remarquez que, pour un très bon somme, il est physiquement bien plus facile pour tout un chacun de "dormir à poings fermés" que de dormir sur ses deux oreilles.

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C’est un peu pareil avec l’amour

Plus heureux en amour


Les personnes qui sont heureuses en amour se déclarent beaucoup plus heureuses en moyenne que les autres.

Mais là aussi, il ne faut pas confondre la cause et la conséquence, l’œuf et la poule.

Nous vivons avec ce mythe du « coup de foudre » et de l’amour qui existeraient spontanément, ou non, entre deux êtres.

Mais la réalité est que deux personnes ne peuvent s’aimer durablement que si chacune d’elle est authentiquement… aimable.

Or, ce sont les personnes les plus heureuses qui sont les plus aimables.

Plus heureuses, moins embourbées dans les problèmes, elles sont plus disponibles pour faire des choses intéressantes, constructives, de leur vie. Elles développent des talents, consacrent du temps aux autres, font une carrière professionnelle plus passionnante, des rencontres plus stimulantes.

Toute leur vie étant plus riche, elles en deviennent plus aimables. Et si leur conjoint est comme elle, les deux personnes ont une vie commune passionnante. Elles ne se lassent alors pas l’une de l’autre. Et elles sont, comme par hasard, heureuses de se retrouver le soir pour partager les événements enthousiasmants de la journée, et leur excitation se prolonge… dans la chambre à coucher.

L’amour n’est pas un accident, une chance qui arrive à certaines personnes et pas à d’autres.

Selon le psychologue américain Gary Chapman, il existe cinq moyens de manifester à l’autre son amour :

• Par des gestes tendres

• Par des paroles

• Par des cadeaux

• Par des services rendus

• Par des moments de qualité consacrés à l’autre.

Mais j’ajouterais à cela un point important : celui de soigner sa propre vie, en développant ses propres talents, sa personnalité, pour se rendre plus intéressant, agréable à connaître et à fréquenter.

Votre vie devient alors plus heureuse, votre conjoint aussi, et vos moments intimes… aussi.

 

Quelques réflexions sur l’argent


Revenons aussi sur cette histoire de l’argent qui ne fait pas le bonheur.

L’expression est très populaire mais elle cache un raccourci.

Il est vrai qu’il est vain de gagner de l’argent si, par ailleurs, on ne cultive pas des choses importantes dans sa vie qui ont besoin d’être financées, ou qui peuvent être améliorées par l’argent.

Mais quasiment toutes les activités humaines peuvent gagner en ampleur, en intérêt, et donc en intensité, si vous disposez de plus de moyens matériels.

Par exemple, si vous êtes musicien et que vous développez votre talent, avoir de l’argent pour acheter un bel instrument de musique contribuera puissamment à votre bonheur. Vos performances seront démultipliées et votre plaisir de jouer aussi. Et avec de l’imagination, vous pouvez aller toujours plus loin.

Si vous pouvez recruter des musiciens pour vous accompagner et former un orchestre de chambre (5 à 15 musiciens), voire un orchestre symphonique (jusqu’à 150 musiciens), vous pouvez vivre des expériences absolument fabuleuses, bien au-delà de ce que vous auriez pu faire en étant pauvre.

De même, si vous aimez la nature, vous serez heureux avec petit jardin bien entretenu. Mais si vous avez les moyens d’acheter 1000 hectares de forêts, d’étangs, de prairies, de jardins, et d’employer une armée de jardiniers bien équipés qui vous aideront à l’aménager pour en faire un jardin d’Eden, rempli de fleurs magnifiques, d’arbres centenaires de toutes essences, d’animaux de toutes espèces, sans pesticides ni produits chimiques parce que tout l’entretien sera fait à la main, vous serez sans doute encore plus heureux et passionné. A noter que, selon un vieux dicton, les jardins sont le moyen le plus sûr de se ruiner : dans ce domaine, il n’y a strictement aucune limite à ce que vous pouvez dépenser.

Si vous avez beaucoup d’enfants, petits-enfants, vous serez heureux de pouvoir leur offrir des activités éducatives variées et intéressantes.

Si vous avez une grande famille avec beaucoup de frères et sœurs, neveux, avec qui vous aimez organiser de belles réunions, ou beaucoup d’amis avec qui vous aimez faire des activités, avoir plus d’argent élargit le domaine des possibles.

Je pourrais donner de nombreux autres exemples : si vous aimez la poésie, l’histoire, le théâtre, la science, vous souhaiterez en général y consacrer du temps et des moyens. Là encore, l’argent contribuera à votre bonheur car vous pourrez donner plus d’envergure à vos projets.

Rappelons qu’un nombre énorme de grandes découvertes scientifiques et d’œuvres littéraires ont été produites par des personnes qui n’avaient pas besoin de travailler pour vivre. Loin de chercher un profit de leur travail, elles se sont au contraire servi de leur fortune pour financer leurs œuvres.

L’écrivain russe Tolstoï était un grand aristocrate proche de la famille impériale et c’est grâce à ses rentes qu’il eut le temps d’écrire « Guerre et Paix » et « Anna Karénine ». Montaigne, Montesquieu, Fénelon, Voltaire, Benjamin Constant et tant d’autres n’avaient pas besoin de travailler pour vivre et c’est dans le confort des châteaux et des palais que naquirent leurs chefs-d’œuvre.

Les Universités furent d’ailleurs toujours fondées par de riches bienfaiteurs, qui comprenaient que, grâce à leur argent, des hommes pourraient consacrer leur vie au progrès de la science et de la pensée.

Lorsque, donc, on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, on veut en fait dire que l’argent ne fait pas le bonheur des personnes qui ont une vie sans intérêt.

Cela est vrai mais c’est un peu triste de voir l’humanité ainsi.

Car beaucoup de gens ont une passion, des talents, et sauraient parfaitement comment faire un usage intelligent de leur argent si elles en avaient plus, un usage qui leur permettrait de mieux s’accomplir et donc d’être plus heureuses.

Quant à la santé naturelle, il ne fait aucun doute qu’on peut faire beaucoup avec très peu, surtout quand on a de bonnes connaissances des aliments et des plantes.

Mais les compléments nutritionnels de qualité coûtent très cher, l’alimentation bio de plus en plus, et le mode de vie sain qui inclut exercices sportifs, activités de relaxation, cures de détox, exposition régulière au soleil, nécessite une disponibilité qui implique forcément une certaine liberté financière.

Pas forcément beaucoup d’argent, mais un peu quand même. On peut le regretter mais prétendre le contraire ne serait pas juste.

A votre santé !

JM Dupuis

 

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Sources de cette lettre : 
[1] http://www.telegraph.co.uk/news/2017/09/19/forget-getting-rich-sex-sleep-real-keys-happiness/

La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions).

 

 

Insomnie : un coaching en ligne par la thérapie comportementale et cognitive


Par Emilie Cailleau

http://www.topsante.com

TopSanté.com - 8/4/2015 - Un spécialiste du sommeil et un psychothérapeute ont mis au point Thérasomnia, le premier programme de coaching en ligne qui propose de traiter l'insomnie sans médicaments grâce à la thérapie comportementale et cognitive (TCC).

Difficultés d'endormissement, réveils nocturnes, fatigue persistante. En France, 20 à 30 % de la population souffre d'insomnie chronique et 10% d'insomnie sévère (insomnie plus de trois fois par semaine depuis plus de trois mois), selon le réseau Morphée, consacré à la prise en charge des troubles du sommeil.

Las de mal dormir, la plupart des 6 millions de Français qui se disent insomniaques ont déjà consulté leur médecin généraliste pour cette raison. Problème, les hypnotiques ont très peu d'effets sur le sommeil des patients.

Devant l'inefficacité relative et le risque d'effets secondaires (altération de la vigilance, troubles de la mémoire, dépendance), la Haute Autorité de Santé recommande aux médecins généralistes de préconiser à leurs patients les thérapies comportementales et cognitives (TCC). Cette thérapie brève serait bien plus utile pour retrouver le sommeil.

Plusieurs études scientifiques ont démontré les bienfaits de cette méthode pour soigner des insomnies chroniques voire sévères. Les TCC permettraient de retrouver de bonnes habitudes de sommeil et diminueraient fortement le temps d'endormissement et les réveils nocturnes.

Trois mois pour réapprendre à dormir

Michel Billiard, spécialiste du sommeil et Gérard Apfeldorfer, psychothérapeute font partie des fervents défenseurs des TCC comme outil pour bien dormir. Les deux experts ont travaillé à la réalisation du premier programme en ligne de traitement des insomnies inspiré de la thérapie brève. Site de coaching en ligne, Thérasomnia [thérapie du sommeil] s'appuie sur la compréhension des troubles du sommeil de chaque personne pour réapprendre progressivement à bien dormir.

Le parcours, d'une durée recommandée de trois mois, se découpe en sept étapes. Après une phase d'observation du sommeil destinée à analyser son comportement, l'accent est mis sur l'apprentissage de nouvelles habitudes (hygiène de vie, rituel du coucher) et le reconditionnement positif de son sommeil. Des techniques de relaxation et de gestion émotionnelle spécifiques ponctuent ce coaching. Afin de suivre l'évolution de ses nuits, la personne "coachée" tient pendant toute la durée du programme un agenda du sommeil, à la manière d'un carnet de bord.

En parallèle, des psychologues formés aux TCC assurent un accompagnement des patients.

Comptez 25 € par mois l'abonnement classique sur 3 mois (programme personnalisé + une psychologue par mail + chat avec les experts). Plus d'infos sur https://www.therasomnia.com/

 

 

 

therasomnia

Traiter l'insomnie sans médicaments
grâce à la thérapie comportementale et cognitive

 

La méthode ThéraSomnia

Michel Billiard, spécialiste du sommeil et Gérard Apfeldorfer, psychothérapeute, ont mis au point le premier programme de thérapie en ligne qui propose de traiter l'insomnie sans médicaments grâce à la thérapie comportementale et cognitive (TCC). 

La méthode ThéraSomnia est la méthode en ligne pour retrouver le sommeil naturellement. En quelques étapes simples, notre programme vous aide à en finir avec l'insomnie et à retrouver un sommeil de qualité.

ThéraSomnia, un programme reposant sur les thérapies comportementales et cognitives.

Le suivi par des psychologues formées aux TCC de l'insomnie permet de comprendre le comportement et les troubles du sommeil de chaque personne. 

En 3 mois et 7 étapes simples ThéraSomnia vous aide à réapprendre progressivement à bien dormir et à retrouver un sommeil de qualité. 

Cette méthode a fait ses preuves en milieu médical et s'est avérée plus efficace à long terme que les traitement avec des somnifères. 
Les participants à une étude britannique menée en mars 2012 ont en effet réduit leur temps d'endormissement de 56% et le nombre de leurs éveils nocturnes de 63%."

Aujourd’hui, environ 20% des Français souffrent de mal dormir. Le programme ThéraSomnia a été élaboré par des spécialistes du sommeil et des thérapies cognitivo-comportementales pour traiter l'insomnie en ligne, naturellement, en 3 mois. Les thérapies comportementales et cognitives de l’insomnie ont été évaluées scientifiquement et ont fait leurs preuves depuis les années 1990 en milieu médical pour traiter l'insomnie chronique primaire. Ces thérapies agissent à plusieurs niveaux : elles conduisent l’insomniaque à renouer avec une bonne hygiène du sommeil, à apprendre à se relaxer et se mettre dans le bon état d’esprit pour dormir, à réduire le temps qu’il passe au lit sans dormir ; les techniques de restructuration cognitive permettent de corriger les croyances sur le sommeil, les attentes pathogènes, tout en améliorant l’adhésion de la personne.L'efficacité des thérapies comportementales et cognitives sur l'insomnie

De nombreuses études internationales ont pu montrer l’efficacité de cette approche. Le sommeil devient plus satisfaisant, la fatigue durant la journée diminue, la personne diminue la consommation de somnifères. Au bout de 2 mois de programme de Thérapie Comportementale et Cognitive de l’Insomnie, 70 à 80 % des personnes souffrant d’insomnie primaire ont amélioré la qualité et l’efficacité de leur sommeil, la plupart des personnes s’endorment désormais en moins de 30 mn et restent éveillées moins de 30 mn pendant la nuit. Un tiers des patients retrouvent un sommeil de dormeur normal en fin de thérapie .
Toutefois, la plus grande difficulté en France reste de trouver des spécialistes du sommeil qualifiés et disponibles. La Thérapie Comportementales et Cognitive nécessite en effet 6 à 8 séances de travail avec un psychologue ou médecin formé. C’est pourquoi les mettre à disposition du plus grand nombre sur internet peut rendre d’énormes services à la population.

Différents programmes de thérapie online de l’insomnie chronique primaire fondés sur les mêmes principes existent déjà dans les pays anglo-saxons et ont pu être évalués scientifiquement. Par exemple, l’étude de Colin A. Espie, en 2012, montre que ce type de thérapie, complétée par le soutien d’une communauté internet sous forme de forum, est aussi efficace qu’une prise en charge directe.
Le programme ThéraSomnia est le premier programme en ligne de thérapie comportementale et cognitive de l'insomnie en France.

Un programme élaboré par des spécialistes du sommeil

Notre expert du sommeil, Michel Billiard, a publié de nombreux ouvrages sur le sommeil. Il a notamment écrit «Les Troubles du sommeil», paru aux éditions Elsevier Masson, mais également d'autres ouvrages comme «Le Guide du sommeil» aux éditions Odile Jacob, ou « De l'art de bien dormir » aux éditions Cavalier Bleu. Ses ouvrages s'adressent aussi bien au grand public, qu'aux spécialistes du sommeil. Reconnu au niveau mondial, il est le créateur de l'un des premiers centres spécialisés du sommeil et de l'éveil en France. Il a signé plus de 150 articles sur le sommeil dans des revues scientifiques internationales. Ancien président de la Société Européenne de Recherche sur le Sommeil, Michel Billiard a élaboré ce programme en y apportant son savoir-faire et son expertise.
Gérard Apfeldorfer, psychiatre instructeur en TCC et Directeur scientifique de la société, a participé à l'élaboration du programme en tant que spécialiste des TCC.

Un programme simple en 7 étapes

Le programme s'articule en 7 étapes progressives pour vous aider à retrouver un sommeil de qualité :
− Je comprends le sommeil ;
− J'adopte de nouvelles habitudes ;
− Je reconditionne positivement mon sommeil ;
− J'apprends à me relaxer ;
− Je crée un état mental propice à la venue du sommeil ;
− Je retrouve un sommeil de qualité ;
− Je revois et j'intègre toutes les stratégies du programme.

Chaque étape est clôturée par un agenda du sommeil complet pour déterminer vos progrès, ainsi que l'évolution de votre efficacité du sommeil. Étape après étape, vous améliorez votre hygiène du sommeil, vous apprenez à vous détendre, vous restructurez vos nuits, vous modifiez vos discours intérieurs concernant le sommeil. Vous avancez dans le programme à votre rythme, et en plus de votre parcours sommeil en 7 étapes, vous avez accès à des outils, des défis, ainsi qu'à une communauté très active sur nos forums et nos blogs.

Un suivi personnalisé par mail et par téléphone avec nos psychologues

Une question ? Nos psychologues sont à votre écoute. Joignables par mail et par téléphone, ils sont tous psychologues cliniciens et ont été formés par notre expert, Michel Billiard. Leur rôle ? Vous accompagner et vous soutenir tout au long de votre parcours sommeil. Ils vous apportent du soutien mais vous aident également à adapter le programme à vos besoins et vos attentes, pour atteindre vos objectifs.

Nos utilisateurs parlent du programme 

«Assez rapidement, les 4 éveils nocturnes se sont réduits à 1 ou 2 et la faculté de me rendormir rapidement avec la relaxation ou le body scan est devenue un réflexe. Mon sommeil est plus dense et plus réparateur et je peux enfin revivre normalement, sans cette compagne fatigue qui me " pourrissait " la vie.»
Stella, Forum ThéraSomnia, le 12/02/15

«Ce que j'apprécie le plus, c'est de m'endormir très vite, ce qui n'était jamais le cas avant. Et quasiment plus de réveils durant la nuit.»
Anjali, Forum ThéraSomnia, le 20/02/15

« C'est un site très bien fait, aussi bien du fait des explications sur le sommeil que sur le parcours en plusieurs étapes progressives. »
Charlotte, Forum ThéraSomnia, le 02/03/15

Informations pratiques :

4 formules vous sont proposées pour suivre le programme ThéraSomnia, à partir de 25 euros par mois pour un abonnement de 3 mois au programme en ligne, et de 39 euros par mois pour un abonnement de 3 mois avec suivi téléphonique avec une psychologue.

Bibliographie succinte 

Tassi P. et al. Thérapie comportementale et cognitive de l’insomnie. J. ther. Comp. Cogn. 2010, 20, 125-130

Edinger JD, Wohlgemuth WK, Radtke RA, Marsh GR, Quillian RE. Cognitive behavioral therapy for treatment of chronic primary insomnia : a randomized controlled trial. JAMA. 2001 Apr 11;285(14):1856-64.

Morin CM; Vallières A; Guay B; Ivers H; Savard J; Mérette C; Bastien C; Baillargeon L. Cognitive behavioral therapy, singly and combined with medication, for persistent insomnia: a randomized controlled trial. JAMA.  2009; 301(19):2005-15 

Ritterband L.M. et al. Efficacy of an Internet-Based Behavioral Intervention for Adults With Insomnia. Arch Gen Psychiatry. 2009;66(7):692-698.

Espie C.A., et al. A Randomized, Placebo-Controlled Trial of Online Cognitive Behavioral Therapy for Chronic Insomnia Disorder Delivered via an Automated Media-Rich Web Application. Sleep. 2012 Jun 1; 35(6): 769–781.

 

 

LE CYCLE SOMMEIL-RÊVE

 

Un cycle ultradien, c'est-à-dire un cycle dont la durée est inférieure à 24 heures

(en l'occurrence, 90 à 120 minutes)

Source : E. Hartmann, Les fonctions du sommeil, p. 35.


Chez l'adulte, une nuit normale de sommeil correspond à deux états de sommeil : le S (sleep = sommeil) et le D (dream = rêve).

Généralement, le sommeil-S s'étale sur 75 % de la nuit et le sommeil-D (l'état de rêve) sur 25 %

Le sommeil S précède le sommeil D. Les étapes 3 et 4, c'est-à-dire les parties de sommeil-S à ondes lentes et profondes, surgissent toujours de manière prépondérante au début de la période de sommeil.

La durée du sommeil-D s'allonge au cours de la nuit, allant de 5 à 10 minutes pour la première période et de 20 à 40 minutes en fin de nuit.

La durée du cycle sommeil-S/sommeil-D est presque toujours de 90 à 120 minutes.

En fonction de la durée du cycle individuel de sommeil (S+D), le nombre de cycles varie de 4 à 5 pour une durée moyenne de sommeil (8 heures).

Voir, Ernest Hartmann, Les fonctions du sommeil, éditions Dessart & Mardaga, Bruxelles, 1975, p. 38.

Tracé du cycle sommeil-rêve *

«Comme le montre le graphique ci-dessus, la plus grande partie du stade 4 du sommeil survient durant le premier tiers de la nuit.

Les périodes-REM successives ont tendance à s'allonger progressivement et la période-REM finale de la nuit peut durer vingt-cinq à quarante-cinq minutes.

Il faut le souligner, le tracé du sommeil d'un individu donné pour une nuit donnée peut s'écarter du modèle ci-dessus, basé sur les moyennes obtenues chez un grand nombre de jeunes sujets adultes.

Chez l'adulte normal, le sommeil-REM [l'état de rêve] occupe environ 22 pour cent du temps de sommeil, avec le reste du sommeil passé approximativement de la manière suivante : Stade 2, 50 pour cent; Stade 3, 7 pour cent; Stade 4, 14 pour cent; et stade 1 non-REM, 7 pour cent.»

* Extrait de l'ouvrage de Robert L. Van de Castle, Our Dreaming Mind, Ballantine Books, New York, 1994, p. 233. Traduit de l'américain par Roger Ripert.

Note RR : Comme on le voit, le sommeil léger (stade 2 du sommeil) occupe une grande part du sommeil, la moitié en gros.

 

Biochimie du sommeil et du rêve

Voir : Les trois réseaux chimiques

Trouble du sommeil lié à l'état de rêve

Voir : Le rêve extériorisé

Troubles du sommeil lié au décalage horaire

Voir : Le changement d'heure saisonnier

Apnée du sommeil

Voir : Syndrome d'apnées du sommeil

Ronflement

Voir Wikipedia : ronflement

Actualité et documentation

Troubles du sommeil liées à la lumière bleue des écrans

Une nouvelle étude confirme que la lumière bleue de nos écrans serait nuisible à la qualité de notre sommeil

Lire sur une tablette avant le coucher perturberait la qualité du sommeil


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20minutes.fr - 29/12/15 - Pour bien s'endormir, mieux vaut lire un livre imprimé qu'un roman téléchargé sur tablette (ou smartphone, ou liseuse). C'est ce qui ressort d'une étude américaine publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences et portant sur les perturbations du sommeil liées à la lumière bleue des écrans.
Les chercheurs du Brigham and Women's Hospital de Boston ont ainsi comparé les effets biologiques des deux styles de lecture au coucher. Pendant deux semaines, douze participants ont lu pendant quatre heures avant d'aller au lit, sur des périodes de cinq jours consécutifs, des livres électroniques sur iPad et des livres imprimés.


Les rythmes circadiens naturels du corps sont interrompus

Les résultats sont sans équivoque: «Ceux qui lisaient un livre électronique mettaient plus de temps à s'endormir, avaient moins sommeil le soir, et leur sécrétion de mélatonine (qui conduit au sommeil) était réduite», constate Anne-Marie Chang, auteure de l'étude et chercheuse en science du sommeil de l'hôpital de Boston.

«Les rythmes circadiens naturels du corps sont, en effet, interrompus par la lumière à ondes courtes, connue sous le nom de lumière bleue, et qui provient de ces outils électroniques».

De précédentes recherches avaient déjà montré l'effet de la lumière bleue sur la sécrétion de mélatonine mais n'avaient pas étudié ses effets sur le sommeil en lui-même.

Alors qu'en mai 2011, des chercheurs suisses avaient également constaté une perturbation des cycles biologiques à la suite d’expositions à des écrans LED d’ordinateurs le soir.

L'article en anglais

Evening use of light-emitting eReaders negatively affects sleep, circadian timing, and next-morning alertness
By Anne-Marie Changa, Daniel Aeschbacha, Jeanne F. Duffya, and Charles A. Czeislera

Edited by Joseph S. Takahashi, Howard Hughes Medical Institute, University of Texas Southwestern Medical Center, Dallas, TX, and approved November 26, 2014 (received for review September 24, 2014)


Significance

The use of light-emitting electronic devices for reading, communication, and entertainment has greatly increased recently. We found that the use of these devices before bedtime prolongs the time it takes to fall asleep, delays the circadian clock, suppresses levels of the sleep-promoting hormone melatonin, reduces the amount and delays the timing of REM sleep, and reduces alertness the following morning. Use of light-emitting devices immediately before bedtime also increases alertness at that time, which may lead users to delay bedtime at home. Overall, we found that the use of portable light-emitting devices immediately before bedtime has biological effects that may perpetuate sleep deficiency and disrupt circadian rhythms, both of which can have adverse impacts on performance, health, and safety.

Abstract
In the past 50 y, there has been a decline in average sleep duration and quality, with adverse consequences on general health.
A representative survey of 1,508 American adults recently revealed that 90% of Americans used some type of electronics at least a few nights per week within 1 h before bedtime.
Mounting evidence from countries around the world shows the negative impact of such technology use on sleep. This negative impact on sleep may be due to the short-wavelength–enriched light emitted by these electronic devices, given that artificial-light exposure has been shown experimentally to produce alerting effects, suppress melatonin, and phase-shift the biological clock.
A few reports have shown that these devices suppress melatonin levels, but little is known about the effects on circadian phase or the following sleep episode, exposing a substantial gap in our knowledge of how this increasingly popular technology affects sleep.
Here we compare the biological effects of reading an electronic book on a light-emitting device (LE-eBook) with reading a printed book in the hours before bedtime. Participants reading an LE-eBook took longer to fall asleep and had reduced evening sleepiness, reduced melatonin secretion, later timing of their circadian clock, and reduced next-morning alertness than when reading a printed book.
These results demonstrate that evening exposure to an LE-eBook phase-delays the circadian clock, acutely suppresses melatonin, and has important implications for understanding the impact of such technologies on sleep, performance, health, and safety.

Insomnies : prenez garde aux liseuses électroniques

Par Pauline Fréour

LeFigaro.fr- 29/2/14 - Utilisés en soirée, certains de ces appareils électroniques dérèglent durablement l'horloge interne.
Liseuse, tablette, ordinateur, smartphone ou télévision : ces écrans ont révolutionné le quotidien en matière de communication et de divertissement. Mais en parallèle de leur succès croissant, les preuves des effets secondaires sur la santé, notamment le sommeil, s'accumulent.
Les dernières preuves en date ont été présentées par des chercheurs américains de Boston dans les Actes de l'académie américaine des sciences (PNAS). Ils ont observé une douzaine de personnes lisant avant de se coucher, les uns sur un certain type de liseuse électronique, les autres sur du papier. Et les chercheurs ont remarqué des différences notables.
Les adeptes de la tablette à rétro-éclairage (qui émet de la lumière vers le visage, à la différence de l'éclairage frontal) ressentent moins les signes naturels de la fatigue et mettent 10 minutes de plus à s'endormir. Leur cerveau sécrète moins de mélatonine, une hormone nécessaire à l'endormissement, essentiellement libérée la nuit. Le matin, il leur faut plus de temps pour se sentir complètement réveillés par rapport aux membres de l'autre groupe. Plus frappant encore, leur horloge interne est décalée d'une heure trente.


Insomnie chronique

Les écrans des ordinateurs, smartphones ou liseuses à rétro-éclairage ont en commun d'utiliser des diodes électroluminescentes (LED) qui diffusent vers le visage. Outre qu'elles affichent une forte intensité lumineuse au regard des lampes ordinaires, les LED produisent beaucoup plus de lumière bleue. Très présente dans la lumière naturelle du jour, celle-ci permet à l'organisme, qui la perçoit à travers le cristallin des yeux, de réguler l'horloge interne, également appelée rythme circadien. C'est ce rythme qui définit l'expression des grandes fonctions biologiques.
«Ces résultats indiquent que lire sur ce type de liseuse dans les heures précédant le coucher a des effets biologiques involontaires qui peuvent avoir un impact négatif sur les performances, la santé et la sécurité », résument les auteurs. En effet, rappellent-ils, il a été démontré récemment qu'une baisse de la sécrétion de mélatonine augmente le risque de cancer du sein et de la prostate. Des études antérieures ont également révélé un impact négatif sur les fonctions cardio-vasculaires, la mémoire et le métabolisme.
Pour Claude Gronfier, neurobiologiste à l'Inserm, spécialiste des effets non-visuels de la lumière, cette étude apporte surtout la preuve inédite que les écrans peuvent avoir un impact négatif de long terme sur le sommeil, entraînant des insomnies chroniques. «Les gens peuvent avoir l'impression que s'ils arrêtent d'utiliser des écrans certains soirs, les méfaits attribués à la lumière bleue vont cesser immédiatement. Or ces travaux montrent que le dérèglement va perdurer dans le temps. Le décalage obtenu est d'une heure trente après cinq jours passés à utiliser la liseuse quatre heures par soirée. L'horloge ne va pas se recaler au 6e jour », met-il en garde.

Prenez l'air
C'est ainsi que peut s'installer une réelle pathologie du sommeil, le syndrome de retard de phase, poursuit le Dr Gronfier. «Ces dernières années, nous avons vu un nombre croissant d'adolescents venir consulter les centres spécialisés pour ce type de troubles. Le lien n'a pas encore été scientifiquement établi, mais cette augmentation inquiétante est présente dans les esprits », souligne-t-il.
La qualité du cristallin de l'œil, qui varie avec l'âge, rend les enfants plus vulnérables aux effets de la lumière bleue que les personnes âgées. Mais le conseil, simple, reste le même : cesser de s'exposer à la lumière des écrans une à deux heures avant d'aller se coucher.
Lorsque cette précaution est impossible, il peut être intéressant de recourir à un filtre à lumière bleu, téléchargeable en ligne (F. lux, Twilight, filtre d'Hardy-infinity) et parfois gratuit.
Enfin, s'exposer à la lumière naturelle chaque jour est également bénéfique pour s'assurer de garder son horloge interne à la bonne heure. En cette période de vacances, c'est le moment d'en profiter.

13ème "Journée du Sommeil" [mais pas du Rêve !] *

le 22 mars 2013

Thème : «Sommeil et environnement»

3 Villages sommeil à Lyon, Marseille et Paris

Organisé par l'INSV (voir le site)

Sous le patronage du Ministère de l’Education nationale,
de la jeunesse et de la vie associative

* Les rêves : "des résidus sans cohérence", selon l'INSV !

Institut National du Sommeil et de la Vigilance
7, rue Corneille 75006 – PARIS
Tél : 33 (0)1 48 56 27 87
Mail : contact@insv.org

Président : M. Damien Léger, neurophysiologiste exerçant à l'Hôtel-Dieu

«Les "cliniciens du sommeil" [?] accordent peu de valeur aux contenus des rêves qu’ils considèrent comme "des résidus sans cohérence" ou des "contenus de la mémoire mis à jour au hasard" par les processus qui s’effectuent au cours de cet état.» [sic].

Voir : Le sommeil de A à Z ? A quoi servent les rêves ?
Article anonyme et sans sources. Sur le site de l'INSV, le 18/2/2013.

Voir la lettre ouverte adressée par l'association Oniros à M. Damien Léger, le 7 mars 2013. (lettre adressée par email et courrier postal),

Réponse par email adressé le 16 mai 2013 :

Bonjour,
 
Nous accusons bonne réception de votre courrier du 7 mars dernier par lequel, vous avez bien voulu attirer l’attention de notre association sur le contenu relatif au rêve de notre rubrique « LE SOMMEIL DE A à Z » du site : www.insv.org
 
Votre courrier à été transmis au comité de rédaction de notre site Internet.
Nous vous tiendrons informé des suites données.
 
Bien cordialement,
 
Fanny Faugeron-Kimhi
Co-directrice communication, partenariats et vie associative
Institut National du Sommeil et de la Vigilance – INSV
06 26 24 53 61 / 01 48 56 27 87
www.journeedusommeil.org

* Note de Roger Ripert

 

Avis adressés à l'association Oniros sur la position négative véhiculée par l'INSV en France et arguments venant la remettre en question.

Tore Nielsen (Dept. psychiatrie, Université de Montréal).

«Je comprends très bien votre réaction envers ce propos de l'INSV. A mon avis, il reste beaucoup à faire dans l’éducation de nos spécialistes médicaux, même chez les spécialistes du sommeil !
En guise de contribution à cet effort, je vous envoie en attachement deux de mes chapitres récents dans lesquels j'essaie de mettre en évidence les rôles importants joués par les rêves dans la pratique de la médecine de sommeil. Plusieurs autres sont accessibles ici : http://umontreal.academia.edu/ToreNielsen/Papers.» (email du 17/3/2013)

Chapitres, en anglais, au format pdf : 97, 98

Elisabeth Mercier (Praticienne du R.E.D. à Toulouse)

«Je partage totalement votre point de vue. Comment une "médecine du sommeil" peut-elle faire l'impasse sur les rêves de cette façon ?
Le contenu des rêves et leur symbolique influent directement sur la qualité du sommeil et donc aussi sur la vie de veille. Ceci n'est plus à prouver.
La position de l'INSV est particulièrement étonnante à ce sujet et démontre comment une approche dite "médicale" du sommeil, centrée sur le corps en arrive à nier que la vie psychique se poursuit pendant le sommeil et puisse avoir un sens.
Considérer les rêves comme "des résidus sans cohérence" plus d'un siècle après la publication de la "traumdeutung" de Freud est assez stupéfiant. Les "cliniciens" dont il est question sont-ils donc des physiologistes bornés qui ignorent tout de la dimension psychique et psychologique de l'être humain ?» (email du 19/3/2013)

Christiane Riedel (Praticienne de l'interprétation des rêves selon la technique de l'interview)

«J'ai lu votre courrier avec intérêt. Votre remarque est tout à fait justifiée. Comment faire comprendre aux gens l'importance du rêve ? Comme vous, je m'y consacre à ma façon avec mes blogs et mes activités variées, mais c'est encore moins qu'une goutte d'eau dans la mer. Il y a tant à faire.
Je pense peu efficace de chercher à coopérer avec cet institut inculte. Il serait certainement bienvenu de créer une "Journée du Rêve", qui soit marquée par un congrès en France, où les chercheurs français viennent exposer le résultat de leurs recherches. Une Association pour l'Etude et l'Interprétation des Rêves. "AEIR", ou autre...
Pour cela il faut des organisateurs qui consacrent du temps, il faut de l'argent pour toutes les démarches. Voilà le problème. L'idée est facile, la réalisation demande des sacrifices...» (email du 24/3/2013) - Voir le site des rêves de Chtistiane Riedel

 

POUR MÉMOIRE

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9 ème Journée Nationale du Sommeil

et pas aussi celle du Rêve, indissociable du cycle sommeil-rêve ?!


Mercredi 18 mars 2009

La veille d'une grève générale : le 19 mars !


A cette occasion, 44 centres de sommeil ou structures assimilées, répartis sur la France entière, ouvrent leurs portes, avec la participation d’associations de malades et d'éducation pour la santé, pour accueillir, informer et sensibiliser le public sur les troubles du sommeil. Conférences d’information, projection de films, remise de documents d’information, expositions, rencontres avec des spécialistes, visite de laboratoires du sommeil… sont proposées selon les sites.

Pour cette neuvième édition, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance a décidé d’interpeller les Français sur le thème "Sommeil et rythme de vie".

Le sommeil est déterminant pour la croissance, la maturation cérébrale, le développement et la préservation de nos capacités cognitives. Prise de poids, diabète, augmentation de la douleur, dépression, aggravation des troubles respiratoires et cardiovasculaires, endormissements au volant ou au travail, baisses de performance, difficultés relationnelles… les conséquences des troubles du sommeil et de la privation chronique de sommeil peuvent être nombreuses sur la santé.

Il est important de rappeler que le médecin traitant est le premier interlocuteur en matière de santé et donc en cas de troubles du sommeil mais aussi que des structures de soins spécialisées existent.

En savoir plus : Le programme en ligne

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Le sommeil exliqué chez les enfants de 7 à 12 ans

 

 

UN GUIDE GRATUIT SUR LE BIEN DORMIR

 

in Doctissimo.fr, 23 juin 2009

(Communiqué de presse)

Nombreux sont les victimes de la nuit sans sommeil. D'après une étude parue en 2007, près d'un français sur deux estiment manquer de sommeil. Pour leur venir en aide, l'Inpes publie gratuitement le guide pour bien dormir "Bien dormir, mieux vivre".

Les heures "dormies" avant minuit comptent-elles double ? Que faire si l'on prend souvent l'avion ? Pourquoi faut-il éviter le sport le soir ?... Autant de questions posées auxquelles le guide répond. Bien dormir relève parfois d'une épreuve de force. Nos styles de vie et nos horaires de travail impliquent souvent des temps de repos irréguliers. Quand s'ajoutent à cela la naissance d'un enfant, le stress, le bruit, etc., bénéficier des bienfaits d'un sommeil récupérateur n'est pas si simple.

Or, dormir bien et suffisamment permet de faire face à chaque nouvelle journée. Le sommeil est une fonction biologique vitale dans laquelle nous puisons notre énergie. C'est un facteur majeur d'équilibre physique et psychologique, il est indispensable pour réduire le stress.

A travers ses 28 pages pédagogiques et illustrées, ce premier guide pour "Bien Dormir" vise à aider les Français à développer un sommeil de meilleure qualité en donnant des conseils adaptés à chaque profil de dormeur. Autant dire que bon nombre d'entre nous peuvent être aidés par ce guide. A en croire l'étude de l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), réalisée il y a deux ans, si la majorité (98 %) d'entre nous a une représentation positive du sommeil, 4 5% estiment ne pas dormir suffisamment, près d'un Français sur 5 est d'ailleurs "en dette chronique de sommeil" et plus d'un sur dix est victime d'insomnies.

Notons que sur ces cinq dernières années, nous avons perdu 1h30 de sommeil en moyenne. Pour savoir comment mieux dormir, vous pouvez donc télécharger le guide "Bien dormir, Mieux vivre" sur le site de l'Inpes, c'est gratuit!

Commentaire de Roger Ripert

Dommage que le guide fasse l'impasse sur l'état de rêve qui représente pourtant environ un quart du sommeil (voir ci-dessus) et dont l'importance n'est plus à démontrer !

 


 

ENQUÊTE DE SANTÉ : «SOMMEIL, LE CAUCHEMAR DES FRANÇAIS»

Programme diffusé sur France 5

Le mardi 4 mai 2010 À 20.35 (Inédit)

Durée : 1 H 40

Vidéo intégrale disponible jusqu’au mercredi 2 juin 2010 sur France 5

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Présentation

Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse

 

45 % des Français déclarent ne pas assez dormir, 12% souffrent d'insomnie. Ce déficit de sommeil n'est pas sans conséquences sur la santé. Celles-ci peuvent être graves, telles que l'endormissement au volant ou au travail.
Elles s'avèrent plus insidieuses : baisse de performance à l'école ou au travail, troubles psychologiques, relationnels, familiaux ou sociaux. Sait-on réellement chiffrer le coût de ce mauvais sommeil ? Une prise en charge du sommeil peut-elle conduire à de véritables économies ?
Quels sont les spécialistes pour prendre en charge le sommeil des Français ? Et comment décrocher la France de cette première place de consommatrice de somnifères ?

Invités

Carmen Schroder, Pierre Philip, spécialistes du sommeil, et Hervé Luppi, neurobiologiste.

Résumé

Par Ariane Dadier

© Pulsations

Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes poursuivent leurs investigations sur les grandes questions de santé publique avec une émission en direct et interactive consacrée au sommeil des Français. Des séquences d’une enquête de Sandra Malfait sont suivies de plusieurs débats en plateau avec des invités qui répondent aux questions des téléspectateurs.

A chaque âge ses besoins. Généralement, il est recommandé de dormir en moyenne vingt heures pour un nourrisson, neuf heures pour un adolescent et huit pour un adulte. Mais ces consignes sont loin d’être respectées dans une société où tout va vite, où le temps est précieux et où le stress gagne toujours plus de terrain. Un déficit chronique de repos peut avoir des conséquences plus ou moins graves sur l’état de santé : maux de tête, manque de concentration, troubles de la vision, vertiges, endormissements, baisse de performance à l’école ou au travail, erreur d’appréciation…
Salvateur repos

Quelles sont les capacités de résistance de l’organisme ? Comment fonctionnent les phases d’alternance entre éveil et sommeil ? Comment sont prises en charge ces pathologies spécifiques et quels sont les traitements ? Comment les réglementations actuelles abordent-elles cette problématique ? Pourquoi ne faut-il pas négliger les moments de récupération ? Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes alertent ainsi les téléspectateurs sur les dangers liés à une carence de sommeil.

L’enquête de Sandra Malfait, qui ponctue la soirée, suit notamment Laurent, un boucher charcutier trentenaire qui doit se déplacer en voiture chaque jour dans différents points de vente. Depuis un an, il besogne près de seize heures, six jours sur sept et dort quatre heures par nuit. Conscient que sa fatigue l’amène à prendre des risques sur la route, il a consulté un spécialiste qui va analyser sa dette de sommeil. Philippe, ancien médecin généraliste, cumulait, lui, des journées de plus de seize heures. En 2001, alors qu’il se rend chez un patient, il s’assoupit au volant de son véhicule. Paralysé des épaules aux pieds à la suite d’un accident, il regrette aujourd’hui ce rythme effréné qui a fait basculer sa vie.

Les téléspectateurs peuvent poser leurs questions aux invités par Internet sur france5.fr ou par SMS au 41 555 code EDS.

DOCUMENTAIRE : «LE MANQUE DE SOMMEIL NUIT» DURÉE 52’
RÉALISATION SANDRA MALFAIT
PRODUCTION FRANCE TÉLÉVISIONS/PULSATIONS ANNÉE 2010

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Commentaire de Roger Ripert

Une émission intéressante qui a le mérite de revaloriser le sommeil et de dénoncer en partie l'abus de somnifères mais qui, une fois encore, passe sous silence l'état de rêve et ses fonctions pourtant essentielles (un sujet apparemment toujours tabou pour la société productiviste : "Faut pas rêver !").
En conséquence, beaucoup d'inexactitudes psychophysiologiques émises par les invités, par omission.

L'émission a été enregistrée par l'association Oniros et sera versée au fonds de la BDB.


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