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Introduction |
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PARIS (AFP) - 14/12/6 - Près d'un tiers des Français souffre d'insomnie, et un sur dix d'insomnie sévère, mais l'importance du sommeil pour la santé reste sous-estimée et ses troubles sont insuffisamment pris en charge, selon un rapport remis jeudi au ministre de la Santé, Xavier Bertrand.
Près de 8% se plaignent de somnolence diurne excessive, 8,4% souffrent du syndrome des jambes sans repos (sensations très désagréables, picotements et tressaillements), et 5 à 7% d'apnées du sommeil, selon le rapport remis par le Dr Jean-Pierre Giordanella, directeur de la prévention de la Caisse d'assurance maladie de Paris.
Sur la base de ce rapport, M. Bertrand annoncera dans la 2e quinzaine de janvier une série de mesures "afin que d'une part les connaissances sur le sommeil se développent et que d'autre part les troubles du sommeil soient mieux pris en charge", selon un communiqué du ministère.
Mal connu, malmené par les contraintes sociales (heures de travail, temps de transport) et les modes de vies (télévision, téléphone, internet), le sommeil n'est pas toujours suffisant, ni de bonne qualité, en particulier chez les adolescents. Le sommeil est pourtant un enjeu majeur puisqu'il occupe près d'un tiers de la vie.
Or un manque de sommeil ou un mauvais sommeil peuvent avoir des conséquences parfois majeures sur la santé, être la cause d'accidents (sur la route, au travail...) ou être préjudiciables à l'apprentissage scolaire.
Un tiers des accidents mortels de la circulation serait lié à des problèmes de sommeil.
Les troubles du sommeil constituent un réel problème de santé public, relève le rapport qui formule une série de propositions pour améliorer l'éducation, la prévention, la prise en charge et la recherche.
Le rapport plaide fermement en faveur d'une éducation à "l'hygiène du sommeil" [et du rêve], notamment pour l'enfant et l'adolescent, et suggère la réalisation d'un guide pratique pour le grand public.
Les conditions propices à un bon sommeil ne sont pas toujours respectées, alors que pour la plupart elles sont faciles à réunir : chambre agréable et rangée, literie de qualité, état de détente permettant un endormissement progressif dans un sentiment de sécurité...
Le sommeil devrait être intégré dans la surveillance habituelle de l'enfant (carnet de santé), estime encore le rapport.
Attirant l'attention sur le lien entre sommeil et accidents de la route, il préconise qu'"une attention particulière" soit portée aux problèmes de sommeil lors de l'apprentissage de la conduite d'un véhicule.
La prise en charge des troubles du sommeil n'est pas non plus satisfaisante, déplore le rapport qui souligne des retards de diagnostic pouvant "atteindre plusieurs années". Il recommande de "recenser et classer les structures du sommeil" et d'"établir des recommandations sur les principales pathologies". Le nombre des centres du sommeil est estimé aujourd'hui à une centaine, mais il existe des inégalités régionales.
L'usage de somnifères, "de toute évidence excessive et souvent inappropriée" devrait également faire l'objet d'une meilleure communication selon le rapport, qui rappelle qu'il existe d'autres moyens pour résoudre les problèmes d'insomnie.
En matière de recherche, le rapport propose "la création d'un Groupement d'intérêt scientifique" réunissant les différents partenaires de santé et de recherche et préconise la création de centres pluridisciplinaires "sommeil", rassemblant chercheurs et cliniciens.
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Barbituriques et autres drogues hypnogènes
On a trouvé que les barbituriques étudiés chez l'homme, parmi lesquels le sécobarbital, l'amobarbital, le pentobarbital et le phénobarbital, réduisaient le temps-R, que ce soit en termes absolus ou en pourcentage du sommeil total. On a aussi constaté cet effet chez le chat et chez le lapin.
Ces drogues augmentent le sommeil-S, mais aux dépens de l'état-R.
On a démontré que le chloralose avait un effet similaire — diminution du temps-R — chez l'homme et chez le chat.
Phénotiazines
La chlorpromazine et plusieurs autres phénothiazines reduisent le temps-R chez les sujets humains, tant normaux que psychotiques.
Après arrêt d'un traitement à la chlorpromazine, on a observé une nette augmentation du temps-R (effet de «rebondissement»); ceci constitue un indice supplémentaire d'un véritable effet suppressif sur le temps-R.
Autres drogues psychoactives qui réduisent le temps-R
Un certain nombre d'études peu importantes on montré que l'imipramine (Tofranil), le méthylphénidate (Ritalin), l'amitriptyline (Elavil) et le méprobamate tendent tous à réduire le temps-R chez l'homme.
Plusieurs groupes ont observé que les inhibiteurs de la MAO réduisent le temps-R chez le chat et l'homme.
On a aussi montré que l'atropine et les drogues parentes réduisent le temps-R dans plusieurs espèces.
Il semble donc qu'une grande variété d'agents pharmacologiques différents tendent à produire une réduction du temps-R.
C'est en ce sens que nous avons fait référence à l'état-R comme à un état «fragile»; il peut être facilement supprimé par des drogues qui augmentent l'état de veille aussi bien que par des drogues, qui augmentent le sommeil-S.
Source : Ernest Hartmann, Biologie du rêve.
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Par Roger Ripert
Naturellement, pour les "onirophiles" (amis des rêves), toutes ces drogues pharmaco-chimiques de la société industrielle sont à proscrire, et non à prescrire, puisqu'elles réduisent le temps passé à rêver !
Pour lutter contre l'insomnie, mieux vaut au contraire se focaliser sur ses rêves (période de récupération psychique) et accroître leur durée (le temps-R) en diminuant le temps passé en sommeil léger (période de récupération mentale trop souvent occupée à la "rumination" des préoccupations de l'état de veille).
Les cycles de sommeil-rêve (voir ci-dessous) se terminant par un micro-réveil, mieux vaut se réveiller à ce moment-là, en évitant ainsi de briser ses rêves. Pour ce faire :
- Il est bon de connaître par expérience la durée de son cycle de sommeil-rêve qui peut varier de 90 à 120 minutes chez l'adulte (4 à 5 cycles par nuit);
- L'incubation (avant l'endormissement) d'un réveil à la fin de l'un des cycles sommeil-rêve favorisera aussi l'éveil au moment le plus approprié. Voir la page INCUBATION.
Pour favoriser le sommeil-S profond (période de récupération physique), la pratique d'exercices physiques à l'état de veille est conseillée.
Si besoin est, on peut aussi faire appel à des nombreuses plantes "hypnogènes" offertes par dame Nature, telle la Valériane, dont certaines sont aussi apparemment "onirogènes", tel le tilleul. Voir la page HYPNOGÈNES
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Source : E. Hartmann, Les Fonctions du sommeil
Chez l'adulte, une nuit normale de sommeil correspond à deux états de sommeil :
le S (sleep = sommeil) et le D (dream = rêve).
Généralement, le sommeil-S s'étale sur 75 % de la nuit et le sommeil-D sur 25 %
Le sommeil S précède le sommeil D.
Les étapes 3 et 4, c'est-à-dire les parties de sommeil-S à ondes lentes et profondes, surgissent toujours de manière prépondérante au début de la période de sommeil.
La durée du sommeil-D s'allonge au cours de la nuit, allant de 5 à 10 minutes pour la première période et de 20 à 40 minutes en fin de nuit.
La durée du cycle sommeil-S/sommeil-D est presque toujours de 90 à 110 minutes.
En fonction de la durée du cycle individuel de sommeil (S+D), le nombre de cycles varie de 4 à 5 pour une durée moyenne de sommeil (8 heures).
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Le sommeil exliqué chez les enfants de 7 à 12 ans
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Mercredi 18 mars 2009
La veille d'une grève générale : le 19 mars !
A cette occasion, 44 centres de sommeil ou structures assimilées, répartis sur la France entière, ouvrent leurs portes, avec la participation d’associations de malades et d'éducation pour la santé, pour accueillir, informer et sensibiliser le public sur les troubles du sommeil. Conférences d’information, projection de films, remise de documents d’information, expositions, rencontres avec des spécialistes, visite de laboratoires du sommeil… sont proposées selon les sites.
Pour cette neuvièmee édition, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance a décidé d’interpeller les Français sur le thème " Sommeil et rythme de vie ".
Le sommeil est déterminant pour la croissance, la maturation cérébrale, le développement et la préservation de nos capacités cognitives. Prise de poids, diabète, augmentation de la douleur, dépression, aggravation des troubles respiratoires et cardiovasculaires, endormissements au volant ou au travail, baisses de performance, difficultés relationnelles… les conséquences des troubles du sommeil et de la privation chronique de sommeil peuvent être nombreuses sur la santé.
Il est important de rappeler que le médecin traitant est le premier interlocuteur en matière de santé et donc en cas de troubles du sommeil mais aussi que des structures de soins spécialisées existent.
En savoir plus : Le programme en ligne
Comment y participer :
Vous êtes un institutionnel ou une entreprise et vous souhaitez devenir partenaire de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance à l’occasion de la prochaine Journée Nationale du Sommeil. Vous pouvez contacter nos chargées de mission :
Tél : 01.48.56.27.87
Audrey Lopez - audrey.lopez@insv.org
Fanny Faugeron - fanny.faugeron@insv.org
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UN GUIDE GRATUIT SUR LE BIEN DORMIR
in Doctissimo.fr, 23 juin 2009
(Communiqué de presse)
Nombreux sont les victimes de la nuit sans sommeil. D'après une étude parue en 2007, près d'un français sur deux estiment manquer de sommeil. Pour leur venir en aide, l'Inpes publie gratuitement le guide pour bien dormir "Bien dormir, mieux vivre".
Les heures "dormies" avant minuit comptent-elles double ? Que faire si l'on prend souvent l'avion ? Pourquoi faut-il éviter le sport le soir ?... Autant de questions posées auxquelles le guide répond. Bien dormir relève parfois d'une épreuve de force. Nos styles de vie et nos horaires de travail impliquent souvent des temps de repos irréguliers. Quand s'ajoutent à cela la naissance d'un enfant, le stress, le bruit, etc., bénéficier des bienfaits d'un sommeil récupérateur n'est pas si simple.Or, dormir bien et suffisamment permet de faire face à chaque nouvelle journée. Le sommeil est une fonction biologique vitale dans laquelle nous puisons notre énergie. C'est un facteur majeur d'équilibre physique et psychologique, il est indispensable pour réduire le stress.
A travers ses 28 pages pédagogiques et illustrées, ce premier guide pour "Bien Dormir" vise à aider les Français à développer un sommeil de meilleure qualité en donnant des conseils adaptés à chaque profil de dormeur. Autant dire que bon nombre d'entre nous peuvent être aidés par ce guide. A en croire l'étude de l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), réalisée il y a deux ans, si la majorité (98 %) d'entre nous a une représentation positive du sommeil, 4 5% estiment ne pas dormir suffisamment, près d'un Français sur 5 est d'ailleurs "en dette chronique de sommeil" et plus d'un sur dix est victime d'insomnies.
Notons que sur ces cinq dernières années, nous avons perdu 1h30 de sommeil en moyenne. Pour savoir comment mieux dormir, vous pouvez donc télécharger le guide "Bien dormir, Mieux vivre" sur le site de l'Inpes, c'est gratuit !
Commentaire Roger Ripert
Dommage que le guide fasse l'impasse sur l'état de rêve qui représente pourtant un tiers du sommeil et dont l'importance n'est plus à démontrer !
Programme diffusé sur France 5
Le mardi 4 mai 2010 À 20.35 (Inédit)
Durée : 1 H 40
Vidéo intégrale disponible jusqu’au mercredi 2 juin 2010 sur France 5
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Présentation :

Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse
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45 % des Français déclarent ne pas assez dormir, 12% souffrent d'insomnie. Ce déficit de sommeil n'est pas sans conséquences sur la santé. Celles-ci peuvent être graves, telles que l'endormissement au volant ou au travail. Elles s'avèrent plus insidieuses : baisse de performance à l'école ou au travail, troubles psychologiques, relationnels, familiaux ou sociaux. Sait-on réellement chiffrer le coût de ce mauvais sommeil ? Une prise en charge du sommeil peut-elle conduire à de véritables économies ? Quels sont les spécialistes pour prendre en charge le sommeil des Français ? Et comment décrocher la France de cette première place de consommatrice de somnifères ? |
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Invités
Carmen Schroder, Pierre Philip, spécialistes du sommeil, et Hervé Luppi, neurobiologiste.
Résumé
Par Ariane Dadier
© Pulsations
Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes poursuivent leurs investigations sur les grandes questions de santé publique avec une émission en direct et interactive consacrée au sommeil des Français. Des séquences d’une enquête de Sandra Malfait sont suivies de plusieurs débats en plateau avec des invités qui répondent aux questions des téléspectateurs.
A chaque âge ses besoins. Généralement, il est recommandé de dormir en moyenne vingt heures pour un nourrisson, neuf heures pour un adolescent et huit pour un adulte. Mais ces consignes sont loin d’être respectées dans une société où tout va vite, où le temps est précieux et où le stress gagne toujours plus de terrain. Un déficit chronique de repos peut avoir des conséquences plus ou moins graves sur l’état de santé : maux de tête, manque de concentration, troubles de la vision, vertiges, endormissements, baisse de performance à l’école ou au travail, erreur d’appréciation…
Salvateur repos
Quelles sont les capacités de résistance de l’organisme ? Comment fonctionnent les phases d’alternance entre éveil et sommeil ? Comment sont prises en charge ces pathologies spécifiques et quels sont les traitements ? Comment les réglementations actuelles abordent-elles cette problématique ? Pourquoi ne faut-il pas négliger les moments de récupération ? Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes alertent ainsi les téléspectateurs sur les dangers liés à une carence de sommeil.
L’enquête de Sandra Malfait, qui ponctue la soirée, suit notamment Laurent, un boucher charcutier trentenaire qui doit se déplacer en voiture chaque jour dans différents points de vente. Depuis un an, il besogne près de seize heures, six jours sur sept et dort quatre heures par nuit. Conscient que sa fatigue l’amène à prendre des risques sur la route, il a consulté un spécialiste qui va analyser sa dette de sommeil. Philippe, ancien médecin généraliste, cumulait, lui, des journées de plus de seize heures. En 2001, alors qu’il se rend chez un patient, il s’assoupit au volant de son véhicule. Paralysé des épaules aux pieds à la suite d’un accident, il regrette aujourd’hui ce rythme effréné qui a fait basculer sa vie.
Les téléspectateurs peuvent poser leurs questions aux invités par Internet sur france5.fr ou par SMS au 41 555 code EDS.
DOCUMENTAIRE : «LE MANQUE DE SOMMEIL NUIT» DURÉE 52’
RÉALISATION SANDRA MALFAIT
PRODUCTION FRANCE TÉLÉVISIONS/PULSATIONS ANNÉE 2010
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Commentaire Roger Ripert
Une émission intéressante qui a le mérite de revaloriser le sommeil et de dénoncer en partie l'abus de somnifères mais qui, une fois encore, passe sous silence l'état de rêve et ses fonctions pourtant essentielles (un sujet apparemment toujours tabou pour la société productiviste : "Faut pas rêver !").
En conséquence, beaucoup d'inexactitudes psychophysiologiques émises par les invités, par omission.
L'émission a été enregistrée par l'association Oniros et sera versée au fonds de la BDB.