HYPNOGÈNES
   

 

LES PLANTES HYPNOGÈNES

& ONIROGÈNES


Voir aussi :


Santé

Herboristerie

Défense de la nature

Les plantes enthéogènes

 

L'ALTERNATIVE AUX DROGUES CHIMIQUES

Véritable alternative aux drogues chimiques (et leurs effets secondaires), la phytothérapie (l'usage des plantes à des fins thérapeutiques) a été officiellement reconnue à la fin des années 80 comme une médecine à part entière.
Mais qu'en est-il exactement de l'application de cette médecine naturelle pour favoriser le sommeil et les rêves ?
Dans un premier temps, il serait bon de rassembler une documentation précise et pertinente se rapportant aux plantes hypnogènes et onirogènes, et, dans un second temps, de tester celles qui auront été choisies pour leurs qualités reconnues.
Pour ce faire, j'invite les herboristes et autres amoureux de la nature et de ses bienfaits à me contacter pour me faire part de leurs connaissances dans ce domaine. Voir aussi les informations à ce sujet à la page du site Oniros consacrée à l'herboristerie.

Roger Ripert

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HYPNOGÈNES

La valériane

Le tilleul

L'eschlotzia

La passiflore

La lavande vraie

La ballote

Le lotier corniculé

Le millepertuis

Le Kava

L'ashwagandha

La camomille

LA VALÉRIANE OFFICINALE

 

Nom latin :  Valeriana officinalis


Source 1 (Dr Yves Donadieu)


Famille : Valérianacées
Noms vernaculaires : Herbe aux chats - Herbe aux coupures - Herbe du  loup - Herbe à la femme meurtrie - Herbe de Saint-Georges - Guérit-tout.
  
La valériane est une grande plante vivace de 0,80 à 1,60 m de haut, à partie souterraine très développée comportant une racine courte et épaisse (rhizome) de 2 à 3 cm garnie de nombreuses racines filiformes ridées mesurant 10 à 20 cm de couleur brun noirâtre, avec une tige droite peu ramifiée à la base et très ramifiée en branches opposées au sommet, légèrement duveteuse, robuste, creuse, cannelée et feuillée. Les feuilles de couleur vert-jaune, grandes et dentées, sont opposées, pennatissiquées et imparipennées (5 à 11 folioles larges ou 11 à 23 étroites, de forme lancéolée). Les fleurs de couleur rose pâle violacé sont petites, à corolle tubuleuse de 5 lobes et 3 étamines, serrées en cymes terminales ombelliformes. Les fruits sont des akènes couronnés d'une aigrette plumeuse. 

Elle pousse dans les lieux frais et humides : bords des cours d'eau, prairies humides et prés marécageux, fossés, talus ombragés, lisières des bois, jusqu'à 2.000 m d'altitude. Plante commune dans toutes les régions tempérées d'Europe et d'Asie

PRINCIPES ACTIFS MAJEURS  Le rhizome avec ses racines de valériane contient surtout des esters particuliers de type iridoïde : les valépotriates (dont le valtrate et l'isovaltrate) très instables à la chaleur à l'origine des propriétés neurosédatives, une huile essentielle (contenant, entre autres, de l'isovalérate de bornyle), des acides terpéniques (dont l'acide valérénique) et des alcools sesquiterpéniques (dont le valénol).

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ESSENTIELLES
 
Le rhizome (avec ses racines) de valériane possède surtout des propriétés :   
• sédative du système nerveux central et neuro-végétatif;
• tranquillisante (sans doute l'un des meilleurs tranquillisants de phytothérapie qui lui a d'ailleurs valu le nouveau nom vernaculaire très contemporain de "Valium végétal");
• hypnotique légère;
• antispasmodique importante.

INDICATIONS PRINCIPALES
Actuellement, la valériane est surtout utilisée :  
1) En général :   
• Dans les états neurotoniques et spasmodiques, ainsi que dans toutes les dystonies neuro-végétatives. 
• Pour rétablir, chaque fois qu'il est nécessaire, un bon équilibre nerveux.  

2) En particulier :  
• Sphère cardiaque : Tachycardie - Palpitations d'origine nerveuse.
• Sphère digestive : Spasmes digestifs douloureux : gastriques ("crampe d'estomac") et intestinaux (coliques).
• Sphère neuro-psychique : Nervosisme - Irritabilité - Anxiété - Troubles du sommeil (plus particulièrement les insomnies d'endormissement) - États névrotiques - Sensation de striction précordiale - États spasmodiques (dont les convulsions infantiles) - Troubles nerveux de laménopause - Épilepsie (en complément des médications anti-épileptiques) - Traitement de substitutionaux médications tranquillisantes chimiothérapiques - Aide dans les cures de désintoxication (notamment tabagique, où la prise de valériane, en dehors du fait qu'elle calme l'irritabilité liée au sevrage, donne un mauvais goût au tabac).  

FORMES D'UTILISATION  
  
Les formes habituelles d'administration de la valériane en phytothérapie contemporaine sont la poudre totale sèche (micronisée et de préférence cryobroyée) en gélules qui représente le totum végétal du rhizome et des racines dans toute son intégrité et toute son intégralité, et l'extrait sec (généralement sous forme de nébulisat) également en gélules.  
 — Elle peut aussi être prise sous forme de décoction (faire bouillir 40 g de racines séchées écrasées dans un litre d'eau pendant 20 minutes et filtrer); sous forme d'infusion (faire infuser 20 g de racines séchées écrasées dans un litre d'eau bouillante pendant 20 mn et filtrer; ou, pour plus de facilité, en utilisant les sachets-doses prêts à l'emploi de certaines spécialités pharmaceutiques mentionnées ci-dessous); sous forme d'alcoolature (200 g de racines fraîches coupées en morceaux dans un litre d'alcool à 45° à laisser macérer une quinzaine de jours avant de passer en exprimant à travers un linge, liquide à conserver dans un flacon bouché); sous forme de macéré (faire macérer 100 g de racines fraîches coupées en morceaux pendant 12 heures dans un litre d'eau froide et filtrer); enfin sous forme d'extrait aqueux et de jus de plante prêts à l'emploi (en ampoules buvables ou en flacons) vendus dans les pharmacies et les magasins de diététique. 

— Elle est également utilisée dans de nombreuses préparations magistrales associant diverses plantes complémentaires (sous forme de décoctions ou d'infusions composées, mais surtout aujourd'hui sous forme de mélanges de poudres totales ou d'extraits secs en gélules, ainsi qu'en association sous d'autres formes d'utilisation comme l'alcoolature) choisies et prescrites en fonction de chaque malade par les médecins phytothérapeutes.   
— La valériane existe enfin sous forme de très nombreuses spécialités pharmaceutiques phytothérapiques répondant à ses indications (seule ou en association avec d'autres plantes aux vertus complémentaires) :
Actisane troubles du sommeil* - Arkogélules de Valériane* - Biocarde* - Boribel tisane N°8* - Calmiflorine* - Calmotisan* - Élusane Valériane* - Euphytose* - Gifrer Valériane* - Jus de Valériane Kneipp* - LBP Valériane* - Médiflor Calmante-Troubles du sommeil* - Médiflor Circulation du sang* - Neuroflorine* - Neurotensyl* - Passinévryl* - Relaxine* - Sédalozia* - Spasmine Jolly* - Tranquital*- Valerbé* - Valériane Boiron* - Vitaflor Valériane* - etc.

POSOLOGIE MOYENNE

Les doses moyennes journalières à prendre pour les différentes formes habituelles d'utilisation sont les suivantes :  
• Poudre totale sèche micronisée en gélules : 1 à 2 g à prendre avec un verre d'eau en trois prises :
matin, midi et soir au moment des repas.   
• Extrait sec (nébulisat) en gélules : 250 à 500 mg à prendre avec un verre d'eau en trois prises : matin, midi et soir au moment des repas.   
• Décoction : Boire une tasse matin, midi et soir après les repas.  
• Infusion : Boire une tasse matin, midi et soir après les repas.  
• Teinture sous forme d'alcoolature : Prendre 30 gouttes dans une tisane sédative (camomille, mélisse, tilleul, verveine, etc.) sucrée avec du miel, matin, midi et soir après les repas.  
• Macéré : Boire une tasse matin et soir un quart d'heure avant les repas.   
• Jus : Prendre une cuillerée à soupe dans un verre d'eau matin, midi et soir avant les repas.     
Nous vous signalons que dans le traitement des insomnies, les doses indiquées ci-dessus sont à répartir en deux prises : l'une avant le dîner et l'autre avant le coucher.      
La durée du traitement - sous ces formes et à ces doses - est éminemment variable en fonction des troubles à traiter et de leur importance. En règle générale, il doit être poursuivi jusqu'à disparition - ou nette amélioration - de ceux-ci et ne jamais être inférieur à trois semaines pour juger de son efficacité.   
• Préparations magistrales médicales : Suivre strictement les indications mentionnées sur l'ordonnancepar le médecin traitant.  
• Spécialités pharmaceutiques : Suivre les recommandations d'utilisation du laboratoire quant à la dose, la durée du traitement et - pour les enfants - l'âge à partir duquel la spécialité peut être prise.

REMARQUES IMPORTANTES    

— D'une innocuité absolue, n'engendrant aucune accoutumance et ne provoquant aucun effet secondaire (notamment aucune somnolence diurne) aux doses habituelles recommandées,
la valériane peut être utilisée de façon prolongée sans aucun problème et peut également être prescrite (à dose adéquate) chez les enfants (au dessus de 6 ans) anxieux et nerveux en lieu et place d'un traitement chimiothérapique souvent générateur d'indésirables effets secondaires. Il est toutefois recommandé d'éviter de conduire un véhicule en cas de doses fortes toujours susceptibles de provoquer une légère somnolence.

   — Le rhizome et les radicelles de la valériane dégagent en séchant une odeur animale très caractéristique et fort désagréable pour notre nez mais qui, curieusement, attire les chats chez lesquels elle déclenche une véritable frénésie (à l'origine de son nom vernaculaire d'Herbe aux chats).

 


Source 2 : Encyclopédie Wikipedia


La valériane officinale (Valeriana officinalis) est une plante herbacée vivace de la famille des Valérianacées.
Autres noms vernaculaires : Valériane à petites feuilles, valériane des collines.

Aspect général

Elle possède une souche verticale brun fauve, aux racines épaisses. La tige, qui peut atteindre 1 mètre, est cylindrique, striée, dressée, un peu rameuse au sommet. Les feuilles, opposées, sont profondément divisées en sept à vingt et une folioles oblongues, pointues, largement ciselées. Les fleurs sont petites et de couleur blanc rosé. Elles sont visibles de mai à août, groupées en corymbes à l'extrémité de la tige. Le fruit est ovale, surmonté d'une aigrette plumeuse. Elle rentre surtout aujourd'hui dans la composition de médicaments anti-spasmodiques.

Un peu d'histoire

Valeriana signifie «bien se porter», la plante détend, le moral est bon.

La valériane, qui a une odeur très particulière, était nommée «phu» par les Grecs et Romains anciens. Pline l'a déjà signalée comme le remède des contractions nerveuses et plusieurs auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles la considèrent comme le spécifique de l'épilepsie.Au Moyen-Âge, c'était l'herbe «de tous les maux», de là un de ses surnoms de «guérit-tout». Le joueur de flûte, qui avait débarrassé le village de Hamelin (Allemagne), se serait servi de racine de valériane pour attirer les rats hors du village.
Dans la campagne de Bologne (Italie), on croyait autrefois qu'il y avait une valériane mâle (valérien) et une valériane femelle. On attribuait aussi à la valériane le pouvoir de chasser les elfes. Cette plante n'a pas cessé d'être utilisée au cours des siècles pour ses vertus tranquillisantes, et tous les soignants d'Europe la conseillaient. Elle est encore utilisée de nos jours, de façon un peu plus mesurée sans doute !

La valériane était très consommée au cours des deux dernières guerres, pour faire face aux différents traumatismes nerveux occasionnés par les horreurs.
Dans le langage des plantes, elle est le symbole de la facilité et de l'aisance.

Parties utilisées

Le rhizome ovoïde avec les racines. Composition chimique :
• Huile essentielle riche en pinène et en camphène
• Alcaloïdes
• Esters d'acides organiques
• Acide valérique et isovalérique
• Tanins
• Sucs amers.

Propriétés médicinales

Feuilles caulinaires. Les souches et racines ont des propriétés sédatives.

C'est un excellent remède des contractions nerveuses. On l'utilise comme sédatif et calmant de l'hystérie, contre les manifestations névralgiques telles que l'insomnie, la névrose, les crampes d'estomac, ainsi que pour calmer les troubles de la ménopause et les spasmes de toute nature. En association avec d'autres remèdes, on l'emploie pour soigner l'épilepsie.

Indications

Il ne faut jamais trop prolonger une cure à base de valériane. Interrompre et, le cas échéant, reprendre après 15-20 jours en alternant avec d'autres produits aux propriétés analogues. Il faut noter une particularité intéressante de la valériane : si elle agit comme du calmant sur l'homme, son influence est parfaitement inverse sur les... chats. En fait, elle provoque l'état proche de l'alcoolémie et d'euphorie cannabique chez nos amis félins.

Culture et récolte

Très commune en Europe, la valériane préfère les sols frais et humides, elle ne pousse pas au-dessus de 1 000 mètres d'altitude. Sa multiplication s'effectue par semis des graines au printemps, ou par division des touffes à l'automne.La récolte s'effectue à l'automne, les racines sont lavées, coupées, mises à sécher dans des locaux chauds. Ne récolter que les plantes âgées de trois ans au minimum.

Le séchage, qui est assez long, développe une odeur forte et particulière. Pour éviter d'«embaumer» votre maison, conservez-les après séchage dans des récipients hermétiques.


Source 3 : PasseportSanté.net.html

Noms communs : guérit-tout, herbe aux chats, herbe à la femme meurtrie, herbe à la menstrue et plus récemment, Valium végétal.
Nom botanique : Valeriana officinalis, famille des valérianacées.
Nom anglais : Valerian.
Parties utilisées : racine et rhizome.
Habitat et origine : originaire d'Europe et d'Asie du Nord, elle s'est rapidement naturalisée un peu partout, y compris en Amérique du Nord. Elle aime les sols humides et riches en minéraux.

Indications :
- Soulager l’insomnie.
- Traiter l'agitation nerveuse et l'anxiété ainsi que les troubles du sommeil qui en découlent.
– Favoriser la digestion, calmer les spasmes et les douleurs gastro-intestinales.

Posologie :

Par voie interne
Agitation nerveuse, anxiété, troubles du sommeil
• Racine séchée : infuser de 2 g à 3 g, pendant 5 à 10 min, dans 150 ml d'eau bouillante; contre les troubles du sommeil, prendre une tasse, de 30 à 60 minutes avant de se coucher; contre l'anxiété, prendre d’une à cinq fois par jour.
• Teinture (1:5) : contre les troubles du sommeil, de 4 ml à 6 ml, de 30 à 60 minutes avant de se coucher; contre l'anxiété, de 1 ml à 3 ml, d’une à cinq fois par jour.
• Extrait normalisé (0,8 % d'acide valérénique, 1-1,5 % de valtrates) : contre les troubles du sommeil, de 400 mg à 600 mg, de 30 à 60 minutes avant de se coucher; contre l'anxiété, de 250 mg à 400 mg, trois fois par jour.Note. Certaines sources mentionnent qu'il faut parfois prendre la plante pendant deux à quatre semaines avant d'en ressentir pleinement les bienfaits, notamment en cas d'insomnie chronique.

Par voie externe
• Bain calmant : Infuser 100 g de racines séchées dans 2 litres d'eau bouillante et ajouter à l'eau bien chaude.

Historique
Hippocrate, Dioscoride et Galen (Antiquité grecque) recommandaient la valériane pour traiter l'insomnie. En grec ancien, le nom de la plante était «Phu», une allusion à l'odeur fétide qui se dégage des racines séchées et des fleurs fanées. Les anciens Romains l'employaient pour combattre les palpitations et l'arythmie.
Au Moyen Âge, la célèbre abbesse et herboriste allemande Hildegarde de Bingen recommandait la valériane comme tranquillisant et somnifère.
Dès la fin du XVIe siècle, les Européens ont commencé à l'employer pour soigner l'épilepsie. De leur côté, les Amérindiens calmaient les convulsions épileptiques en prisant de la poudre de racines de valériane et l'utilisaient également pour soigner les blessures. Durant la Première Guerre mondiale, les Européens ont pris de grandes quantités de valériane pour calmer la nervosité causée par les bombardements.

Recherches

Insomnie
L'efficacité de la valériane pour favoriser l'endormissement et améliorer la qualité du sommeil a fait l'objet de nombreuses recherches. La plupart des études indiquent que la valériane est plus efficace qu'un placebo et aussi efficace que certains médicaments, les effets indésirables en moins. Cependant, en 2000, les auteurs d’une synthèse des résultats de neuf essais à double insu avec placebo ont conclu que l’ensemble de la preuve est contradictoire et que ces neuf études n’ont pas toutes la même rigueur méthodologique. Cependant, les auteurs de plusieurs synthèses récentes estiment que l’efficacité de la valériane pour améliorer le sommeil est bien documentée.
Deux études récentes de faible envergure ont été non concluantes. L’une a porté sur trois doses uniques de valériane administrées trois semaines de suite, l’autre sur une période d’une semaine, ce qui peut expliquer leurs résultats négatifs, car l’effet de la valériane peut prendre de deux à quatre semaines avant de se manifester pleinement. Cependant, au cours d’un essai à double insu mené durant quatre semaines, la valériane n’a pas été plus efficace qu’un placebo. Entièrement effectuée sur Internet, cette étude, publiée en 2005, a porté sur 391 sujets souffrant d’anxiété et d’insomnie : durant 28 jours, 135 d’entre eux ont pris 640 mg d’un extrait de valériane (1 % d’acide valérinique), 121 ont pris un extrait de kava (300 mg de kavalactones), et 135, un placebo. L’amélioration du sommeil et la réduction de l’anxiété ont été substantielles, mais similaires dans les trois groupes. La valériane est souvent combinée avec de la mélisse ou du houblon, deux autres plantes aux effets calmants. Trois études sur ce type de préparation ont donné des résultats positifs.

Note

La racine de valériane contient plus de 150 composés chimiques, et nombre d’entre eux ont des effets physiologiques. Les chercheurs ne savent pas encore avec certitude quels sont les composés de la plante qui seraient responsables de ses effets sur le sommeil ni quel serait le mode de normalisation le plus approprié pour la préparation d'extraits. Les conditions de culture et de récolte de la plante, ainsi que les méthodes de fabrication des diverses préparations font que l'équilibre des différents ingrédients actifs présumés peut varier grandement d'un produit à l'autre. C'est ce qui pourrait expliquer la différence des résultats obtenus dans diverses études : dans certains cas, on a observé un effet immédiat, tandis que dans d'autres, il a fallu attendre jusqu'à deux semaines avant qu'une nette différence apparaisse entre les sujets traités à la valériane et ceux qui prenaient un placebo.

Anxiété, agitation nerveuse

La Commission E, l’ESCOP et l'Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'usage de la valériane pour traiter l'agitation nerveuse et l'anxiété ainsi que les troubles du sommeil qui en découlent. Quelques essais de faible qualité méthodologique ont donné des résultats prometteurs dans les années 1980 et 1990, mais celui sur 391 sujets résumé plus haut n’a pas été concluant, tant au plan de l’anxiété qu’à celui de l’insommie.
Trois essais récents indiquent que la valériane, seule ou combinée à de la mélisse, peut réduire le stress provoqué expérimentalement en laboratoire.

Précautions

Attention
• Éviter de conduire un véhicule ou de manipuler des outils dangereux dans les heures qui suivent la prise de valériane, en raison de son effet sédatif.

Contre-indications
• L’innocuité de la valériane n’est pas établie hors de tout doute chez les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent.

Effets indésirables
• Rares et virtuellement inexistants aux doses recommandées, les quelques effets indésirables liés à la prise de valériane se limitent généralement à des malaises gastro-intestinaux légers et passagers.
• Prise à hautes doses, la valériane peut causer de la somnolence.
• Contrairement à ce qui se passe souvent avec les somnifères de synthèse, la prise de valériane au coucher et aux doses recommandées ne procure habituellement pas cette sensation de «lendemain de veille» au lever.

Interactions
Avec des plantes ou des suppléments

• Ses effets pourraient s'additionner à ceux d'autres plantes sédatives telles que le houblon, la camomille, la mélisse, la passiflore, etc.

Avec des médicaments
• Ses effets pourraient s'additionner à ceux des benzodiazépines, des barbituriques et de tous les hypnotiques, sédatifs et calmants.
• Des données in vitro indiquent que la valériane a peu d’effet sur les enzymes qui interviennent dans le métabolisme des médicaments.

Sur les tablettes

En 2004, le laboratoire indépendant ConsumerLab.com a analysé 17 produits à base de valériane vendus aux États-Unis. Deux de ces suppléments étaient contaminés par du plomb ou du cadmium, deux métaux lourds toxiques. Par ailleurs, trois des produits analysés, dont celui contaminé au plomb, ne contenaient pas suffisamment d’acide valérinique selon le standard minimal fixé par ConsumerLab, soit 0,4 % dans le cas des extraits et 0,17 % dans le cas des produits contenant de la racine brute.
Selon le pharmacien Jean-Yves Dionne, il faut cependant prendre ces résultats avec un grain de sel, car l'acide valérinique n'est pas le seul principe actif du produit. De plus, il est facilement oxydable et devient, de ce fait, indétectable.

Réviseur 
Charles Ramassamy, Ph.D., Professeur-chercheur, INRS-Institut Armand-Frappier.

Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby, avec la collaboration de Jean-Yves Dionne, pharmacien.
Mise à jour : 12 juin 2006

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LE TILLEUL

 

Nom latin :  Tilia cordata - Famille : Tiliacées
Noms vernaculaires : Tilleul sauvage - Tilleul à petites feuilles - Tilleul des bois - Tilleul d'hiver - Tillet - Tillau.
  
Le tilleul est un bel arbre de 15 à 30 m de hauteur, au tronc droit assez court, à branches inférieures horizontales et à cime très ramifiée, dont l'écorce lisse de couleur gris brun se fissure après une vingtaine d'années. Les feuilles (caduques) de couleur vert clair, pétiolées, alternes et entières, sont acuminées et dentées en forme de cœur avec une face inférieure couverte d'un duvet rougeâtre le long des nervures.
Les fleurs à odeur douce et agréable, de couleur jaune très pâle, sont petites et en grappes de 5 à l'extrémité d'un long pédoncule commun soudé au milieu d'une bractée en lame jaune verdâtre, avec 5 sépales, 5 pétales et de nombreuses étamines. Les fruits sont des petites capsules indéhiscentes, plus ou moins globuleuses, à 4 ou 5 côtes peu saillantes.

C'est un arbre à la longévité exceptionnelle (plusieurs siècles comme le chêne) qui pousse à l'état spontané dans les bois et les forêts de l'Europe centrale tempérée jusqu'à 1.800 m d'altitude (notamment en France dans le sud-est et le Roussillon dont l'aubier de tilleul est très renommé) et en Asie mineure.

Parties utilisées : les inflorescences seules ou avec leurs bractées; l'écorce privée du suber : l'aubier en fragments jaunes bruns; le charbon. Le séchage rapide des inflorescences est nécessaire afin qu'elles ne perdent pas leur couleur (elles ne doivent pas être rouges) et leur arôme.

Etymologie : du mot latin telum, javelot (bois servant à faire des javelots) et du grec "platy", large, plat et "phyllus", feuille.

Phytothérapie : Tilia platyphyllos et Tilia cordata sont employés.

Principes actifs majeurs : Pour les fleurs et bractées : un mucilage, de l'acide tartrique et une huile essentielle contenant un alcool sesquiterpinique : le farnésol.

Propriétés générales essentielles
 
Les fleurs et bractées de tilleul possèdent des propriétés : sédative du système nerveux central; calmante et antispasmodique;
sudorifique.

Indications principales :  Les fleurs et bractées de tilleul sont principalement utilisées :  
1) En général : pour rétablir, chaque fois qu'il est nécessaire, un meilleur équilibre nerveux. 
2) En particulier :
- Sphère digestive : Troubles digestifs d'origine nerveuse. 
- Sphère neuro-psychique : Nervosisme - Irritabilité - Anxiété -
Troubles du sommeil (plus particulièrement les insomnies d'endormissement).

Formes d'utilisation
: Les formes habituelles d'administration des fleurs et bractées de tilleul en phytothérapie contemporaine sont la poudre totale sèche (micronisée et de préférence cryobroyée) en gélules qui représente le totum végétal de la fleur dans toute son intégrité et toute son intégralité, et l'extrait sec (souvent sous forme denébulisat) également en gélules.   
Elles peuvent aussi être prises sous forme de décoction (faire bouillir à feu doux 50 g de fleurs séchées dans un litre d'eau pendant 20 minutes avant de filtrer); ou
sous forme d'infusion (faire infuser une bonne pincée pour une tasse bouillante de 100 ml pendant 15 minutes et filtrer; si vous désirez en préparer pour plusieurs fois, 30 g de fleurs séchées dans un litre d'eau bouillante pendant également 15 minutes; ou, pour plus de facilité, en utilisant les sachets-doses prêts à l'emploi de certaines spécialités pharmaceutiques mentionnées ci-dessous).  
 
Elles sont également utilisées dans de nombreuses préparations magistrales associant diverses autres plantes complémentaires (sous forme de décoctions ou d'infusions composées, mais surtout aujourd'hui sous forme de mélanges de poudres totales ou d'extraits secs en gélules) choisies et prescrites en fonction de chaque malade par les médecins phytothérapeutes.  
 — Les fleurs et bractées de tilleul existent enfin sous forme de très nombreuses spécialités pharmaceutiques phytothérapiques répondant à ses indications (seul ou en association avec d'autres plantes aux vertus complémentaires) : Actisane troubles du sommeil* - Boribel N°8 Sédative* - Calmiflorine* - Extrane Tilleul* - Florisane Tilleul (fleur)* - Grande Chartreuse* - Hamon N°6 Nervosité* - LBP Tilleul (fleur)* - Lénicalm* - Médiflor N°2 Antirhumatismale* - Médiflor N°12 Calmante - Troubles du sommeil* - Phibio Tilleul (fleur)* - Santane N9 Sédatif* - Santane 01 Amaigrissement* - Sympasane Tisane Provençale N°4 - Tisane Santane N°9 Sédatif*- Titrex Tilleul* - Vitaflor Tilleul (fleur)* - Vitaflor Tilleul-Menthe* - Vitaflor Tilleul-Orange* - Vitaflor Tilleul-Verveine* - etc.

Posologie moyenne :

Les doses journalières à prendre pour les différentes formes habituelles d'utilisation des fleurs et bractées de tilleul sont les suivantes :  
• Poudre totale sèche micronisées en gélules : 1 à 2 g à prendre avec un verre d'eau en trois prises :  matin, midi et soir au moment des repas.   
• Extrait sec (nébulisat) en gélules : 200 à 400 mg à prendre avec un verre d'eau en trois prises : matin, midi et soir au moment des repas.   
• Décoction : Boire une tasse sucrée avec du miel (de préférence de tilleul) matin, midi et soir après les repas.  

• Infusion : Boire une tasse sucrée avec du miel (de préférence de tilleul) matin, midi et soir après les repas.  

Dans le traitement des insomnies, les doses indiquées ci-dessus sont à répartir en deux prises : l'une avant le dîner et l'autre avant le coucher.      
La durée du traitement - sous ces formes et à ces doses - est éminemment variable en fonction des troubles à traiter et de leur importance. En règle générale, il doit être poursuivi jusqu'à disparition - ou nette amélioration - de ceux-ci.  
• Préparations magistrales médicales : Suivre strictement les indications mentionnées sur l'ordonnance par le médecin traitant.  
• Spécialités pharmaceutiques : Suivre les recommandations d'utilisation du laboratoire quant à la dose, la durée du traitement et - pour les enfants - l'âge à partir duquel la spécialité peut être prise.
A noter que que l'on emploie également les autres espèces de tilleul et notamment les bourgeons de Tilia tomentosa sous forme galénique de bourgeons macérats glycériné (en gouttes) dans les insomnies chez l'enfant.
 
Propriétés culinaires :

Les fruits du Tilleul ont étés utilisés comme succédanés du café. En Allemagne on aurait essayé d'en fabriquer un chocolat en y ajoutant les fleurs.

Curiosités :

Les feuilles séchées et réduites en poudre donnent en les mélangeant à de l'orge une farine riche en azote capable de "combattre les méfaits d'une sous-alimentation carnée". Dr Leclerc, 1943.

Remarques importantes :

   — D'une innocuité absolue, n'engendrant aucune accoutumance et ne provoquant aucun effet secondaire (notamment aucune somnolence diurne), les fleurs de tilleul peuvent être utilisées de façon prolongée sans aucun problème et peuvent également être prescrite (à dose adéquate) chez les enfants (au dessus de 6 ans) anxieux et nerveux en lieu et place d'un traitement chimiothérapique souvent générateur d'effets secondaires.   
Les fleurs de Tilia platyphyllos, le tilleul à larges feuilles, ont les mêmes propriétés et les mêmes indications. Cette espèce voisine porte le nom vernaculaire de Tilleul d'été car sa floraison à lieu quinze jours avant Tilia cordata appelé pour cette raison et par contraste - un peu abusivement quand même - Tilleul d'hiver.

Sources : le site du Dr Donadieu : http://www.01sante.com et http://www.pixiflore.com


L'ESCHOLTZIA


Nom latin : Eschscholtzia calif. Origine : Californie. Partie utilisée : la partie aérienne fleurie.
Son rattachement à la famille des Papavéracées et son origine géographique lui valent sa dénomination commune de "pavot de Californie". De nos jours cette plante est très répandue, appréciée pour la gaieté de ses fleurs jaune orangé et donc utilisée à des fins ornementales dans les jardins. Supporte tous types de sols, même calcaire.
Intérêts : Floraison vive, n'a pas besoin d'arrosage en pleine végétation.
Utilisation : Bonne fleur à couper, prairies champêtres. Remarque : Se ressème spontanément. Toute la plante secrète un latex toxique. Multiplication : Semis en place en mars ou semis sous abris en septembre pour une floraison plus précoce.
Etymologie : Nom dédié au zoologiste de Tartou, Johann Friedrich Gustav von Eschscholtz (1793-1831).

Très récemment, différents travaux scientifiques ont démontré la présence d'un hypnotique naturel; la californidine (famille des alcaloides) ayant un effet bénéfique sur la qualité du sommeil en phase d'endormissement mais aussi sur les réveils nocturnes et les cauchemars.

Dénué de toxicité, l'escholtzia est sans effet secondaire en particulier lors de l'éveil le matin, il ne provoque aucune accoutumance, Cette plante de la même famille que le pavot était déjà bien connue des Indiens d'Amérique.
Hypnotique naturel, ce sont les alcaloides qu'elle contient (californidine) qui permettent de retrouver le sommeil.
Anxiolytique naturel, cette plante peut parfaitement se substituer aux hypnotiques courants sans effet d'accoutumance.
La plante est antispasmodique, agissant ainsi sur les douleurs et les spasmes intestinaux.

LA PASSIFLORE

Nom latin : Passiflora incarnata.

Famille : Passifloracées.
Noms vernaculaires : Fleur de la passion - Grenadille  

DESCRIPTION BOTANIQUE et HABITAT
La passiflore est une liane vivace à tiges ligneuses grimpantes grêles pouvant atteindre 10 m de long, munies de vrilles à l'aisselle de ses feuilles persistantes divisées en 3 lobes aigus aux bords dentés. Les belles et grandes fleurs odorantes (jusqu'à 6 cm de diamètre) pourvues d'un long pédoncule sont à 5 sépales incurvés, d'une corolle blanche ornée en dedans d'une couronne de filaments pourpres, de 5 étamines orangées et d'un pistil exhaussé terminé par 3 branches stigmatiques globuleuses. Les fruits ovoïdes et charnus, de couleur jaune orange, renferment une pulpe comestible rafraîchissante un peu visqueuse et riche en vitamine C qui leur donne ce goût acidulé.             
Très exigeante en chaleur, la passiflore pousse dans les régions tropicales et subtropicales de nombreuses régions du monde, notamment dans le midi de la France. Elle est cultivée essentiellement aux USA dans l'état de Virginie.

Partie utilisée: PARTIE AÉRIENNE

Actions principales: SÉDATIVE et ANTISPASMODIQUE   

PRINCIPES ACTIFS MAJEURS - La partie aérienne de la passiflore contient essentiellement des alcaloïdes indoliques du groupe de l'harmane (harmane, harmine et harmol), des flavonoïdes (quercétol, kaempférol, apigénol et lutéolol), des hétérosides (saponarol, vitexol et orientol), et du maltol.
 
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ESSENTIELLES - La partie aérienne de la passiflore possède des propriétés : sédative du système nerveux central et neuro-végétatif; tranquillisante; hypnotique, provoquant un sommeil physiologique qui permet d'être aussi dispos au réveil qu'après un sommeil normal; antispasmodique importante.
 
INDICATIONS PRINCIPALES - Actuellement, la passiflore est utilisée :

1) En général :
- Dans les états neurotoniques et spasmodiques, ainsi que dans toutes les dystonies neuro-végétatives.
- Pour rétablir, chaque fois qu'il est nécessaire, un bon équilibre nerveux et un bon sommeil.

2) En particulier :
- Sphère cardiaque: Palpitations.
- Sphère digestive: Spasmes digestifs douloureux : gastriques ("crampe d'estomac"), et intestinaux (coliques).
- Sphère neuro-psychique : Nervosisme - Irritabilité - Anxiété
- Insomnies sous toutes leurs formes (où elle restaure un sommeil réparateur de qualité sans aucun trouble secondaire au réveil)
- États névrotiques
- États spasmodiques
- Troubles nerveux de la ménopause
- Traitement de substitution aux médications tranquillisantes ou hypnotiques chimiothérapiques
- Aide dans les cures de désintoxication (alcool et tabac notamment).  

FORMES D'UTILISATION - Les formes habituelles d'administration de la passiflore en phytothérapie sont la poudre totale sèche (micronisée, et de préférence cryobroyée) en gélules qui représente le totum végétal de la partie aérienne dans toute son intégrité et toute son intégralité, la suspension intégrale de plantes fraîches en flacons-dose (forme qui contient aussi le totum végétal), et l'extrait sec (souvent sous forme de nébulisat) également en gélules. Elle peut aussi être prise :
- sous forme de décoction (faire bouillir 40 g de feuilles et fleurs dans un litre d'eau pendant 1 minute, laisser infuser 10 minutes et filtrer);
- sous forme d'infusion (faire infuser 10 g de fleurs et feuilles séchées dans une tasse d'eau bouillante pendant 10 mn et filtrer; ou, pour plus de facilité, en utilisant les sachets-doses prêts à l'emploi de certaines spécialités pharmaceutiques mentionnées ci-dessous);
- sous forme d'alcoolature (faire macérer 20 g de fleurs et feuilles fraîches dans 100 g d'alcool à 60° pendant une semaine, et filtrer); et sous forme d'extrait aqueux (en ampoules buvables) vendu dans les pharmacies et les magasins de diététique.      
Elle est également utilisée dans de nombreuses préparations magistrales associant diverses autres plantes complémentaires (sous forme de décoctions ou d'infusions composées, mais surtout aujourd'hui sous forme de mélanges de poudres totales ou d'extraits secs en gélules). La passiflore existe enfin sous forme de très nombreuses spécialités pharmaceutiques phytothérapiques répondant à ses indications (seule ou en association avec d'autres plantes aux vertus complémentaires).  
Je vous recommande particulièrement les préparations pharmaceutiques Passiflorine* et Phytocalm*, en solution buvable (vendues sans ordonnance) que j'ai prescrit pendant de très nombreuses années avec toujours d'excellents résultats, où la passiflore est associée avec d'autres bonnes plantes sédatives : aubépine pour la première spécialité, aubépine, ballote et valériane pour la seconde.  

POSOLOGIE MOYENNE - Les doses journalières à prendre pour les différentes formes habituelles d'utilisation sont les suivantes :
- Poudre totale sèche micronisée en gélules : 1 à 2 g à prendre avec un verre d'eau en trois prises : matin, midi, et soir, au moment des repas.
– Suspension intégrale de plantes fraîches : prendre une dose dans un demi-verre d'eau avant le petit déjeuner, et une autre avant le dîner.
Extrait sec (nébulisat) en gélules : 200 à 400 mg à prendre avec un verre d'eau en trois prises : matin, midi, et soir, au moment des repas.
Décoction : boire une tasse matin, midi, et soir, entre les repas, dont une avant le coucher. Infusion : boire une tasse matin, midi, et soir, entre les repas, dont une avant le coucher.
Alcoolature : prendre 20 gouttes dans une tisane sédative (camomille, mélisse, tilleul, verveine, etc.) sucrée avec du miel, matin, midi, et soir, après les repas. Extrait aqueux: prendre une ampoule dans un verre d'eau matin, midi, et soir, avant les repas.     

Je vous signale que dans le traitement des insomnies, les doses indiquées ci-dessus sont à répartir en deux prises : l'une avant le dîner et l'autre avant le coucher. La durée du traitement est éminemment variable en fonction des troubles à traiter et de leur importance. En règle générale, il doit être poursuivi jusqu'à disparition - ou nette amélioration - de ceux-ci.

Préparations magistrales médicales : suivre strictement les indications mentionnées sur l'ordonnance par le médecin traitant.
Spécialités pharmaceutiques : suivre les recommandations d'utilisation du laboratoire quant à la dose, la durée du traitement et, pour les enfants, l'âge à partir duquel la spécialité peut être prise.  

REMARQUES IMPORTANTES
D'une innocuité absolue, n'engendrant aucune accoutumance, et ne provoquant aucun effet secondaire (notamment aucun trouble au réveil ni aucune somnolence diurne), la passiflore peut être utilisée de façon prolongée sans aucun problème et peut également être prescrite (à dose adéquate) chez les enfants (au dessus de 6 ans) anxieux et nerveux en lieu et place d'un traitement chimiothérapique souvent générateur d'effets secondaires.     
La passiflore doit son nom latin de Passiflora incarnata : "Fleur qui incarne la Passion" (ainsi que son vernaculaire de Fleur de la passion) aux missionnaires Jésuites qui l'ont découverte dans les régions tropicales de l'Amérique au 15ème siècle, et qui y ont vu - avec beaucoup d'imagination empreinte de grande religion - les instruments de la Passion du Christ. En effet, la couronne de filaments pourpres de la corolle de la fleur peut suggérer une couronne d'épines, les trois styles du pistil des clous, les étamines peuvent passer pour des marteaux, les feuilles pointues pour des lances, et les vrilles pour les lanières d'un fouet. La foi faisant loi à l'époque, le nom et l'interprétation sont restées... sans doute pour l'éternité !
"Avec la passiflore, calme et sommeil sont vite retrouvés"  

 


LA LAVANDE VRAIE

 

Nom latin : Lavandula vera
Famille : Labiées
Noms vernaculaires : Lavande vraie - Lavande officinale

DESCRIPTION BOTANIQUE et HABITAT - La lavande est un sous-arbrisseau de 30 à 60 cm de haut qui pousse en buissons aux petites branches ligneuses sur lesquelles poussent de fines tiges droites et touffues qui sont feuillées à leurs bases seulement. Les feuilles coriaces, étroites et lancéolées, à bord roulé, sont de couleur gris-vert. Les fleurs sont à calice bleuâtre et corolle violacée, en épis verticillés terminaux. Les fruits sont des akènes lisses à une seule graine noire. La lavande dégage un parfum agréable et pénétrant.  
Elle pousse ou est cultivée dans les terrains calcaires, rocailleux et ensoleillés de toute l'Europe méditerranéenne entre 700 et 1.800 m d'altitude, et tout particulièrement dans le midi de la France (Préalpes de Provence).  
Partie utilisée : SOMMITÉ FLEURIE
Actions principales : SÉDATIVE et ANTISPASMODIQUE  
PRINCIPES ACTIFS MAJEURS - La fleur de lavande contient des acides phénols, de la coumarine et, surtout, une huile essentielle qui renferme des alcools terpéniques dont le principal est le linalol, accompagné d'un peu de géraniol.  
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ESSENTIELLES -  La fleur de lavande possède surtout des propriété s: sédative du système nerveux central et neuro-végétatif; antispasmodique; hypotensive; cholérétique et légèrement diurétique; antiseptique et insecticide par voie externe.  
INDICATIONS PRINCIPALES -  Actuellement, la lavande est utilisée :
1) En général :
- Dans les états neurotoniques et spasmodiques, ainsi que dans toutes les dystonies neuro-végétatives.
- Pour rétablir, chaque fois qu'il est nécessaire, un bon équilibre nerveux.
2) En particulier :
- Sphère respiratoire : Inflammations des voies respiratoires.
- Sphère neuro-psychique : Nervosisme - Irritabilité - Anxiété - Troubles du sommeil (plus particulièrement les insomnies d'endormissement).
- Autres sphères (par voie locale externe) : Brûlure cutanée légère - Piqures d'insectes.

HUILE ESSENTIELLE

LAVANDE VRAIE : lavandula vera augustifolia, fleurs  
Action sur plaies, problèmes respiratoires, sinusites, insomnies. Odeur incontournable, c'est la reine des huiles essentielles. Prix "Espace Nature" : 10 ml, 11,96 € -----50 ml 47,84 €

 

LE LOTIER CORNICU

 

Voici enfin une belle plante qui n'est pas une mauvaise herbe. Comme elle pousse bien sur les terrains pauvres et comme elle contient beaucoup de protéines, on a intérêt à la cultiver.

Usage médicinal : antispasmodiques et sédatives, les fleurs peuvent servir de somnifère.

 

Source 1 : L'Encyclopédie de l'Agora

CULTURE ET RECOLTE

Le lotier corniculé est très commun dans toutes les prairies d'Europe. Sa multiplication s'effectue par semis au printemps, sa récolte dès le mois de juin. Coupez les plantes, réunissez les en bottes, suspendez les dans des endroits secs et aérés. Coupez les ensuite pour en faciliter l'usage.

USAGES
Plante calmante et très douce, le lotier corniculé est utilisé contre l'anxiété l'insomnie, l'angoisse. Tout en calmant les excitations nerveuses, il permet à son consommateur de conserver sa lucidité; il est idéal pour les périodes d'examen ou contre les fatigues nerveuses.
Préparez le en décoction pendant 2 minutes en mettant une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse.
Prenez en une à trois tasses par jour suivant le cas, dont une le soir au coucher.

Source 2

HERBORISTERIE DU PALAIS ROYAL - 11 rue des Petits Champs - 75001 Paris - Tél : 01.42.97.54.68

LA BALLOTE

 

BALLOTE (le calme retrouvé). La ballote est une plante herbacée vivace, d'odeur forte, très commune en France et en Europe. Son utilisation remonte à l'Antiquité et a suscité de nombreuses recherches et études cliniques. Il faut dire que son intérêt en thérapeutique est grand. La ballote possède des propriétés sédatives, anxiolytiques et anti-dépressives mises à profit en cas de nervosité, d'anxiété, d'angoisse et de troubles nerveux liés à la ménopause.
C'est l'une des plantes les plus sédatives. Dans les cas de troubles du sommeil, on l'utilisera pour favoriser l'endormissement chez les anxieux. Dénuée de toxicité, on peut l'employer chez les enfants et comme alternative aux benzodiazépines.
L'action de la ballote n'en reste pas là. Antispasmodique puissant, la ballote calmera les quintes de toux et les contractions digestives douloureuses. Cholérétique, la ballote peut tripler le volume de bile excrétée par demi- heure et favoriser la digestion. La ballote serait également un vermifuge énergique contre les ascarides et oxyures.

Source : http://www.eutraco.com/sante/lesplantes/sommeil_nerveux/ballote.html

Si vous êtes anxieux : La ballote.
Cette plante appartient à la famille des labiées. C¹est une herbacée vivace à l’odeur fétide, poussant dans les endroits incultes. Rencontrée dans toute l’Europe, elle est très commune en France.
Constituants : une huile essentielle, une substance amère etde l’acide gallique.
Propriétés thérapeutiques. Dès 1919, le Docteur Leclerc indique les propriétés antispasmodiques de la ballote.
* Utilisée comme un calmant de toutes les affections nerveuses, elle entre dans la composition de nombreuses spécialités thérapeutiques. Elle intervient dans les vertiges, les angoisses, les palpitations, les bouffées de chaleur, les spasmes oesophage, l'hystérie, et également le "pipi au lit" nocturne des enfants.
*
Elle favorise un sommeil calme, sans cauchemar : pour cette raison, en particulier, elle sera appréciée des anxieux.

En infusion : pas plus de 10 g par jour, infusés 10 minutes dans un litre d'eau bouillante.

Source : http://www.naturasante.com/pages/ar/plantes/stress1.shtml

Inscrite à la pharmacopée, la sommité fleurie de ballote, plante médicinale, est utilisée pour ses propriétés antispasmodique, calmante de la toux, sédative et anxiolytique, attribuées notamment au verbascoside qu'elle contient.

Ballote (Ballota nigra)

Famille : Lamiaceae

Source Wikipedia

La ballote ou ballote noire (Ballota nigra), est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées aux fleurs pourpres, odorantes et très commune en France et en Europe. Son utilisation remonte à l'Antiquité et a suscité de nombreuses recherches et études cliniques.

Période de floraison : juin-octobre

Habitat type : friches vivaces médioeuropéennes, eutrophiles, mésohydriques, héliophiles

Aire de répartition : européen méridional

Partie utilisée de la plante : les sommités fleuries.


La ballote possède des propriétés anxiolytiques et antidépressives mises à profit en cas de nervosité, d'anxiété, d’angoisse et de troubles nerveux notamment chez les femmes au moment de la ménopause. La ballote est aussi reconnue pour ses propriétés sédatives. On l'utilisera pour favoriser l'endormissement chez les anxieux. Dénuée de toxicité, on peut l'employer chez les enfants et comme alternative aux benzodiazépines. Antispasmodique puissant, la ballote est traditionnellement utilisée pour calmer les quintes de toux mais aussi pour lutter contre les spasmes digestifs douloureux. Pour une synergie d'action, la ballote peut être associée au magnésium.

 

Source : Jacques Fleurentin, Du bon usage des plantes qui soignent, éd. Ouest France, 2013, pp. 36-37

La plante renferme des lactones diterpéniques dérivées de la marrubine, des glycosides phénylpropaniques (verbascoside, forsythoside, arénaroside, ballotétroside), des acides phénols (acide caffeoylmalique) et une huile essentielle.

Posologie

En infusion de 10 minutes : 1,5 à 5 g pour respectivemenr l/4 ou1/2 litre d'eau par jour à prendre en trois fois chez l'adulte en cas de nervosité ou de toux.
Pour les troubles du sommeil, on prendra les mêmes doses après le repas du soir et au coucher.
En raison de l'odeur fétide on ajoutera à I'infusion des plantes aromatisantes cornme la mélisse, la menthe ou l'anis.

Aucune précaurion d'emploi aux doses usuelles, nrais les traitements seront de courte durée. Un avis médical est requis pour les enfants de 3 à 12 ans.

LE MILLEPERTUIS

 

HYPERICUM PERFORATUM

Hypericum est un genre botanique qui comprend plusieurs centaines d'espèces herbacées ou arbustives (plus de 400) répandues dans toutes les régions tempérées, de l'Asie, de l'Europe et des Amériques.
Certaines espèces d'Hypericum ont été introduites en Australie où elles sont considérées comme envahissantes.

Hypericum perforatum, le véritable millepertuis, est une petite plante herbacée vivace, de 20 à 90 cm, très commune en Europe, que l'on rencontre dans les endroits bien ensoleillés et secs : terres incultes, jachères, bords de chemins et de routes.
La tige du millepertuis est rougeâtre, les feuilles ovales, sessiles et opposées, donnent l'apparence d'être criblées de petits trous, ( mille pertuis : pertuis = trou = orifice = passage en français ancien).

Ce sont en fait de petits organes glandulaires, plus ou moins transparents, qui contiennent une huile essentielle.
On note des ponctuations noires sur les faces inférieures des feuilles.
Quand on froisse les feuilles entre ses doigts, ils se tachent de rouge.
Les fleurs du millepertuis, en cymes terminales, sont pentamères, d'un jaune éclatant (ponctué de noir), virant au rouille quand elles se fanent. Les étamines, très nombreuses, sont rassemblées en 3 faisceaux. Le fruit d'Hypericum perforatum est une capsule qui s'ouvre en trois parties. Le millepertuis, Hypericum perforatum, est en pleine floraison au début de l'été, c'est l'herbe de la saint Jean, St John wort en anglais.
Hypericum perforatum s'hybride facilement avec des espèces voisines (barbatum, maculatum, montanum etc..) on rencontre donc assez souvent des types de millepertuis intermédiaires

 

COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Le millepertuis contient :

- des composés que l'on trouve dans beaucoup de végétaux : 4 à 5 % de flavonoïdes (rutine, quercétine, kaemférol, lutéoline), des caroténoïdes, pas mal de tanins (10% du poids sec)
- d'autres composés phénoliques pharmacologiquement intéressants : acide chlorogénique et d'autres acides phénols, des dérivés du phloroglucinol (dont l'hyperforine), des xanthones
- 0,1 % d'huile essentielle (pinène, carbures sesquiterpéniques)
- des naphthodianthrones qui sont caractéristiques de cette plante; ce sont des molécules aromatiques condensées et oxygénées (quinone) responsables de la coloration rougeâtre qui apparaît quand on froisse les feuilles : hypéricine, pseudohypéricine et des composés voisins.

L'hypéricine est une substance naturelle puissamment photo-sensibilisante. D'après les chimistes, elle absorbe le rayonnement visible et UV et devient phototoxique en libérant des radicaux libres très réactifs (oxygène singulet) ; je cite : "il y a un transfert de proton photo-induit à partir du premier état triplet".
En pratique : si l'on applique du "jus" rougeâtre d'Hypericum perforatum sur la peau fine ou sur la peau érodée et que l'on s'expose au soleil, on risque l'apparition d'un érythème (rougeur et douleur), voire des phlyctènes et de micronécroses. Le pouvoir phototoxique du millepertuis induit des troubles parfois sérieux chez les herbivores qui en absorbent en grande quantité.
L'hypéricine est antiviral, active contre les virus "encapsulés", exemples : herpès, hépatite B, cytomegalovirus, certains virus provoquant des infections respiratoires "grippales", des rétrovirus (dont le virus du Sida (VIH))et beaucoup d'autres virus. Le pouvoir antiviral de l'hypéricine a été étudié in vitro et chez l'animal ; les essais chez l'homme (Sida) ont été abandonnés (à ma connaissance).

Les pharmacologues n'arrivent pas à déterminer précisément les substances responsables des propriétés pharmacologiques d'Hypericum perforatum, le millepertuis.

Hypericum perforatum possède en effet pas mal de propriétés intéressantes :

- modificateur de l'humeur : sédatif, anxiolytique, antidépresseur
- anti-inflammatoire (flavonoïdes + huile essentielle)
- antibactérien et antiviral (flavonoïdes dont l'hyperforine et l'hypéricine)
- antiseptique, astringent et cicatrisant (flavonoïdes et tanins)
- antalgiquerégulateur de la fonction hépatique (activation de certains enzymes : enzymes de l'ensemble cytochrome P450) et gastrique
- stimulant respiratoire balsamique

Hypericum perforatum, le millepertuis, régulateur de l'humeur, anxiolytique et antidépresseur

Le millepertuis, Hypericum, est surtout connu, actuellement, comme une plante médicinale anti-dépressive et calmante.
Depuis une quinzaine d'années il y a eu beaucoup d'études sur le pouvoir antidépresseur d'Hypericum. Les résultats sont irréguliers, voire contradictoires, mais les études souvent biaisées. En effet, les commanditaires de ces enquêtes sont en général des laboratoires, "pro ou anti-hypericum", impliqués dans le commerce des médicaments psychotropes. Les résultats les plus récents et les plus indépendants confirment le pouvoir antidépresseur des extraits d'Hypericum, chez l'humain, dans le cas de dépression légère et modérée.
Ces études montrent aussi l'intérêt du millepertuis pour lutter contre l'insomnie et pour améliorer la qualité du sommeil. Pendant longtemps les pharmacologues considéraient les extraits d'Hypericum comme des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), mais maintenant ils penchent plus pour une action inhibitrice sur l'absorption des neurotransmetteurs au niveau des synapses neuronales : sérotonine, noradrénaline et dopamine. On connaît le rôle très important de la sérotonine dans la régulation de l'humeur.

UTILISATIONS

Le millepertuis, Hypericum, peut être pris :

- en infusion de la plante fraîche ou sèche : 100 g à 150 g de plante fraîche ou 25 à 50 g de plante sèche dans un litre d'eau. Cette infusion assez astringente peut constiper
- en infusé dans l'huile : 500 g d'Hypericum, dans un litre d'huile végétale (olive par exemple), à mettre au soleil pendant plusieurs jours ou à chauffer doucement pendant 2-3 heures, filtrer et conserver à l'abri de la lumière dans un récipient bien bouché
- en teinture mère si possible de plante fraîche
- en extrait fluide
- en plante cryobroyée ou en poudre de plante
- en nébulisât
- sous forme d'extraits dosés en hypéricine ou hyperforine
On trouve facilement dans le commerce des spécialités pharmaceutiques contenant du millepertuis ou des extraits de millepertuis

Dépression, trouble obsessionnel compulsif

Exemple de posologie
Hypericum perforatum : teinture mère si possible de plante fraîche, 50 gouttes 3 fois par jour
Hypericum perforatum : gélules ou gouttes, extraits standardisés en Hypéricine (0,3 %, ou 250 à 500 µg d'hypéricine totale par capsule) ou en hyperforine (1 à 3 %) : 300 à 400 mg d'extraits standardisés 2 à 3 fois par jour ou gélules standardisées, 2 à 3 fois par jour.

Troubles du sommeil, syndrome prémenstruel, sevrage du tabac

Exemple de posologie
Médicaments standardisés en hypéricine ou hyperforine : 200 à 300 mg d'extraits d'Hypericum
Poudre d'Hypericum cryobroyée : 1 g soit deux gélules par jour
Teinture mère d'Hypericum : 30 gouttes 3 fois par jour ou 50 gouttes le soir
Infusion de millepertuis : 2 à 4 tasses par jour
Plaies douloureuses de la main et des doigts, brûlures du deuxième degré, plaies infectées et douloureuses

Ces indications sont plus traditionnelles et plus anciennes. On peut utiliser l'infusion-décoction de millepertuis ou l'huile de millepertuis. Des études récentes ont montré que le millepertuis était actif sur des souches de staphylocoque résistantes aux antibiotiques et favorisait la cicatrisation. Il faut protéger la partie traitée des rayons du soleil.

La majorité des gens peut donc utiliser le millepertuis (rappel : sauf ceux qui utilisent des antirétroviraux, de la ciclosporine, un traitement anticoagulant, ou de la digitaline).
Les extraits de millepertuis interagissent avec les antidépresseurs de synthèse (Du type "Prozac", IMAO ou tricyclique) il faut passer en douceur d'un traitement à l'autre.

Utilisation médicinale (Wikipedia : Millepertuis)


Les extraits et préparations phytothérapiques connus et commercialisés sous le nom de «millepertuis», utilisés dans le traitement de dépressions légères à modérées et de troubles de l'humeur, sont tirés exclusivement de l'espèce Hypericum perforatum. Quelques autres représentants du genre Hypericum peuvent localement être employés dans le domaine de la santé mais la plupart des espèces de millepertuis ne connaissent aucun usage médical.

Le millepertuis perforé (Hypericum perforatum) est utilisé en médecine depuis plus de 2400 ans, notamment sous la forme d'huile rouge. La préparation consiste en la macération des sommités florales récoltées durant l'été dans de l'huile d'olive. Il suffit de laisser la bouteille au soleil durant 3 semaines le temps que l'huile se colore.

Cette coloration est due à l'hypéricine, pigment rouge aux propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et antalgiques. Ses vertus et sa grande efficacité sont reconnues. Son action photosensibilisante ne permet malheureusement pas son application avant une exposition de la partie traitée au soleil.

Bien connu des anciens, il fut surnommé le "chasse-démon", aujourd'hui à l'origine de plusieurs anti-dépresseurs qui ont essayé de copier sa molécule active, il reste très efficace dans le traitement des stress intenses, des dépressions et de tous les dérèglements de l'humeur sous la forme d'extrait sec, de teinture où de poudre de plante.

Sous sa forme de macérat huileux, nous lui préfèrerons en lieu et place de la traditionnelle huile d'olive, l'huile de tournesol plus neutre et moins grasse à l'utilisation. Elle sera efficace sur les brûlures, les douleurs articulaires, etc... L'huile de Millepertuis constitue un excellent support pour les huiles essentielles dans les pathologies citées plus haut.

 

Voir aussi Wikipedia : Millepertuis perforé

Voir aussi le Dr Nature : Millepertuis

Arkogélules Millepertuis (45 gélules) : 12,95 € - Vendu par Newpharma

LE KAVA

Piper methysticum

 



Source : Wikipedia

 

Le kava ou kawa-kawa, est une plante originaire du Pacifique occidental. Il est connu sous les noms de 'awa à Hawaii, de 'ava aux Samoa et de yaqona aux Fidji. Apparenté au poivre, ce que confirme son goût, son nom scientifique est Piper methysticum. Le kava est utilisé depuis des temps immémoriaux dans la vie religieuse, culturelle et politique de l'ensemble du Pacifique. Ne pas le confondre avec le Kava (Pometia pinnata), petit fruit comestible sphérique vert d'un arbre de la famille des sapindacée originaire des îles du Pacifique.

En Occident, on utilise le kava en infusion pour lutter contre les symptômes du stress, de l'anxiété et de la dépression. À dose non homéopathique, le Kava est néanmoins interdit ou régulé dans quelques pays pour les risques d'atteinte hépatique graves trouvés par des études par la suite contredites (voir effets secondaires).

Le kava, connu depuis au moins 2000 ans par les îliens, est en fait la racine d'un cultivar du poivrier sauvage (Piper methysticum, pipéracées) qui ne pousse qu'au Vanuatu, à Wallis et Futuna, et dans quelques îles avoisinantes.

La variété Piper witchmanni est une espèce sauvage de kava, et non un cultivar. Les autochtones l'appellent "Tudei kava", dont l'étymologie viendrait peut-être de l'anglais “two days” car son effet dure deux jours. D'autres noms pour cette variété sont “New Guinea Giant” (Géant de Nouvelle-Guinée) ou “Isa”. On ne la trouve pas à Fidji. Elle contient moins de kavalactones cliniquement actifs que Piper methysticum.

Caractéristiques

Le kava traditionnellement consommé en boisson est le cultivar piper methysticum.

Les sociétés traditionnellement consommatrices de kava connaissent la variété Piper witchmanni. Cette variété n'est pas consommée traditionnellement, et est considérée comme une variété non noble de kava. L'odeur de sa boisson rappelle la verdure fraîche. Elle est interdite à l'exportation par les lois de Vanuatu.

Si la plante n'a qu'une apparence chétive, son rhizome est important, pesant souvent 10 kg, et exceptionnellement jusqu'à 15 kg.

Composition

Le rhizome contient environ 50 % d'amidon. Il contient aussi une résine riche en kavalactones (substances aromatiques non azotées), dont la méthysticine, la kavaïne, et d'autres dont les plus actives appartiennent aux dihydro-5,6 kavalactones. On y trouve également des alcaloïdes, dont deux dans le rhizome et un dans les feuilles ; des flavokawins, un alcool, un phytostérol, des cétones et des acides organiques.

Piper witchmanni contient une proportion élevée de dihydromethysticine et de dihydrokavaine, ce qui provoque des nausées. Les cultivars “nobles”, ceux traditionnellement recherchés, contiennent un pourcentage élevé de kavaïne et peu de dihydrométhysticine.

Propriétés

Le rhizome du kava possède des propriétés anesthésiantes, myorelaxantes, stimulantes et euphorisantes; un effet anti-dépresseur a été mis en évidence récemment. Le kava est aussi un diurétique. Il est hypnotique à fortes doses.

Effets secondaires

Des études de 2002-2003 avaient trouvé que l'utilisation du kava, y compris sous forme thérapeutique, pouvait être à l'origine d'atteintes hépatiques graves. Selon l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), 68 cas d'atteinte hépatique ont été rapportés au niveau international chez des personnes ayant consommé des produits commerciaux à base d'extrait de kava, dont certains survenus depuis janvier 2002.

En 2004, le Larousse des drogues et des dépendances déclare que l'usage de kava quelle que soit sa préparation (mâchée, pilée ou réduite industriellement en poudre) peut également amener à long terme des troubles de la vision et une incoordination motrice, pouvant aller jusqu'à un syndrome parkinsonien.

Cependant cette déclaration est contraire à plusieurs études sur le sujet, qui établissent formellement une différence entre le kava traditionnellement préparé et les extraits industriels.

D'autre part, la population de Vanuatu, grande consommatrice de kava dans des proportions bien supérieures aux doses consommées dans les pays importateurs, ne montre pas ces traits dans le bilan de santé du pays. Il n'y a aucune évidence de taux anormalement élevés de quelconques maladies du foie à Vanuatu et dans les autres pays traditionnellement consommateurs de kava, par rapport aux autres pays du monde. L'hépatite B est présente, mais aucune étude n'a établi un lien entre celle-ci et le kava. Un seul cas pathologique a été relevé et attribué à la consommation de kava traditionnellement préparé, mais le symptôme relevé (déficience en un certain enzyme et taux élevé d'albumine) est tout aussi susceptible d'être dû à la malnutrition qu'à l'absorption de doses élevées de kava.

Par contre il s'avère que les industriels ayant fabriqué et commercialisé des produits contenant du kava, ont cherché à accroître le taux de kavalactone dans leurs produits. Pour ce faire ils ont utilisé deux moyens susceptibles d'avoir induit la réputation de toxicité de la plante :

• En premier lieu ils ont utilisé des solvants chimiques, notamment le benzène. En soi celui-ci est porteur d'effets nocifs graves - noter qu'entre autres effets nocifs du benzène il peut amener des tremblements, voire des convulsions (rappelant le syndrome parkinsonien). De plus il peut avoir soit libéré des substances toxiques contenues dans la racine, qui ne sont pas libérées par les méthodes traditionnelles d'utilisation de la plante ; soit empêché l'extraction d'autres substances dans la racine, changeant ainsi la nature et les propriétés de l'extrait.

• Le deuxième point, et selon les chercheurs de l'Université d'Hawaï le point déterminant, est que les pelures et branches de kava contiennent de la pipermethystine, un alcaloïde qui a un effet fortement toxique sur les cultures de cellules du foie (la racine, elle, ne contient pas de pipermethystine). Noter que les pelures et les feuilles ne sont pas utilisées par les traditions du Pacifique : elles sont jetées. Mais comme ces feuilles et pelures contiennent aussi d'importantes quantités de kavalactone, les industriels ont utilisé celles-ci en grandes quantités pour la fabrication de leurs produits à base de kava.

En conclusion, les effets secondaires du kava ne seraient dus qu'à une quête de rendement purement économique employant les mauvais matériaux de base, et possiblement avec de mauvaises méthodes d'extraction. En réalité, un extrait soluble à l'eau de la racine pelée, issue d'une espèce traditionnellement utilisée, ne pose pas de danger.
L'Allemagne a annulé son interdiction de vente après avoir vu l'évidence de non-toxicité de plus de 20 essais cliniques sur plus de 10 000 patients, et des études par plusieurs groupes d'experts commissionnés par le ministère de la santé allemand.

Un empoisonnement dû à un énantiomère synthétique de la kavaine semble une piste sérieuse, comme une thèse parue en 2011 le suggère. Les produits fabriqués en Allemagne ne contenaient pas que des extraits naturels mais également pour des raisons économiques de la kavaïne de synthèse , comme la préparation Laitan®. La kavaïne de synthèse est un mélange racémique de kavaïne(+) et de kavaïne(-) (aussi notée kavaïne D/L). Le kava kava contient exclusivement de la kavaïne(+). Dans la thèse, il est démontré que la kavaïne(-) produit des métabolites (para hydroxy-kavalactones) toxiques. Ceci expliquerait pourquoi l'hépatotoxicité serait surtout survenue dans les pays germanophones d'Europe alors qu'elle est pour ainsi dire inconnue dans le Pacifique. De même, les résultats contradictoires trouvés dans la littérature s'expliqueraient par le fait que les auteurs des articles ne spécifient pas si la kavaïne utilisée pour l'expérience est naturelle ou de synthèse.

L’association canadienne des aliments de santé cite environ 100 études et rapports, tous indiquant que le kava est sans risque pour la grande majorité des gens. Par ailleurs il n'entraîne en principe ni dépendance, ni accoutumance.


Consommation

Le rhizome peut être mâché, râpé, avalé sous forme de gélules en moyenne de 150 à 200 mg ou consommé sous forme d'infusion connue sous le nom de «thé au kava», peu à propos compte tenu de son goût aigre et piquant.

Les sensations durent quelques heures pour s'éteindre environ une douzaine d'heures après la prise.

En Océanie

Sur place, sa consommation, vieille de plusieurs siècles, est ritualisée et régie par la coutume. Le partager est un signe d'amitié, d'ailleurs un proverbe dit : «On ne peut tuer tout de suite quelqu'un avec qui on vient de boire le kava». Des paquets traditionnels de racines de kava sont présentés dans diverses cérémonies (de bienvenue, de funérailles, de réconciliation...).

Dans sa forme traditionnelle, le kava est préparé à partir du rhizome qui est mâché puis recraché sur une feuille de bananier. Laissé quelques heures au soleil, la pâte obtenue est ensuite filtrée avec un peu d'eau et consommée dans la coque d'une moitié de noix de coco évidée.

Une préparation modernisée a été popularisée par les «kava bars» aussi appelés «nakamals», terme désignant à l'origine un lieu tabou (case tribale ou simplement l'abri d'un arbre) où se retrouvent les hommes après le travail pour consommer le kava. Dans cette préparation, le rhizome du kava est mis à sécher puis réduit en poudre et conditionné. Cette poudre est parfois mélangée à de la lécithine (un lipide) lors de la préparation avant consommation. Trempé dans de l'eau, le mélange est passé dans un mixeur, puis filtré. La pulpe dans le filtre est alors pressée puis retrempée plusieurs fois, avant d'être retirée. D'autres ingrédients sont parfois ajoutés, comme de l'eau de coco, du sucre, du lait de soja, du cacao ou de la citronnelle.

Dans les tribus, l'usage du kava est sacré, et interdit aux femmes (dans certaines tribus de Tanna, les femmes peuvent exceptionnellement en consommer), dans des cas définis par le «Man blo Kustom» (littéralement l'homme de la coutume en bichelamar).

L'usage en est identique aux îles Fidji. En Nouvelle-Calédonie, où le kava n'est pas une ancienne tradition. Il y a été introduit relativement récemment par les Ni-Vanautu qui se sont installés dans l'archipel après l'indépendance de 1980. Néanmoins de nombreux bars à nakamal sont aujourd'hui ouverts.

Dans le reste du monde

Ailleurs que dans le Pacifique, le kava est le plus souvent absorbé soit en gélules, soit, beaucoup plus couramment, sous forme de sachets ou de boites de poudre dont le nom générique et populaire est devenu "Neskava" ou "Neskawa". Les effets de ces "Neskava" sont nettement moins forts que lorsque la boisson est extraite directement de la racine de la plante. Pour se faire une idée de ces effets, très agréables, il faut par conséquent acheter les racines dans le commerce, les broyer avec de l'eau et consommer rapidement, sans excès (deux ou trois louches ou demi noix de coco produisent déjà des effets intéressants ; au-delà de six louches, le produit devient somnifère).

Commerce, interdictions, autorisations

Depuis 2002 les législations dans le monde sont contrastées, allant d'une interdiction totale pour quelques pays à une autorisation sans aucun contrôle pour la plupart. L'Institut fédéral allemand des médecines et matériels médicaux, qui a en 2001 lancé les premières accusations sur le kava, a été particulièrement réticent à toute confrontation avec les chercheurs scientifiques (annulations répétées de réunions notamment). En réalité le problème est politique, et non scientifique.

En France, face aux suspicions entourant le produit au début des années 2000, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a d'abord suspendu en janvier 2002 sa commercialisation et sa distribution pour une année, sauf sous forme homéopathique. Après les rapports de cas d'atteinte hépatique postérieurs à janvier 2002, sa mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux, sa délivrance et son utilisation à des fins thérapeutiques, ou celle de produits en contenant, sous toutes formes, a été interdite par l'AFSSAPS dans sa décision du 13 mars 2003. L'interdiction ne s'applique néanmoins pas aux médicaments homéopathiques contenant du kava à des dilutions égales ou supérieures à la 5e dilution centésimale hahnemannienne.

Le kava est autorisée en Nouvelle Calédonie qui comptent beaucoup de "nakamals" sur tout son territoire.
Sur les mêmes bases, le kava a été interdit en Grande-Bretagne et en Suisse en 2002.

L'Allemagne a banni le kava en août 2002, mais a supprimé cette interdiction en 2005 après que les chercheurs de l'université d'Hawaï eurent démontré que les rapports initiaux sur la dangerosité du produit étaient erronés.

Le Canada a émis un ordre de non-vente en 2002, ce qui ne correspond pas à une interdiction ; à la suite de la continuation de la vente, le gouvernement a publié des avertissements sur les effets potentiellement néfastes du kava. L’association canadienne des aliments de santé a souligné que l'alcool, le pamplemousse, et des médicaments vendus sans ordonnance dans le pays, sont plus nocifs que ne l'indiquent les pires notations sur le kava ; dans le cas de ces médicaments et de l'alcool, il est pourtant considéré suffisant d'indiquer l'existence de risques sur la boite ou l'étiquette du produit. Il devrait donc en être de même pour le kava, jusqu'à ce qu'une investigation appropriée (indépendante des lobbies pharmaceutiques) soit réalisée.

En Australie, après la panique de 2002 le kava n'est plus interdit partout ; dans certaines régions il est classé comme pharmaceutique et comme pour tous les autres produits de cette catégorie il nécessite une licence d'importation. Depuis 2005 la vente d'extrait de kava et de poudre en sachet (donc sous forme soluble à l'eau) est légale dans ces régions, mais pas les extraits à base d'alcool et d'acétone sont prohibés. Par souci d'abus de substances, l'interdiction est vivace principalement dans les territoires peuplés principalement par les Aborigènes - à qui on interdit aussi leurs plantes médicinales traditionnelles et le tabac non traité (mais les cigarettes manufacturées et l'alcool y sont autorisés). En février 2012 des Polynésiens vivant en Australie se sont vus refuser l'usage du kava au festival national multiculturel de ce mois, et ont l'intention de demander justice devant les tribunaux.

N-B : Pour les notes, références et liens externes, voir Wikipedia

 

 

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chez Biovea

 

Marque: EuroVital
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Prix : 20,30 € (24/1/2015)

 

Kava Kava : Aide à Soulager le Stress, l'Anxiété & les Crampes Musculaires

• Aide à soulager le stress & l'anxiété
• Détend les muscles
• Soulage les crampes & les spasmes musculaires
• Aide avec les habitudes de sommeil

Qu'est-ce le Kava Kava ?

Le kava est une plante originaire des îles du Pacifique du Sud qui a été utilisée depuis des années pour soulager le stress, l'anxiété, la tension, l'insomnie et l'inconfort de la ménopause.

Racine de Kava Kava en Détail

Plusieurs composants de rhizomes et de lactones ont été isolés dans la racine de Kava ​​Kava. Sur les quinze lactones isolées de Kava ​​Kava, il y a six lactones majeures (kavalactones) connues pour fournir une activité psychoactive : kawain, méthysticine, déméthoxy-yangonine, dihydrokawain, dihydomethysicin et yongonin. Tous les kavalactones sont physiologiquement actifs, ceux sont les kavalactones liposolubles provenant de la résine de Kava ​​Kava ​​ qui ont le plus d'effet sur ​​le système nerveux central. Le Kava Kava a également un effet direct sur la tension musculaire semblable aux tranquillisants. L'activité du rhizome de kava kava est liée à plusieurs pyrones d'aryléthylène une structure semblable à la myristicine, qui se trouve dans la noix de muscade.

Pourquoi prendre le Kava Kava ?

Le Kava Kava est un sédatif efficace et naturel qui est capable d'entrainer le sentiment de détente, de paix et contentement ainsi que d'affuter les sens, augmenter le désir sexuel et améliorer le sommeil. En Allemagne, le Kava Kava est utilisé comme un médicament sans ordonnance pour réduire l'anxiété et le stress. Le Kava Kava peut également être utilisé pour soulager la douleur, en remplacement de l'aspirine, l'acétaminophène et l'ibuprofène.

Quelles études scientifiques appuient le Kava Kava ?

De récentes études cliniques ont montré que la plante de Kava Kava est une plante médicinale sans danger, sans accoutumance pour l'anxiété qui est tout aussi efficace que les médicaments sous ordonnance contenant des benzodiazépines, tels que le Valium. Alors que les benzodiazépines ont tendance à favoriser la léthargie et la déficience mentale, le Kava Kava a montré une amélioration de la concentration, de la mémoire et du temps de réaction. Le Kava Kava a été cliniquement démontré comme un moyen d'atteindre un état de détente sans les effets secondaires des médicaments contre l'anxiété.

Des études pharmaceutiques montrent que les ingrédients actifs du Kava Kava, les kavalactones, peuvent également être utilisés dans le traitement d'autres maladies telles que : la vaginite, la gonorrhée, les crampes menstruelles, la goutte, les rhumatismes, la congestion des bronches, la cystite et la prostatite.

 

ASHWGANDHA (Withania somnifera)

 


Source : Ma Santé au naturel

 

Cette plante indienne utilisée depuis plus de 2000 ans en médecine ayurvédique. On l'appelle également le ginseng indien. Son nom signifie en sanskrit " qui a l'odeur du cheval " en référence non pas à son parfum, mais à son pouvoir de donner " la force d'un cheval "!
Elle possède également la réputation d'être aphrodisiaque et des recherches récentes lui attribuent des propriétés antimitotiques, c'est-à-dire anti-cancer, en empêchant la multiplication des cellules.

Utilité

La racine d'Ashwagandha est utilisée pour lutter contre la fatigue, notamment pour les convalescents.
Ses propriétés sédatives en font une alliée pour lutter contre l'insomnie, l'anxiété et différents troubles nerveux.
Elle est un des composés indispensable de tout traitement naturel pour stimuler le fonctionnement de la glande thyroïde dans les cas d'hypothyroïdie.
Son action anti-inflammatoire est utile pour soulager les douleurs articulaires.
Selon des chercheurs de chercheurs de l'Université Laval et de l'Université de Toronto, elle permettrait de ralentir le développement de la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Lou Gehrig).

Propriétés

L'Ashwagandha possède des effets qui peuvent être à la fois toniques et sédatifs. Employé à forte doses, elle est hypnotique. Elle possède des effets antistress, ou adaptogène, par la présence des acétylstérylglucosides contenus dans sa racine.
Elle favorise la résistance de l'organisme aux agressions et stimule le système immunitaire. Elle possède également des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires.
L'ashwagandha exercerait une action stimulante sur la glande thyroïde en augmentant la production de la T4 une hormone thyroïdienne. Cette action est renforcée par la consommation conjointe du Guggulipid, (Commiphora mukul), autre plante d'origine indienne.

Mode d'emploi

On utilise la racine séchée puis coupée, soit sous forme de décoction, en teinture, sous forme de gélules de poudre ou d'extrait fluide en ampoules.
Décoction : 1 à 2 g de racine séchée pour une tasse. Faire bouillir 15 minutes et ensuite laisser infuser 10 minutes. Ne pas dépasser deux tasses par jour.
Teintures ou extrait fluides : 40 à 80 gouttes pour un verre d'eau. Jusqu'à 3 fois par jour.
Gélules : 350 mg (une à deux fois par jour) pour l'extrait en poudre et 125 mg pour l'extrait sec
Toute autre présentation, suivre les indications du fabriquant ou d'un professionnel de la santé.
Précautions : La plante est déconseillée aux femmes enceintes ou celles qui allaite. Ne pas consommer en même temps que des médicaments sédatifs, barbituriques ou anxiolytiques.

 

Camomille romaine (Chamaemelum nobile)

 

Les camomilles : une grande famille aux appellations diverses !

Autres camomilles (voir Wikipedia) :

La camomille allemande (Matricaria recutita)

La grande camomille (Tanacetum parthenium)

Une plante aux vertus multiples,
mais utile seulement pour le traitement des légères insomnies

 

Santé au Naturel - Depuis la nuit des temps il est de coutume de boire une infusion de camomille avant d'aller au lit pour assister l'endormissement. Est-ce réellement efficace ? Que disent les scientifiques au sujet de cette plante commune d'Europe ? Comment la camomille aide-t-elle à retrouver un sommeil de bébé ?

Il existe principalement deux camomilles différentes utilisées en phytothérapie, la camomille romaine (chamomilla nobile) et la camomille allemande (chamomilla recutica) appelée aussi camomille vraie ou matricaire tronquée. Ce sont des plantes herbacées de la famille des astéracées ou composées.

On utilise les sommités fleuries séchées de la plante. Les deux espèces de camomille possèdent pratiquement les mêmes propriétés médicinales. Cependant la camomille allemande ou matricaire tronquée est reconnue comme étant un peu plus puissante.

Constituants médicinaux de la camomille

La fleur de la camomille possède comme principes actifs une huile essentielle volatile (l'olium chamomillae), de la matricine, des flavonoïdes (chrysine, apigénine, lutéoline, quercétine), des coumarines et des tanins.

Certaines études ont démontré que les molécules d'apigénine ont un point commun avec les spécialités pharmaceutiques tels que le valium® et par conséquent seraient les acteurs principaux de l'effet antispasmodique, tranquilisant et hypnotique de la camomille.

La chrysine un autre flavonoïde mentionné plus haut, participerait aussi aux effets d'endormissement.

Indications de la camomille

En usage interne sous forme de tisane, la camomille est très souvent utilisée pour traiter des petits troubles du sommeil grâce à son effet légèrement somnifère ainsi que des symptômes liés à la tension nerveuse. Agissant comme un antispasmodique, la camomille relaxe et détend le système nerveux et musculaire.

Bien entendu, la camomille possède aussi d'autres atouts thérapeutiques. C'est une plante qui peut être utilisée dans les cas de problèmes digestifs, menstruels et allergiques.

En usage externe la camomille agit comme un anti-inflammatoire et soulage les irritations cutanées ou du globe oculaire. Utilisé aussi beaucoup dans les soins des cheveux.

Troubles d'insomnie légers ou graves ?

Il est évident que si vous avez de sérieux problèmes d'insomnies, la camomille ne pourra certainement pas vous aider beaucoup. Dans ce cas, il est préférable de consulter un docteur. Mais si, vous souffrez de légers troubles d'insomnie, alors pensez à boire une bonne tasse de camomille avant d'aller vous coucher !

L'usage de cette plante est particulièrement utile dans le cas d'enfants nerveux qui ne trouve pas facilement le sommeil.

Il y a camomille et camomille

Par Amélie Padioleau

 

Topsante.com - 30/11/2014 - «Particulièrement riche en esthers (plus de 60), et notamment en angélate d'isobutyle, l'huile essentielle de camomille romaine a des vertus décontractantes et antidépressives. "Elle régule en effet le système nerveux en stimulant le système parasympathique", explique Franck Dubus, docteur en pharmacie. Elle est réputée contre les épisodes dépressifs qui s'accompagnent de syndromes spasmodiques (asthmes nerveux, névralgies) ou de somatisation.

L'huile essentielle de camomille romaine est chère. Pourquoi ? Parce qu'elle est tout simplement très difficile à extraire. Pour obtenir 400 à 900 ml, il faut en effet distiller 100 kg de fleurs, soit un rendement ne dépassant pas les 1 % ! La camomille romaine en vrac et l'huile essentielle s'achètent dans les magasins bio et herboristeries, mais aussi sur Internet.

Assurez-vous de son origine bio et vérifiez les compositions avant d'acheter, car il existe trois types de camomille médicinale (camomille romaine, camomille allemande et grande camomille). Seule la dénomination latine «Chamaemelum nobile» doit y paraître. L'huile essentielle de camomille allemande est bleue, tandis que la romaine est jaune à vert. L'odeur de la camomille romaine est aussi plus agréable que sa cousine.

La camomille romaine est une plante facile à cultiver. Les semis de la plante sont très courants, car la plante est endémique de nos régions. La récolte se fait au moment de la floraison (mai-juin). Après le séchage des fleurs, pensez au macérât huileux, qui est une façon astucieuse de conserver la plante. Pour le réaliser, il suffit de faire macérer les fleurs de camomille romaine dans de l'huile de tournesol biologique. Le macérât est calmant et décongestionnant et il soulage les muscles et les articulations.»

 

L'EUPHYTOSE

Un médicament associant aubépine, passiflore, valériane et ballote

 

Email de Gilles Papon

Grâce à mon ancien médecin, j'ai découvert l'euphytose, un calmant à base de plantes (aubépine, passiflore, valériane, ballote). Celui-ci a sur moi des propriétés très particulières :
- 3 pilules le soir avant de me coucher me garantissent un sommeil récupérateur et un réveil en forme, accompagnés du souvenir des rêves effectués juste avant le réveil.
- Si je sais être en mesure de faire une grasse matinée le lendemain matin, je prends une pilule le soir avant de me coucher et une pilule vers 3-4 heure du matin (je me réveille toujours 2 à 3 fois par nuit). Cela me garantie une longue nuit de sommeil et des rêves à profusion. Ma copine, qui est un médecin pur et dur, se moque de moi lorsque je lui parle de ces effets. Elle considère en effet l'euphytose comme un simple placebo...


PHYTHOTHERAPIE & INSOMNIE

 

Conseils de l'INSV

(extrait de la brochure au format pdf)


Les plantes, utilisées seules ou en complément d’autres traitements, doivent toujours s’inscrire dans une prise en charge globale de l’insomnie en s’aidant des techniques mentionnées ci-dessus.
La phytothérapie est conseillée le soir pour aider à l’endormissement ou favoriser un sommeil plus calme. Dans la journée la phytothérapie peut réduire le stress, facteur d’anxiété le soir et de retard d’endormissement ou de fragmentation du sommeil.

Certaines plantes permettent une approche thérapeutique de type anxiolytique, d’autres gèrent plus spécifiquement le sommeil. De nombreuses plantes sont disponibles en médecine du sommeil en privilégiant des plantes connues pour leurs activités hypnotiques (Valériane, Eschscholtzia) et anxiolytiques (Passiflore, Mélisse).

Les médicaments utilisés en phytothérapie, sous la forme d’extraits de plantes en gélules, sont réservés à l’adulte et à l’enfant de plus de 6 ans. La posologie est en général de 2 gélules par jour pour les adultes. Chez les enfants de plus de 6 ans, la posologie est de 1 gélule par jour, à prendre le soir. Ces médicaments sont déconseillés chez la femme enceinte.

La Valériane (Valeriana officinalis L.)
La substance active est tirée des parties souterraines, rhizomes, racines et stolons. Hippocrate recommandait déjà la valériane pour traiter l’insomnie. La Valériane est reconnue comme plante sédative et inductrice de sommeil appuyé par des travaux pharmacologiques et cliniques. On ne connaît pas d’effets secondaires à l’utilisation de la valériane ni de contre-indications et de précautions d’emplois particulières.
Il est préconisé de prendre le traitement une demi-heure à une heure avant le coucher. L’organisation mondiale de la santé reconnaît l’usage de la valériane pour traiter l’anxiété et les troubles du sommeil qu’elle entraîne. La valériane n’est pas toxique, on peut donc l’utiliser chez les enfants en diminuant au moins de moitié la posologie.

L’Eschscholtzia (Eschscholtzia californica Cham.)
L’Eschscholtzia est traditionnellement utilisée en cas d’anxiété ou d’insomnies, d’angoisse. Il n’existe pas d’interactions médicamenteuses recensées mais elle est contre-indiquée en cas d’allergie à l’un de ses constituants. Utilisée en tisane l’Eschscholtzia se prend en dehors des repas, avant le coucher en cas d’insomnies.

La Passiflore (Passiflora incarnata L.)
La substance active provient des parties aériennes de la plante. De nombreux travaux pharmacologiques montrent une activité anxiolytique et sédative soulignant son intérêt dans les traitements de fond. On ne connaît pas de cas de toxicité avéré avec ses extraits, ni d’interactions ou d’effets secondaires.
Les produits à base de Passiflore sont utilisés principalement pour réduire les états de nervosité et favoriser l’endormissement.
Ils n’induisent pas de dépendance et d’accoutumance. Il est préconisé pour un adulte de prendre une dose 2 à 4 fois par jour. Les doses pour enfants doivent être diminuées et tenir compte du poids.

La Mélisse (Melissa officinalis L.)
La feuille de mélisse fait partie de la pharmacopée universelle depuis la Grèce antique où elle était déjà utilisée pour ses propriétés tranquillisantes et relaxantes.
La tradition lui attribue une activité spasmolytique qui explique son intérêt particulier en cas de troubles du sommeil associés à un état de stress ou d’anxiété.
On ne lui connaît pas de contre-indication ou d’effets indésirables et elle peut être prescrite sous forme d’extrait à l’adulte comme à l’enfant.
D’autres plantes médicinales possèdent des vertus apaisantes mais sont plus spécifiques dans leur indication :
le coquelicot, le houblon, l’aubépine, la ballote, le millepertuis et le tilleul.

Cannabis : des scientifiques uruguayens vont analyser son effet sur le sommeil


Par Elena Bizzotto


http://www.topsante.com



TopSanté.com - 28/1/2014 - Les chercheurs vont mettre à profit la légalisation du marché du cannabis en Uruguay pour déterminer quelle substance influence la qualité du sommeil. La loi devrait entrer en vigueur en avril prochain.

Le Sénat uruguayen a voté et promulgué un texte régulant la production et la vente de cannabis sous autorité de l'Etat le 10 décembre dernier : une première mondiale. La loi va entrer en vigueur dans le délai de 120 jours prévu pour sa ratification, et les scientifiques du pays comptent bien en profiter. Selon le quotidien local El Observador, un groupe de chercheurs de l'université de la République attend le mois d'avril 2014 pour lancer une étude dans le but de déterminer quelle substance, sur les 500 contenues par cette plante, influence la qualité du sommeil.

"Nous disposons d'une opportunité historique permise par la loi", note Burix Mechoso, enseignant en Sciences biologiques, cité par le journal. Sauf exception, les effets du cannabis n'ont été analysés que chez les animaux, ajoute El Observador, "mais maintenant, la loi permet de les observer également chez l'homme."

L'approbation de ce texte, à l'initiative du président Jose Mujica, a suscité le débat dans le monde entier. Mais elle réveille également l'intérêt des laboratoires pharmaceutiques intéressés par les vertus médicinales du cannabis. D'ici le mois d'avril, chaque résident majeur enregistré en tant que consommateur dans le registre national des usagers pourra acheter un maximum de 40 grammes de marijuana par mois. La loi permettra également de cultiver jusqu'à six plants par famille pour une consommation personnelle et dont la récolte ne pourra pas excéder les 480 grammes par an.

 

 

ONIROGÈNES

 

 

Source de la photo : Matias Rizzone

 

Calea zacatechichi (ternifolia)

 

Une plante dite onirogène

 

Selon Amazing-nature.com, Calea zacatechichi est une plante onirogène commercialisée par ce site sous le nom d'Herbe du rêve (Dream herb), une plante traditionnellement utilisée par les Indiens Chontal au Mexique à des fins divinatoires au cours du rêve.

Sur un site chamanique australien, en hommage à Claude Rifat, on peut trouver un extrait de la publication d'une recherche effectuée au Mexique à ce sujet par Lilian MAYAGOITIA, Jose-Luis DIAZ et Carlos M. CONTRERA, publiée dans le «Journal of Ethnopharmacology» 18, 1986, pp. 229-243, par Elsevier Scientific Publishers, Ireland. Voir : "PSYCHOPHARMACOLOGIC ANALYSIS OF AN ALLEGED ONEIROGENIC PLANT : CALEA ZACATECHICHI".

Comme le rapporte les auteurs : «The subjective reports of dreams were significantly higher than both placebo and diazepam, indicating an increase in hypnagogic imagery occurring during superficial sleep stages.»

Dans l'ouvrage "Legal Highs", de Adam Gottlieb, on trouve l'information suivante.
CALEA (Calea zacatechichi). Family Compositae (Sunflower family).
Material : Leaves of a shrub from central Mexico and Costa Rica.
Usage : 1 oz. (1 ounce = 28,35 g) of crushed dried leaves is steeped in 1 pt.(1 pint = 0,57 litre) water or extracted into alcohol. Tea is drunk slowly. A cigarette of the leaves may be smoked to increase the effect.
Active constituents : Alkaloids have not been found in calea. Psychoactive components uncertain but believed to be in aromatic and bitter principle.
Effects : Feeling of repose after 30 minutes with increased awareness of heart and pulse. One oz. [28 g] clarifies mind and senses. Larger amounts may induce hallucinations.
Contraindications : None known.
Supplier : Must be proccured in Mexico. Oaxaca marketplace.

Voir aussi l'article sur Wikipedia : Calea ternifolia

Nota Bene : L'infusion est terriblement amère (d'où son nom zacatechichi, qui vient du nahuatl et signifie "herbe amère") au point d'engendrer des nausées et la valeur de cette plante au plan onirique reste à démontrer.

Voir l'article publié sur le site Erowid.

Témoignage (Bruno, 10/10/13)

J'ai expérimenté moi-même cette plante en 2012 par fumigation et ai bien obtenu une forte activité onirique dans la première phase de sommeil. Cela a consisté à être à demi réveillé dans un premier temps avec de magnifique couleurs sous forme de mandalas avec beaucoup de vert et d'orange les yeux fermés puis interpellé par cette "merveille" je me suis réveillé conscient d'une activité légère mais évidente d'une activité "psychédélique". Le réveil a atténué l'effet qui s'est ainsi dissipé. Je me suis rendormi quelques temps après sans noter quoi que se soit d'anormal par la suite. Je signale que je n'avais consommé rien d'autre dans la soirée ni les jours d'avant. Je n'ai pas eu d'autres expérience avec cette plante depuis. J'ai eu par ailleurs le témoignage d'autres personnes sérieuses et matures qui ont eu des rêves très colorés et très "vivants" mais aussi très orienté "chamanisme", c'est-à-dire avec un ressenti symbolique très fort.

Pour détailler plus je dirais que la fumigation s'est faite sous forme d'une cigarette roulée remplie de calea avec juste un peu de tabac. (l'amertume rend la décoction impensable). L'effet immédiat et dans l'heure qui a suivie a été nul. Les patterns du rêve m'ont rappelé l'effet du kava kava que j'avais experimenté il y a de cela plus de 10 ans en association avec le millepertuis.

 

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