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Sauvons nos amies les baleines

 

 

Le navire japonais Yushin Maru harponne une baleine dans le sud de l'océan Antarctique

le 7 janvier 2006

Des défenseurs des animaux ont menacé mardi d'aborder un navire d'une flotte baleinière japonaise qui fait déjà l'objet depuis plusieurs semaines d'une course-poursuite près de l'Antarctique par l'organisation Greenpeace.

• Jeremy Sutton-Hibbert (AFP/AFP/HO/Greenpeace - mardi 10 janvier 2006.

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HARPONNONS LES NIPPONS,

LE SIEUR HIDEKI MORONUKI

responsable des prises des baleines à l'Agence des pêches japonaise,

et l'"Institut de recherche japonais" [sic] sur les cétacés !

Soutien au "Berger de la mer" pour neutraliser ce baleinier pirate !

Non aux prises dites "scientifiques" de la SIC (Société Industrielle et de Consommation)
pour justifier l'extermination de nos amies les baleines

Non à la barbarie de la "gastronomie" nippone !

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SYDNEY (AFP) - 10/1/6 - Des défenseurs des animaux ont menacé mardi d'aborder un navire d'une flotte baleinière japonaise qui fait déjà l'objet depuis plusieurs semaines d'une course-poursuite près de l'Antarctique par l'organisation Greenpeace.
"Il est temps de grimper d'un cran dans la confrontation avec la flotte baleinière japonaise et de mettre un terme au massacre illégal et sans merci de baleines sans défense dans le sanctuaire baleinier antarctique", écrit dans un communiqué Paul Watson, capitaine du navire Farley Mowat et fondateur du groupe "Le Berger de la mer".

Le militant s'est séparé en 1977 de l'organisation Greenpeace, adoptant une stratégie plus agressive en faveur de la défense des animaux.
Se disant "fatigué des hommes politiques qui font l'apologie de ces criminels" (les baleiniers), le militant assure "vouloir neutraliser tout vaisseau baleinier pirate que nous trouvons".

La flotte nipponne fait déjà l'objet depuis le 21 décembre d'une course-poursuite engagée par deux navires de Greenpeace, dont l'un, l'Arctic Sunrise, est entré en collision dimanche avec un bateau japonais, sans provoquer ni victimes ni dégâts majeurs.

Le gouvernement japonais a demandé mardi aux Pays-Bas, où est basé la flotte de Greenpeace, d'intervenir pour "faire cesser ces activités dangereuses qui s'apparentent à de la piraterie", a déclaré Hideki Moronuki, responsable des prises des baleines à l'Agence des pêches japonaise, à Tokyo.

"La dernière collision a été très dangereuse (...) Si des militants accentuent leur action violente (...) nous devrons envisager des mesures plus sévères", a-t-il menacé.

Le ministre australien de la Défense, Robert Hill, a de son côté rejeté toute intervention de Canberra. "Il s'agit d'une affaire civile. Nous ne voyons pas de rôle pour l'armée australienne (...) Nous n'admettons cependant aucune forme d'action violente de quelque côté que ce soit", a-t-il déclaré à la presse.

Le Japon fait régulièrement l'objet de critiques pour sa pêche à la baleine qu'il continue à effectuer sous couvert de recherche "scientifique". Ce genre de prises est autorisé en dérogation à un moratoire décrété en 1986 sur la chasse commerciale par la Commission baleinière internationale (CBI).

Le Japon a récemment annoncé qu'il allait doubler cette année ses prises "scientifiques" [sic].

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Un film de Greenpeace analysé par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) montre une baleine harponnée, luttant contre la mort à côté d’un navire baleinier japonais.

Greenpeace s'interpose pour protéger la vie dans les océans


Le 21 décembre 2005, deux bateaux de Greenpeace, l'Esperanza et l'Arctic Sunrise, croisant dans l'océan Austral depuis plus d'un mois, ont fait face à la flotte des baleiniers de l'Agence japonaise des Pêches en leur demandant de quitter le Sanctuaire des baleines situé dans cette région.

Cette intervention de Greenpeace se replace dans le cadre de sa nouvelle campagne "Un an dans la vie des Océans", lancée en novembre dernier au Cap (Afrique du Sud) , dans le contexte dramatique actuel de vagues croissantes d'extinction d'espèces marines, qu'il s'agisse des mammifères, des poissons ou des oiseaux. Cette expédition, qui durera 14 mois, sera menée sur quatre des cinq océans de la planète. La finalité de cette expédition est de montrer la nécessité absolue de créer un réseau mondial de réserves marines.

Cette première étape, en océan Austral, vise à montrer que malgré les rappels à l'ordre de la CBI (Commission Baleinière Internationale) et au mépris des protestations internationales, la chasse baleinière continue, y compris dans des régions déjà protégées comme le Sanctuaire baleinier de l'Antarctique.

Dans certains cas, la situation a empiré, la flotte japonaise a notamment déjà plus que doublé ses prises de petits rorquals, les portant à environ 1000, et des espèces en voie de disparition comme le rorqual commun ou la baleine à bosse risquent de subir des pertes dramatiques les prochaines années.

"Malgré le moratoire sur la chasse commerciale aux baleines, la communauté internationale n'est pas parvenue à mettre fin à ce massacre. Commençant par les baleines les plus faciles à capturer, les flottes baleinières poussent les espèces aux bord de l'extinction les unes après les autres. Greenpeace met le cap sur le Sanctuaire de l'Antarctique pour y défendre les baleines, et appelle à un arrêt immédiat de la chasse" déclare Shane Rattenbury, chargé de la campagne Océans de Greenpeace International, à bord de l'Esperanza.

Les militants Greenpeace sont parvenus à diviser par deux le nombre de prises quotidiennes des chasseurs. En effet, depuis le 24 décembre, étant donné le mauvais temps et les manoeuvres habiles des bateaux de Greenpeace, la flotte de chasse a cessé ses activités pendant 10 jours d'affilée. "Nous avions perdu la trace de la flotte pendant 24 heures environ, après son réapprovisionnement en fuel. Mais nous leur avons remis la main dessus, bien décidés à ce qu'ils n'atteignent pas leurs nouveaux quotas de chasse de 935 petits rorquals et 10 rorquals communs."

Le Japon se cache derrière la "science" pour poursuivre l'intolérable


En dépit de l'interdiction mondiale de la chasse commerciale à la baleine imposée par la Commission baleinière internationale (CBI) en 1986, le Japon capture actuellement 935 petits rorquals dans le sanctuaire de l'océan Austral, ce qui représente plus du double du nombre de baleines prélevées l'an dernier dans une zone que la CBI a désignée comme sanctuaire baleinier en 1994.

Le Japon chasse sous couvert de chasse "scientifique" et prévoit également de harponner 10 rorquals communs (espèce menacée) au cours des prochains mois. Il prévoit de prendre 50 baleines à bosse (espèce menacée également) au cours des deux prochaines années, et d'augmenter les quotas qu'il s'est auto-attribué de manière à inclure 40 rorquals communs au cours des deux prochaines années.

Shane Rattenbury, Chef de l'expédition Greenpeace à bord de l'Arctic Sunrise dans l'océan Austral a été le témoin direct de l'abattage et ses déclarations le confirment : "L'agence japonaise des pêches ne cache pas le fait que son programme de chasse prétendument scientifique est destiné à amener à un retour à la chasse commerciale."
"Si ce programme est autorisé, de nombreuses autres baleines connaîtront un sort identique. Nous espérons que ces images scandaleuses encourageront les gouvernements et le grand public à redoubler d'efforts pour faire arrêter la chasse à la baleine une bonne fois pour toutes."
Ellie Dickson, responsable d'IFAW Royaume-Uni pour les campagnes maritimes, l'atteste : "Ce reportage effroyable donne crûment la preuve de ce que la cruauté est inhérente à la chasse à la baleine et que celle-ci doit être stoppée.
Ces créatures extraordinaires sont tuées au nom de la science, mais c'est une science de second plan et nous pensons que la chasse commerciale des baleines est tout simplement une chasse commerciale déguisée."

Un film montre la cruauté de cette chasse
Greenpeace, qui a filmé un reportage sur les bateaux japonais harponnant des baleines dans le sanctuaire baleinier international qui entoure l’Antarctique, a demandé à IFAW d’examiner ce film car l’association se préoccupe de la cruauté de la méthode de chasse qu’elle observait et de la durée de l’agonie de certaines baleines.
Vassili Papastavrou, scientifique et expert d’IFAW en matière de cétacés, qui a regardé ce reportage, le commente : "Nous savions par Greenpeace qu’il avait fallu 10 minutes à cette baleine pour mourir, et vous pouvez voir dans le reportage que la baleine est attachée par le harpon qui ne semble pas avoir touché un organe vital. Il y a très peu de sang dans l'eau pour un animal de cette taille.
Pendant quelques temps, on voit que la baleine respire rapidement à la surface de l'eau. Elle est ensuite treuillée par la queue à l'intérieur du bateau alors qu'elle est visiblement encore vivante et qu'elle se débat violemment. Elle est peut-être morte d'asphyxie parce que sa tête a été maintenue sous l'eau."
"Voici comment une baleine a été tuée quand les bateaux étaient observés ; que se passe-t-il donc quand ils ne le sont pas?"

Plusieurs films ont été réalisés par Greenpeace et ils montrent effectivement la cruauté de cette chasse mais aussi l'affrontement permanent des chasseurs japonais et des militants de Greenpeace, les baleiniers délivrant un message paradoxal de violence et de science. En effet, ces derniers n'hesitent pas à faire chavirer les zodiacs de Greenpeace tout en brandissant des banderoles attestant que cette nouvelle campagne de chasse est indispensable à la science...

 

Les décisions de la CBI sont bafouées


Quarante et une résolutions de la CBI critiquant la chasse "scientifique" des baleines ont été votées à la majorité au cours des 18 dernières années, notamment une l'an dernier lors de la réunion tenue à Ulsan, en Corée.
L'Islande chasse également les baleines au nom de la science, et elle a capturé 100 baleines depuis qu'elle a repris la chasse en 2003.
La Norvège pratique également la chasse commerciale des baleines, en opposition au moratoire de la CBI. Elle prévoit d'augmenter le nombre de baleines capturées chaque année de 250, pour passer à 1.052.

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Les frictions entre écologistes et baleiniers japonais sous surveillance

WELLINGTON (AFP) - 11/6/5 - Un avion militaire néo-zélandais surveille les confrontations dans l'Antarctique entre une flotte de baleiniers japonais et des navires d'organisations écologiques mais Wellington refuse d'envoyer un bâtiment militaire sur zone.
Le ministre de l'Ecologie, Chris Carter, a rejeté une demande des Verts d'envoyer une frégate, affirmant que la Marine n'avait aucune autorité légale dans les eaux internationales.

Il a cependant indiqué qu'un avion néo-zélandais surveillait l'évolution de la confrontation entre une flotte de six baleiniers japonais et des navires de l'organisation Greenpeace et d'une autre organisation baptisée "Le Berger de la mer".

Mardi, Paul Watson, un ancien militant de Greenpeace fondateur du "Berger de la mer", a menacé d'aborder la flotte japonaise.

De son côté, le Japon a diffusé mercredi une vidéo afin de prouver que Greenpeace a délibérément provoqué une collision dimanche entre un de ses baleiniers et le navire écologiste Arctic Sunrise non loin de l'Antarctique.

L'Institut de recherches japonais sur les cétacés a accusé les amis des baleines de "violences délibérées visant à obtenir la couverture des médias" [sic].

"L'Artic Sunrise aurait pu éviter la collision. Au contraire, le capitaine a dirigé son bateau dans le sillage du Nisshin Maru et il nous est entré dedans au point le plus vulnérable", a expliqué l'Institut dans un communiqué accompagnant la vidéo.

"On ne saurait appeler ça une manifestation pacifique", a ajouté le communiqué japonais.

L'incident n'a pas fait de blessés.

Les baleiniers font l'objet depuis le 21 décembre d'une course-poursuite engagée par deux navires de Greenpeace, dont l'un, l'Arctic Sunrise, est entré en collision dimanche avec un bateau japonais, sans provoquer ni victimes ni dégâts majeurs.

Le Japon fait régulièrement l'objet de critiques pour sa pêche à la baleine qu'il continue à effectuer sous couvert de recherche "scientifique".

Ce genre de prises est autorisé en dérogation à un moratoire décrété en 1986 sur la chasse commerciale par la Commission baleinière internationale (CBI). Le Japon a récemment annoncé qu'il allait doubler cette année ses prises "scientifiques".

La chasse au cétacé est une tradition du Japon et la consommation de viande de baleine fait toujours partie de la gastronomie nippone.

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Bataille navale entre baleiniers japonais et bateaux de Greenpeace

Le Monde, 10/1/6 - Une course-poursuite en haute mer dans l'océan Austral entre six unités de la flotte baleinière japonaise et deux bateaux de l'organisation écologique Greenpeace a donné lieu, dimanche 8 janvier, à une collision. L'un des bateaux de Greenpeace a été endommagé. Cette collision témoigne du tour plus âpre que prend le jeu du chat et de la souris auquel se livrent depuis fin décembre les baleiniers japonais et les deux bateaux de Greenpeace, Esperanza et Arctic-Sunrise.

A bord de canots pneumatiques, les protestataires se placent dans la ligne de mire des harponneurs entre les baleiniers et leurs proies afin de donner à celles-ci une chance de s'échapper. Une tactique à haut risque. Dimanche, l'Arctic-Sunrise a été heurté par le Nisshin-Maru, le bateau-usine sur lequel sont dépecées les baleines. Une autre collision, également sans gravité, s'était déjà produite il y a quelques jours. Les baleiniers japonais repoussent les protestataires avec des canons à eau dès qu'ils s'approchent de leurs navires. Greenpeace et les autorités baleinières japonaises s'accusent réciproquement d'avoir provoqué la dernière collision.

En dépit du harcèlement de Greenpeace, plus d'une dizaine de baleines ont été péchées depuis le 21 décembre, date à laquelle l'Esperanza et l'Arctic-Sunrise ont repéré la flotte nippone. Greenpeace entend empêcher les Japonais de doubler les prises de petits rorquals (dont le nombre doit passer à 935). Malgré le moratoire instauré en 1986, interdisant la chasse commerciale, le Japon continue de tuer des cétacés en vertu de certaine disposition du moratoire qui autorise un quota de captures à des "fins scientifiques".

"Les baleiniers sont gênés par nos actions et parfois pointent des canons dans notre direction comme s'ils allaient tirer", a commenté par téléphone, à l'agence Associated Press, Shane Rattenbury, qui mène sur place la campagne antichasse. Dans un communiqué, l'Institut japonais de recherches sur les cétacés a mis en garde les protestataires contre toute tentative de monter à bord des baleiniers, qui serait considérée comme un acte de piraterie.


Philippe Pon
Article paru dans l'édition du 11.01.06

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Et, pendant ce temps, le gouvernement conservateur australien
envoie des renforts en Afghanistan...

SYDNEY (AP) - 10/1/6 - L'Australie va envoyer 110 soldats supplémentaires et deux hélicoptères en Afghanistan pour "lutter contre les violences dans ce pays" [sic], a annoncé mardi le ministre de la Défense Robert Hill.

Ces renforts porteront à 190 le nombre de soldats australiens participant à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN déployée dans le pays, a précisé M. Hill dans un communiqué.

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A bas les gouvernements japonais et australien

Vive les Aborigènes australiens !

Roger Ripert, CMS, le 11/1/6

 

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Mort de la baleine égarée dans la Tamise

Son mesage de détresse ne semble pas avoir été entendu par les medias !

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LONDRES (AP) - 21/1/6 - L'opération de sauvetage n'a pas réussi: la baleine égarée dans les eaux de la Tamise est morte samedi alors qu'une équipe tentait de la ramener vers la mer pour la relâcher...

L'effort pour ramener la baleine en lieu sûr a été "courageux mais en fin de compte tragique", a souligné Leila Sadler, de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals...

La jeune baleine mâle de six mètres de long -la première repérée dans les eaux du fleuve depuis 1913- avait remonté vendredi les eaux sombres de la Tamise près de Big Ben et du Parlement, sous les yeux médusés de centaines de curieux.

Samedi, le cétacé est reparti dans le sens inverse à bord de la barge. Nombre de Londoniens s'étaient massés sur les ponts de la capitale britannique pour l'apercevoir, tandis que des automobilistes s'arrêtaient eux aussi pour assister à l'opération.

Sky News a retransmis l'événement en direct, suivant depuis un hélicoptère la progression de la barge vers l'estuaire du fleuve.

On aperçoit généralement le cétacé dans l'Atlantique Nord, où il évolue dans les eaux profondes. En cas de maladie, de blessure, ou d'âge avancé, les baleines sont souvent désorientées et quittent leur groupe, selon Mark Simmonds, directeur scientifique de la Whale and Dolphin Conservation Society. Mais des témoins ont fait état de la présence d'une deuxième baleine dans une autre section du fleuve vendredi.

La semaine dernière, des responsables maritimes avaient déclaré avoir vu deux baleines dans le nord-est de l'Ecosse, alors que les mammifères sont normalement visibles dans le Nord-Ouest. Ces informations, conjuguées à la présence d'un deuxième animal vendredi dans la Tamise, pourraient laisser supposer qu'un phénomène perturbe les baleines, souligne Laila Sadler, de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals.

Des températures océaniques fluctuantes, des prédateurs, un manque de nourriture et même les sonars de bateaux sont autant de motifs susceptibles d'entraîner les baleines dans des eaux dangereuses pour ces mammifères marins, selon les scientifiques.

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Echouement du cadavre d'une baleine sur une plage belge

BRUXELLES (AP) - 5/3/6 - Une baleine à bosse s'est échouée tôt dimanche matin sur une plage près de la localité de Niewpoort dans le nord-ouest de la Belgique, sur les côtes de la Mer du Nord.

L'événement, inhabituel, a attiré de nombreux curieux. Des spécialistes ont entamé une autopsie de la jeune baleine femelle, longue de 10,5 m. Selon Jan Haelters de l'Institut Royal de Sciences Naturelles, la nageoire droite du mammifère était profondément entaillée, probablement à la suite d'une collision avec un bateau dans la Mer du Nord.

Les baleines à bosse vivent dans les mers et océans du monde entier, mais leur présence est rare en Belgique. "Nous n'avons connaissance que d'un seul échouement de ce type, en 1751", a expliqué M. Haelters. La police a été alertée par des pêcheurs qui ont repéré la baleine morte au large de la côte.

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A BAS LES ETATS ISLANDAIS, NORVEGIEN ET NIPPON !


L'Islande décide de reprendre la chasse à la baleine commerciale !

 

REYKJAVIK (AFP) - 17/10/6 - L'Islande a décidé de reprendre la chasse commerciale à la baleine, devenant ainsi le deuxième pays avec la Norvège à chasser ce mammifère, a annoncé mardi le gouvernement islandais.
"Cette reprise ne menace pas les espèces menacées ou en danger", a affirmé le gouvernement dans un communiqué.

L'Islande avait décidé d'arrêter cette chasse en 1990.

Cette décision est intervenue près de quatre mois après la résolution de la Commission baleinière internationale (CBI), jugeant que le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine n'était "plus nécessaire dorénavant". Ce moratoire n'a toutefois pas été abrogé.

En 2003, l'Islande avait repris officiellement la chasse "scientifique" après un moratoire de quatorze ans.

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Relance de la chasse à la baleine !


Radio-Canada Ca - 18/10/6 - La décision de l'Islande de relancer de façon limitée la chasse commerciale à la baleine a été chaleureusement accueillie par la Norvège, seul pays au monde à autoriser encore cette pratique.

Le représentant norvégien auprès de la Commission baleinière internationale (CBI) estime que la décision se justifie, et il se félicite qu'elle contribue ainsi à normaliser la question de la chasse à la baleine.

Le Japon, qui pratique pour sa part cette chasse "à des fins officiellement scientifiques" [sic], a rappelé par la voix d'un responsable de l'Agence des pêches qu'elle croit toujours qu'un volet commercial est possible pour certaines espèces.

Le ministre islandais des Pêcheries avance, pour soutenir sa décision, qu'il y a dans les eaux côtières plus de 43 000 petits rorquals et 25 000 rorquals communs, et qu'en conséquence une pêche limitée n'est pas en contradiction avec le principe de développement durable...

Son ministère a commencé à délivrer des licences aux navires baleiniers pour autoriser la prise de neuf rorquals communs et de 30 petits rorquals d'ici le 31 août 2007. Ces cétacés sont sur la liste des espèces menacées.
L'Islande avait cessé la chasse commerciale à la baleine à la suite de l'adoption d'un moratoire international imposé en 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI).
Depuis 2003, elle a repris la chasse à la baleine "à des fins scientifiques" [sic], pêchant 161 rorquals dans ce but, une décision condamnée par des organisations écologistes et certains pays. Ce type de chasse se terminera à la fin de 2007.

La Norvège, qui défie depuis 1993 le moratoire international, s'est fait remarquer cette année en autorisant le plus important quota jamais accordé depuis l'interdit, soit 1052 petits rorquals.

Le Japon utilise pour sa part une faille du moratoire qui autorise les prélèvements destinés à la recherche scientifique pour mettre en vente sur son marché local de la baleine, met prisé par les Japonais.

Tant les pêcheurs norvégiens qu'islandais espèrent à long terme pouvoir exporter vers le marché nippon de la viande de baleine, mais une telle pratique est pour l'instant interdite par la Convention internationale sur le commerce des espèces en danger.

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A bas les Viking !

Les chasseurs islandais tuent leur première baleine

Source : IFAW

25/10/6 - L'équipage d'un bateau de pêche à la baleine islandais vient de tuer un rorqual commun, dont l'espèce est menacée. C'est le premier des neuf rorquals communs et 30 petits rorquals dont le gouvernement islandais a autorisé la chasse la semaine dernière. Les protestations internationales continuent de s'accumuler à l'encontre du gouvernement islandais, qui a pris la décision de reprendre la chasse commerciale à la baleine après 20 ans d'arrêt. Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la France, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Union Européenne ont notamment diffusé des déclarations publiques en ce sens. Les spécialistes des cétacés d'IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux – www.ifaw.org) ont également critiqué le soutien apporté par le gouvernement islandais aux chasseurs de baleines.

Le bateau de pêche, qui est la propriété d'un "homme d'affaires islandais important" [sic], Kristjan Loftsson, est arrivé ce matin au Hvalfjördur (qui signifie le fjord des baleines), une crique dont le quai était utilisé autrefois par les chasseurs. La seule usine de transformation de la viande de baleine du pays, construite pendant la deuxième Guerre Mondiale, est actuellement inutilisable. Etant donné qu'il n'y avait aucun lieu pour traiter la baleine, elle a été tirée à terre pour être découpée à ciel ouvert dans le Hvalfjördur.

Les rorquals communs ont été déclarés espèce menacée par l'UICN et seule la baleine bleue les dépasse en taille, puisqu'ils peuvent atteindre des longueurs de 18 à 22m et des poids allant jusqu'à 30 à 80 tonnes. Ils ont été chassés massivement dans le passé, et leur nombre est actuellement inconnu.

Traditionnellement, les rorquals communs n'étaient pas consommés par les Islandais, ce qui renforce les spéculations selon lesquelles l'Islande a l'intention de vendre la viande au Japon. Celà s'oppose aux réglementations en vigueur de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction (CITES), qui interdisent le commerce international de toutes les espèces de grandes baleines.

"En soutenant la chasse commerciale du rorqual commun menacé, le gouvernement islandais n'a pas seulement couvert de sang ses eaux vierges, mais aussi sa réputation internationale," a déclaré le Dr. Joth Singh, Directeur de la Protection de la Faune et de l'Habitat d'IFAW. "Le monde ne se contente pas d'observer les bras croisés ; maintenant, il agit. Nous nous réjouissons de la rapidité de réaction des différents pays qui ont condamné cette chasse cruelle et inutile.

"Le gouvernement islandais ne devrait pas mettre en cause la réputation de son pays en tant que destination de l'écotourisme au profit d'un seul homme d'affaires. Des centaines de milliers de gens viennent chaque année en Islande pour observer les baleines. Le gouvernement devrait réaliser que le nombre d'Islandais pouvant profiter des baleines vivantes est supérieur à celui de ceux qui peuvent profiter des cétacés morts," ajoute le Dr. Singh.

IFAW demande aux 2,5 millions de personnes qui le soutiennent dans le monde de s'opposer à reprise de la chasse commerciale décidée par le gouvernement islandais.

http://www.futura-sciences.com

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Baleine : l’Islande viole le moratoire international


L'Islande, le Japon et la Norvège sont les trois nations baleinières favorables à la chasse aux cétacés.

Samedi, pour la première fois depuis vingt ans, des pêcheurs islandais ont violé le moratoire de la Commission baleinière internationale (CBI) sur la chasse à ce mammifère marin. L’Union européenne (UE) avait condamné, vendredi, le projet de l’Islande de reprendre la pêche au cétacé à des fins industrielles et commerciales et appelé le pays à revenir sur sa décision. L’Union mondiale pour la conservation des espèces (UICN) a déploré la décision islandaise. Les touristes commencent à annuler leurs voyages en Islande, un pays où le tourisme représente 6% du produit national brut (PNB).
I

«Des pêcheurs islandais ont harponné une baleine, c’est un rorqual commun d’une vingtaine de mètres de long», s’est félicité samedi un porte-parole de la Haute Alliance du Nord, une instance qui représente les intérêts des communautés de chasseurs et de pêcheurs de l’Arctique. L’Islande vient par là-même de violer le moratoire international adopté en 1986 interdisant la capture des baleines à des fins commerciales. Jusqu’à ce jour, d’après la charte établie par la CIB, la chasse aux cétacés n’est autorisée qu’aux aborigènes et n’est admise que pour la recherche scientifique. En annonçant ouvertement sa décision d’autoriser la prise de neuf rorquals communs et de 30 petits rorquals d’ici le 31 août 2007 en vue de l’exportation, le gouvernement islandais signe l’ouverture d’une brèche.

L’Islande s’est toujours montrée ambivalente par rapport à ce moratoire. Il a fallu quatre ans après son adoption, pour que Reykjavik s’engage à arrêter la chasse commerciale et scientifique. Puis, après avoir quitté la CIB en 1992, le gouvernement islandais avait à nouveau rejoint la Commission internationale baleinière en 2002, en promettant de respecter le moratoire. Depuis 2003, il avait repris la chasse en déclarant alors mener, à l’instar du Japon, «un programme scientifique de chasse à la baleine». Cette fois, il ne tergiverse plus et justifie sa reprise d’activité en arguant que les stocks de baleines ont augmenté depuis l’interdiction de la pêche industrielle et que ces mammifères marins sont en assez grand nombre dans l’Atlantique Nord.

Oslo (la Norvège) et Tokyo (le Japon] satisfaites par l’initiative de Reykjavik !

Chaque année le moratoire est au centre d’une vive controverse entre les nations baleinières favorables à une reprise de la chasse (Norvège, Japon, Islande), et les Etats, Australie et Nouvelle-Zélande en tête, qui s’opposent au massacre des cétacés, menacés d’extinction.

En faisant fi de l’appel de la Commission européenne à «reconsidérer sa décision», l’Islande réactive la discussion. Oslo (Norvège) et Tokyo (Japon) ressortent renforcées par la décision islandaise qui leur permet de rompre l’isolement.

«La décision islandaise contribue à normaliser la question de la chasse à la baleine», a déclaré Karsten Klepsvik, le représentant norvégien auprès de la CIB. Tout en refusant de commenter l’annonce faite à Reykjavik, le Japon a quant à lui aussitôt rebondi en déclarant qu’il partageait «l’opinion [ islandaise et norvégienne] selon laquelle une chasse commerciale à la baleine soutenable est possible pour certaines espèces». Dans le même temps, Hideaki Okada, responsable de l’Agence des pêches nippones, s’est montré soucieux d’apaiser les esprits échauffés par l’attitude islandaise et a tenu à s’en démarquer : «Le Japon a appliqué le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine imposé par la CIB. Notre politique ne va pas changer drastiquement après la décision de l’Islande». Pas «drastiquement» ? Peut-être bien ‘beaucoup quand même’ : le Japon a décidé récemment de doubler ses prises «scientifiques» de 440 à 850 par an, soulignant que la chasse et la viande de baleine sont inscrites dans les traditions -culturelle et culinaire- japonaises.

Bernard Cressin
Directeur scientifique à WWF

«Aujourd’hui si l’Islande reprend la chasse, on peut craindre que les rapports de force à la Commission baleinière internationale fasse que la chasse ne reprenne pas qu’en Islande.»

«Un triste jour pour la planète»

par Dominique  Raizon

L’Union européenne, quant à elle, condamne catégoriquement cette décision car, souligne-t-elle, «les baleines représentent une composante fragile de l’équilibre biologique de la faune marine, déjà menacée par d’autres activités humaines et par la pollution». Les commissaires européens à l’Environnement et à la pêche, Styavros Dimas et Joe Borg, ont «regretté» cette décision, assurant que «si c’était uniquement à l’UE de décider, la chasse commerciale à la baleine serait abandonnée une fois pour toutes».

La Nouvelle-Zélande a réaffirmé «être totalement opposée au fait que l’Islande s’arroge le droit de reprendre la chasse commerciale», selon les déclarations de Chris Carter, ministre néo-zélandais de l’Environnement. Le ministre a qualifié l’attitude islandaise d’«extrêmement décevante». Autre pays protectionniste, l’Australie s’est indignée : «C’est vraiment un triste jour pour la planète quand un pays développé comme l’Islande foule au pied l’un des grands progrès dans le domaine de la protection de l’environnement du siècle dernier comme l’est le moratoire sur la chasse aux baleines», s’est ému le ministre australien de l’environnement Ian Campbell.

Les associations de Défense de l’Environnement font chorus. L’Union nationale pour la conservation des espèces (UICN) s’est déclarée à la fois «déçue et inquiète» car «le volume de la chasse est en augmentation», a expliqué Justin Cooke, son représentant. Les associations essaient de défendre l’idée que, par ailleurs, la chasse commerciale est «une industrie obsolète et inutile qui aurait dû cesser il y a un siècle tout comme l’utilisation des lampes à huile de baleine», souligne le Dr Joth Singh, directeur de la protection de la faune et de l’habitat d’Ifwa. Il poursuit : «Le gouvernement islandais devrait soutenir l’industrie croissante et florissante de l’observation des baleines sur ses côtes, plutôt que d’engloutir des fonds et sa réputation  politique dans la promotion de la chasse», un avis partagé par Greenpeace France.

De fait, la décision de l’Islande aura certainement des effets négatifs sur l’activité touristique du pays. Le tourisme représente environ 6% du produit national brut (PNB) islandais, selon Thorleifur Jonsson, membre de l’association islandaise de l’industrie touristique. Thorleifur Jonsson témoigne que la saison d’observation des baleines, qui touche à sa fin et qui reprendra au printemps, a accueilli cette saison dernière plus de 23 000 touristes. Il déplore : «Nous avons reçu plusieurs mails de touristes affirmant qu’ils ne se rendraient pas en Islande. Les touristes n’approuvent pas la politique du gouvernement et sanctionnent le pays», a expliqué Einar Steinthorsson, directeur du centre qui propose des circuits d’observation des mammifères.

Déjà en juin dernier, lors de la réunion annuelle de la CIB, l’ombre de l’abolition du moratoire planait. Sous l’impulsion d’Oslo (Norvège) et de Tokyo (Japon), la réunion avait permis au Japon de faire voter une résolution nouvelle adoptée à une courte majorité, indiquant que le moratoire n’était «plus nécessaire». Cette motion adoptée à une très courte majorité par 32 voix pour et 32 voix contre, représentait une avancée pour les partisans de la chasse. Les instances dirigeantes de la CIB avaient toutefois décidé qu’une majorité des trois quarts était requise pour abroger la levée totale de l’interdiction. 
Source : http://www.rfi.fr/

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L’Islande relance la chasse commerciale à la baleine

18/10/6 - Le ministère de la pêche islandais a annoncé que son pays allait reprendre la chasse commerciale à la baleine, imitant ainsi la Norvège, qui était jusqu’à présent le seul pays à ne pas tenir compte du moratoire de 1986 interdisant cette chasse. Le Japon tue des baleines au nom de la recherche scientifique, tout en faisant pression au sein de la Commission baleinière internationale pour lever le moratoire.

L’Islande avait décidé d’arrêter toute chasse aux cétacés en 1990. Cependant en 2003 le gouvernement islandais a annoncé la reprise de la chasse pour des motifs scientifiques. Cette fois-ci le but commercial est clairement affiché : l’Islande souhaite exporter la viande de baleine, bien que la convention sur le commerce des espèces menacées (CITES) ne le permette pas.

L’Islande a fixé des quotas de 30 petits rorquals (Balaenoptera acutorostrata) et neuf rorquals communs (Balaenoptera physalus) pour la saison allant de l’automne 2006 à l’été 2007. Le ministère de la pêche affirme que cela ne met pas en danger les populations de cétacés [sic].

Lors de la dernière réunion de la Commission baleinière internationale, les partisans de la reprise de la chasse, Japon, Norvège et Islande en tête, ont réussi à faire adopter une résolution affirmant que le moratoire de 1986 n’est plus nécessaire et que "les baleines constituent une menace pour les réserves halieutiques" [sic]. Ils n’ont pas pu réunir la majorité qualifiée nécessaire pour lever le moratoire. Cependant c’était la première fois en 20 ans qu’une résolution aussi clairement opposée au moratoire était votée à la CBI.

C. D.

Source : http://sciences.nouvelobs.com/

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Harponnons les Nippons !


Les baleiniers japonais partent à la chasse pour la saison
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TOKYO (AFP) - 15/11/6 - Six navires baleiniers japonais ont quitté mercredi les côtes de l'Archipel à destination de l'Antarctique pour mener leur campagne de chasse annuelle de cinq mois, au cours desquels ils comptent tuer 860 cétacés.
La saison dernière, les Japonais avaient capturé 853 baleines de Minke de l'Antarctique et dix rorquals communs au cours d'une campagne qui avait parfois viré à la bataille navale avec les bateaux de Greenpeace.

Un militant de l'organisation écologiste avait notamment failli se noyer en tentant d'arracher un harpon planté dans le dos d'une baleine.

Greeenpeace a exhorté mercredi la flotte baleinière nippone à rentrer au port, et a dénoncé une nouvelle fois la pêche à la baleine que le Japon assure pratiquer dans le cadre d'un programme "scientifique".

"Ce programme n'est qu'une excuse fallacieuse pour pousser à la reprise de la chasse commerciale à la baleine, même si aucune demande de la part du marché ne le justifie au Japon", a déploré Greenpeace dans un communiqué.

Le Japon, qui est à la tête des pays qui font campagne pour la reprise de la chasse commerciale à la baleine, milite depuis des années pour l'abrogation du moratoire décreté en 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI).

"Arguant que le nombre de cétacés augmente" [sic], le gouvernement japonais a récemment décidé de doubler ses prises "scientifiques" de baleines de Minke (petits rorquals) de 440 à 850 par an.

Tokyo argue aussi que la chasse et la viande de baleine font partie de ses traditions culturelles et culinaires.

La consommation de viande de baleine, qui avait chuté au Japon après l'imposition du moratoire de la CBI, augmente à nouveau depuis quelques années, le gouvernement encourageant sa préparation dans les cantines scolaires.

Outre les 853 baleines prises l'an dernier dans les eaux antarctiques, le Japon a tué cette année 351 cétacés appartenant à quatre espèces dans le nord-ouest de l'océan Pacifique, selon l'Agence des pêches nippone.

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A BAS LES NIPPONS !

Baleines : les militants de Greenpeace lancent leur campagne avec une mise à prix

Par Lawrence BARTLETT

 

SYDNEY (AFP) - 29/1/7 - Des écologistes ont lancé lundi une nouvelle campagne contre la chasse à la baleine en offrant une récompense de 25.000 dollars à qui permettrait de localiser une flotte de baleiniers japonais en mers australes.

Paul Watson, président de Sea Shepherd ("Le Berger de la mer"), a indiqué à l'AFP depuis un bateau de l'association Greenpeace que la mise à prix avait pour but de l'aider dans sa traque des baleiniers, restée vaine jusqu'à présent.

Sea Shepherd a dépêché deux bateaux dans la zone mais leur autonomie n'est que de deux à trois semaines.

Les Japonais utilisent des moyens technologiques sophistiqués pour échapper à leurs poursuivants. "Nous savons qu'ils ont dépensé 150.000 dollars dans un programme pour répérer les bateaux en mer, grâce aux satellites", a déclaré M. Watson.

"On essaie d'éviter les couvertures des satellites, en tentant de se cacher derrière un iceberg. Mais la réalité est que la situation est à notre désavantage", a-t-il ajouté.

Le "Berger de la mer" a déployé en mers australes le Farley Mowat, de 54 mètres, ainsi qu'un second navire plus rapide, le Robert Hunter, appuyé par un hélicoptère. Au total, 70 personnes de quatorze pays font partie de l'expédition.

Réputé pour ses méthodes radicales, Paul Watson a menacé d'utiliser un bélier conçu pour percer la coque des baleiniers au-dessus du niveau des eaux, donnant le ton d'une campagne qui pourrait une nouvelle fois être émaillée d'incidents.

L'an dernier, des canons à eau avaient été employés contre des militants de Greenpeace.

Un navire de l'organisation, l'Esperanza (72 mètres), a quitté vendredi le port néo-zélandais d'Auckland pour les mers australes. Le bâtiment n'atteindra pas la zone de chasse avant une semaine environ, a indiqué par téléphone la porte-parole de l'expédition, Sara Holden. "Nous pensons pouvoir retrouver" les baleiniers, a-t-elle déclaré.

Dans cette bataille navale, la Nouvelle-Zélande et l'Australie, opposées toutes deux à la chasse, hésitent entre dénonciation et neutralité.

Le ministre australien de l'Environnement, Ian Campbell, avait récemment appelé les baleiniers à faire preuve de modération et à ne pas employer leurs canons à eau contre les écologistes. L'Australie a banni de ses ports les baleiniers.

La Nouvelle-Zélande a diffusé, vendredi, des photos explicites montrant avec force hémoglobine la flotte japonaise harponnant et découpant des baleines. Les autorités de Wellington n'ont cependant pas dévoilé la localisation des baleiniers, un refus qui fait du gouvernement "les complices du crime japonais", selon M. Watson.

La flotte japonaise doit tuer 850 baleines de Minke et dix rorquals communs d'ici le mois de mars.

Un moratoire international sur la chasse commerciale aux baleines est en vigueur depuis 1986 mais le Japon le contourne en invoquant une clause qui autorise des prises à des fins scientifiques

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Baleine : les Nippons forcés d'interrompre sa saison de chasse dans l'Antarctique

TOKYO (AFP) - 28/2/7 - Le Japon a dû prématurément interrompre sa campagne annuelle de chasse au cétacé dans l'Antarctique à la suite de l'incendie de son principal baleinier et d'affrontements parfois violents avec des écologistes anglo-saxons, a annoncé mercredi l'Agence japonaise des pêches.
Une flotte de six navires, parmi lesquels le baleinier endommagé "Nisshin Maru", est en train de rentrer au Japon, a précisé l'Agence.

La saison de chasse au cétacé s'était ouverte en novembre dernier et devait prendre fin le mois prochain.

La flotte baleinière nippone était censée pêcher d'ici la fin mars 850 baleines de Minke sous prétexte de "recherches scientifiques".

Elle devra se contenter des 505 baleines capturées jusqu'au 15 février, lorsqu'un incendie a sérieusement endommagé le bateau amiral japonais, faisant un mort parmi l'équipage.

L'équipage du "Nisshin Maru" est parvenu il y a quelques jours à redémarrer les moteurs du navire mais les dégâts sont trop importants, a précisé l'Agence.

"Après avoir discuté cette semaine de l'état du navire, nous avons décidé de rappeler la flotte au Japon", a déclaré Hiroshi Hatanaka, président de l'Institut japonais de recherches sur les cétacés.

Au moment du sinistre, le "Nisshin Maru", qui transporte 1,3 million de litres de fuel dans ses cales, se trouvait à une centaine de kilomètres de la plus importante colonie au monde de pingouins d'Adélie, au Cap Adare (Terre Adélie) en Antarctique.

Les autorités néo-zélandaises avaient exprimé leur crainte que l'incident n'entraîne une marée noire avant que le baleinier de 8.000 tonnes ne puisse être réparé.

Quelques jours auparavant, de graves incidents avaient opposé des embarcations d'écologistes antichasse extrémistes à la flotte baleinière japonaise.

Dans un communiqué, l'association Sea Shepherd, basée aux Etats-Unis et à l'origine des incidents, s'est réjouie du départ du "Nisshin Maru".

"L'image du Nisshin Maru se retirant de l'Antarctique, sanctuaire de baleines, est une bonne nouvelle pour tous les gens qui aiment les baleines", s'est félicité Sea Shepherd.

"Ce navire est la pire machine à tuer des baleines de tous les temps et rien ne pourrait nous faire davantage plaisir que sa destruction totale", ont ajouté les écologistes.

Du côté japonais, le gouvernement espère que le "Nisshin Maru" sera réparé à temps pour pouvoir prendre part à une autre campagne de chasse à la baleine dans le nord-ouest du Pacifique dans le courant de l'année.

Un moratoire international sur la chasse commerciale des baleines est en vigueur depuis 1986, mais l'Etat nippon le contourne en affirmant pêcher à des fins "scientifiques" [fieffé menteur !].

Le Japon argue aussi que la pêche fait partie de sa culture et que la viande de baleine est une "tradition culinaire" [sic] de l'Archipel.

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Le sieur Hideki Moronuki, chef du département baleinier de l'Agence des pêches nippone.
promet de continuer la pêche à la baleine !

TOKYO (AFP) - 1/3/7 - Le Japon a promis de poursuivre la chasse à la baleine malgré l'interruption de sa campagne annuelle de pêche dans l'Antarctique à la suite d'affrontements avec des écologistes.
Cette campagne a pris fin mercredi prématurément en raison de l'incendie de son principal baleinier, et d'une confrontation parfois violente avec les écologistes anglo-saxons.

Forte de six bâtiments, la flotte baleinière nippone est en train de rentrer au Japon.
Elle était censée pêcher d'ici la fin mars 850 baleines de Minke sous prétexte de "recherches scientifiques", mais devra se contenter des 505 baleines capturées jusqu'au 15 février, lorsqu'un incendie a sérieusement endommagé le "Nisshin Maru", faisant un mort parmi l'équipage.

L'interruption de la mission en Antarctique sera "quasiment sans conséquence" sur les prochaines campagnes de chasses à la baleine du Japon, a affirmé jeudi Hideki Moronuki, chef du département baleinier de l'Agence des pêches.

"La flotte rentrera vers la fin du mois de mars et sera prête pour une nouvelle expédition dans le nord-ouest du Pacifique qui débutera en mai", a-t-il précisé.

"Elle devrait également être en mesure de repartir dans l'Antarctique à partir de l'automne prochain", a-t-il ajouté.

L'endommagement du "Nisshin Maru" à la suite de l'incendie, dont les raisons ne sont pas encore complètement éclaircies, est à l'origine de la suspension de la saison de pêche en Antarctique.

Quelques jours auparavant, de graves incidents avaient opposé des embarcations d'écologistes antichasse à la flotte baleinière japonaise.

L'association Sea Shepherd, basée aux Etats-Unis et à l'origine des incidents, s'est réjouie du départ du "Nisshin Maru".

Mais M. Moronuki a fustigé des actes dignes de "pirates" et de "terroristes" ["islamistes, sans doute", sic], tout en estimant peu probable qu'ils soient la cause du sinistre.

"Nous devons réfléchir à des mesures pour réduire le préjudice infligé à nos campagnes de chasse à la baleine", a-t-il souligné.

Un moratoire international sur la chasse commerciale des baleines est en vigueur depuis 1986, mais le Japon le contourne en affirmant pêcher à des fins "scientifiques".

Avec la Norvège et l'Islande, Tokyo va de nouveau militer pour une reprise totale de la chasse commerciale à la baleine à l'occasion de la prochaine rencontre annuelle de la Commission baleinière internationale en Alaska en mai.

Pour l'organisation écologiste Greenpeace, cette chasse n'est pas nécessaire au vu de la faible consommation de viande de baleine au Japon, argument des autorités de Tokyo qui excipent de la tradition culinaire locale pour justifier la pêche au cétacé.

"Nous voulons que les Japonais réfléchissent à la question. Nous voulons que les Japonais se demandent s'ils ont vraiment besoin de chasser la baleine", a déclaré à l'AFP un responsable de Greenpeace-Japon, Junichi Sato.

L'Australie, en pointe contre les baleiniers japonais, s'est félicitée jeudi du retour prématuré de la flotte nippone et a promis de continuer à se battre pour bannir la chasse dite "à des fins scientifiques" [sic].

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Chasse à la baleine : poursuite du bras de fer avec les Nippons

 

TOKYO (AFP) - 29/3/7 - L'"Esperanza", bateau de Greenpeace qui a participé à la récente campagne contre les baleiniers japonais en Antarctique, dérivait toujours jeudi au large de Tokyo, pour la deuxième journée consécutive, après s'être vu refuser l'accès du port par le syndicat des marins nippons.
Les écologistes ont fait appel à l'assistance de l'ambassade des Pays-Bas au Japon, l'"Esperanza" battant pavillon néerlandais, afin de tenter de mettre fin au bras de fer avec les autorités japonaises.

La confrontation entre autorités nippones et Greenpeace a désormais pris un tour passionnel : Tokyo, se considérant humilié, estime que l'agressivité de la campagne des écologistes contre sa flotte baleinière a dépassé les limites et "porte atteinte à son orgueil et ses intérêts nationaux" [sic].
Tokyo qualifie Greenpeace de groupe "terroriste" [sic] .

"Cela me blesse quand il m'appelle terroriste. C'est injuste", a déclaré le capitaine de l'"Esperanza", Frank Camp, lors d'une conférence de presse à Tokyo.

"Cette affaire dépasse la seule question de la chasse à la baleine, elle touche au problème plus important de la liberté d'expression et des manifestations citoyennes au Japon", a dénoncé Jun Hoshikawa, président de Greenpeace-Japon.

Le navire écologiste, avec 23 membres d'équipage à bord, devait accoster en baie de Tokyo mercredi dans le cadre de sa campagne anti-chasse au cétacé, mais il en a été de facto empêché à la suite du refus de l'agent japonais chargé de s'occuper de son arrivée.

Ce dernier a été pressé par le syndicat des marins japonais de ne pas assister le bateau de Greenpeace, organisation honnie au Japon, accusée par les autorités de se livrer à une opération de propagande.

Les écologistes souhaitaient venir plaider auprès des Japonais pour la fin de la chasse à la baleine.

"Nous sommes bien déterminés à faire ce que nous avions initialement prévu, à savoir aller à la rencontre des Japonais. Nous ne partirons pas", a assuré Sara Holden, porte-parole de Greenpeace, lors d'une interview par téléphone satellite depuis l'"Esperanza".

"S'ils (les Japonais) n'ont rien à cacher, ils n'ont aucune raison de nous refuser l'accès", a de son côté souligné Karli Thomas, chef de l'expédition de Greenpeace.

"A chaque fois que les baleiniers japonais ont pris la mer, Greenpeace a systématiquement provoqué des incidents. Il n'est pas question de les accueillir ici, encore moins de discuter avec eux, rien à faire", a répondu un délégué syndicaliste, Seizo Hondo.

Le Japon pratique la chasse à la baleine, qu'il considère comme une de ses traditions culturelles et culinaires, ce qui lui vaut la vive inimitié des associations écologistes.

Il contourne chaque année le moratoire international sur la chasse commerciale des baleines, en vigueur depuis 1986, en affirmant pêcher à des fins "scientifiques".

Le 1er mars, les Japonais avaient dû prématurément interrompre leur saison annuelle de pêche dans l'Antarctique à la suite de graves incidents avec des militants écologistes de l'organisation Sea Shepherd.

Ces derniers avaient notamment jeté de l'acide sur le pont d'un baleinier nippon, blessant deux marins. Greenpeace s'est désolidarisée des actions violentes de Sea Shepherd.

Tokyo a promis de poursuivre la chasse à la baleine.

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Au nom de "l'intérêt national"
la Flotte militaire US s'entraînera avec ses sonars
sans se préoccuper des baleines
!

 

Par Lucile Malandain

AFP - 12/11/8 - La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé mercredi la Marine américaine à poursuivre ses entraînements au large de la Californie (ouest) et à utiliser un sonar dont la fréquence peut perturber baleines et dauphins, au nom de "l'intérêt national" [sic].

Dans une décision partagée entre les neuf sages, la plus haute juridiction du pays a donné raison à l'armée, qui jugeait que les intérêts de la défense nationale devaient primer sur les exigences environnementales.

"Nous n'écartons pas l'importance des intérêts écologiques, scientifiques et récréatifs des mammifères marins, défendus par les plaignants", explique la Cour dans sa décision rédigée par son président, John Roberts.

"Mais la nécessité pour la Marine de s'entraîner dans les conditions du réel pour s'assurer qu'elle est capable de neutraliser la menace posée par des sous-marins ennemis l'emporte clairement", poursuit-elle.

A l'origine de l'affaire, le constat effectué par des associations environnementales, et partagé par de nombreux scientifiques, que certaines fréquences de sonar provoquent la surdité temporaire des mammifères marins, les désorientant voire les amenant à s'échouer sur la côte et à mourir.

Or, dans une série d'entraînements menés depuis février 2007 au large de la Californie, la Navy utilise un sonar à moyenne fréquence afin de détecter des sous-marins potentiellement ennemis.

Le président Bush en personne est intervenu dans ce dossier, signant un ordre d'exemption au profit des militaires au motif que ces entraînements relèvent de l'intérêt national et qu'une situation d'"urgence" lui permet de passer outre une décision judiciaire en matière d'environnement.

Lors de l'audience début octobre, la Navy avait cependant reconnu que ce sonar pouvait perturber 170.000 mammifères marin, provoquer la "surdité temporaire" de 8.000 baleines et des blessures irréversibles pour environ 430 d'entre elles.

Dans un communiqué, Donald Winter, secrétaire à la Marine américaine, s'est réjoui mercredi de la décision de la Cour et a estimé que celle-ci permettrait à la Navy d'être "certaine que ses équipages sont +prêts pour le combat+ tout en continuant à être les gardiens de l'environnement marin".

Saisi par le Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC), un tribunal fédéral californien avait délivré en janvier 2008 une "injonction" ordonnant aux militaires de tenir compte de ce danger.

Dans sa décision mercredi, la Cour estime que ce tribunal a "outrepassé son pouvoir discrétionnaire" en ordonnant aux militaires de réduire le niveau de fréquence dudit sonar et de l'éteindre complètement lorsqu'ils détectent un mammifère marin dans un périmètre de 2 km.

Elle ne s'est en revanche pas prononcée sur les quatre autres parties de l'injonction - pour lesquelles elle n'était pas saisie -, comme éviter les zones connues pour abriter de nombreux mammifères ou respecter une zone tampon le long de la côte, s'est réjoui le NRDC lors d'une conférence de presse.

"La Cour n'a pas soulevé la question sous-jacente que la Navy a probablement violé la loi en ne préparant pas un rapport sur l'impact environnemental de ses entraînements", obligatoire selon la loi américaine, a estimé en outre Joel Reynolds, avocat et directeur du programme mammifères marins de la NRDC.

Les deux juges de la minorité ont d'ailleurs insisté sur cette question de la séparation des pouvoirs. Dans sa décision, Ruth Ginsburg rappelle ainsi qu'au départ, la Marine s'est contentée d'un rapport préliminaire. "Il n'y a aucun doute que les entraînements (de la Navy, ndlr) servent des intérêts cruciaux mais ces intérêts n'autorisent pas la Navy à violer un ordre légal", assure la juge.

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L'Islande intensifie la chasse à la baleine !


Svanborg SIGMARSDOTTIR

AFP - 27/1/9 - L'Islande, qui avait repris en 2006 la chasse commerciale à la baleine, va intensifier cette activité controversée, avec des quotas de prises annuelles multipliés par plus de six pour les cinq prochaines années.

"Le quota de prises est fixé sur recommandation de l'Institut de recherche marine", a déclaré à l'AFP le ministre démissionnaire de la pêche et de l'agriculture, Einar K. Gudfinnsson, précisant que dans son dernier rapport, celui-ci suggérait des prises allant jusqu'à 150 rorquals communs et 100 baleines de Minke (ou petits rorquals, une des plus petites baleines, ndlr).

"J'ai toujours souligné que la chasse à la baleine devait être pérenne, et c'est pourquoi je pense que les baleiniers seront satisfaits de ce quota", a-t-il ajouté.

En 2007, le quota annuel avait été fixé à 9 rorquals communs et 30 baleines de Minke, et à 40 baleines de Minke en 2008.

L'Islande est le seul pays au monde avec la Norvège à pratiquer la chasse de la baleine à des fins commerciales. Le Japon chasse pour sa part les baleines sous couvert de recherche scientifique.

Cette décision intervient alors que la coalition gouvernementale (centre-droit et sociaux-démocrates) a démissionné lundi, et devrait être remplacée par un gouvernement réunissant le parti social-démocrate et le parti Gauche-Verts, opposés à la chasse à la baleine.

Arni Finnsson, membre de l'association pour la conservation de la nature islandaise, a immédiatement critiqué cette décision estimant que "cela allait ruiner les chances de l'Islande à la fois sur le plan national et international".

"J'espère que la personne qui va remplacer Gunnar (Gudfinnsson) aura le courage de revenir sur cette décision", a-t-il déclaré au quotidien Morgunbladid alors que le pays s'efforce de surmonter la crise économique après l'effondrement de son secteur financier en octobre.

La ministre sortante des Affaires étrangères, la sociale-démocrate Ingibjörg Solrun Gisladottir, avait déjà exprimé en mai dernier sa vive opposition à la décision de son propre gouvernement de poursuivre la chasse à la baleine en 2008.

"Il est fondamental qu'on n'interdise pas les Islandais d'utiliser les ressources de l'océan d'une façon durable ou en maintenant l'équilibre entre les espèces", a commenté de son côté la fédération des armateurs de bateaux de pêche.

En dépit des protestations internationales, l'Islande avait annoncé en octobre 2006 la reprise de la chasse commerciale de la baleine après avoir interrompu cette pratique en 1990.

L'annonce de l'Islande ne va pas faciliter la tâche de la Commission baleinière internationale (CBI) qui doit tenir son prochain sommet du 22 au 26 juin sur l'île portugaise de Madère.

La CBI impose depuis 1986 un moratoire illimité interdisant la chasse commerciale à la baleine, mais autorisant, selon des quotas précis, la chasse à des fins scientifiques, que pratique notamment le Japon, et la chasse aborigène de subsistance, pratiquée par des peuples autochtones (Sibérie, Alaska, Groenland).

Les pays "chasseurs" (Japon, Norvège et Islande, qui tuent environ 2.000 baleines par an) voudraient lever ce moratoire, une hypothèse refusée par les "protecteurs".

Les résolutions de la CBI doivent être approuvées par 75% de ses membres pour être adoptées, un système à l'origine du blocage actuel.

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Japon : mission baleinière suspendue en Antarctique, possible retour précoce


Voila.fr - 16/2/11 - Le Japon a suspendu sa mission baleinière dans l'Antarctique, en raison des pressions exercées par l'association de défense de l'environnement Sea Shepherd, et étudie la possibilité d'y mettre fin plus tôt que prévu, a-t-on appris mercredi auprès de l'Agence des pêches.

"Le (bateau) Nisshin Maru, qui est poursuivi par Sea Shepherd, a suspendu ses activités depuis le 10 février pour des raisons de sécurité, et nous sommes en train d'étudier la situation, y compris la possibilité d'arrêter prématurément sa mission", a expliqué un responsable de l'Agence, Tatsuya Nakaoku.

Selon un militant d'une autre organisation écologiste, Greenpeace, le Japon aurait déjà décidé de raccourcir la campagne de cette année, non pas à cause du harcèlement de Sea Shepherd mais compte tenu des stocks massifs de chair de baleine déjà accumulés.

"Des informateurs nous ont déjà dit que les pêcheurs allaient rentrer plus tôt", a affirmé Junichi Sato, ajoutant que la capture de 1.000 cétacés, l'objectif officiel côté nippon, était impossible à réaliser du fait de la capacité insuffisante du navire amiral de la flotte baleinière, le bateau usine Nisshin Maru.

"Le harcèlement de Sea Shepherd est présenté comme la raison officielle, mais cela tient davantage à des raisons particulières au Japon", a-t-il poursuivi.

Les bateaux japonais pêchent chaque année plusieurs centaines de baleines dans l'Antarctique au nom de la "recherche scientifique", une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986.

L'Australie a saisi en juin dernier la Cour internationale de justice afin d'obliger le Japon à mettre fin à ce programme de chasse, estimant que l'archipel violait ses "obligations internationales".

Les autorités nippones affirment que cette pêche fait partie intégrante de la "culture nippone" [sic], sans cacher que la viande de baleine termine sur les étals nippons.

Les écologistes dénoncent pour leur part une pratique cruelle et inutile, soulignant que cette viande n'est pas particulièrement appréciée au Japon et que les missions subventionnées par les autorités coûtent cher au contribuable.

Ces campagnes dans l'Antarctique sont régulièrement perturbées par les militants de Sea Shepherd (une association basée aux Etats-Unis) qui poursuivent les baleiniers à bord de leurs propres navires.

Un trimaran de l'association avait coulé début janvier 2010 après un accrochage très médiatisé avec un baleinier japonais.

En juillet, un ancien militant néo-zélandais de Sea Shepherd, l'ex-capitaine du trimaran coulé, a été condamné au Japon à deux ans de prison avec sursis pour avoir blessé au visage un marin nippon en jetant sur son baleinier une flasque d'acide butyrique (beurre rance) au mois de février précédent.

M. Sato, de Greenpeace, a quant à lui été condamné en septembre à un an de prison avec sursis, tout comme un autre militant de l'association. Ils ont été reconnus coupables par la justice nippone de vol de chair de baleine, un larcin que les écologistes ont affirmé avoir accompli pour dénoncer un "trafic illégal" de chair de cétacés.

 

 

 

Des volontaires tentent de remettre des balines échouées à l'eau en Nouvelle-Zélande le 28 décembre 2009

 

Nouvelle Zélande : 125 baleines mortes échouées sur deux plages

A qui la faute ?

 

Au moins 125 baleines sont mortes après s'être échouées sur deux plages en Nouvelle-Zélande, a annoncé lundi un responsable des services de protection de la nature.

Un total de 105 baleines pilotes ont péri à Farewell Spit, à l'ouest de la station touristique de Nelson, sur l'île méridionale de la Nouvelle Zélande, tandis que 21 cétacés ont trouvé la mort en s'échouant sur une plage de la côte est de l'île septentrionale.

Selon un responsable des services de préservation des ressources naturelles, Hans Stoffregen, cité par le journal Nelson Mail, aucune des baleines pilotes qui se sont échouées à Farewell Spit n'a pu être sauvée.

"Elles étaient dans un triste état. Le temps que nous arrivions, les deux-tiers étaient déjà mortes. Nous avons dû euthanasier les autres", a-t-il dit.

"C'était affreux, mais rien n'aurait pu être fait pour les sauver. C'était la solution la plus humaine", a-t-il souligné.

Les baleines étaient restées longtemps hors de l'eau et étaient dans un état de grande souffrance, a-t-il expliqué.

Selon lui, une autre baleine a été découverte lundi sur une plage proche et d'autres pourraient avoir péri dans le secteur.

Les 21 baleines qui sont mortes sur la péninsule de Coromandel, sur l'île septentrionale, faisait partie d'un groupe de 63 cétacés qui se sont échoués dimanche sur la plage.

Des bénévoles et des vacanciers ont pu remettre à la mer les 42 baleines survivantes. "La dernière fois qu'elles ont été vues, elles nageaient sans problème vers le large", a indiqué la porte-parole du service Lyn Williams.

L'une des femelles a même donné naissance à un baleineau immédiatement après avoir été remise à la mer, selon elle.

 

 

Nouve échouage de baleines en Nouvelle-Zélande

Une centaine de baleines mortes échouées sur une plage en Nouvelle Zélande


Et toujours pas d'explication...



Voila.fr - 21/2/11 - Plus d'une centaine de baleines pilotes sont mortes échouées sur une plage isolée près de l'île sud de Nouvelle-Zélande, a indiqué lundi un responsable du ministère de la Protection de l'environnement.

Des promeneurs ont découvert dimanche 107 baleines échouées sur une plage de Stewart Island, située au sud de l'île du sud de Nouvelle-Zélande, a précisé un porte-parole du ministère.

Plusieurs des cétacés étaient morts et 48 ont dû être euthanasiés en raison de l'impossibilité de les remettre à la mer, a-t-il ajouté.

"Nous avons vite compris qu'il faudrait au moins de 10 à 12 heures avant de pouvoir essayer de les remettre à la mer, mais qu'à cause du soleil et de la chaleur, beaucoup mourraient avant", a déclaré le porte-parole.

Une remise à l'eau faisait en outre courir des risques aux sauveteurs, en raison de l'approche d'un orage.

Les baleines pilotes, appelées aussi globicéphales, peuvent atteindre 20 mètres de long et sont les baleines les plus fréquentes dans les eaux néo-zélandaises.

Les échouages de baleines pilotes sont fréquents en Nouvelle-Zélande. En septembre dernier, un groupe de quatre-vingts baleines pilotes s'était échoué sur une plage du pays. Début février, 80 cétacés avaient été retrouvés là encore échoués.

Les scientifiques expliquent difficilement les raisons qui les conduisent à s'échouer sur les plages. Le fait que leur sonar se brouille en eau peu profonde ou que tout le groupe suive un des membres du groupe qui est malade et rejoint la côte figurent parmi les hypothèses évoquées.

 

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Sauvons nos amis les thons

 

La surpêche du thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique

 

Thon rouge : quota de 22.000 tonnes en 2009 selon le WWF, qui parle de "honte"

AFP - 25/11/8 - La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT) a, selon le WWF, fixé lundi à 22.000 tonnes les prises de thons rouges en 2009, une décision qualifiée de "honte" par l'organisation mondiale de protection de l'environnement. Lire la suite l'article

Réunie à Marrakech (sud du Maroc) depuis le 17 novembre, l'ICCAT n'a, toujours selon le WWF (Fonds mondial pour la nature), pas suivi les recommandations de ses propres scientifiques. Ceux-ci prônaient des quotas annuels de 8.500 à 15.000 tonnes maximum et l'interruption de la pêche pendant la période de reproduction, en mai et juin.

Il n'a pas été possible de joindre des responsables de l'ICCAT lundi soir pour avoir confirmation.

Le quota pour les prises de thons rouges en 2008 était de 28.500 tonnes.

"Ce n'est pas une décision, c'est une honte qui ne laisse pas d'autre choix au WWF que de rechercher d'autres moyens pour sauver cette pêche", a déclaré Sergi Tudela, responsable du programme des pêches méditerranéennes au WWF.

"Toute alternative est préférable à une organisation (ndlr: l'ICCAT) qui prétend respecter la science alors qu'en une décennie les prises ont été deux à quatre fois supérieures aux recommandations scientifiques, avec une surpêche légale et illégale massive", a-t-il ajouté depuis Marrakech.

"Avec l'ICCAT aux commandes, il est clair que la seule façon de diminuer la pêche (au thon) c'est l'épuisement des stocks", a encore déclaré Sergi Tudela.

Selon le WWF, l'Union européenne (UE) a inspiré la décision prise lundi par l'ICCAT, avec le soutien du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, de l'Egypte, de la Syrie et du Japon.

Le Japon avait dans un premier temps décidé de suivre les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, la Norvège, l'Islande et le Brésil, favorables à un quota de 15.000 tonnes par an, limite haute des recommandations des scientifiques de l'ICCAT.

Selon le WWF et Greenpeace, la réunion de Marrakech a été marquée par des allégations de pressions exercées sur des petits pays pour qu'ils se prononcent en faveur des quotas proposés par l'UE.

Il n'a pas été possible de confirmer ces informations.

"L'Union européenne (...) a fait pression sur d'autres participants (ndlr : à la réunion de Marrakech) pour qu'ils acceptent des propositions qui ne suivent absolument pas les recommandations des propres scientifiques de l'ICCAT pour réduire de façon substantielle la pêche (au thon) et protéger les zones de reproduction de l'espèce", a indiqué Greenpeace dans un communiqué.

La décision prise à Marrakech est "désastreuse et honteuse", ajoute le texte de Greenpeace, qui place maintenant ses espoirs dans la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

Cette 16e réunion extraordinaire de l'ICCAT -- qui regroupe 46 pays membres --, avait pour objectif d'évaluer la menace que la surpêche fait peser sur le thon rouge dans le bassin méditerranéen et envisager des mesures pour le protéger.

Les organisations écologistes et certains pays sont favorables à un moratoire pur et simple.

L'Association européenne des thoniers méditerranéens (AETM), qui affirme regrouper 2.500 professionnels de France, d'Italie et de Malte, est pour sa part hostile à tout moratoire mais réclame un renforcement des contrôles pour tous.


 

Sauvons nos amis les éléphants

 

Eléphants au Kénya

11/1/6 - La grave sécheresse affectant l'Afrique de l'Est menace également la célèbre faune du Kenya, provoquant des conflits entre villageois et animaux qui s'aventurent hors des parcs nationaux à la recherche d'eau et de nourriture, a averti mercredi le Service kényan de la faune (KWS).
• Simon Maina (AFP/AFP/Archives - mercredi 11 janvier 2006, 13h42)

 

La sécheresse menace la faune du Kenya et provoque des tensions avec villageois

NAIROBI (AFP) - 11/1/6 - La grave sécheresse affectant l'Afrique de l'Est menace également la célèbre faune du Kenya, provoquant des conflits entre villageois et animaux qui s'aventurent hors des parcs nationaux à la recherche d'eau et de nourriture, a averti mercredi le Service kényan de la faune (KWS).
"Nous avons émis un message d'alerte sur l'augmentation des conflits entre les hommes et les animaux dans le pays", a déclaré à l'AFP la porte-parole de KWS.

"La faune, notamment les éléphants, ont quitté les parcs nationaux à la recherche de sources d'eau en raison de la période de sécheresse dans le pays", a-t-elle expliqué.

"Nous avons déployé des officiers de l'Unité de gestion du problème animal dans les régions touchées et ils sont en train de déployer des patrouilles aériennes et au sol dans le but de contrôler les problèmes", a-t-elle ajouté.

Selon la porte-parole, les régions les plus affectées sont le Parc national du Tsavo Est et Ouest (300 km au sud-est de Nairobi), qui abrite la plus importante population d'éléphants et de rhinocéros du pays, et la célèbre réserve du Masai Mara (sud-ouest).

Autour de ces deux parcs, des centaines d'éléphants ont envahi les fermes environnantes à la recherche de nourriture et d'eau.

Selon des responsables locaux, les éléphants ont tué au moins deux personnes ces deux dernières semaines près du Tsavo, et ont ensuite perturbé les funérailles de l'une des deux victimes le week-end dernier, provoquant des manifestations de colère des villageois.

"Le prêtre (officiant à la cérémonie) a dû écourter son discours après que les éléphants eurent commencer à charger l'assistance", a rapporté mercredi l'agence officielle KNA, citant des témoins présents à l'enterrement de Haggai Kisombe, qui avait été piétiné à mort par le pachyderme.

A la suite de cet incident, les villageois ont réclamé une action urgente du gouvernement contre les éléphants, érigeant des barrages sur une route et lançant des pierres sur les voitures pendant trois heures.

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Affamés, les éléphants kenyans se rapprochent des habitations humaines

NAIROBI (AP) - 12/1/6 - Les éléphants du Kenya ont soif. Touchés de plein fouet par la sécheresse, ils quittent leurs parcs nationaux et réserves naturelles à la recherche d'eau et de nourriture près des habitations humaines, où ils ont attaqué des agriculteurs qui tentaient de protéger leurs cultures.

Selon Connie Maina, porte-parole du Service kenyan de la faune (Kenya Wildlife Services), deux personnes ont été tuées par des éléphants la semaine dernière après avoir quitté le parc national Tsavo Ouest. Des incidents ont également été signalés dans les régions de Lamu, Laikipia et Narok, a-t-elle rapporté jeudi. Des membres de l'organisation ont été déployés sur place pour régler le problème.

"Nous essayons d'effectuer des patrouilles terrestres et aériennes pour nous assurer que les animaux concernés ne provoquent pas de dégâts et pour tenter de les reconduire au parc", a ajouté Connie Maina. Cette opération "implique de nombreux véhicules et un hélicoptère qui vole à basse altitude et les pousse dans la direction vers laquelle nous voulons qu'ils se dirigent. C'est une opération très onéreuse".

Les éléphants africains pèsent jusqu'à 5,9 tonnes. Ils mangent environ 5% du poids total de leur corps et boivent entre 110 et 190 litres d'eau par jour, selon la Fondation africaine de la faune.

Le 1er janvier, le président kenyan Mwai Kibaki avait indiqué que la famine consécutive à la sécheresse pourrait concerner environ 2,5 millions d'habitants dans les régions du nord. Il avait qualifié cette crise de "catastrophe naturelle" [sic].

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Il n'y a pas que les éléphants qui ont soif et faim :

c'est toute l'Afrique orientale qui est frappée par la sécheresse et la faim,
liée aux dommages écologiques infligés aux forêts, prairies, marécages et à d'autres écosystèmes,
et au changement climatique planétaire causé par la SIC...

NAIROBI (AP) - 13/1/6 - Le Programme alimentaire mondial (PAM) appelle les donateurs à l'aide pour les cinq millions de personnes touchées par la sécheresse en Afrique orientale: dans le nord-est du Kenya, les femmes et les enfants, privés de tout, mendient sur le bord des routes, suppliant les automobilistes de leur donner à boire et à manger.

Les gouvernements et organisations internationales tentent d'attirer l'attention sur les effets dramatiques de la sécheresse dans la région. Des évaluations préliminaires montrent que 2,5 millions de personnes sont affectées au Kenya, 1,4 million en Somalie, 1,5 million en Ethiopie et 60.000 à Djibouti, selon le PAM.

La santé des enfants qui ne peuvent prendre qu'un seul repas quotidien se détériore. Les troupeaux dont de nombreuses familles dépendent pour se nourrir sont décimés, les animaux mourant d'épuisement ainsi que de manque d'eau et de nourriture.

"Les donateurs doivent réagir aujourd'hui pour éviter une catastrophe humanitaire", a prévenu vendredi Holdbrook Arthur, directeur régional du PAM pour l'Afrique orientale et centrale. "Il ne reste aux éleveurs de bétail sur ces terres reculées et arides que très peu de moyens de survie, et ils ont désespérément besoin de notre aide pour tenir jusqu'aux prochaines pluies."

Le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Klaus Toepfler, lie l'impact de la sécheresse aux dommages écologiques infligés aux forêts, prairies, marécages et à d'autres écosystèmes, et évoque également le changement climatique mondial.

"La sécheresse n'est pas inconnue des peuples d'Afrique de l'Est. C'est un phénomène climatique naturel. Ce qui a changé de manière spectaculaire ces dernières décennies, c'est la capacité de la nature à apporter des éléments essentiels comme l'eau et l'humidité dans les périodes difficiles", souligne M. Toepfler dans un communiqué.

Le nombre de personnes ayant besoin d'aide au Kenya pourrait augmenter en cours d'année. "C'est très inquiétant", souligne M. Arthur. "D'autant que les opérations d'urgence du PAM ne sont pas financées de manière adéquate et que sans contributions supplémentaires nous pourrions être contraints de suspendre notre aide alimentaire en février."

La Somalie risque de connaître sa plus mauvaise année de récoltes de céréales depuis une décennie. Les éleveurs de bétail dans le sud du pays sont contraints de se concentrer le long des rivières et dans les rares pâturages verdoyants qui subsistent.

Le PAM prévoit de nourrir un million de Somaliens jusqu'en juin, l'organisation humanitaire Care en aidant 400.000 autres. Mais les stocks du PAM sont déjà bas et l'agence onusienne a besoin de 59.000 tonnes de vivres supplémentaires pour fournir des vivres aux plus vulnérables. Une rallonge estimée à 46 millions de dollars (38 millions d'euros).

La piraterie complique les efforts du PAM. En 2005, deux navires chargés d'aide alimentaire ont été détournés au large de la Somalie, pays en proie à l'anarchie et à la violence.

A Djibouti, le PAM aide actuellement plus de 47.000 éleveurs de bétail. Avec l'aggravation de la sécheresse, on craint que ce nombre ne dépasse les 60.000 dans les mois à venir. En Ethiopie, 1,7 million d'éleveurs, essentiellement dans le sud, auront besoin d'une aide alimentaire entre janvier et juin, montre une étude.

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Abattage des éléphants : l'Afrique du Sud consulte des experts "scientifiques"...

LE CAP (AFP) - 18/1/6 - Le gouvernement sud-africain a lancé mercredi des consultations avec des scientifiques sur son projet de lever l'interdiction de l'abattage des éléphants, qui suscite un débat passionné.
Le ministre de l'Environnement et du Tourisme, Marthinus van Schalkwyk, s'est réuni au Cap (sud-ouest) avec dix experts sud-africains et zimbabwéens.

"Le ministre a déclaré que sa décision définitive serait basée sur les considérations scientifiques, éthiques et sociales disponibles, sur la culture indigène, ainsi que l'impact sur l'environnement et le tourisme", a précisé son porte-parole, JP Louw.

Le gouvernement a annoncé fin septembre qu'il envisageait la reprise de l'abattage des éléphants, interdit depuis dix ans, afin d'éviter que la surpopulation de pachydermes ne devienne incontrôlable.

Il n'a cependant fourni ni chiffres sur le nombre d'éléphants visés, ni calendrier.

Le problème se pose notamment dans le célèbre Parc national du Kruger, où l'abattage a débuté en 1967, puis a été arrêté en 1995 suite aux protestations d'associations de défense des animaux.

Le parc compte environ 12.500 pachydermes sur les 14.000 à 15.000 du pays et leur population progresse de 7% par an.

L'annonce de la reprise éventuelle de l'abattage a suscité des protestations d'organisations de protection de la nature, selon lesquelles d'autres options devraient être envisagées comme la contraception, le transfert dans d'autres réserves ou la capture.

Deux d'entre elles ont manifesté leur déception mercredi, affirmant que les experts consultés par le gouvernement étaient favorables à l'abattage.

"Notre inquiétude à propos de cette réunion est de savoir s'il s'agit d'une discussion sur les façons d'abattre ou s'ils s'interrogent sur la nécessité de l'abattage", a déclaré à l'AFP Michele Pickover, porte-parole de Xwe African Wildlife.

"Cette réunion rassemble les partisans de l'abattage. Il y avait de nombreux chercheurs internationaux prêts à participer à cette rencontre", a ajouté David Bilchitz, porte-parole de l'association Elephants Alive.

"Nous appelons le ministère à organiser une autre réunion avec un éventail complet de scientifiques", a-t-il déclaré.

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Le carnage des éléphants africains pour leur ivoire menace l'espèce

Par Jean-Louis SANTINI

WASHINGTON (AFP) -26/2/7- Le carnage des éléphants africains par des braconniers pour récupérer leurs défenses et alimenter une demande d'ivoire en forte hausse, surtout en Chine, menace cet animal d'extinction, estiment des experts américains dans une étude publiée lundi.

"Le problème est d'une telle gravité que ces pachydermes pourraient être en voie d'extinction si les pays occidentaux ne réitèrent pas leurs efforts pour faire appliquer la convention internationale de 1989 qui avait permis de mettre quasiment fin au marché noir de l'ivoire quatre ans après son entrée en vigueur", insistent-ils.

Le tonnage d'ivoire de contrebande saisi en 2006 laisse penser que "l'abattage des éléphants a atteint un rythme sans précédent depuis l'entrée en vigueur de cette convention", affirme Samuel Wasser, directeur du centre de préservation des espèces de l'Université de l'Etat de Washington et principal auteur de l'étude publiée dans les Annales de l'Académie nationale américaine des Sciences du 26 févier.

Pour l'année close en août 2006, les autorités ont intercepté près de 24 tonnes d'ivoire de contrebande. Mais dans la mesure où il est estimé que seulement 10% sont saisis, le tonnage total est probablement de l'ordre de 234 tonnes, relève ce scientifique.

Pour un tel volume d'ivoire, plus de 23.000 éléphants ont probablement été abattus, ce qui représente environ 5% de la population de ces animaux en Afrique (environ 500.000), précise Samuel Wasser.

L'éléphant asiatique est dans une situation beaucoup plus précaire puisqu'on en dénombre moins de 30.000.

L'intensification du braconnage des éléphants africains s'explique surtout par la croissance fulgurante de l'économie chinoise qui nourrit une forte demande pour de l'ivoire de contrebande, faisant exploser les prix et attirant le crime organisé, expliquent les auteurs de l'étude.

En 1989, l'ivoire de haute qualité se vendait pour 100 dollars le kg sur le marché noir. Ce prix a doublé en 15 ans pour atteindre 200 dollars en 2004. Mais depuis il s'est envolé, atteignant 750 dollars le kg en 2006.

"Si la mafia est responsable de cette envolée des prix, la seule façon de mettre fin à ce commerce est d'empêcher l'ivoire d'entrer sur le marché noir international", estime Samuel Wasser.

Ce scientifique et ses collègues de l'université de l'Etat de Washington (nord-ouest) travaillent en collaboration avec d'autres experts dans le monde et Interpol, l'organisation policière internationale, pour traquer les braconniers.

Au cours des années, Samuel Wasser et ses collègues ont établi un fichier génétique d'une variété de populations d'éléphants africains qui permet d'identifier l'origine des défenses saisies et de concentrer les efforts sur les régions en Afrique où le braconnage est le plus actif.

En juin 2002, les autorités de Singapour avaient saisi un conteneur provenant du Malawi avec 6,5 tonnes d'ivoire de contrebande destinées au marché extrême-oriental. Il s'agissait de la deuxième plus grosse prise depuis l'entrée en vigueur de la convention.

Les analyses des 67 défenses, sur les 532 interceptées, ont révélé qu'elles appartenaient à des éléphants de la savane africaine, et probablement d'une région en Zambie.

Les services de contrôle et de police ont pu ainsi identifier un grand nombre de braconniers responsables, mais à ce jour aucun n'a été poursuivi en justice, déplorent les auteurs de cette étude.


 

Sauvons nos amis les phoques

Chasse au phoque au Canada : des personnalités et Brigitte Bardot montent au créneau

PARIS (AP) - 13/2/6 - La Fondation Brigitte Bardot remettra mardi après-midi à l'ambassade du Canada à Paris une pétition contre la chasse au phoque, signée par plus de 200.000 personnes, dont l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, les actrices Isabelle Adjani, Kim Basinger et Juliette Binoche, mais aussi le Dalaï-lama, Pierre Cardin, Robert Hossein ou encore les artistes québécois Isabelle Boulay et Garou.

La pétition que porteront sur place plusieurs personnalités et sympathisants de la cause animale demande au Premier ministre canadien Stephen Harper de "mettre un terme au massacre que représente la chasse aux phoques, espèce particulièrement mise en péril par le réchauffement climatique", précise lundi la fondation dans un communiqué.

Selon elle, le réchauffement climatique a empêché la formation de la banquise dans le détroit de Northumberland, obligeant les femelles à mettre bas sur l'île de Pictou où des milliers d'entre elles et leur progéniture ont trouvé la mort suite à une tempête sur les côtes de la Nouvelle-Ecosse.

Brigitte Bardot a adressé vendredi une lettre à M. Harper, dans laquelle elle rappelle l'importance de condamner ce "génocide animalier qui écoeure le monde", et demande au Canada de "cesser ses crimes contre l'animalité", dénonçant "une véritable extermination soulevant l'indignation du public et de personnalités du monde entier".

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Alors que la chasse aux phoques va bientôt reprendre au Canada, Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), constatant le dépassement des quotas et la mortalité majeure des phoques à cause de la glace insuffisante, demande l'annulation de cette pratique cruelle. Dans le même temps, l'Italie vient de suspendre l'importation de produits issus des phoques.

Un massacre annuel massif


La chasse aux phoques qui commencera au Canada fin mars semble atteindre une ampleur inégalée jusque là. Au cours des trois dernières années, elle a même dépassé le quota de 975 000 phoques tués fixé par l'administration. En 2005, ce sont plus de 10 000 phoques qui ont été tués en plus des quotas autorisés (officiellement). Au Canada, il est possible d'abattre légalement les phoques du Groenland qui ont plus de 12 jours. La plupart des phoques tués sont âgés de moins de trois mois. L'espérance de vie des phoques du Groenland est d'environ 30 ans.
Les nouveaux quotas n'ont pas encore été déterminés. Néanmoins, en novembre 2005, lors du forum sur les phoques (Seal Forum), le Canada a organisé une réunion de consultation avec les parties prenantes afin de débattre d'un plan de gestion sur cinq ans qui situerait le nombre de phoques à tuer entre 1 250 000 et 1 750 000.
Cette chasse, qui choque "par sa démesure et son sadisme", car des animaux sont dépecés encore vivants, est pourtant condamnée par la majorité du peuple canadien, à 74 %, notait fin 2005 M. Weber, écologiste.

Nous noterons que toute chasse avait pratiquement cessé jusqu'en 1995, les embargos sur la vente des peaux de "blanchons" (bébés phoques de moins de 12 jours) aux Etats-Unis et en Europe ayant provoqué un effondrement des prix. Mais la hausse logique de la population des phoques qui a suivi, la demande croissante en peaux et les revenus supplémentaires pour les pêcheurs et les industriels ont conduit aux massacres à grande échelle que nous connaissons.

Pas de glace, pas de chasse...

L'IFAW réclame au nouveau gouvernement canadien fédéral conservateur d'agir avec précaution et d'annuler pour cette année la chasse aux phoques du Groenland qui se déroule dans le Golfe du St. Laurent et sur le "Front", au large des côtes de Terre-Neuve et du Labrador, en cas d'absence ou d'insuffisance de glace pour la mise bas des phoques.

"La mise bas des phoques du Groenland et les premiers mois de vie des bébés dépendent de la stabilité de la plate-forme glaciaire. Lorsque la glace ne couvre pas la surface habituelle, ou lorsqu'elle est exceptionnellement fine, la mise bas et l'allaitement sont dramatiquement compromis et un grand nombre de bébés phoques meurent," a déclaré le Dr. David Lavigne, conseiller scientifique d'IFAW. Le Dr. Lavigne est un expert de renommée internationale dans le domaine des mammifères marins, il étudie les phoques du Groenland depuis 30 ans. "Combiner l'absence de glace avec la chasse aux phoques pourrait entraîner la perte de presque tous les bébés nés cette année dans le Golfe et peut-être aussi sur le Front."
« Cela n'a aucun sens de chasser les phoques du Groenland lorsqu'il est évident qu'un grand pourcentage de bébés mourront à cause du mauvais état de la glace. Nous devons agir avec précaution » a confirmé le Dr. Lavigne.

Environnement Canada prévoit que les températures resteront un certain temps au-dessus de la normale et qu'il n'y aura pas ou peu de glace en février et mars dans le Golfe du St. Laurent, et moins de glace que d'habitude sur le "Front", où des centaines de milliers de bébés phoques naissent chaque année à la mi-mars.

En 2002, mauvaise année pour la glace, les scientifiques missionnés par le gouvernement canadien supposent que les trois quarts (75%) des bébés phoques sont morts à la suite du mauvais état de la glace. En 1998 et 2000, ils ont estimé qu'un quart des bébés étaient morts du fait de l'absence de glace avant le début de la chasse.

La Loi canadienne sur les océans (Canada's Ocean Act) prescrit l'application du principe de précaution pour la gestion de nos pêcheries. Cependant, le modèle actuel de gestion du Département des pêches et océans (DPO) n'aborde pas de manière adéquate les risques liés à de mauvaises années de glace, telle que celle prévue cette année. Cela sera la septième mauvaise année de glace depuis 1996. L'annulation de la chasse aux phoques en l'absence de glace évitera aussi l'extrême cruauté constatée lors d'une autre mauvaise année, 1981.

"C'est une opportunité accordée très tôt au nouveau gouvernement Conservateur de démontrer sa grande capacité à gérer la pêche, après des années de débâcle et d'incompétence," a suggéré Olivier Bonnet, Directeur d'IFAW Canada. "C'est logique à la fois pour des raisons de conservation et de protection des animaux, et cela prouverait la signification véritable du mot conservateur."

L'Italie vient de suspendre temporairement l'importation de peaux et de produits dérivés de phoques.
Lors d'une conférence de presse, le Vice-ministre italien au Commerce et à l'Industrie, Adolfo d'Urso, ainsi que l'une des principales ONG italiennes de protection animale, LAV (Anti-Vivisection League) ont confirmé aujourd'hui à Rome qu'aucune licence d'importation ne serait accordée au cours des cinq prochains mois. Dans le même temps, M.Saia, député italien, a annoncé une proposition de loi (soutenue par la coalition gouvernementale) destinée à interdire le commerce des peaux et produits dérivés des phoques. Cette proposition est destinée à compléter l'interdiction de l'importation de fourrures de chats et chiens déjà en vigueur.

Selon Lesley O’Donnel, Directrice du bureau européen d’IFAW, "Nous nous réjouissons de la décision de Monsieur Urso. Elle illustre la tendance croissante à la fermeture des marchés aux produits issus des phoques qui apparaît en Europe. Les efforts législatifs importants constatés en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas et au Mexique contribueront à mettre un terme au massacre cruel et injustifiable des phoques." Nous en appelons aux autres Etats européens pour qu'ils suivent ces exemples prometteurs."

L’Italie, qui a une importante industrie de la fourrure, est l’un des plus gros marchés pour les peaux de phoque en Europe et le pays est également un gros importateur de produits à base d’huile de phoque. De plus, l’Italie est aussi une porte d’entrée importante, par laquelle les produits de phoques sont importés, puis réexportés vers d’autres pays.

Les interdictions dans les autres pays
- En janvier 2006, le Mexique a interdit l'importation et l'exportation de tous les mammifères marins (y compris les phoques) et leurs produits dérivés (loi similaire au Marine Mammal Protection Act voté par les Etats-Unis en 1972).
- Le même mois, le Groenland ordonne à son entreprise publique de ne pas faire le commerce de peaux de phoques provenant de la chasse aux phoques canadienne.
- En décembre 2005, le Parlement néerlandais lance une proposition de loi visant à interdire les importations/exportations et la commercialisation
des produits dérivés des phoques du Groenland et des phoques à capuchon. Cette proposition devrait être débattue au Parlement au cours des prochains mois.
- En mai 2004, le gouvernement belge adopte une proposition de loivisant à interdire les importations/exportations et la commercialisation des produits dérivés de tous les phoques. Après avoir averti la Commission européenne et l'OMC, cette proposition devrait être présentée devant le Parlement européen.
L'Union européenne a mis en place en 1983 une interdiction des produits provenant des phoques dits "blanchons" (les bébés phoques du Groenland âgés de moins de 12 jours) et des bébés phoques à capuchon (âgés de moins d'un an). Malheureusement, cet embargo manque d'efficacité pour arrêter le commerce actuel de peaux de phoque du Groenland et de phoques à
capuchon en Europe. A l'heure actuelle, les phoques sont chassés alors qu'ils n'ont que quelques jours de plus et leurs peaux peuvent donc être vendues légalement dans l'UE.
Le Conseil de l'Europe a adopté en 2004 une Motion de Résolution (à l'initiative de M.Azzolini, député) afin d'arrêter les chasse commerciale des phoques et a demandé aux Etats Membres à instaurer des interdictions nationales sur les produits dérivés des phoques. L'Assemblée a également débattu d'un rapport produit par M. Nessa, député qui a critiqué la cruauté de la chasse. Ce rapport sera soumis au vote en avril 2006.

Pétitions et actions en France


Début décembre 2005, l'écologiste suisse Franz Weber et Brigitte Bardot avaient organisé un procès public visant à interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne. 250 personnes environ, représentant une soixantaine d'associations européennes de défense des animaux avaient alors assisté à ce procès.
Cette manifestation a été l'occasion de rappeler notamment que les pénis de mâles sont réduits en poudre et servent d'aphrodisiaque pour les pays asiatiques...
De plus, les fourrures sont vendues pour fabriquer des manteaux. Inutile de préciser qu'il faut absolument refuser l'achat de ces articles.

Le 14 février 2006, la Fondation Brigitte Bardot a remis à l'ambassade du Canada à Paris une pétition contre la chasse au phoque, signée par plus de 200 000 personnes, dont l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing et un pléthore d'artistes connus.
Cette pétition demande au Premier ministre canadien Stephen Harper de "mettre un terme au massacre que représente la chasse aux phoques, espèce particulièrement mise en péril par le réchauffement climatique".

Une fois de plus, l'Homme exploite le vivant dans des conditions inacceptables pour des motifs purement financiers et futiles.


Auteur : notre-planete.info (Christophe Magdelaine)

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Malgré les protestations, la chasse aux phoques débutera à l'aube au Canada

TORONTO (AP) - 25/3/6 - La mobilisation de Brigitte Bardot et du couple McCartney au côté des organisations pour la défense des animaux n'y aura rien fait: la saison de printemps de la chasse aux phoques s'ouvre samedi à l'aube sur la côte atlantique canadienne.

Vendredi encore, l'ancien Beatle Paul McCartney et sa femme Heather ont exprimé dans un message vidéo leur opposition à la chasse pratiquée par des communautés isolées de pêcheurs dans le Newfoundland et le Québec.

"Nous sommes accablé d'apprendre que 325.000 de ces phoques, dont presque tous sont des bébés sans défense, seront matraqués et tirés à mort", a déclaré Heather McCartney. Les McCartney ont proposé au gouvernement d'instaurer un système de compensation aux pêcheurs pour mettre fin à la chasse.

La semaine dernière, le ministre des Pêches Loyola Hearn a annoncé que les quotas de capture de phoques au large de la côte Est seraient de 325.000 bêtes, en hausse par rapport à la limite de 320.000 fixée l'an dernier. Les autorités estiment à un peu de moins de six millions la population totale.

De son côté, le Premier ministre Stephen Harper a souligné vendredi que son pays agissait de façon "responsable" et que toutes les règles seraient respectées.

"Malheureusement, nous sommes à un certain degré victimes d'une certaine campagne de propagande internationale", a-t-il estimé.

M. Harper avait refusé de recevoir Brigitte Bardot, en visite mercredi à Ottawa pour dénoncer la chasse aux phoques. L'ancienne actrice, qui avait au préalable accusé M. Harper d'être "complice de ce génocide animalier qui ensanglante et salit l'image du Canada", a appelé à un boycott mondial des produits alimentaires marins canadiens.

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Le massacre des phoques : 230.000 animaux doivent encore être abattus !

OTTAWA (AFP) - 12/4/6 - La dernière phase de la "chasse" [sic] aux phoques, au cours de laquelle quelque 230.000 mammifères doivent être abattus malgré les protestations des défenseurs des animaux, a commencé mercredi au large des côtes de Terre-Neuve.

200 à 300 bateaux participent à cette phase de la chasse pour laquelle un quota de 232.656 phoques a été fixé, a indiqué un porte-parole du ministère canadien des pêches.

Au cours de l'étape précédente qui s'est achevée la semaine dernière, 91.000 animaux ont été abattus dans la région du golfe du Saint-Laurent, selon la même source.

Des défenseurs des droits des animaux, membres de la Humane Society des Etats-Unis ou du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) ont indiqué observer la chasse, à bord d'hélicoptères, dans le cadre de leurs efforts pour faire interdire cette pratique.

Ces organisations ainsi que des personnalités comme l'ex-actrice française Brigitte Bardot, ou l'ancien Beatle Paul McCartney mènent une campagne très active contre la chasse aux phoques qu'ils jugent cruelle et inutile.

Paul McCartney s'est rendu récemment sur la banquise pour plaider la cause des phoques et Brigitte Bardot est venue à Ottawa, sans pouvoir toutefois rencontrer le Premier ministre conservateur Stephen Harper, comme elle l'aurait souhaité.

Ce dernier a estimé récemment que dans ce dossier, le Canada est "victime, jusqu'à un certain point, d'une campagne de propagande internationale".

Le Canada a autorisé cette année l'abattage de 325.000 phoques et fait valoir que la chasse ne menace aucunement l'espèce, puisque la population de phoques du Groenland est de quelque 5,8 millions de bêtes.

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Le massacre continue

Le gouvernement canadien autorise cette année
l'abattage de 275 000 bébés phoques du Groenland !

12/03/2008

Source : IFAW

Le Ministère canadien des Pêches et Océans (MPO) a une fois de plus décidé de ne pas tenir compte des avis scientifiques en définissant le Total Admissible de Captures (TAC) pour les phoques du Groenland bien au-dessus de ce que peut supporter l’espèce. Les écologistes du monde entier et les experts d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) sont effarés par l’'augmentation des ces quotas fixés par le gouvernement canadien, alors qu’il est scientifiquement prouvé que la population de ces phoques décline.

«Le mépris éhonté affiché envers les principes de gestion préventive démontre au monde entier que le gouvernement canadien n’accorde aucune valeur à la science ni à la protection de la nature», a déclaré Sheryl Fink, chargée de recherches auprès d'IFAW.

Les experts d’IFAW soutiennent que l'’absence de volonté du gouvernement canadien refusant la réduction du TAC n’est pas seulement inappropriée, mais tout simplement irresponsable, en raison des prises trop importantes dans le passé, la mauvaise condition de la glace et l’augmentation de la mortalité des bébés phoques. «L’année dernière, des centaines de milliers de bébés phoques nés dans le Golfe du St. Laurent sont morts du fait de l'absence de glace, avant même que la chasse ne commence.» a ajouté S. Fink. «Avec ce TAC extrêmement élevé, la population de phoques du Groenland va être confrontée à une nouvelle année de déclin.»

Au cours de l’'année dernière, une vague d’opposition internationale s’est élevée face à cette chasse et a entraîné des embargos nationaux sur les produits de phoque en Belgique et aux Pays-Bas. Des interdictions similaires, conçues pour fermer les marchés aux produits dérivés de phoques, sont actuellement envisagées en Allemagne, en Italie et en Autriche.

Alors que des discussions ont eu lieu l’'an dernier au niveau européen sur l’interdiction du commerce, la demande internationale pour les fourrures de phoques a considérablement diminué et le prix des peaux a chuté de près de 50%. «Toutes les preuves récentes indiquent que le marché de la fourrure de phoque est saturé. Il n’y a plus de place pour de nouvelles peaux, même à un prix réduit», a ajouté S.Fink. «Pour ces raisons, le gouvernement canadien va une fois de plus soutenir cette chasse cruelle et intolérable par des exemptions fiscales et des subventions cachées. Il est devenu relativement évident que la chasse commerciale des phoques qui se déroule au Canada ne soutient rien d'’autre que l'avenir politique de quelques décisionnaires canadiens.»

La chasse commerciale annuelle du Canada reste actuellement la plus grande chasse commerciale aux mammifères marins du monde. L’an dernier, plus de 224 000 phoques ont été chassés, dont 98,5% n’étaient que des bébésâgés de moins de trois mois.

Notes
Pour en savoir plus sur la lutte d'IFAW pour faire cesser la chasse commerciale des phoques au Canada, rendez-vous sur le site : www.stoppezlachasseauphoque.ca

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Des opposants à la chasse aux phoques au Canada
manifestent nus à Montréal le 15 mars 2008


MONTRÉAL (AFP) - 16/3/8 - Des militants opposés à la reprise de la chasse aux phoques, prévue dans les prochaines semaines, ont manifesté nus samedi à Montréal pour dénoncer le massacre mené par le Canada.

Quatre membres de l'Association de Concordia pour les droits des animaux (CARA) et de la People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) se sont déshabillés dans le centre-ville de la métropole québécoise qui a reçu plus de 3 mètres de neige cet hiver, se couvrant d'une bannière proclamant "La vérité nue : le Canada massacre les phoques".

"J'expose bien volontiers ma peau si ça peut sauver la peau des phoques", a affirmé Melissa Galianos, de CARA.

Prenant les devants, le ministre canadien de la Pêche a publié samedi matin un communiqué dans lequel il fustige les arguments des militants, "fondés en grande partie sur des études discutables et un discours basé sur l'émotion".

"Nous nous assurons que la vérité concernant cette chasse retentit partout dans le monde et assourdit le vacarme provoqué par la campagne de désinformation des groupes opposés à la chasse au phoque", a ajouté Loyola Hearn, soulignant "l'importante contribution de la chasse au phoque à la prospérité des familles de pêcheurs".

Le Canada a autorisé lundi l'abattage de 275.000 phoques cette année, tout en adoptant une réglementation destinée à limiter les souffrances des animaux.

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre d'une journée internationale de protestation contre la chasse aux phoques.

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Photo : chasseur de phoques au large de l'Ile du Cap-Breton au Canada (Paul Darrow/Reuters).


La chasse aux phoques, la "fracture animale" du Canada

Par Lili Boisvert

Rue89 - 5/5/9 - (De Montréal) Brigitte Bardot en a fait sa cause, Paul McCartney pose sur la banquise pour la dénoncer et le Parlement européen vient de voter [1] un boycottage ; la chasse au phoque n'a pas la cote. Mais au Canada, plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer une « désinformation ». Qu'ont-elles à dire ? Tour d'horizon.

Par 550 voix contre 49, les députés ont interdit la vente de peaux de phoques et de produits dérivés sur les marchés européens mardi, rejoignant ainsi les États-Unis qui l'interdisent depuis 1972 [2]. Le Canada et la Norvège ont immédiatement annoncé leur intention de contester cette décision devant l'Organisation mondiale du commerce (la valeur annuelle des exportations totales canadiennes de la chasse au phoque s'élève à dix millions d'euros).

La sénatrice du Parti libéral Céline Hervieux-Payette, impliquée dans la défense de la chasse au phoque, estime que les députés européens « ont cédé au chantage » des lobbies. Elle propose une Déclaration universelle sur le prélèvement éthique du phoque [3] et compte rencontrer cette semaine les ambassadeurs des autres pays qui font la chasse au phoque -le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège et la Russie- pour leur demander d'obtenir un appui officiel de la part de leur gouvernement. Olso constitue un partenaire de premier plan dans la démarche de la sénatrice étant donné que le pays possède le second quota de phoques à tuer en importance.

L'industrie du phoque, une proie facile ?

Féderer, en somme, car la sénatrice estime que les forces en présence s'avèrent inégales. Selon elle, les animalistes ciblent l'industrie de la chasse au phoque parce que, de toutes les industries qui exploitent des ressources animales, il s'agit du plus petit marché et du plus faible. «Vous comprendrez qu'on ne va pas s'attaquer à l'industrie du bœuf, qui représente des milliards de dollar», lance-t-elle en interview à Rue89. Et de taxer les organisations qui tentent d'obtenir le boycottage des produits dérivés du phoque en Europe comme des gens pour qui le végétarisme constitue une idéologie. Ces organisations ne s'arrêteraient pas là s'ils gagnaient leur bataille sur le phoque, estime la sénatrice.

Pour rédiger sa déclaration, la sénatrice affirme avoir travaillé avec des pathologistes, des anthropologues et des vétérinaires. Une démarche qu'elle place en opposition au glamour des détracteurs de la chasse au phoque :

« On fait contre-attaque à Brigitte Bardot, Paul McCartney et Pamela Anderson. Vous trouvez ça sérieux ? »

Dans la foulée, elle estime que la chasse au phoque n'est pas traitée à la même enseigne que d'autres activités.

« Si on avait une certaine rationalité dans ce débat, c'est sur qu'on ne traiterait pas la chasse au phoque d'une façon totalement différente des autres chasses ou des autres façons d'abattre des animaux. »

Un coup d'hakapik, moins douloureux qu'une balle de fusil

Au Canada, les chasseurs peuvent utiliser deux méthodes pour abattre le phoque : la carabine ou l'hakapik, un instrument semblable à un marteau effilé qui sert à assommer le mammifère. L'usage de ce deuxième outil est particulièrement décrié.

« A première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c'est la meilleure façon de tuer l'animal », expose Denis Longuépée, président de l'Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine, joint par Rue89 alors qu'il était au large, à la pêche au homard.

Pourtant, Internet regorge de vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappé par cet instrument. Le chasseur explique ce phénomène par l'effet du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l'animal et peut durer pendant une minute. Le phoque, après avoir eu le crâne fracassé, continue de remuer la queue et le cou :

«C'est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu'on leur ait coupé la tête.»

«On est en train de nous enlever notre gagne-pain»

Outre l'aspect scientifique, le pêcheur note que la chasse au phoque représente un revenu substantiel pour les Madelinots :

« On est en train de nous enlever notre gagne-pain, alors qu'on est en crise économique. Pour un chasseur, le phoque, ça représente de 20 à 30% de son salaire. »

Aux Iles-de-la-Madeleine, le chômage oscille entre 15% et 18%, une statistique qui fait dire tant à Céline Hervieux-Payette qu'à Denis Longuépée que la chasse au phoque permet aux chasseurs de maintenir un niveau de vie décent. « On vit de la pêche, de tout ce qui nous est amené par la mer », déclare ce dernier.

Un argument économique rejeté par plusieurs, notamment Mac Harb, un sénateur issu du même parti que Céline Hervieux-Payette. Il croit qu'il est plus coûteux pour les contribuables canadiens de maintenir cette industrie à flot que ce ne le serait de l'abolir. M. Harb a d'ailleurs présenté un projet de loi [4] pour mettre fin à la chasse au phoque commerciale au pays en mars dernier. Le projet demeure à l'étude.

Animalistes versus environnementalistes

La classe politique n'est pas la seule à éprouver des divergences, les écologistes aussi. D'un côté, des organisations environnementalistes tel que le World wildlife fund Canada considèrent que la survie de l'espèce n'est pas menacée par la chasse. La controverse concernant sa légitimité « reflète à la fois la diversité des valeurs individuelles et la diversité des cultures et expériences nationales par rapport à la vie sauvage », ajoute l'organisme.

Du côté des animalistes, Michael O'Sullivan, le président-directeur général de la Human Society of Canada (HSC), affirme que «la chasse au phoque est un désastre économique, politique, et pour la protection des animaux». Human Society invitait d'ailleurs sur son site les internautes à envoyer un message [5] au président de la commission européenne afin d'exprimer leur appui au projet de boycottage européen.

URL source: http://www.rue89.com/rue-des-erables/2009/05/05/la-chasse-aux-phoques-la-fracture-animale-du-canada


NOTES

La chasse aux phoques au Canada: mythes et réalités - Pêches et océans Canada [6]
Les arguments de la WSPA contre la chasse aux phoques [7]
Boycott européen contre tradition inuite, le gel du phoque, sur NouvelObs.com [8]
Le projet de loi soumis aux députés européens [9]

Liens :
[1] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/05/05/002-UE-Phoque-interdit.shtml
[2] http://www.nytimes.com/2000/10/17/science/as-greenland-s-seal-population-surges-its-fishermen-look-to-revive-the-hunt.html
[3] http://www.phoque.org/phoque-declaration-universelle.php
[4] http://www2.parl.gc.ca/content/Senate/Bills/402/public/S-229/S-229_1/S-229_text-f.htm
[5] http://www.humanesociety.com/index.php?option=com_sep&Itemid=270
[6] http://dsp-psd.tpsgc.gc.ca/Collection/Fs23-495-2006F.pdf
[7] http://www.wspa-international.org/latestnews/2009/seal_cruelty.aspx
[8] http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2317/articles/a398243-le_gel_du_phoque.html
[9] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2008:0469:FIN:FR:PDF

 

 

Sauvons nos amis les caribous

 

Interdire les motoneiges pour sauver les caribous

SANDPOINT, Idaho (AP) - 24/3/6 - Dans les Monts Selkirk, près de la frontière canadienne, le dernier troupeau de caribous des Etats-Unis lutte pour sa survie. Déjà confronté à la famine et à l'augmentation de prédateurs, il doit aujourd'hui faire face aux puissantes motoneiges qui écument la région pendant l'hiver.

Les écologistes ont déposé un recours pour obtenir l'interdiction des motoneiges dans les secteurs abritant les rennes et les tensions se font de plus en plus vives entre les deux groupes. "Il n'y a aucun avenir à la négociation", observe Mark Sprengel, de la "Selkirk Conservation Alliance" dont les membres ont été traités de terroristes par certains utilisateurs de motoneiges. "Ces gens sont capables d'actes extrêmes".

Les défenseurs de l'environnement affirment que ces engins perturbent le caribou pendant l'hiver, époque où il lui faut déjà survivre avec pour seul aliment le lichen peu nutritif de vieux arbres. Les motoneiges modernes ont une plus grande autonomie, qui leur permet d'atteindre plus facilement les zones reculées où vit la trentaine de caribous. Et leurs traces permettent à leurs prédateurs, comme les couguars, de pénétrer dans leur habitat.

Les caribous sont considérés comme une espèce menacée depuis 1984, rappelle Mark Sprengel. Des centaines de milliers d'entre eux vivent encore en Alaska. On estime à 34 seulement le nombre de rennes dans le sud des Monts Selkirk, mais seuls trois d'entre eux ont été repérés près de frontière américaine l'an dernier.

Pour Tom Holman, utilisateur de motoneige, cela signifie qu'il s'agit probablement d'une cause perdue. Il affirme que l'exploitation du bois, les incendies de forêts et la lutte entre les espèces ont provoqué le déclin des caribous. Et, selon lui, l'atout économique des motoneiges dans une région dépendante du tourisme ne devrait pas être sacrifié.

"Par le passé, en période hivernale, les stations étaient fermées et seule une station-service était ouverte", poursuit cet homme originaire de l'Idaho. "Nous avons créé cette économie grâce aux motoneiges et au ski de fond et nous comptons là-dessus".

Mais, juste avant Noël, un juge fédéral de Spokane, dans l'Etat de Washington, a interdit l'entretien des sentiers de motoneiges pour le reste de la saison. Même si la décision n'interdit pas l'usage des engins, des sentiers non entretenus peuvent rapidement devenir difficile d'accès voire impraticables.

La "Conservation Alliance" a porté plainte contre l'Office américain des forêts pour l'obliger à protéger les caribous. La zone concernée par la décision du juge concerne 124km de sentiers. Les partisans de l'espèce soulignent en outre que l'interdiction ignore 400 autres kilomètres de sentier et plus de 20.000 hectares dans la zone sensible où vivent les caribous.

Ces machines bruyantes ne constituent pas l'unique menace des caribous. L'exploitation du bois, dont dépend l'animal, a augmenté dans l'Idaho et au Canada. Or, les terres entretenues sont idéales pour le cerf à queue blanche, qui prospère. Dans le même temps, le nombre de couguars (ou pumas), a augmenté. Le caribou est "une proie facile" pour ces prédateurs, souligne Mark Sprengel.

Au Canada, le gouvernement a conclu des accords avec les clubs de motoneiges dans la province de Colombie-Britannique pour qu'ils ne pénètrent pas dans les zones où vit le caribou, selon Leo DeGroot du ministère de l'Environnement de cette province. Impossible de parvenir à un tel scénario aux Etats-Unis, constate Tom Holman, parce que les écologistes exigent le retrait total des moteurs de la forêt.

 

 

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Sauvons nos amis les moineaux

 

Les populations de moineaux sur le déclin en Europe, les experts inquiets

PARIS (AFP) - 15/4/6 - Les populations de moineaux déclinent rapidement dans toute l'Europe occidentale, un phénomène encore inexpliqué qui inquiète d'autant plus les experts qu'il concerne une espèce très dépendante de l'homme.
Ce déclin est particulièrement net en Grande-Bretagne où le "Moineau domestique", l'espèce la plus banale qui soit, a été inscrit sur la liste rouge des espèces d'oiseaux menacées, selon le Muséum national d'histoire naturelle de Paris.

"En Grande-Bretagne, c'est de l'ordre de 90% à 95% des effectifs de moineaux domestiques qui ont diminué dans tout le pays depuis 10 ou 15 ans", indique Frédéric Baroteaux, du Centre de recherches sur la biologie des populations d'oiseaux. "C'est énorme, ils ont quasiment disparu", fait-il remarquer.

Ce constat alarmant a été confirmé par certaines études dans d'autres pays, en Allemagne (50% de diminution des oiseaux à Hambourg en trente ans), en République Tchèque (60% de baisse à Prague en 20 ans), aux Pays-Bas, en Belgique, Italie, Finlande.

En France, Passer domesticus semble suivre la même pente, mais avec un décalage de quelques années par rapport à la Grande-Bretagne et aux autres pays d'Europe, précise-t-on au Muséum: la baisse a atteint 11% entre 1989 et 2003, selon le programme de Suivi temporel des oiseaux communs (STOC). Ce déclin laisse penser que c'est l'environnement immédiat du moineau, donc le notre, qui est affecté, selon les experts.

Car le "Piaf" est l'espèce d'oiseau la plus inféodée à l'homme dont il dépend pour son habitat (nids sous les toits, dans des conduits et cavités de toutes sortes) et sa nourriture (débris, miettes de pain). Paris est d'ailleurs un des bastions de l'espèce.

Or les raisons de ce déclin qui concerne les moineaux des villes comme les moineaux des champs, restent floues. On soupçonne des concurrences d'autres espèces, l'intensification de l'agriculture, les pollutions en tout genre, peut-être certaines ondes électro-magnétiques (ondes radio, ondes portables).

"Est-ce qu'il y aurait des maladies, est-ce que c'est dû à une disparition des habitats ?" s'interroge Frédéric Baroteaux.

Les moineaux peuvent être affectés par une malaria aviaire, mais elle n'est pas systématiquement mortelle et elle n'a rien à voir avec la grippe aviaire, fait-il remarquer.

Fait troublant, la baisse des populations de moineaux domestiques survient après la quasi disparition (de 80% à 95% entre 1970 et 2000) d'une autre espèce de moineau autrefois abondant en Europe occidentale, le "Moineau friquet".

Inquiets, les ornithologues du Muséum d'histoire naturelle ont mis en place un réseau de surveillance des populations de moineaux domestiques d'Ile-de-France avec dix stations de baguage des oiseaux, à Paris intra muros et autour de la capitale.

"On attrape les oiseaux avec des filets, on les identifie, sexe, âge, mesure etc, on fait des prélèvements de sang et de plumes pour détecter d'éventuelles traces de pollution, et on leur pose des bagues de couleur afin de les identifier à distance", explique Frédéric Baroteaux.

"Parce que le moineau domestique, quand on l'attrape une fois, il repère ensuite les filets et il ne se laisse pas reprendre une deuxième fois", ajoute-t-il. "Avec les bagues de couleur, on peut lire ce code couleur à distance avec des jumelles et identifier les moineaux bagués. Cela nous permet avec des modèles statistiques d'estimer la taille de la population"

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Sauvons nos amis les orangs-outans

Un orang-outan dans un zoo de Jakarta en Indonésie, le 13 novembre 2006
Les incendies criminels qui ravagent depuis plusieurs mois l'Indonésie ont causé la mort
d'au moins un millier d'orangs-outans, a annoncé lundi à Jakarta une ONG écologiste.
• Adek Berry (AFP/AFP - lundi 13 novembre 2006)


Au moins mille orangs-outans tués par les incendies en Indonésie

JAKARTA (AFP) - 13/11/6 - "Les incendies criminels" [de fait, causés par la SIC] qui ravagent depuis plusieurs mois l'Indonésie ont causé la mort d'au moins un millier d'orangs-outans, a annoncé lundi à Jakarta une ONG écologiste.

"Mille est l'estimation minimale", a assuré Willie Smits, de l'organisation Gibbon Foundation.

"Nous nous dirigeons vraiment vers une grosse catastrophe vu la chute du nombre d'orangs-outans", a ajouté Willie Smits, également fondateur d'une autre association nommée Borneo Orangutan Survival Foundation (BOS).

L'orang-outan, le seul grand singe d'Asie, se trouve menacé selon les Nations unies d'une "extinction imminente".

Ce primate arboricole aux longs poils roux vit seulement en liberté dans les forêts tropicales humides de Sumatra et de Bornéo, qui se réduisent comme peau de chagrin.

Chaque année à la saison sèche, les agriculteurs et les exploitants forestiers en Indonésie défrichent et préparent des terrains pour les cultures en y mettant le feu. Cette pratique des brûlis, interdite par la loi, est fréquente à Sumatra et à Bornéo.

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Sauvons nos amis les ours

Le lobby des chasseurs français a encore frappé :

non-lieu pour le chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle !

BORDEAUX (Reuters) - 19/1/7 - Un chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle dans la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2004 a bénéficié d'un non-lieu au terme de près de deux ans d'instruction, apprend-on de source judiciaire.

L'ordonnance de non-lieu a été notifiée aux parties par le juge Jean-Luc Puyo le 24 octobre. René Marqueze, 64 ans, avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour "destruction d'espèce protégée".

"Il a affirmé avoir tiré en état de légitime défense" [sic] alors qu'il s'était retrouvé face à l'animal menaçant et son ourson lors d'une battue aux sangliers avec un groupe de chasseurs.

L'affaire avait fait grand bruit. Cannelle était la dernière femelle de souche pyrénéenne d'une population estimée à une vingtaine d'unités pour le massif montagneux, toutes importées.

Le gouvernement avait lancé à la suite de cet accident un plan de renforcement de la population d'ours bruns.

L'Etat et 19 associations écologistes s'étaient portées partie civile. Le parquet de Pau avait requis le non-lieu

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Pour les personnes n'ayant pas eu connaissance de ce fait,
voici un article de presse écrit par Xavier Sota et paru dans le Sud Ouest:

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L'Ourse Cannelle abattue hier par un chasseur

URDOS (64). Au cours d'une battue au sanglier, un chasseur a tué hier la dernière ourse des Pyrénées. Cannelle, la dernière ourse née dans les Pyrénées, a été abattue hier sur les hauteurs d'Urdos, en vallée d'Aspe. Selon les premiers éléments, confirmés par la gendarmerie, cet acte s'est produit alors que six membres de la société de chasse d'Urdos procédaient, en fin de matinée, à une battue au sanglier dans une partie forestière plongeant ensuite dans une zone de falaise.

Selon leurs déclarations, l'ourse très agressive, aurait attaqué et mordu un chien. (mes commentaires :et oui tout à fait normal instinct de survie et de protection de sa progéniture !!). Se sentant menacé, un chasseur aurait alors fait feu. (il semblerait d'après les actualités télévisées du 3/11 qu'un premier chasseur aurait tiré en l'air pour faire fuir l'animal et le second par frayeur et légitime défense aurait tiré dessus).
Ce tragique événement intervient alors que, samedi 30 octobre, les naturalistes du Fonds d'intervention écopastoral (FIEP), responsable du suivi des ours des Pyrénées, avaient trouvé des excréments frais de la femelle et de son ourson de 10 mois attestant la présence des deux individus sur les hauteurs d'Urdos. Selon la procédure habituelle, l'information avait été transmise au réseau Ours Brun, qui l'avait fait suivre au directeur de l'institution patrimoniale du haut Béarn. Ce dernier avait fait part à la société de chasse d'Urdos de la présence de l'ours et de l'ourson afin de préserver leur quiétude. "Je suis choqué que les chasseurs n'aient pas tenu compte de notre information. Ils n'auraient jamais dû aller chasser à cet endroit avec des chiens. Se sentant acculée, la femelle a dû tenter de fuir, mais n'a sans doute pu s'échapper avec son ourson", explique Gérard Caussimont, directeur du FIEP.
La mort de la dernière femelle est considérée comme une véritable catastrophe écologique. D'autant que tous les acteurs du dossier procédaient à une estimation de la population afin d'envisager la réintroduction  de femelles supplémentaires. L'autre interrogation porte sur les probabilités de survie de l'ourson qui accompagnait Cannelle. Désormais, il ne reste que cinq ours vivants dans les Pyrénées. Serge Lepeltier, ministre de l'Ecologie, a demandé qu'une enquête approfondie soit menée pour déterminer les circonstances de la mort de Cannelle.

AH MAUDITS CHASSEURS !  QUE FAISIEZ-VOUS DONC EN CE 1/11/2004 ?

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René Marquèze, l'homme qui a tué en 2004 l'ourse Cannelle, a été relaxé !

La juge ayant notamment souligné l'absence d'une "interdiction formelle" de chasser le jour de la battue...

Les parties civiles évoquent un "blanc-seing" délivré aux chasseurs.

Le parquet général a deux mois pour faire appel

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Relaxe controversée du chasseur qui a tué l'ourse Cannelle en 2004

Par Dominique PETTIT


PAU (AFP) - 21/4/8 - Le tribunal correctionnel de Pau a relaxé lundi Rene Marquez, le chasseur qui a tué en 2004 l'ourse cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, suscitant les réactions indignées de diverses associations de défense des animaux et de l'environnement.

Il s'agit du dernier rebondissement d'une affaire judiciaire qui a mobilisé des responsables politiques et les défenseurs de l'environnement depuis plus de trois ans, après la mise en examen le 7 décembre 2004 de René Marquèze, 65 ans, pour "destruction d'espèce protégée".

La juge de Pau a suivi les réquisitions du procureur de la République qui avait estimé, au terme de débats difficiles, que le chasseur se trouvait en état de "nécessité" quand il a ouvert le feu, une thèse contestée par les avocats des parties civiles.

Elle s'est fondée notamment sur l'absence d'une "interdiction formelle" de chasser dans la vallée d'Aspe le 1er novembre 2004, le jour et dans la zone où a eu lieu la battue au cours de laquelle Cannelle a été tuée.

La décision judiciaire "met à bas la protection de nombreuses espèces animales en France", en accordant un "permis de tuer", a affirmé lundi le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un communiqué publié dès l'annonce de la relaxe de René Marquez.

"Il suffit en effet désormais, a ajouté WWF, de se rendre volontairement dans un lieu où l'on sait que l'on va rencontrer un animal sauvage protégé, de le tuer et d'invoquer ensuite la légitime défense pour être exonéré de toute culpabilité".

Me François-Xavier Kelidijan, avocat de la fondation Brigitte Bardot et de la fondation Assistance aux animaux (FAA), a déclaré à l'AFP qu'un "blanc-seing a ainsi été délivré aux chasseurs" sous la seule réserve d'une "interdiction formelle" de chasse.

L'association écologiste Ferus, estimant que "la nature reste mal connue et mal comprise de la justice", a pour sa part réclamé la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées, en guise de "réparation".

Au cours de la longue procédure, marquée notamment par l'invalidation d'un non-lieu initialement rendu en sa faveur par le juge d'instruction, René Marquèze a toujours assuré n'avoir tiré qu'en dernier recours, lors d'une partie de chasse au sanglier, après avoir cherché à se protéger lui-même de l'animal qui le chargeait.

Le procureur Erick Maurel avait estimé à l'issue du procès que "René Marquèze a bien commis l'infraction qui lui est reprochée" - celle d'avoir tué Cannelle -, mais qu'il n'avait pas commis de "faute" dans son activité de chasseur.

Les avocats des parties civiles ont toujours insisté sur les avertissements qui étaient parvenus aux chasseurs, jusqu'au jour-même de la battue mortelle, quant à la présence de Cannelle et de son ourson dans la zone concernée, proche d'Urdos (Pyrénées-Atlantiques) dans la vallée d'Aspe.

La mort de l'animal avait provoqué une vague d'indignation en France, incitant le gouvernement à mettre en place, dès janvier 2005, un plan de "renforcement de la population d'ours bruns" dans les Pyrénées avec la réintroduction de cinq femelles slovènes.

Cette politique a donné lieu a diverses manifestations, parfois violentes, des opposants à la réintroduction des ourses et à des procédures judiciaires dont le procès de René Marquez a marqué le point d'orgue.

Le parquet général peut théoriquement faire appel de ce jugement, dans un délai de deux mois.

 

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Sauvons nos amies les abeilles


Disparition massive et mystérieuse des abeilles aux Etats-Unis

Par Jean-Louis SANTINI

WASHINGTON (AFP) - 6/4/7 - L'inquiétude grandit chez les apiculteurs américains après la disparition mystérieuse de millions d'abeilles ces derniers mois.
Cette hécatombe menace la production nationale de miel et nombre de récoltes qui dépendent du rôle clé de pollinisation joué par ces insectes.

Les pertes d'abeilles vont de 30 à 60% en Californie et dépassent 70% dans certaines régions de la côte est et au Texas. Au total 24 Etats sont touchés ainsi que deux provinces canadienne, selon des estimations du département américain de l'Agriculture (USDA).

Une dépopulation d'une ruche allant jusqu'à 20% pendant l'hiver est considérée normale mais au-delà, les apiculteurs s'émeuvent d'autant que les colonies d'abeilles domestiques sont en constante diminution depuis 1980 aux Etats-Unis.

Selon l'USDA, il y a actuellement 2,4 millions de ruches dans le pays, une baisse de 25% depuis le début des années 80 tandis que le nombre d'apiculteurs professionnels a été divisé par deux pendant la même période.

L'ampleur de cette dernière vague massive de disparition d'abeilles jugée sans précédent a conduit la filière apicole américaine à demander l'aide du Congrès lors d'une récente audition à Washington.

"Environ 40% des abeilles de mes 2.000 colonies sont mortes et c'est la plus forte mortalité observée dans mes 30 ans de carrière d'apiculteur", a expliqué la semaine dernière à une sous-commission agricole de la Chambre des représentants, Gene Brandi, président du groupement des apiculteurs de Californie.

Les abeilles domestiques sont essentielles pour la pollinisation de plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocat, myrtilles, cerises, ...), des récoltes estimées à 15 milliards de dollars par an dont six milliards pour la Californie seule, a-t-il souligné.

La culture d'amandes dans cet Etat engendre deux milliards de dollars de revenus et dépend de 1,4 million d'essaims d'abeilles amenées tous les ans de partout aux Etats-Unis par des apiculteurs, a précisé Gene Brandi.

Diana Cox-Foster, professeur d'entomologie à l'université de Pennsylvanie (est) a expliqué devant la même sous-commission que ce nouveau trouble de dépopulation massive des ruches baptisé CCD en anglais (colony collapse disorder) présente des symptômes uniques, différents de ceux observés dans les infestations fréquentes par le parasite varroa jacobsoni, un acarien qui détruit les larves.

Dans le cas du CCD, les colonies d'abeilles domestiques saines se dépeuple soudainement laissant peu ou aucune abeille survivante, a-t-elle dit.

Les reines --une par ruche et qui assurent la reproduction--, sont trouvées avec une poignée de jeunes abeilles adultes en présence de réserve importante de nourriture. Il n'y a jamais de cadavre d'abeille à l'intérieur de la colonie ou à proximité à l'extérieur.

Le fait que d'autres abeilles ou des parasites mettent très longtemps à venir s'installer dans les ruches vidées par le CCD laisse penser à la présence d'un produit chimique ou d'une toxine qui décourage ces insectes, selon Diana Cox-Foster.

Enfin, a souligné cette entomologiste, les abeilles trouvées dans les colonies dévastées par ce mystérieux fléau, étaient toutes infectées avec une multitude de micro-organismes, dont un grand nombre est connu pour être responsables de maladies communément liées au stress chez ces insectes.

Les scientifiques qui se penchent sur le CCD avancent l'hypothèse de l'émergence d'un nouveau pathogène ou d'un produit chimique qui affaiblirait le système immunitaire des abeilles, a-t-elle dit.

Ils soupçonnent surtout les insecticides agricoles comme les néonicotinoïdes très utilisées et dont la toxicité pour les abeilles est bien connue, a relevé l'entomologiste.

La France a connu un cas de dépopulation brutal des abeilles dans les années 90 attribué à l'insecticide Gaucho qui a été interdit dans le pays.

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Congrès de l'Union mondiale pour la nature : une crise d'extinction massive en marche

Par Emmanuel ANGLEYS


PARIS (AFP) - 5/10/8 - La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est en marche, selon des experts réunis à partir de dimanche à Barcelone sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Quelque 8.000 participants - scientifiques, ministres de l'environnement, militants, représentants d'ONG - sont attendus à ce 4ème congrès du le plus vaste réseau de collecte d'informations sur l'environnement, du 5 au 14 octobre.

Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats.

Lundi l'UICN doit publier une "liste rouge" très attendue des espèces menacées, qui devrait confirmer la gravité de la crise actuelle.

Cette liste, publiée chaque année et reconnue comme l'évaluation la plus fiable du statut des espèces de la planète, s'allonge dangereusement.

En 2007, près de 200 nouvelles espèces avaient rejoint la liste des 16.306 espèces menacées d'extinction sur 41.415 espèces mises sous surveillance par l'UICN parmi 1,9 million connues dans le monde.

Globalement, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger.

Au total, 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique, selon l'UICN.

Les délégués, réunis à Barcelone, vont évoquer les enjeux de cette crise de la biodiversité et proposer des plans d'action pour tenter d'y faire face.

"Le nombre d'espèces diminue sur terre et la vitesse de leur disparition augmente très rapidement ce qui fait qu'on parle de la 6ème grande extinction", indique Jean-Patrick Le Duc, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). La précédente extinction massive remonte à la disparition des dinosaures.

Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années.

Les défenseurs de la biodiversité plaident pour le salut d'un maximum d'espèces en vertu du principe de précaution.

"Aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème", souligne Wendy Foden, responsable du programme changement climatique et espèces à l'UICN.

Les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels préservés.

En France, la création d'une "trame verte et bleue", constituée d'aires protégées et de corridors les reliant afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, est à l'étude.

L'érosion de la biodiversité est provoquée à la fois par l'étalement urbain, la pollution, le changement climatique, les conflits armés ou encore à la surexploitation des ressources.

L'UICN devrait profiter de la vitrine offerte par ce congrès, qui se tient tous les 4 ans, pour sensibiliser les décideurs et l'opinion publique à la cause environnementale.

Seul le sommet mondial sur le développement durable de Johannesbourg en 2002, avait réuni plus de participants, selon les organisateurs du congrès de Barcelone.

Organisation atypique, créée le 5 octobre 1948 à Fontainebleau, en France, l'UICN, dont le siège est à Gland, en Suisse, rassemble plus d'un millier de membres, représentants de gouvernements (80) et d'ONG (800), et quelque 10.000 scientifiques bénévoles.

A l'occasion de ce congrès, un rassemblement international de bateaux est prévu dans le port de Barcelone du 4 au 9 octobre afin de promouvoir la protection de l'environnement marin, avec le Fleur de Lampaul de la fondation Nicolas Hulot, et le voilier polaire Tara.

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La moitié des mammifères en déclin, 1/3 menacés d'extinction


Par Emmanuel ANGLEYS

BARCELONE (AFP) - 6/10/8 - La moitié des espèces de mammifères sont en déclin et probablement un tiers sont menacées d'extinction, selon la "liste rouge" des espèces menacées publiée lundi par l'Union mondiale pour la nature (UICN), à Barcelone.

Les experts de l'UICN, un organisme qui fait autorité en matière de biodiversité, ont consacré aux mammifères l'étude la plus complète jamais réalisée sur le sujet.

Elle confirme la gravité de la crise actuelle : une espèce de mammifère sur quatre est en danger de disparition, soit 1.141 sur 5.487 espèces recensées.

Mais la réalité pourrait s'avérer pire encore en raison d'un manque d'informations concernant 836 mammifères, a averti l'organisation qui tient son 4ème congrès jusqu'au 14 octobre à Barcelone.

Pour les scientifiques, l'absence d'informations concernant une espèce est généralement de mauvais augure.

"En réalité, le nombre de mammifères menacés d'extinction pourrait atteindre 36%", estime Jan Schipper, un expert de l'UICN, dans un article publié lundi dans la revue Science.

"Nos résultats donnent une image très sombre de la situation globale des mammifères dans le monde", souligne-t-il, précisant que "la moitié sont en déclin".

Au moins 76 espèces de mammifères ont déjà disparu depuis l'an 1500.

La crise actuelle est considérée comme celle de la sixième grande période d'extinction des espèces, la précédente ayant été celle de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années.

Au total, la liste rouge de l'UICN créée en 1963, répertorie 16.928 espèces d'animaux ou de plantes menacées d'extinction contre 16.306 en 2007 sur un total de 44.838 espèces mises sous surveillance contre 41.415 précédemment.

3.246 espèces sont classées dans la catégorie à risques la plus élevée - "en danger critique" - 4.770 sont considérées comme "en danger" et 8.912 comme "vulnérables".

L'expression "en danger critique" signifie que la probabilité d'extinction de l'espèce est très importante.

Dans la liste rouge 2008, 188 mammifères ont été classés dans cette catégorie, comme le lynx ibérique (Lynx pardinus).

Certaines espèces comme le cerf du Père David d'origine chinoise (Elaphurus davidianus) n'existent même plus à l'état sauvage et survivent seulement en captivité.

Près de 450 mammifères ont été classés dans la catégorie "en danger", comme le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii), un marsupial carnivore dont la population a chuté de plus de 60% au cours des dix dernières années, en raison d'une multiplication des cas de tumeur cancéreuse faciale encore inexpliqués.

Le chat viverrin (Prionailurus viverrinus), en Asie du sud-est, est passé de la catégorie "vulnérable" à "en danger", victime de la destruction de son habitat naturel.

Même situation pour le phoque de la Caspienne (Pusa caspica), dont la population a plongé de 90% depuis une centaine d'années, victime des chasseurs.

Il est pourtant possible de redresser la situation: grâce à différentes mesures de conservation, des résultats encourageants ont été obtenus pour 5% des mammifères menacés.

Ainsi, le putois à pieds noirs (Mustela nigripes), est considéré simplement comme "en danger", après avoir été réintroduit avec succès au Mexique, alors qu'il était classé auparavant comme "éteint à l'état sauvage".

De même, le cheval sauvage (Equus ferus) a fait l'objet de réintroductions fructueuses en Mongolie.

Mais "plus nous attendrons, plus cela coûtera cher pour empêcher de nouvelles extinctions d'espèces", a averti Jane Smart, responsable du programme des espèces à l'UICN.

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Sauvons nos amis les chats de Van

 


Bielka

Photo RR 1/3/9

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Van Cats


An Armenian cat strikes it big in the international cat world--as a Turk

Armenian Vans - real "aristocrats"

 

Tuesday, May 5, 2009 - The Van cat is considered a rare breed, one of the most beautiful and certainly the most unusual breeds of a cat ever known. Vans have a long history dating back to the earliest records of Van and ancestral Armenia. They are indigenous to the Van region in the heart of historic Armenia (present day Turkey), particularly to the city of Van, on Vana Lich (Van Lake).

The cat is a natural breed, no human selection or cross-breeding has been used to establish the breed. They are also very unique, the only cats that are known to naturally swim. Vans are a bigger breed then other cats, with predominantly white fur. The Van cat's eyes are always large with eyes of three types : both eyes amber, both eyes blue, or one amber and one blue. Most of the stories about the Van cat seem to be about the blue and amber color eyed cats, perhaps because their eyes seem more expressive.

Its skin is shell-pink, and its ears have long, delicately curved inner tufts, sometimes with 'feathers' on the tips. Van cats can easily be trained, if treated sensibly, and apparently love to be with human beings. The only other colors are an amber tail and amber marks to the head.

Origin

Historic records show the Van cat on cliff-side carvings in the van region from the middle bronze age, especially proliferating in carvings done by Assyria and Urartu, the latter a forebear of the Armenian race. But as with much of what was originally Armenian, the Van cat has been mistakenly mislabeled as Turkish, which is a cause of controversy.

The cat was first exported to the West from present-day Turkey in 1955 by Laura Lushington and Sonia Halliday, two British women who were travelling through Turkey. They noticed that the cats particularly around the area of Van in current Eastern Turkey bore a remarkable resemblance to the traditional Angora type, which were heretofore known by outsiders as "Turkish cats". The most noticeable difference however was that the coat was not pure white, but had auburn head markings and a faintly ringed auburn tail. Laura brought two unrelated cats back to Britain, and when they were mated they produced kittens bearing the same auburn markings. It was at this point that Laura realized that this was a natural breed, and not man-induced.

When the club set about registering the breed, she registered the Van Cat prefix and added the word "Turkish" to the name, following the example of a Van Cat club in Turkey.

However, carvings and inscriptions found in Assyrian and Urartian records showing the cat as a favored animal or deity predate the Turkish existence in the area by 2000 to 3000 years, causing no end of consternation to present day Turkish historians.

Van cats have been the symbol of Van and the city of Van since at least the middle bronze age, some archeologists believing they developed around the same time as the Armenian Plateau cultivated wheat and livestock, beginning around 14,000 BC. One of the early records of white, semi-long hair cats with ringed tails and colour on their heads were carvings on jewelry by the Hittites (1600-1200 BC), cousins to the Armenian race. The Urartians (1st millenium BC) who settled in the City of Van (Tushpa) carved ringtail cats on ornaments. Archaeological finds in Van province of relics possibly from an ancient battle during the occupation of Armenia by the Romans (AD 75-387), including battle standards and armor bearing images of a large pale self colored cat showing distinctive rings on the cat's tail.

Even more recently, during the excavation by the British Archaeological Institute in Ankara of a late Neolithic (7000 years ago) site near Hacilar, 22 small terracotta statues said to be women playing with cats were found on one level. Because of this discovery some scientists now question the long held belief that cats were first domesticated in Egypt.

Ironically, the Turks now have a special section on their government web site about the cat, recounting that their ancestors called this cat "pisik". Pisik is a pure Armenian root word, meaning "kitten", "piso" being cat. It appears Turks want their ancestors to be Armenian, or perhaps they at least want to admit how much of their culture is due to cultures like Armenia.

Anyway, Van Cats have an international breed name of Turkish Van cat, Turks use the Armenian word 'Pisik', and it is properly called the Van Cat.

About the Van

It is generally assumed that geographic isolation is responsible for the preservation of this unique breed of cat. The most notable feature of the area of Anatolia (present day Eastern Turkey) is Lake Van in the Bznuniq region of Historic Armenia, bound by the mountains of Suphan (from the original Armenian "Sipan", or "Nekh Masiq" at 4434m a few hundred meters higher then Mt. Aragats, the tallest mountain in the Republic of Armenia at 4097m on the North summit) in the north, and Mt. Nemrut (3046m), in the Taron range to the west of Lake Van (Nemrut is like the Republic's "Arair lehr", with lake at its summit and a mythical origin). There is another Mt. Nemrut (1919m, Armenian " Ashimun Ler") to the south, near Armenia's 1st century BC capital of Tigranakert, also known as the burial place for Armenia's kings.

Among the sadder stories including the Van Cat are tales of how the Turks would use the animals as a means of torture of Armenians before and during the genocide. One tale relates how Turks would capture Armenians, strip them, and stuff them into cloth bags with Van Cats, beating the bag. The poor animals, driven into a frenzy, would lacerate the Armenian captives.

Biblical Mount Ararat is some 100 miles to the north-east. The area around Van is mountainous and suffers extremes of temperature to which the Van Cat has fully adapted, shedding its long hair for a shorter cooler coat in the summer, and with tufts of hair between its pads to protect its paws from the cold in the winter. The dominance of this region by Lake Van lends credence to the reputation bestowed on the cats of being swimming cats. This is not to suggest that all Vans like to swim, but many will do so in shallow warm water, and they love to play with running water too.

The Van is a loyal, loving and very intelligent cat. Its temperament depends greatly on its upbringing, the amount of human contact and handling it receives as a kitten, and the temperament of the mother herself. They are very affectionate, giving head butts and love bites.

Vans are great climbers, so don't be surprised to find them sitting on top of doors, kitchen units or wardrobes, and some wouldn't think twice about climbing your curtains and sitting on the curtain rail. A great game is retrieving screwed up paper, some catching the ball of paper in mid flight, others making great somersaults.

Where water is concerned, some are not very keen at all, whereas others may love dripping taps, especially drinking from them, then flicking the water with their paws, or dropping toys into their water bowl. It has been known for Vans to swim in the bath, swimming pool or even the sea. Some sources recount that Vans will dive up to 9 meters to catch fish in Lake Van.

They like to be involved in everything their owners do and follow them around like a dog. In fact some people have said that Van cats are more like dogs than cats. On the whole, they get on very well with dogs indeed, but the Van Cat will want to be the boss. In most instances the females are more independent and if you have a male and female, she will normally rule the roost, but there are always the exceptions.

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Coeur de Van

Elevage familial de chats de Van

Sahib, le père reproducteur


Venez découvrir le Chat le plus Rare de la planète - Turc du lac de Van, et devenez 'croque' de nos poilus fantastiques !
94800 Villejuif (Val de Marne), France

Compter entre 350 et 650 € en chat de compagnie, non destiné à la reproduction

 

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Sauvons nos amies les salamandres

Photo RR 1/10/9

 

Menaces et protections

Source Wikipedia


Salamandra salamandra est protégée dans la plupart des pays d'Europe via son inscription à l'annexe III de la Convention de Berne. Des pays, n'ayant pas adhéré à la Convention de Berne, la protègent également (comme l'Ukraine à partir de 2000). Elle est inscrite sur la liste rouge des espèces de faune menacées dans plusieurs pays de son aire de répartition, comme la France, l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche.

En France elle est protégée nationalement au même titre que tous les amphibiens. C'est une espèce menacée au sens où ses populations se sont fortement réduites, alors que son habitat naturel se réduit et se fragmente.

En dépit de sa protection légale dans nombre de pays, la salamandre est en Europe en régression constante depuis au moins un siècle. Plusieurs causes semblent expliquer cette régression, dont principalement : le recul des zones humides intra et périforestière par comblement ou drainage, la contamination de son environnement par les pesticides (elle est notamment sensible aux insecticides qui peuvent tuer l'adulte, ou les larves, à faible dose), et la fragmentation écopaysagère en général et la fragmentation des forêts par les routes en particulier.

La salamandre semble attirée par le macadam chaud et humide après les pluies d'été. De nombreux cadavres de salamandres sont trouvés sur ces routes lorsqu'elles sont fréquentées (phénomène de roadkill). Deux grands moyens ont commencé à être mis en place essentiellement à partir des les années 1980-1990 pour tenter de protéger l'espèce ; la protection de ses habitats (bois, mares, cours d'eau lents) par exemple par des réserves naturelles, et la restauration ou protection de corridors biologiques, avec le cas échéant des écoducs lui permettant de passer sous une route. Néanmoins, les rassemblements de centaines ou de milliers de salamandres évoqués il y a plus de 100 ans, en Europe centrale notamment semblent révolus. De nombreuses salamandres meurent aussi, piégées, dans des trous, citernes, égoûts, fosses septiques, arrosoirs, etc. dont elles ne savent pas ressortir.

À la différence des tritons, les salamandres adultes ne peuvent escalader une paroi lisse ou verticale. Il n'est pas exclu que l'adulte ou la larve puisse être affecté par l'éclairage artificiel de leurs milieux. (c'est le cas pour de nombreux autres amphibiens, qui se montrent expérimentalement perturbés par l'éclairage nocturne).

La fragmentation des habitats naturels d'un nombre croissant de forêts, bosquets et petits bois induit probablement un appauvrissement génétique des populations de salamandres.

 

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DÉFENSE DE LA NATURE (partie 2) :

SAUVONS NOS AMIS LES VÉGÉTAUX

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CHIENS MÉCHANTS

ÉCOLOGIE

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