
PARTIE I : LES FAITS
VOIR AUSSI : CANICULE ET/OU SÉCHERESSE
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Ouvrons les yeux : arrêtons la politique de l'autruche !
Je ne sais pas pourquoi les Etats-Unis font l'autruche et se mettent la tête dans le sable. Gary Harrison, chef du Conseil Athabaskan de l'Arctique Il n'y a pas d'autre alternative pour freiner l'effet de serre que de mettre un terme, au plus tôt, à la S.I.C.K (Société Industrielle Capitaliste et de Konsommation !) qui en est la cause. Développons au plus tôt les sources d'énergie inépuisables et contraignons, pour le moins, l'Empire US-OTAN à signer le protocole de Kyoto pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ! Roger Ripert |
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Réchauffement climatique : second record de chaleur sur la Terre en 2005
TOKYO (AFP) - 2/2/6 - La température moyenne de la Terre en 2005 a atteint son second plus haut niveau en l'espace d'un siècle, en raison du réchauffement climatique induit par l'augmentation des gaz à effet de serre, a affirmé jeudi l'Agence météorologique japonaise. Il s'agit du deuxième record de chaleur depuis 1891, derrière celui de 1998 (0,66 degrés Celsius de plus que la moyenne). Cette tendance à la hausse des températures existe depuis le milieu des années 80, a noté l'Agence. * Premier bilan climatique de 2005 :
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Réchauffement de la planète :deux scientifiques de renom sonnent l'alarme
S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3.500 personnes, les deux conférenciers ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète cause un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme. "Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce" a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures. Pour M. Reeves, il n'en tient qu'à l'homme de résoudre cette situation puisqu'"il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90% à l'activité humaine et il faut en tenir compte". Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997. "Le Canada a continué d'augmenter ses émissions de gaz a effet de serre et il faudrait aujourd'hui réduire celles-ci de 30% pour respecter nos engagements" a-t-il déclaré. L'intervention des deux hommes avait été organisée l'organisme Équiterre, qui a été chargé par l'ONU d'accueillir quelque 3.000 ONG qui participeront à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Celle-ci aura lieu à Montréal du 28 novembre au 9 décembre prochain * Alerte climatique 27/10/5 - Paraphrasant André Malraux, Hubert Reeves a déclaré que le «XXIe siècle sera vert, ou ne sera plus !». Plus de 3400 personnes ont payé 25 $ pour entendre les deux sommités plaider l'urgence d'agir pour freiner les changements climatiques qui menacent l'existence même de l'humanité. L'environnement : une priorité David Suzuki, généticien et animateur de l'émission The Nature of Things à CBC. Leur constat est clair : si rien n'est fait pour endiguer le réchauffement de la planète, le péril climatique qui s'ensuivra conduira à la disparition pure et simple de la vie humaine sur la Terre. Aline Gobeil a assisté à la conférence. « Si l'humanité continue business as usual, il n'y a aucun doute que l'humanité disparaît » a déclaré Hubert Reeves, habituellement connu pour son optimisme. Le temps des discours est révolu
Il a également rappelé que le Canada était loin d'atteindre les objectifs de Kyoto. Selon lui, considérant le laisser-faire des autorités canadiennes au cours des dernières années, le pays devra réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre pour atteindre les objectifs de Kyoto. En effet, au lieu de réduire leurs émissions, les provinces, dans l'ensemble, les ont plutôt augmentées. Hubert Reeves, de son côté, a plaidé pour le développement de sources d'énergie propres comme les éoliennes en ajoutant qu'il ne souhaitait pas qu'Hydro-Québec aille de l'avant avec la rénovation de la centrale nucléaire de Gentilly. Tous les profits récoltés lors de la soirée ont été remis à l'organisme Équiterre. |
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Les États-Unis "opposés" aux discussions sur les suites de Kyoto :opposons-nous aux "NEOCONS" qui les gouvernent !
MONTRÉAL (AFP) - 30/11/5 - Les États-Unis ont rejeté mardi à Montréal les initiatives de la communauté internationale visant à donner une suite au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, suscitant la colère des écologistes. "Les États-Unis sont opposés à toutes ces discussions", a déclaré lors d'un point de presse Harlan Watson, le chef de la délégation américaine, réaffirmant la position de son pays. Il a précisé que les Américains ne voulaient pas d'une approche incluant des "objectifs" et un "calendrier" pour réduire les émissions des gaz à effet de serre. Les États-Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto invoquant notamment que cet accord prévoyant la réduction de 6% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau en 1990, comprenait des mesures restrictives pour les pays industrialisés, sans contrepartie de la part des pays en voie de développement. Washington s'est doté en 2002 d'une politique pour réduire de 18% ses émissions, "sans avoir d'impact dévastateur sur l'économie américaine", a remarqué M. Watson qui a salué le succès des mesures mises en place par l'administration Bush. Responsables de 25% des émissions à effets de serre avec moins de 5% de la population mondiale, les Etats-Unis misent sur des accords plus ciblés et bilatéraux, plutôt que sur un cadre international pour régler l'épineuse question du réchauffement planétaire. "Il s'agit d'une position irresponsable qui est erronée d'un point de vue scientifique. Les preuves d'un changement climatique s'accumulent littéralement chaque semaine", a sermonné Bill Hare, directeur des politiques sur les changements climatiques chez Greenpeace. "Lors des discussions à la conférence, les délégués (des différents pays) disent qu'il y a plusieurs enjeux majeurs au programme, mais soulignent qu'il y a un réel problème : les États-Unis", a-t-il ajouté en qualifiant l'attitude de Washington de "politiquement irresponsable". Lors de son discours d'ouverture, le ministre canadien de l'Environnement Stéphane Dion, président de la conférence, avait déclaré : "fixons-nous pour objectif une approche du changement climatique, internationale, efficace, à long terme et plus large". Il faisait ainsi allusion à la nécessité d'associer les Etats-Unis et les pays émergents à un nouvel accord. Le représentant de Greenpeace au Canada, Steven Guilbeault, a invité mardi le président de la conférence à "laisser les Américains de côté" pour assurer le "succès de la rencontre de Montréal".
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Protéger le climat, plutôt que s'attaquer aux symptômesANDERMATT (AFP) -11/5/5 - La station de sports d'hiver d'Andermatt, en Suisse centrale, a emballé son glacier du Gurschen, sur une surface de 2.500 m2, afin de réduire sa fonte et de préserver les pistes de ski, a annoncé la société Andermatt Gotthard Sportbahnen. Cette mesure a été critiquée par les organisations de protection de l'environnement qui la juge inutile. La bâche, qui recouvre le glacier situé dans le canton d'Uri, est épaisse de 3,8 millimètres et composée de matériaux synthétiques qui protègent la couche de neige des rayons du soleil. Ce revêtement, qui est censé empêcher en grande partie la fonte de la neige et du glacier dans cette zone, sera retiré à l'automne 2005, entreposé, puis réutilisé l'été suivant. Au cours des quinze dernières années, le glacier du Gurschen s'est affaissé d'une vingtaine de mètres au départ de la station du Gemsstock, selon la société des remontées mécaniques. Selon le Fonds mondial pour la nature WWF, "recouvrir les glaciers ne va pas résoudre la problématique du réchauffement climatique". Seules les mesures de protection du climat - notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre - sont utiles, a précisé l'ONG dans un communiqué. Huit militants de Greenpeace se sont pour leur part rendus sur le glacier pendant la nuit pour y déployer des banderoles. "Protéger le climat, plutôt que s'attaquer aux symptômes", pouvait-on lire sur une des pancartes. Un glacier suisse au frais La station de ski d'Andermatt, en Suisse, a décidé de lutter à son
échelle au réchauffement climatique qui affecte le glacier du Gurschen.
Cette station a en effet décidé d¹emballer une partie du glacier, haut
lieu de ski en hiver, pour le mettre à l¹abri des rayons du soleil.
Les glaciers alpins ont beaucoup souffert de la canicule et des températures
en hausse de ces dernières années. Les bandes de mousse de PVC qui vont
recouvrir le Gurschen coûte 20 euros le m2. La première partie de'l¹opération,
avec 3.000 m2 emballés va donc coûter plus de 60.000 euros à Andermatt.
Si les résultats sont concluants, si la couverture isole efficacement
le glacier de la chaleur, une autre partie du Gurschen sera également
recouverte, selon les informations de l¹hebdomadaire suisse SonntagsZeitung.
D¹autres stations pourraient imiter Andermatt. http://sciences.nouvelobs.com/
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Vue aérienne de la côte du Groenland
près de la ville de Nuuk Photo d'archives/REUTERS/Andy Clark |
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Il a fait froid en Europe, mais pas au Groenland COPENHAGUE (Reuters) - 15/3/5 - L'hiver a été rude sur
la majeure partie de l'Europe mais pas au Groenland, où un festival
annuel de sculpture sur neige a dû être reporté sine die faute de
neige. |
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Un iceberg situé à 150 Km au nord du cercle arctique en septembre 2004 La glace de l'Arctique, à moins d'une réduction rapide
des rejets de CO2, aura complètement disparu en été vers la fin de ce
siècle, provoquant une hausse du niveau des océans et la disparition
probable d'espèces telles que l'ours polaire, affirme une étude à paraître
la semaine prochaine. Sauf réduction des rejets de CO2, l'Arctique fondra d'ici un siècle OSLO (AFP) - 2/11/4 - La glace de l'Arctique, à moins
d'une réduction rapide des rejets de CO2, aura complètement disparu
en été vers la fin de ce siècle, provoquant une hausse du niveau des
océans et la disparition probable d'espèces telles que l'ours polaire,
affirme une étude à paraître la semaine prochaine. * Un plan timide contre la fonte de l'Arctique adopté en Islande par Alister Doyle REYKJAVIK (Reuters) - Huit pays disposant de territoires
dans l'Arctique se sont mis d'accord sur un plan assez vague visant
à contrer la fonte de la calotte glacière, mais les peuples autochtones
ont accusé les Etats-Unis de bloquer des initiatives plus efficaces.
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Augmentation alarmante des émissions de gaz à effet de serre SYDNEY (AFP) - 29/3/4 - Des chercheurs australiens ont fait état lundi
d'une augmentation alarmante des émissions de gaz à effet de serre au
cours des deux dernières années, dont l'origine est presque totalement
imputable à la consommation de combustibles fossiles. |
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LES MAUVAISES NOUVELLES DU CIEL * Record de chaleur dans le monde en septembre 2005 WASHINGTON (AP) - 14/10/5 - Le globe a connu son mois de septembre le plus chaud depuis que les archives des températures existent, selon les données publiées vendredi par le centre des données climatiques du Service océanique et atmosphérique américain. Avec en moyenne 0,63 degrés Celsius de plus que la normale, septembre 2005 est le mois le plus chaud depuis 1880, début des archives fiables. La deuxième position est celui de septembre 2003. * Canicules "cinq fois plus nombreuses" en France dans quelques décennies Paris (AFP) - 21/9/3 - Le président de Météo-France, Jean-Pierre Besson, estime dimanche que les canicules risquent d'être "cinq fois plus nombreuses" dans les décennies à venir qu'aujourd'hui en France et que les événements climatiques extrêmes vont se multiplier à l'échelle planétaire. Interrogé sur France-Inter
sur ses prévisions à l'horizon 2050-2100, M. Besson relève qu'il y aura
en France comme à l'échelle mondiale "une instabilité de l'atmosphère
beaucoup plus grande qu'elle ne l'est" actuellement. "Il est en effet
hautement probable qu'il y ait beaucoup plus d'événements météorologiques
extrêmes que l'on en a aujourd'hui", ajoute-t-il dans une allusion aux
tempêtes de 1999, aux inondations de 2001-2002 et à la canicule de l'été 2003. |
EXTREME HEAT ON THE RISE* Climate model predicts more stifling summers The heatwave that paralysed Europe last summer was hailed as a harbinger
of global warming by many, including climatologists who predicted
wilder extremes in floods, droughts and storms thanks to climate change.
Results from a climate model now add evidence to the idea that extreme
temperature events are set to rise - for Europe at least. References |
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Le glacier d'Ilulissat au Groeland, chef-d'oeuvre menacé par le réchauffement Le bord du glestcher, extrémité inférieure du glacier, "a reculé de plus de 10 km en 2-3 ans (de 2001 à 2003) après avoir été relativement stable depuis les années 1960", explique-t-il. Président de l'"Etude sur l'impact du climat sur l'Arctique" (Artic Climate Impact Assessment, ACIA), un rapport de 1.400 pages réalisé par plus de 250 scientifiques et publié en novembre dernier, le Docteur Corell a emmené sur les lieux quelque 22 ministres et délégués de l'Environnement réunis du 16 au 18 août à Ilulissat pour des discussions informelles sur les changements climatiques. "On ne peut trouver d'exemple aussi concret et parlant du réchauffement de l'Arctique qui est deux fois plus rapide que celui du reste du monde", a-t-il déclaré à l'AFP, en notant qu'"en 12 mois (entre 2002 et 2003), le front du glacier a reculé de 7 km". Il montre "comment le front glaciaire en vêlant (détachement de blocs de glace) fait tomber en cascades des morceaux géants qui avancent à une vitesse d'environ 35 mètres par jour ou quelque 13 km par an, pour devenir des icebergs dans la mer". "Le problème est que le front du glacier recule de plus en plus, et un glacier qui recule est un glacier qui diminue en extension, signe évident du réchauffement" qui s'est accéléré notamment ces dernières années dans l'Arctique, selon ce chercheur reconnu de l'American Meteorological Society à Washington D.C. Ce réchauffement est également constaté par le professeur Jason Box du Byrd Polar Research Center de l'Ohio State University, qui vient d'effectuer des recherches financées par la Nasa (l'agence spatiale américaine) sur ce glacier, avec le soutien logistique de l'organisation écologiste Greenpeace. Ayant placé un petit bateau gonflable muni d'équipements de surveillance pour mesurer la profondeur des lacs de la calotte glaciaire, il a observé que la production d'eau avait augmenté de plus de 30% en 17 ans seulement. "Nous avons constaté une augmentation de la vitesse de la fonte des glaces au cours des dernières années, qui confirme le réchauffement mesuré par des stations météorologiques placées le long des côtes" de l'île, a-t-il souligné, dans un reportage vidéo de Greenpeace. L'organisation a dépêché pendant près de 2 mois son navire "Arctic Sunrise" au Groenland pour sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement climatique, qui s'est achevée dans le fjord d'Ilulissat. "De plus en plus d'eau circule dans le système de l'inlandsis groenlandais, et il apparaît qu'il existe un lien entre un accroissement des eaux de fonte et l'augmentation observée dans l'accélération de la vitesse de déplacement des glaces", a-t-il souligné. Le volume d'eau de fusion de l'indlandsis est important car il joue un rôle dans l'accélération du mouvement des icebergs vers la mer, et affecte par conséquent le niveau des océans. Pour M. Corell, "cette question cruciale n'est pas une question à traiter demain, mais aujourd'hui". "Il n'y a pas de temps à perdre", a renchéri Martina Krueger, chef de l'expédition de Greenpeace. En effet, si le réchauffement se poursuivrait, comme le prédisent les experts, la calotte glaciaire du Groenland viendrait à fondre dans quelques centaines d'années, augmentant de 6 à 7 mètres le niveau des océans, et menaçant plus de 1,2 milliard de personnes, vivant à moins de 30 km de la mer.
* Un glacier du Groenland fond 3 fois plus vite depuis 15 ans
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Climat : "s'adapter" [sic] dès maintenant à des "conséquences colossales"Aux armes, citoyens ! Roger Ripert PARIS (AFP) - 24/6/5 ) - Le changement climatique aura
"des conséquences colossales" en France et les pouvoirs publics doivent
dès maintenant les anticiper et élaborer une stratégie pour les atténuer,
estime un rapport d'experts gouvernementaux publié vendredi à Paris.
Il sera beaucoup plus prononcé en Europe et notamment en France que
dans d'autres pays développés, relève l'Observatoire national des effets
du réchauffement climatique (ONERC) dans son premier rapport depuis
sa création en 2002. * Le réchauffement de la planète menace la faune marine LONDRES (Reuters) - 30/6/5 - Des milliers d'espèces marines
sont menacées par le réchauffement de la planète en raison de l'acidification
croissante des océans, estiment des experts de la British Royal
Society dans un rapport publié à une semaine du sommet du G8 à Gleneagles,
en Ecosse. |
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La montagne accouche d'une souris ! Accord a minima au G8 sur le changement climatique Les représentants de la SIC (Société Industrielle et de Consommation) L'aigle de l'Empire US pétro$ n'entend pas réduire son effet de serre(s), au contraire ! Et nous, simples Terriens, que faisons-nous ? Roger Ripert Les membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Japon, Italie, Royaume-Uni, Russie) négociaient séparément entre eux jeudi matin avant de retrouver en fin de matinée les cinq grands pays émergents invités au sommet de Gleneagles (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et Mexique). GLENEAGLES (Ecosse) (Reuters) - 7/7/5 - Les dirigeants
du G8 sont parvenus à un accord a minima sur le changement climatique
qui ne fixe aucun objectif chiffré et n'inclut qu'une référence symbolique
au protocole de Kyoto, selon un projet de déclaration obtenu en
marge du sommet de Gleneagles. |
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Patrimoine planétaire en péril ! Edmund Hillary demande à l'UNESCO de protéger l'Everest du réchauffement climatique JOHANNESBURG (AP) -11/7/5 - L'alpiniste néo-zélandais Edmund Hillary,
le premier à avoir conquis l'Everest avec le sherpa Tenzing Norgay,
a demandé lundi à l'UNESCO d'inscrire le "toit du monde" dans sa liste
du patrimoine mondial en péril. "Le réchauffement de l'environnement
de l'Himalaya a visiblement augmenté au cours des 50 dernières années.
Cela a provoqué plusieurs fontes de glacier graves et de fortes perturbations
pour l'environnement et les habitants", a-t-il souligné dans un communiqué
publié lundi. "Le seul moyen d'empêcher des catastrophes est de drainer
les lacs avant qu'ils n'atteignent un niveau dangereux". |
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Que faire ? LONDRES (AFP) - 11/8/5 - Une très grande partie de la Sibérie occidentale connaît actuellement un dégel sans précédent qui pourrait [sic] accélérer le réchauffement climatique, rapporte l'hebdomadaire britannique New Scientist. Des scientifiques de retour de cette région russe ont déclaré que la plus vaste zone gelée de la planète était en train de fondre, pour la première fois depuis sa formation il y a 11.000 ans. En fondant, le permafrost d'un million de kilomètres carrés - soit la superficie de la France et l'Allemagne réunies - pourrait [sic] libérer dans l'atmosphère des milliards de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre, indique le magazine sur son site internet. La découverte a été faite par Judith Marquand de l'université britannique d'Oxford et le botaniste Sergueï Kirpotine de l'université de Tomsk, en Russie. M. Kirpotine a estimé que ce phénomène était "probablement irréversible et sans aucun doute lié au réchauffement climatique". Toute la région sub-arctique de la Sibérie occidentale a commencé à fondre, a-t-il ajouté, et cela "s'est produit au cours des trois ou quatre dernières années". Des climatologues se sont inquiétés de cette découverte et ont averti que les prévisions concernant la hausse les températures à l'échelle planétaire pourraient avoir besoin d'être révisées. "Quand vous commencez à perturber ce genre de systèmes naturels, vous pouvez aboutir à des situations où (le phénomène) ne peut plus être arrêté. Il n'y aucun frein que vous puissiez utiliser", a déclaré au quotidien The Guardian David Viner, chercheur à l'Unité de recherche sur le climat de l'université britannique d'East Anglia. Le "comité intergouvernemental sur le changement climatique", dans son dernier rapport global de 2001, avait estimé que les températures pourraient augmenter dans le monde de 1,4 degré Celsius à 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100... |
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Le protocole de Kyoto est devenu complètement "opérationnel" [sic] MONTREAL (AFP) - 30/11/5 - Le protocole de Kyoto est devenu pleinement opérationnel mercredi avec l'adoption formelle des règles de fonctionnement de l'accord sur la réduction des gaz à effet de serre, lors d'une séance plénière de la Conférence de l'Onu sur le changement climatique à Montréal. Le protocole, qui impose à 34 pays industriels de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012, a été conclu en 1997 et est entré en vigueur le 16 février 2005. Ces modalités ont été entérinées en bloc, mercredi en fin de matinée par consensus par les délégués des 156 pays ayant ratifié le protocole, dans le cadre de la Conférence de Montréal, qui a commencé lundi. Sur ces 156 pays, seuls 34 pays industriels ont des obligations de limitation de leurs émissions. Les modalités, complétant Kyoto et adoptées mercredi, fixent notamment les règles des échanges de droits de pollution. Elles allègent aussi les obligations en prenant en compte le "stockage du CO2 par les arbres en croissance". Il demeure cependant un point à régler d'ici la fin de la conférence le 9 décembre, l'adoption des dispositions prévoyant des mesures contre ceux qui n'auraient pas respecté les engagements du protocole à son expiration en 2012. La question est de savoir si le système quasi-juridictionnel de suivi et de sanction des engagements, mis au point dans les accords de Marrakech (novembre 2001), sera adopté par une "décision" de la conférence ou par un "amendement" au protocole. La seconde solution, visant officiellement à renforcer la portée juridique du système de sanctions, demanderait une ratification de chacun des pays partie au protocole, ce qui prendrait beaucoup de temps et aurait pour conséquence de retarder d'autant l'adoption du système de sanctions. L'Arabie saoudite demande la solution de l'amendement. La discussion sur les modalités d'adoption devait commencer mercredi en fin de journée et se poursuivre dans les prochains jours. Le plus haut responsable de l'Onu pour le dossier climat, Richard Kinley s'est cependant montré très optimiste sur son issue. "Je suis tout à fait confiant que le système sera adopté la semaine prochaine", d'ici la fin de la conférence, a-t-il dit lors d'une rencontre avec quelques journalistes. A la question de savoir si l'on pouvait malgré cela considérer le protocole opérationnel dès mercredi, M. Kinley a répondu : "Il est pleinement opérationnel". "C'est un grand jour pour ceux qui veulent protéger le climat. Après 7 années de dur labeur, les gouvernements qui sont partie au protocole de Kyoto ont approuvé une série de 21 décisions qui mettent en place le cadre détaillé de la façon dont le protocole va fonctionner jusqu'en 2012", a-t-il ajouté Responsables de 25% des émissions à effets de serre avec moins de 5% de la population mondiale, les Etats-Unis misent sur des accords plus ciblés et bilatéraux, plutôt que sur un cadre international pour régler l'épineuse question du réchauffement planétaire. |
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PIPEAU ET COMPAGNIE
Le sieur James Connaughton, président du conseil de la "Maison blanche" US, chargé de la qualité environnementale, Le beurrre ne leur suffit pas, Roger Ripert * SYDNEY (Reuters) - 10/1/6 - Les six pays qui ont forgé l'été dernier un pacte visant à lutter contre le réchauffement climatique par l'utilisation de nouvelles technologies, sans remettre en cause le développement économique [la SIC, sic], se retrouvent mercredi pour la première fois à Sydney afin de définir leur "stratégie commune". La réunion inaugurale du "Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat", qui regroupe les Etats-Unis, l'Australie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l'Inde, se concentrera sur les réformes spécifiques à mettre en place dans le secteur industriel pour diminuer la pollution. Les Etats-Unis, qui ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto imposant selon eux des quotas d'émission de gaz à effet de serre inconciliables avec leur croissance économique, promouvront lors de ce sommet l'adoption d'objectifs non contraignants, notamment dans les secteurs de l'industrie lourde et des mines. "Chacun des six pays se présentera à la table des négociations avec son propre portefeuille de mesures", a déclaré James Connaughton, président du Conseil de la Maison blanche chargé de la qualité environnementale. "Chaque pays a déjà commencé à identifier une série d'actions pour améliorer sa sécurité énergétique, réduire la pollution et diminuer l'émission de gaz à effet de serre", a-t-il ajouté dans un entretien accordé à Reuters. "ALLER PLUS LOIN QUE KYOTO ! " A eux six, les pays membres du partenariat représentent environ 50% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Mais Connaughton, rejetant les critiques, a réaffirmé que le charbon était un combustible essentiel pour la croissance économique mondiale à court terme. "C'est un fait qu'une grande portion de l'économie mondiale repose sur des combustibles fossiles. Nous devons accepter cela et travailler pour rendre ces combustibles plus propres et améliorer leur rendement." Les organisations de défense de l'environnement se sont plaintes d'avoir été exclues du sommet de Sydney, auquel ont été conviés 80 responsables des plus grandes sociétés consommatrices d'énergie au monde, comme l'industrie d'aluminium américaine Alcoa ou le spécialiste de l'acier sud-coréen Posco. Les environnementalistes redoutent par ailleurs que ce pacte à six n'interfère avec le protocole de Kyoto, une allégation dont se défendent l'Australie et les Etats-Unis, seuls pays industrialisés ayant refusé de ratifier l'accord. "Kyoto ne présente aucune stratégie d'actions. (Notre partenariat) va au-delà de Kyoto parce qu'il traite de la pollution de l'air et du rendement qui aidera à promouvoir (...) différentes sources d'énergie pour sortir les gens de la pauvreté", estime Connaughton. Le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en février dernier avec la signature de la Russie, contraint les 38 principaux pays industrialisés à réduire les émissions de six gaz de 5,2% par rapport au niveau de 1990. L'objectif doit être atteint dans la période 2008-2012. Le Panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique (IPCC) estime que la hausse de la température moyenne à la surface du globe sera comprise entre 1,4 et 5,8 degrés d'ici 2100. La fonte des glaces polaires qui en résultera provoquera un dérèglement de nature à entraîner une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, tels que des ouragans ou des sécheresses. D'après des scientifiques, la température moyenne a déjà augmenté de 0,6°C en un siècle. * 2005, année la plus chaude depuis plus d'un siècle, selon la Nasa WASHINGTON (AFP) - 25/1/6 - 2005 a été l'année la plus chaude à la surface du globe depuis la fin du 19e siècle quand on a commencé à mesurer et prélever les températures scientifiquement, a annoncé mardi la Nasa, l'agence spatiale américaine. Cinq des années les plus chaudes ont été enregistrées au cours de la dernière décennie avec le précédent record, très près de celui de 2005, en 1998. Mais cette année-là, El Nino, le courant marin du Pacifique, avait été le plus chaud en un siècle, entraînant une hausse de la température moyenne sur l'ensemble de la planète, explique la Nasa dans un communiqué publié sur son site internet (http://data.giss.nasa.gov/gis temps/2005/). Or en 2005, la nette hausse de la température moyenne sur le globe est intervenue sans l'influence d'El Nino, ce qui est d'autant plus remarquable. Les autres années particulièrement chaudes depuis dix ans ont été, outre 1998 et 2005, 2002, 2003 et 2004. Au cours des 30 dernières années, la Terre s'est réchauffée de 0,6 degré Celsius et de 0,8 degré Celsius depuis cent ans. Le 21e siècle pourrait voir des hausses de température de 3 à 5 degrés, selon des scientifiques de la Nasa. "Cette récente montée de la température coïncide avec un accroissement rapide des émissions de gaz à effet de serre atmosphérique résultant de l'activité humaine", souligne la Nasa dans ce même communiqué. Les modèles climatiques sur ordinateurs correspondent aux prévisions, ajoute l'agence spatiale. "De ce fait, le réchauffement rapide observé rend urgentes des discussions sur la manière de ralentir les émissions à effet de serre atmosphèrique", insiste la Nasa dans ce même comuniqué. Ces émissions - dioxyde de carbone, méthane et oxyde nitreux - ont augmenté de 2% aux Etats-Unis en 2004, selon les derniers chiffres publiés en décembre par le département américain de l'Energie. Ces gaz émis dans l'atmosphère, ont totalisé 7,12 millions de tonnes contre 6,98 millions en 2003. Ce volume représente un accroissement de 16% comparativement à 1990 et de 1,1% annuellement en moyenne. Le dioxyde de carbone a compté pour environ 80% des gaz à effet de serre (5,87 millions de tonnes). Il est produit par la combustion des hydrocarbures (transports), du gaz naturel et du charbon, surtout par les centrales électriques et d'autres industries manufacturières. Les statistiques du département de l'Energie ont été publiées peu après la fin de la conférence de l'Onu sur le climat à Montréal début décembre durant laquelle les Etats-Unis et aussi la Chine - les deux plus grands émetteurs de ces gaz - ont refusé de se joindre à toute discussion sur l'imposition de limites contraignantes à ces émissions après l'expiration du Protocole de Kyoto en 2012. Ce protocole, rejeté par le président George W. Bush en 2001 et entré en vigueur en février 2005, contraint les quelque 150 nations signataires - sauf les pays en développement comme la Chine ou l'Inde -, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% par an d'ici à 2012. La Chine et l'Inde, plus gros pollueurs après les Etats-Unis qui comptent pour 25% du total mondial, avaient adhéré à Kyoto mais sans obligation de réduire leurs gaz à effet de serre. Au rythme actuel, les Etats-Unis verront leurs émissions à effet de serre augmenter de 25% en 2012 par rapport à 1990. * Un hiver polaire parfaitement compatible avec le réchauffement planétaireOui, mais aucune hypothèse pour l'expliquer ? Roger Ripert GENEVE (AFP) - 26/1/6 - La descente aux enfers du thermomètre, observée en Europe de l'est, est parfaitement compatible avec le réchauffement global de la planète, selon des experts interviewés en marge d'un colloque sur le changement climatique à Genève. "Comme tout ce qui touche à la climatologie, ajoute-t-il, il faut regarder le long terme et la tendance moyenne des 20, 30 ou 50 dernières années à l'échelle de la planète, qui est à la hausse, et non un épisode local" comme la vague de froid qui sévit actuellement sur une partie du vieux continent. "Un hiver froid ne va pas renverser la tendance générale au réchauffement, tout au plus pourrait-il la ralentir momentanément", estime M. Béniston. "Le réchauffement est un phénomène global de long terme qui ne sera vraiment visible que dans quelques décennies", relève de son côté le climatologue français Hervé Le Treut, de l'Institut Pierre-Simon Laplace. "Il n'exclut nullement les fluctuations de très court terme, à l'échelle locale ou même d'un continent. Même dans un climat très chaud, une semaine ou deux d'air polaire seront toujours possibles". D'une manière générale, note M. Béniston, il ne faut pas confondre météo et climat. La météorologie s'intéresse uniquement à l'évolution de l'atmosphère sur quelques jours et à un endroit donné. La climatologie passe au crible les évolutions du passé et anticipe celles à venir, à une toute autre échelle temporelle (année, dizaine d'année, siècle voire millénaire) et spatiale (ensemble du globe, continent). Elle n'examine pas seulement les paramètres de l'atmosphère étudiés en météo (pluies, précipitations notamment) mais aussi la composition de l'atmosphère, la végétation terrestre et les océans. Elle étudie surtout les interactions entre ces différents éléments de la "machine climatique". Au delà des caprices quasi-quotidiens de la météo, il y a la "variabilité naturelle du climat", affectant toute une région sur une échelle de temps allant de quelques semaines à quelques siècles. Le changement des saisons en fait partie. Pour le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le Français Michel Jarraud, l'hiver glacial que connaissent la Russie et l'Europe de l'est pourrait ressortir de la variabilité naturelle du climat. "Il est impossible pour l'instant de l'attribuer au changement climatique". Ce dernier phénomène se traduit par un réchauffement moyen de l'atmosphère, lié au rejet de gaz à effet de serre comme le CO2 par les activités humaines, rappelle le responsable de l'OMM. Le réchauffement moyen a atteint 0,6 degré en un siècle à l'échelle mondiale, "un chiffre relativement faible par rapport à la variabilité naturelle du climat qui peut atteindre plusieurs degrés d'un hiver à l'autre". Il n'en a pas moins déjà eu des conséquences très sensibles comme la hausse du niveau de la mer et le recul des glaciers, souligne M. Jarraud. Le colloque de Genève, qui dure jusqu'à vendredi, est organisé par la Fondation européenne pour le développement durable des régions (FEDRE), une ONG suisse financée notamment par le Conseil de l'Europe et l'ONU. * Gulf Stream : Généralités
Le Gulf Stream est un très grand courant océanique permanent et chaud de l'Atlantique Nord. Il est en fait une partie d'un plus grand courant, grossi par d'autres déplacements d'eaux affluents. Ce courant se forme dans le golfe du Mexique, où les eaux sont chaudes. Les courants permanents ainsi que les vents très puissants permettent d'amorcer des mouvements océaniques. Ce courant passe entre Cuba et la pointe de Floride. C'est à ce niveau que le courant atteint sa largeur maximale, d'environ 80km, et une profondeur de 640m. Sa vitesse varie alors de 100 à 150 km/jour. A ce niveau, son débit est estimé à 85 millions de mètres cube d'eau à la seconde et sa température varie de 30 à 35°C. Il longe la pointe de Floride, vers le nord puis il change de direction, vers le nord-ouest, donc vers l'intérieur de l'Atlantique, car poussé par les eaux froides du courant du Labrador qui refroidit et ralentit beaucoup le Gulf Stream (température : 25°C, vitesse 8km/jour). Aux abords de l'Europe, il se sépare en deux ramifications; une dirigée vers l'Islande, et l'autre vers l'île des Açores soufflent Rôle : il maintient la douceur des climats de l'Europe occidentale. L'appel des eaux tièdes qui rendent supportables nos hivers européens pourrait fluctuer sur des échelles de temps beaucoup plus courtes. Les courants marins vont-il changer ? Source : Jean-Marc Jancovici, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation. Cela est parfaitement possible, car ces courants ne sont pas indifférents aux conditions climatiques du moment, et nous avons par ailleurs la trace de nombreux épisodes d'arrêt des courants marins profonds dans le passé. Il existe deux grandes catégories de courants marins : La circulation océanique horizontale, notamment celle à grande échelle, comme par exemple le Gulf Stream (c'est celle-là que l'on voit dessinée sur les cartes, en général). Les courants qui vont des profondeurs des océans vers la surface puis replongent vers les profondeurs. Ils sont basés sur des différences de température (l'eau froide est plus dense que l'eau chaude) et de salinité (l'eau salée est plus dense que l'eau douce) entre les différentes couches de l'océan. Les plus profonds portent le nom de courants thermohalins (voir ci-dessous), et ceux qui vont un peu moins en profondeur portent le nom de circulation thermocline. Il est facile de voir que l'on retrouve dans ces deux termes la racine "thermo", qui désigne la chaleur. Or ces courants verticaux (on parle aussi de courants convectifs) sont très sensibles à des petites variations de température. Par exemple, le phénomène El Niño commence par un réchauffement modeste (2 ou 3°C) de la température de surface des eaux d'une région du Pacifique, réchauffement qui affecte la circulation thermocline et provoque par enchaînement des perturbations très significatives dans de grandes régions du monde. Or à l'avenir de telles évolutions pourraient se produire à encore plus large échelle. En effet, nous avons vu que : - le réchauffement sera particulièrement marqué près des pôles, et concernera donc la mer de Norvège de manière significative, or si l'eau s'y réchauffe en surface elle deviendra moins dense, - le changement climatique devrait se traduire par une augmentation de la pluviométrie aux hautes latitudes (notamment dans le Nord de l'Europe et du Canada), ce qui va provoquer un apport d'eau douce dans l'Atlantique Nord, qui va diminuer la salinité et donc la densité sous ces l'attitudes. Ces deux phénomènes pourraient atténuer, ou supprimer, la plongée des eaux en mer de Norvège, et déstabiliser par la suite l'ensemble de la circulation mondiale. Voir : http://www.alertes-meteo.com/vague_de_chaleur/stream.htm *
La Niña refait son apparition
La Niña est, selon l'OMM, un "Phénomène caractérisé par une anomalie négative de la température de surface de la mer (par rapport à la période de référence 1971-2000), dans la région Niño 3.4 du Pacifique équatorial, dans la mesure où cette anomalie est supérieure ou égale à 0,5°C selon une moyenne calculée sur trois mois consécutifs". Selon le communiqué de presse que la NOAA a diffusé à ce propos, des spécialistes du Centre des prévisions climatiques ont observé, il y a trois semaines, les débuts de ce phénomène, qui peut avoir des effets sur le climat dans diverses parties du monde. "Au milieu de janvier, l'atmosphère au-dessus du nord-est du Pacifique et de l'ouest des États-Unis a commencé de montrer les signes caractéristiques de la Niña à la suite du refroidissement de la zone centrale du Pacifique dans les tropiques", a indiqué le directeur de la NOAA, M. Conrad Lautenbacher. La température des eaux de surface de l'océan Pacifique a rempli les conditions définies pour le phénomène de la Niña durant la période de novembre 2005 à janvier 2006. Selon la NOAA, il est probable que ce phénomène se poursuivra jusqu'à la fin du printemps, voire pendant l'été. En général, les effets de la Niña dans l'hémisphère Nord pendant l'hiver comprennent un accroissement des précipitations en Indonésie, dans le nord de l'Australie, en Amazonie dans le sud-est de l'Afrique. La Niña entraîne aussi une diminution des précipitations dans la partie orientale du Pacifique au niveau de l'équateur et dans l'Afrique équatoriale de l'Est. En outre, les précipitations périodiques dans les zones sujettes à la sécheresse et la sécheresse dans les zones sujettes aux tempêtes sont typiques de ce phénomène. La Niña a lieu tous les trois à cinq ans. Lors de sa dernière manifestation en 2000-2001, ce phénomène avait été relativement modéré. Source * La Terre se réchauffe à un rythme "insoutenable", selon LondresEt la première chose à faire pour y remédier, M. Blair, Roger Ripert, 30/1/6 * LONDRES (AFP) - 30/1/6 - L'augmentation des gaz à effet de serre provoque un réchauffement du climat à un rythme qui est "insoutenable" et dont les conséquences pourraient être plus rapides et plus importantes que prévu, affirme "le gouvernement britannique" [sic]dans un nouveau rapport. "Il est à présent évident que l'émission de gaz à effet de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a été multipliée par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable", affirme le Premier ministre Tony Blair dans la préface de ce rapport. "Les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions", avertit M. Blair. Le rapport, intitulé "Eviter un changement climatique dangereux", compile les travaux de scientifiques réunis en février 2005 à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique, organisée à Exeter (sud-ouest de l'Angleterre). Il affirme qu'il y a à présent "plus de clarté et moins d'incertitudes" concernant l'impact du changement climatique que ne le pensaient dans leur rapport de 2001 le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Celui-ci affirmait à l'époque qu'"il y a de sérieuses preuves que le changement climatique dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre se produit déjà et que les émissions futures de gaz à effet de serre vont probablement augmenter les températures globales d'entre 1,4 et 5,8 degrés celsius au cours de ce siècle, avec un large éventail d'impacts sur la nature et les sociétés humaines." Or, affirme le rapport du gouvernement britannique, "dans bien des cas, les risques sont plus sérieux que précédemment estimé". Pour exemple, il cite "le récent changement qui se produit dans l'acidité de l'océan", ce qui "va probablement réduire la capacité d'absorber le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère et affecter la chaîne alimentaire marine dans sa totalité". Et avec de telles hausses de la température moyenne de la Terre, les conséquences sur la géographie de la planète seront majeures, estiment les scientifiques. Selon eux, une augmentation de 1,5 degré celsius à l'échelle de la planète pourrait ainsi être un seuil qui déclenche la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, tandis qu'une augmentation de la température globale d'environ 1 degré pourrait mener à un blanchissement du corail. Le rapport estime également que des "solutions technologiques" [sic] pour réduire de manière significative les émissions existent, et leur "coût" [sic] pourrait être "plus petit", parfois moitié moins, que ceux considérés jusqu'à présent. Un éventail d'options "est nécessaire et exclure n'importe quelle option va augmenter les coûts", indique-t-il, en évoquant notamment les échanges de quotas des émissions de CO2. * Les glaciers du Groenland fondent plus vite que prévuST LOUIS, Missouri (Reuters) - 16/2/6 - Les glaciers du Groenland déversent dans l'océan Atlantique deux fois plus de glace qu'il y a cinq ans, en raison de l'accélération de leur fonte, rapportent des chercheurs américains et britanniques. Cela pourrait signifier que le niveau des océans risque de monter plus rapidement qu'on ne l'avait prévu. "Avec une superficie de 1,7 million de km2, et une épaisseur de glace allant jusqu'à 3.000 mètres, l'inlandsis groenlandais, s'il fondait dans sa totalité, ferait monter de sept mètres le niveau des mers sur la planète", a déclaré Julian Dowdeswell, de l'institut Scott de recherche polaire à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne. Eric Rignot, du Laboratoire de propulsion à réaction de la Nasa, à l'institut de technologie de Californie, et Pannir Kanagaratnam, de l'Université du Kansas, ont utilisé des données transmises par les satellites pour suivre le déplacement des glaciers du Groenland, qui glissent lentement dans la mer et se dispersent en icebergs. Ils ont évalué que le Groenland contribuait à hauteur d'un demi-millimètre par an à la hausse du niveau des mers du globe, lesquelles montent de trois millimètres annuellement au total. Depuis 1996, les glaciers du sud-est du Groenland se déversent plus rapidement dans la mer et depuis 2000, des glaciers situés plus au nord ont également accéléré leur rythme. Rignot et Kanagaratnam ont établi que la perte de glace due au glissement des glaciers était passé de 50 km3 par an en 1996 à 150 km3 en 2005. Au cours des 20 dernières années, la température de l'atmosphère, dans le sud-est du Groenland, a augmenté de 3°C en moyenne. "La moitié sud du Groenland réagit à ce que nous pensons être le réchauffement du climat. La moitié nord est en attente, mais je pense que la situation évoluera dans peu de temps", a pronostiqué Rignot. * Groenland : deux fois plus de glace déversée dans l'Atlantique depuis 2000 ST LOUIS (AFP) - 17/2/6 - Le volume de glace déversé dans l'Atlantique par les glaciers du Groenland a quasiment doublé depuis cinq ans, ce qui laisserait prévoir une montée plus rapide que prévue du niveau des océans, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis. Il s'agit de la première étude qui associe ces deux facteurs, ont précisé ces chercheurs du "Jet Propulsion Laboratory" (JPL) de la Nasa et de l'Université du Kansas (centre). Ils ont présenté leurs travaux au premier jour de la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS) réunie jusqu'au 20 février à St Louis dans le Missouri (centre). Cette étude paraît également dans la revue Science datée du 17 février. "La manière dont les glaciers déversent leur glace dans l'océan est le facteur le plus important pour comprendre comment une calotte glaciaire évolue en fonction des changements climatiques", a expliqué Eric Rignot, un glaciologue du JPL et principal auteur de cette recherche. Selon lui, les modèles actuellement utilisés pour prédire la réduction de la calotte glacière du Groenland et sa contribution à la montée du niveau des océans autour du globe, ne prennent pas en compte la vitesse de déversement des morceaux de glacier dans la mer. "Avec une superficie de 1,7 million de km carré, plus de trois fois la surface de la France, et une épaisseur de trois km, la calotte glaciaire du Groenland ferait grimper le niveau des océans d'environ sept mètres, si elle devait fondre entièrement", inondant de vastes régions côtières très peuplées dans le monde, ont calculé ces chercheurs. Utilisant des observations satellitaires, ces scientifiques ont calculé que la fonte des glaciers du Groenland était responsable d'une montée d'un demi-millimètre par an du niveau global des océans. Ils ont aussi conclu que la masse glaciaire perdue avec le glissement des glaciers dans l'océan était passée de 90 kilomètres cube en 1996 à 224 km3 en 2005. Au cours des vingt dernières années, la température dans la partie sud-est du Groenland a grimpé de trois degrés Celsius. Or, un air plus chaud "lubrifie" la partie des glaciers en contact avec le sol ce qui les fait glisser plus vite vers l'océan, selon ces chercheurs. "Si la moitié de la calotte glaciaire du Groenland se trouvant dans le sud-est réagit, selon nous, au réchauffement climatique, la partie nord-est ne paraît pas encore affectée mais cela ne va pas durer", a prédit Eric Rignot. Les deux grands glaciers du Groenland, le Kangerdlugssaq et l'Ilulissat, ont déjà reculé respectivement de 14 et 11 km par rapport aux années 1960, d'après des observations satellitaires. Le réchauffement atmosphérique est "en partie attribué par de nombreux scientifiques à l'accumulation des gaz à effet de serre" [traduire : résulte !], dont surtout le dioxyde de carbone (CO2), produit par la combustion des hydrocarbures et du charbon. * Une première étude montre l'accélération de la fonte des glaces au pôle sud WASHINGTON (AFP) - 2/3/6 - La fonte des glaces s'accélère dans l'Antarctique depuis ces dernières années, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis, la première montrant une diminution de la masse glacière totale du pôle sud. "Il s'agit de la première étude indiquant que l'ensemble de la masse glaciaire de l'Antarctique se réduit de façon importante", a affirmé Isabella Velicogna, de l'institut de recherche des sciences environnementales de l'Université de Boulder dans une étude parue dans l'édition en ligne de Science datée du 2 mars. Ces nouvelles données contredisent l'évaluation la plus récente d'experts d'un comité intergouvernemental américain faite en 2001 qui prédisait une augmentation de la masse glaciaire antarctique au 21e siècle, grâce à un accroissement attendu des précipitations dans les zones les plus chaudes du globe, a souligné cette scientifique. "La réduction de la masse glaciaire de l'Antarctique dépend de l'évolution du climat aussi bien à l'intérieur que sur les zones côtières du continent", a expliqué Isabella Velicogna. "Les changements que nous observons sont probablement un bon indicateur des modifications des conditions climatiques", a-t-elle ajouté. L'Antarctique contient 90% de la glace du globe et 70% des réserves d'eau douce de la Terre. Cette fonte des glaces de l'Antarctique se traduit par une montée du niveau global des océans de 0,4 millimètre (mm) annuellement avec une marge d'erreur de 0,2 mm. Un phénomène similaire a également été observé dans le Groenland où les glaciers déversent deux fois plus de glace et d'eau dans l'Atlantique depuis une dizaine d'années, laissant prévoir une montée plus rapide que prévue du niveau des océans, selon une étude de la Nasa publiée en février. Ce phénomène résulte à la fois d'une fonte plus importante des glaces et d'une accélération du mouvement de ces glaciers sous l'effet du réchauffement climatique, avaient indiqué les auteurs de cette recherche. La fonte de la totalité de la glace de l'Antarctique occidental - qui est huit fois plus petit en volume que la calotte glaciaire de la partie Est du continent et où la réduction de la masse de glace est la plus forte-- ferait monter le niveau des océans de près de 7 mètres, selon des calculs de chercheurs du "British Antarctic Survey". L'Antarctique est le cinquième continent terrestre dont la superficie est deux fois celle de l'Australie. La glace recouvre environ 98% du continent et a une épaisseur moyenne de quelque 2.200 mètres. Les blocs que glace flottants représentent quelque 11% du continent. * Dépêche de l'agence AFP reprise texto par "Le Journal du Centre", 29/11/6, sous le titre : "L'été de la Sainte-Catherine" Bel exemple de désinformation ! * Mais, les soi-disant experts de Météo-France (à la solde de la S.I.C. : Société industrielle et de consommation) s'emploient à semer la doute : pas de lien direct ni de conclusion sur le lien entre ce réchauffement climatique manifeste et l'effet de serre !!! Qu'ils aillent au Diable ! Roger Ripert Posté le 29/11/6 Pour Serge Planton (du Service de recherche sur le climat à Météo-France) : - "De la même manière, on ne peut pas tirer de conclusions de la canicule de 2003, même si des études menées en "Angleterre" [sic] ont montré que les émissions de gaz à effet de serre doublaient les probabilités de l'occurence d'un tel phénomène" - "Nous constatons simplement que les moyennes continuent d'augmenter"... Pour Michel Schneider, ingénieur à la direction de la climatologie à Méteo-France : - "Ce genre de phénomène ne peut être mis "en lien direct" avec le réchauffement climatique, mais ce que l'on observe aujourd'hui est cohérent avec les scénarios climatiques" - "La variabilité qu'on constate d'une année sur l'autre peut masquer une évolution (vers un réchauffement) qui n'est pas forcément spectaculaire" - "Le phénomène qu'on constate aujourd'hui sur toute l'Europe de l'Ouest est "un problème de grande circulation générale de dépressions et d'anti-cyclones"... TOULOUSE (AFP) - 28/11/6 - L'automne 2006 en France "aura été" le plus chaud depuis 1950 [l'automne ne se termine que le 21 décembre, à ce que je sache !], avec des températures supérieures de 2,9 degrés à la moyenne saisonnière sur les trois derniers mois, mais le phénomène ne peut être considéré à lui seul comme un signe du réchauffement climatique, indique-t-on à Météo-France à Toulouse. "De la même manière, on ne peut pas tirer de conclusions de la canicule de 2003, même si des études menées en Angleterre ont montré que les émissions de gaz à effet de serre doublaient les probabilités de l'occurence d'un tel phénomène", ajoute le météorologue. Par ailleurs, souligne le météorologue, "la variabilité qu'on constate d'une année sur l'autre peut masquer une évolution (vers un réchauffement) qui n'est pas forcément spectaculaire". La douceur de l'automne a déjà des conséquences pour les professionnels du tourisme. Dans les stations de ski pyrénéennes, l'ouverture des pistes prévue début décembre risque d'être retardée faute de neige, alors que l'année dernière les massifs avaient bénéficié d'importantes précipitations. Les ornithologues constatent eux aussi un changement de comportement des oiseaux migrateurs. "Les oies cendrées venant de Scandinavie ou d'Europe de l'est pour hiverner entre les Pays-Bas et le sud de l'Espagne ne sont arrivées qu'en petit nombre et il est vraisemblable qu'elle resteront sur la partie haute de leur zone" où elles trouvent de la nourriture, indique à l'AFP Francis Meunier, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Pour [le sieur] Michel Schneider, ingénieur à la direction de la climatologie à Méteo-France,"ce genre de phénomène ne peut être mis en lien direct avec le réchauffement climatique, mais ce que l'on observe aujourd'hui est cohérent avec les scénarios climatiques". Le phénomène qu'on constate aujourd'hui sur toute l'Europe de l'Ouest avec des températures élevées notamment en Suisse, Allemagne et Danemark est "un problème de grande circulation générale de dépressions et d'anti-cyclones", a-t-il expliqué. Selon lui, "on s'oriente vers une anomalie de températures de 2,9 degrés pour l'ensemble de l'automne. Ce qui situe cet automne au rang des plus chauds depuis 1950, loin devant les automnes 2005 avec plus 1,4 degré et 2000, plus 1,1 degré". Le mois de septembre a été supérieur de 2,9 degrés à la normale et de 3,3 en octobre, ce qui place ces deux mois au second rang des plus chauds depuis 1950. Novembre devrait également dépasser de 2,4 degrés la normale saisonnière, le portant au quatrième rang des mois les plus chauds depuis 56 ans. "Après une semaine particulièrement fraîche, novembre a ensuite connu des températures douces, notamment autour du 15 et du 25. En fin de mois, les observations supérieures a 20°C ont été nombreuses sur la moitié sud de la France. Les températures de début décembre devraient rester supérieures à la normale, a-t-il ajouté.
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15/12/2008 - Depuis l’aube des civilisations humaines il y a environ 5 000 ans, c’est au cours des dernières décennies que les changements climatiques ont été les plus marqués, selon des travaux de chercheurs américains conduits sur l’Arctique et l’Atlantique Nord. "Le réchauffement que nous observons est sans précédent dans l’histoire humaine", souligne Charles Greene, océanographe de l’Université Cornell (New York), principal auteur de cette étude parue dans l’édition de novembre du journal Ecology.
Si ces changements se poursuivent dans l’Arctique et l’Atlantique nord, les modifications dans la circulation des eaux océaniques pourraient se produire à l’échelle du globe avec des conséquences potentielles importantes sur le climat mondial et la biosphère, selon ces scientifiques. Au cours des cinquante dernières années, la fonte des glaces arctiques et des glaciers a périodiquement précipité l’écoulement d’eau froide et faiblement saline de l’océan Arctique dans l’Atlantique Nord.
Ce phénomène a bouleversé des écosystèmes jusqu’en Caroline du Sud et du Nord (sud-est des Etats-Unis), provoquant des déplacements géographiques étendus de nombreuses espèces végétales et animales, montre cette recherche. Des algues microscopiques communes dans l’océan Pacifique ont aussi réapparu dans l’Atlantique nord ces dix dernières années après plus de 800 000 ans d’absence, précise l’étude. Ces chercheurs ont analysé les données climatiques à partir de carottes de glace et de couches sédimentaires portant sur les 65 derniers millions d’années.
Durant cette période, la Terre a connu plusieurs épisodes de réchauffement et de refroidissement majeurs qui ont été largement atténués par l’expansion et la contraction des glaces arctiques. "Quand l’Arctique se refroidit et que la banquise et les glaces s’étendent, la réflexion des rayons du soleil sur la glace s’accroît", explique Charles Greene. "Et quand davantage de rayons solaires sont réfléchis qu’absorbés par l’eau, cela conduit à un refroidissement général", ajoute-t-il. Cette étude montre aussi qu’avec le réchauffement de nombreuses espèces du nord se sont en fait déplacées vers le sud, contrairement à ce qu’attendaient la plupart des écologistes, souligne Charles Greene.
Autre indicateur alarmant : l’Océan Arctique est entré dans une mutation climatique profonde et irréversible" : telle est la principale conclusion des travaux du programme européen Damoclès dont le bilan scientifique a été rendu public le 13 novembre à Paris, à l’occasion de l’escale dans la capitale du voilier polaire Tara. La goélette, qui est amarrée au pied du pont Alexandre III jusqu’en janvier 2009, fut le support logistique du programme Damoclès tout au long des 507 jours de sa dérive arctique, de septembre 2006 à janvier 2008.
La première observation -déjà enregistrée par Damoclès en janvier 2008 lorsque Tara acheva sa dérive, puis confirmée en 2008- laisse envisager "une fonte totale de la banquise arctique en été à l’orée des années 2015, alors que les précédents modèles pointaient 2050", a indiqué l’océanographe et directeur de recherches au CNRS Jean-Claude Gascard, coordinateur du programme scientifique réalisé dans le cadre de l’Année Polaire Internationale (API 2007-2008). "Les étés 2007 et 2008 ont marqué les deux plus importantes fontes de la banquise depuis le début des observations satellitaires, il y a trente ans. Mais notre grande découverte à bord de Tara fut de constater que plus de 50 % de la superficie glacée restante (environ 4 millions de km2 contre 14 millions en hiver) était constituée de 'mares de fonte'. En d’autres termes, la banquise d’été est 'trouée comme un gruyère', ce qui précipite le processus de délitement", a ajouté le coordinateur de Damoclès.
Deuxième observation cardinale : "L’effet de serre n’est plus le seul responsable du réchauffement climatique. Il est désormais secondé, voire dépassé par l’effet Albédo, qui mesure le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface sur l’énergie solaire incidente", a souligné l’océanographe.
Explication : "80 % de l’énergie solaire est réfléchie par une surface de glace ou de neige, contre seulement 10 % par l’océan. Ainsi, moins il y a de surface gelée pour renvoyer les rayons du soleil, plus la température augmente et se maintient sur et sous la surface en question. L’océan a de la mémoire et le réchauffement provoque... du réchauffement. Ce mécanisme est maintenant durablement enclenché", a assuré Jean-Claude Gascard.
Selon les nouveaux modèles mis en avant par Damoclès (ce ne sont que des "modèles", soulignent les scientifiques qui restent très prudents), les conséquences d’une fonte totale de la banquise pendant les six mois d’été (elle se reforme l’hiver) seraient multiples.
La plus préoccupante serait une fonte partielle, mais accélérée, des glaces du Groenland (eau douce) qui pourrait à la fois provoquer une élévation d’un mètre du niveau des océans avant la fin du siècle, mais aussi ralentir la montée des eaux du Gulf Stream, qui réchauffe les côtes et l’atmosphère de l’Europe occidentale.
Ce dernier phénomène, qualifié de "contre-réaction négative" par l’océanographe, aurait alors, et sur le long terme, la singulière conséquence de provoquer a contrario un sensible refroidissement du climat sur la façade Est de l’Atlantique Nord. "Dans ce cas de figure, c’en est fini des mimosas en Bretagne", résume Jean-Claude Gascard.
Enfin, l’ensemble du scénario pourrait se compliquer avec une fonte accélérée du pergélisol (sol gelé en permanence), notamment en Sibérie, qui pourrait libérer des quantités considérables de méthane (gaz à effet de serre) enfouies et augmenter la production de dioxyde de carbone par processus de biodégradation.
Pourtant, en dépit de cette situation alarmante, et malgré les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre continuent à progresser dans les pays industrialisés, indique le secrétariat exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) dans son rapport annuel publié le 17 novembre. Entre 2000 et 2006, elles ont ainsi augmenté de 2,3 %, passant de 17,6 à 18 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, précise l’ONU.
Selon les experts internationaux du GIEC, les émissions de GES doivent cesser de croître dans les quinze ans puis diminuer de moitié d’ici 2050 pour contenir la hausse de température en deçà de 2 degrés en 2100. Malheureusement, nous n’avons pas encore pris toute la mesure du péril planétaire qui nous menace et les objectifs du futur traité qui succédera au protocole de Kyoto à partir de 2013 doivent absolument être plus ambitieux et plus contraignants si nous voulons limiter les conséquences désastreuses de cette catastrophe climatique annoncée.
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AP - 16/12/8 - Plus de 2.000 milliards de tonnes de glaces terrestres ont fondu depuis 2003 au Groenland, en Alaska et dans l'Antarctique, montrent de nouvelles données satellitaires de la NASA qui constituent un signe supplémentaire du réchauffement de la planète.
Plus de la moitié de cette fonte massive s'est produite au Groenland, selon des relevés du satellite américain GRACE, souligne le géophysicien de la NASA Scott Luthcke. La nouvelle étude doit être présentée jeudi à la conférence de l'Union américaine de géophysique à San Francisco.
Selon M. Luthcke, tous les chiffres concernant le Groenland pour l'été 2008 ne sont pas encore disponibles, mais la fonte des glaces sur l'immense île cette année ne devrait pas être aussi forte qu'en 2007, même si elle reste très importante.
On note en revanche une amélioration en Alaska. Après une forte baisse en 2005, la couche de glace terrestre a légèrement augmenté en 2008 en raison de fortes chutes de neige hivernales. Reste que depuis 2003, l'Alaska a perdu 400 milliards de tonnes de glace.
Contrairement à la fonte de la banquise, celle des glaces terrestres augmente le niveau des océans très légèrement. Dans les années 1990, le Groenland n'avait pas contribué à une hausse de ce niveau. Désormais, l'île arctique l'élève d'un demi-millimètre par an, souligne le glaciologue de la NASA Jay Zwally.
Au total, la fonte des glaces au Groenland, en Alaska et dans l'Antarctique a fait monter le niveau de la mer d'environ un demi-centimètre ces cinq dernières années, selon M. Luthcke. Le niveau des océans augmente également sous l'effet de dilatation des eaux provoquée par leur réchauffement.
D'autres travaux présentés à la conférence de San Francisco portent sur la fonte de la banquise, qui inquiète également. "Cela ne s'arrange pas et on continue à voir des signes clairs de réchauffement et d'amplification", souligne M. Zwally.
Selon les chercheurs, la hausse des températures enregistrée cet automne dans une partie du nord de l'Alaska témoigne d'un "effet d'amplification arctique", qui se produit lorsque le réchauffement dans l'Arctique est plus rapide que prévu et s'accélère plus vite qu'ailleurs sur la planète.
En raison de la fonte de la banquise, les eaux de l'Arctique absorbent plus de chaleur l'été et celle-ci est libérée dans l'air à l'automne. Ce processus a conduit à une hausse des températures automnales ces dernières années par rapport à leurs niveaux des années 1980, souligne la chercheuse Julienne Stroeve, du Centre national des données sur la neige et la glace (NSIDC) à Boulder, Colorado.
Elle évoque un impact fort et précoce du réchauffement. "Le rythme du changement commence à dépasser notre capacité à le suivre en terme de compréhension du phénomène", souligne de son côté Mark Serreze, un scientifique du NSIDC.
D'autres travaux présentés à la conférence examinent comment le dégel de l'Arctique libère du méthane, le deuxième gaz à effet de serre le plus important après le dioxyde de carbone. Une étude montre que la réduction de la banquise entraîne un réchauffement de la mer qui à son tour réchauffe le permafrost sur les terres voisines en Alaska, produisant ainsi du méthane.
Une autre étude suggère que d'importantes réserves de méthane gelé piégées au fond de lacs et de la mer dans la région de la Sibérie commencent à remonter en surface en grande quantité par endroits, selon Igor Semiletov, professeur à l'université d'Alaska.
A la fin de l'été, M. Semiletov a découvert du méthane remontant dans certaines zones des mers de Sibérie orientale et de Laptev à des niveaux dix fois supérieurs à ceux enregistrés au milieu des années 1990. Les réserves de méthane piégées dans la région pourraient aggraver de manière spectaculaire le réchauffement en cas de libération dans l'atmosphère, prévient-il. Ce constat "devrait nous alarmer", conclut-il. AP
Sur Internet :
The American Geophysical Union: http://www.agu.org
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Au bout du compte, un plan de réduction de 20 %, par rapport à 1990, des émissions de gaz à effet de serre par les Etats de l'Union européenne d'ici 2020, ça fera combien de milliards de tonnes de CO2 en plus dans l'atmosphère en 2020 ?
Roger Ripert
LeMonde.fr - 17/12/8 - Le Parlement européen a avalisé, mercredi 17 décembre, le plan d'action approuvé par les chefs d'Etat et de gouvernement pour réduire de 20 % les émissions polluantes de l'UE d'ici 2020. Les six textes soumis au vote ont été adoptés à une majorité écrasante des élus présents.
"Mission accomplie", a déclaré le ministre français de l'environnement, Jean-Louis Borloo. "Mon premier sentiment est une énorme émotion", a ajouté le ministre, pour qui l'adoption de ce paquet avant la fin de la présidence française de l'UE fin décembre constituait une priorité.
Ce plan vise, par des mesures contraignantes pour les Etats membres et leur industrie, à réduire en 2020 les émissions de gaz à effet de serre de l'UE de 20 % par rapport à 1990. Il prévoit également de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation de l'UE et à réaliser 20 % d'économies d'énergies. L'accord du Parlement intervient cinq jours après un compromis trouvé vendredi au sommet européen sur ce plan.
L'adoption de ce plan permet à l'Union européenne d'être le premier bloc de pays à se doter d'un ensemble de règles contraignantes pour lutter contre le réchauffement climatique. L'UE pourra ainsi présenter son plan comme un modèle à suivre lors des négociations internationales de Copenhague, en décembre 2009. Ces négociations, qui portent sur la période post-2012, visent à inviter pays industrialisés et en développement à coopérer, chacun prenant des engagements à sa mesure : réductions drastiques des émissions de gaz à effet de serre pour les premiers, limitation de la hausse pour les seconds.
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AP - 15/12/8 - Le changement climatique est la bombe à retardement de la Maison Blanche. Barack Obama hérite d'un dossier que ses prédécesseurs Bill Clinton et George W. Bush pouvaient ignorer ou laisser traîner, alors que le nouveau président des Etats-Unis va devoir s'y atteler dans l'urgence, en surmontant des obstacles tant politiques qu'économiques.
"L'heure n'est plus aux atermoiements. L'heure n'est plus au déni", a asséné Barack Obama la semaine dernière après une réunion avec l'ancien vice-président Al Gore, lauréat du prix Nobel de la paix pour son militantisme contre le réchauffement de la planète. "Nous croyons tous ce que les scientifiques nous disent depuis des années maintenant, qu'il y a urgence, que c'est une question de "sécurité nationale" [sic], et qu'on doit s'en occuper de façon sérieuse".
Le président-élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, entend changer la politique énergétique des Etats-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) après la Chine, dans le cadre plus large d'une relance de l'économie nationale. Il y voit une chance de "rendre son énergie à l'Amérique [les USA]" -"to repower America", en version originale.
"Nous devons opérer des changements substantiels dès janvier. L'année qui vient représente la chance la plus importante que le monde ait jamais eue de faire avancer un véritable règlement de la crise climatique", estimait Al Gore récemment dans un entretien à l'Associated Press.
Barack Obama arrive au pouvoir après des années d'inaction américaine contre le changement climatique, après deux mandats aussi d'un président républicain qui s'est opposé à la fixation de quotas d'émission de gaz à effet de serre, mais avec un Congrès qui semble plus sensibilisé à l'environnement, et au moment où le reste du monde se mobilise pour conclure fin 2009 l'accord qui succédera en 2012 au protocole de Kyoto sur la réduction des GES.
Cependant, en pleine crise financière mondiale, il n'est pas du tout certain que le nouveau président démocrate trouve une approche commune avec le Congrès à temps pour régler certaines des questions climatiques les plus pressantes. "Nous allons manquer de temps", prévient Terry Root, biologiste à l'université Stanford.
Les Etats-Unis émettent 20% de plus de GES qu'en 1992, la Chine a dans le même temps plus que doublé sa pollution au dioxyde de carbone (CO2), principal responsable de l'effet de serre, et les prévisions scientifiques les plus pessimistes sont dépassées. Le méthane, ennemi N°2 après le CO2, repart à la hausse, et l'on peut craindre que la fonte du permafrost dans l'Arctique n'en libère d'énormes quantités dans l'atmosphère tandis que le niveau de l'océan grimperait beaucoup plus tôt que prévu.
La concentration en CO2 dans l'atmosphère terrestre est déjà supérieure de 10% à la limite de sécurité définie par certains scientifiques.
Dans ce contexte, les Européens espèrent que les Etats-Unis, qui avaient signé le protocole de Kyoto de 1997 sous Bill Clinton mais refusé de le ratifier sous George W. Bush, montreront l'exemple pour le nouveau traité prévu pour décembre 2009, à Copenhague. A condition que la crise économique et financière et les guerres en Irak et en Afghanistan ne relèguent pas le climat au deuxième rang des préoccupations du Congrès [sic].
Le président de la commission sénatoriale à l'énergie, le démocrate Jeff Bingaman, estimait récemment qu'"il faudrait peut-être plus d'un an pour boucler" le dossier.
Frank Maisano, spécialiste de l'énergie représentant à Washington les intérêts des usines et raffineries fonctionnant au charbon, et donc particulièrement polluantes, juge que la situation économique pourrait même empêcher l'adoption de mesures qui alourdiraient la facture énergétique des Américains et nuiraient aux économies dépendant de la production de charbon.
"Déterminé à agir" [sic], Barack Obama s'entoure de fervents avocats des quotas contre le réchauffement climatique. Il veut obtenir rapidement du Parlement l'autorisation pour des Etats comme la Californie de contrôler les gaz d'échappement automobiles, alors que George W. Bush s'y refusait. Sa volonté de faire avancer le dossier climatique pourrait être freinée par le contexte général, mais le prochain Congrès à majorité démocrate s'annonce beaucoup plus réceptif à l'argument climatique que le précédent.
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AFP - 2/2/9 - Le phénomène climatique de La Niña dans l'océan Pacifique, rendu responsable des conditions hivernales particulièrement rigoureuses en Europe, est en train de s'affaiblir, a annoncé mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
"Comme les paramètres (de La Niña) sont en train de faiblir, les prévisions les plus probables sont ''neutres'' pour la période mars-mai", a annoncé l'OMM dans un communiqué. Les prévisions sont "très incertaines" pour le reste de l'année, a ajouté l'organisation onusienne.
La Niña est "en partie responsable de la vague de froid", qui s'est abattue cet hiver sur l'Europe occidentale, faisant plus de 80 morts depuis novembre, selon l'OMM.
La vague de froid "s'explique en partie par le phénomène que l'on appelle La Niña, caractérisé en particulier par un refroidissement de la surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique équatorial", a expliqué l'organisation onusienne.
La température moyenne mondiale en 2008 a été légèrement inférieure à celles qui ont prévalu depuis 2000, en partie à cause de La Niña, selon l'OMM qui fait état de températures de surface "inhabituellement froides" en décembre --inférieures à la normale de plus d'un demi-degré Celsius-- dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial.
La Niña, et son corollaire El Niño, se caractérisent par des températures supérieures à la normale (Niño) ou inférieures (Niña), des eaux de surface dans les secteurs central et oriental de l'océan Pacifique tropical. Ces variations de températures sont étroitement liées à d'importantes fluctuations du climat dans le monde entier, même si d'autres facteurs entrent également en compte dans les phénomènes climatiques, selon l'OMM.
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AFP - 14/2/9 - Les gaz à effets de serre s'accumulent plus rapidement que prévu dans l'atmosphère terrestre augmentant le danger d'un changement irréversible du climat d'ici la fin du siècle, à moins d'adopter des mesures agressives, a prévenu samedi un des principaux experts sur le sujet.
"Les mesures montrent que les émissions de gaz à effet de serre s'accélèrent plus rapidement que nous pensions", a expliqué Chris Field, de la Carnegie Institution et membre du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de l'ONU (GIEC).
"Au cours de la dernière décennie, les pays en développement comme la Chine et l'Inde ont accru leurs capacités de production électrique en brûlant plus de charbon", a-t-il précisé.
De ce fait "les économies du monde en développement continuent à émettre de plus en plus de carbone (CO2) dans l'atmosphère et nous sommes désormais dans une situation nouvelle quant à l'évolotion du changement climatique", a poursuivi ce climatologue dans une présentation à la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Chicago (Illinois, nord) depuis jeudi.
"Ceci aura un impact très probablement bien pire que prédit dans le 4e rapport du GIEC", a-t-il prévenu.
De nouvelles études révèlent également des effets potentiellement dangereux dans le système climatique qui pourrait convertir des zones d'absortion du CO2 en source de ce puissant gaz à effet de serre, a également relevé Chris Field.
Il a surtout évoqué la destruction de la forêt tropicale qui retient de vastes quantités de CO2 dans sa végétation et dont la grande humidité permet de bien résister aux incendies.
Mais le réchauffement du climat et la modification de la distribution des précipitations sur le globe menace d'assécher les forêts tropicales, les exposant à des incendies.
Les chercheurs estiment que la perte de massifs forestiers notamment à cause des incendies au cours de ce siècle pourrait faire augmenter la concentration en CO2 dans l'atmosphère jusqu'à 100 parts par million (ppm) au-dessus des 386 ppm actuels et ce avec des conséquences dévastatrices potentielles pour le climat terrestre.
Le GIEC a obtenu le prix Nobel de la Paix en 2007.
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Par Randolph Schmid
AP - 24/2/9 - Les conséquences du réchauffement climatique, comme l'augmentation des sécheresses, canicules ou inondations, risquent de se faire sentir avant même que la hausse des températures n'atteigne un degré supplémentaire par rapport au niveau de 1990, selon une étude menée par une équipe internationale d'experts du climat.
Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) estime que le risque de conditions météorologiques extrêmes augmentera avec une hausse moyenne des températures mondiales comprise entre un et deux degrés au-dessus des niveaux de 1990. Le Centre américain des données climatiques recense actuellement une hausse de 0,12 degré depuis 1990.
L'équipe d'experts internationaux qui publie la nouvelle étude cette semaine dans l'édition en ligne des annales de l'académie nationale américaine des sciences (Proceedings of the National Academy of Science, PNAS) se montre plus pessimiste. "Les augmentations de sécheresses, canicules et inondations sont projetées dans de nombreuses régions et auraient des effets négatifs, y compris des manques d'eaux, des feux de forêts fréquents et des risques de crues à partir de moins d'un degré de réchauffement supplémentaire au-dessus du niveau de 1990".
De fait, "il est désormais plus probable que le contraire que l'activité humaine a contribué aux augmentations observées de vagues de chaleur, d'intenses précipitations et à l'intensité des cyclones tropicaux", écrivent les chercheurs dirigés par Joel Smith de Stratus Consulting.
D'autres chercheurs, notent-ils, ont suggéré que "la probabilité de la canicule de 2003 en Europe, qui avait provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes a été substantiellement accrue par la hausse des concentrations de gaz à effet de serre".
Il y a une semaine, Christopher Field de la Carnegie Institution for Science, avait déclaré lors de la réunion annuelle de l'Association américaine pour le progrès de la science que les humains ajoutaient désormais du CO2 dans l'atmosphère encore plus vite que dans les années 90. Les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté de 3,5% par an depuis 2000, contre 0,9% par an dans les années 90, avait-il estimé.
La nouvelle étude fait état de nouvelles preuves de la plus grande vulnérabilité au changement climatique de populations spécifiques, les plus pauvres et les plus âgés, dans les pays en développement mais aussi dans les pays les plus riches. "Des événements comme l'ouragan Katrina et la canicule de 2003 en Europe ont montré que la capacité aux phénomènes extrêmes liés au climat est plus faible qu'attendue et de ce fait, leurs conséquences et les vulnérabilités associées sont plus élevées qu'on ne le pensait", remarquent les chercheurs.
Parmi les co-auteurs du rapport figurent des chercheurs américains, et d'Inde, Allemagne, Canada, Zimbabwe, Australie, Bangladesh, Cuba et Belgique. AP
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Par Eliane Engeler
AP - 25/2/9 - Les glaciers de l'Antarctique fondent à un rythme et sur une superficie bien plus importants qu'on ne le croyait jusqu'à présent, ce qui pourrait causer une montée sans précédent du niveau des océans, ont annoncé des scientifiques mercredi.
Des centaines de chercheurs de plus de 60 pays se sont penchés sur la banquise à l'occasion de l'Année Polaire Internationale 2007-2008, arrivant à la conclusion que le réchauffement climatique touche toute la partie ouest du continent et pas seulement la péninsule Antarctique.
Auparavant, on pensait que le gros du réchauffement climatique se concentrait sur la bande de terre pointant vers l'Amérique du sud, explique Colin Summerhayes, directeur du Comité Scientifique sur la Recherche en Antarctique (SCAR), basé en Grande-Bretagne, et membre du comité de direction de l'Année Polaire Internationale.
"Le réchauffement constaté dans la péninsule s'étend aussi à toute la partie qu'on appelle Antarctique occidental, ou Ouest Antarctique" a déclaré Colin Summerhayes à Associated Press. "C'est inhabituel et inattendu".
Les glaciers de l'ouest Antarctique perdent en tout 103 milliards de tonnes par an, faute de chutes de neige suffisantes. Cette masse impressionnante est "l'équivalent de la masse perdue actuellement par l'ensemble de la calotte polaire du Groenland", explique Colin Summerhayes, ajoutant que le phénomène, constaté au cours de deux saisons estivales de recherches intensives, causait une élévation significative du niveau des océans.
Les glaciers ne sont en outre plus bloqués par la banquise, qui elle aussi est en train de fondre.
D'après Colin Summerhayes, le niveau des océans devrait donc s'élever plus rapidement que ce qu'avait prévu le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations Unies.
En 2007, un rapport du GIEC tablait sur une élévation du niveau des océans de 18 à 58 centimètres d'ici à la fin du siècle, ce qui pourrait inonder les zones de faible altitude et contraindre à l'exil des millions de personnes. Le GIEC avait prévu 10 à 20 centimètres supplémentaires si la fonte des glaces devait se poursuivre.
Pour Colin Summerhayes, l'élévation pourrait être bien plus importante, "entre un mètre et un mètre 50".
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AP - 10/3/9 - Les climatologues qui se retrouvent depuis mardi à Copenhague pour faire le point sur le changement climatique ont de mauvaises nouvelles: ils prédisent désormais une hausse du niveau de la mer entre 50cm et un mètre d'ici la fin du siècle, des chiffres plus alarmants que les précédents. Lire la suite l'article
La réunion de trois jours vise à mettre à jour les données scientifiques du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié en 2007. Ce document actualisé sera présenté aux décideurs politiques qui participeront au très important sommet de Copenhague en décembre prochain. Il vise à conclure un nouveau traité sur les gaz à effet de serre, faisant suite à celui de Kyoto qui expire en 2012.
Le rapport 2007 du GIEC a compilé les travaux de plus de 2.000 scientifiques, recensant les effets probables du réchauffement. De nouvelles données sont depuis apparues sur la fonte des glaces de l'Arctique et de l'Antarctique, qui menace de faire monter de manière importante le niveau des océans et d'inonder les villes côtières et des îles situées juste au-dessus du niveau de la mer.
Le rapport 2007 prédisait une hausse du niveau de la mer entre 18 et 58 centimètres d'ici la fin du siècle, un phénomène qui pourrait contraindre des millions de personnes à quitter leur foyer. Mais selon les données actualisées, l'élévation du niveau de la mer pourrait en fait atteindre de 50cm à un mètre, sous l'effet notamment de la fonte des glaces polaires.
"Cela signifie que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites rapidement et de façon importante, même dans l'hypothèse la plus favorable, les régions côtières abritant un dixième de la population humaine seront durement frappées", souligne un des scientifiques, l'Australien John Church.
Quelque 1.600 contributions écrites provenant de près de 80 pays ont été présentées pour la conférence à laquelle assistera le président du GIEC, Rajendra Pachauri, ainsi que Nicholas Stern, auteur d'un rapport pour le gouvernement britannique sur le coût du changement climatique. Les conclusions seront publiées aux alentours du 1er juin.
"Il est temps d'agir" [sic], souligne Rajendra Pachauri, en déplorant le manque de réaction des décideurs politiques. AP
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Par Seth Borenstein
AP - 23/9/9 - De nouvelles données satellitaires montrent que les glaces du Groenland et de l'ouest de l'Antarctique continuent à fondre plus vite que les scientifiques ne le pensaient, selon une étude publiée en ligne jeudi par la revue "Nature".
Pour la première fois, des chercheurs britanniques ont calculé des changements dans la hauteur des massives, mais vulnérables, couches de glace et ont découvert que leur état s'était particulièrement dégradé sur leurs bords.
Les couches de glace de certaines régions de l'Antarctique ont perdu 9,1 mètres d'épaisseur par an depuis 2003, et même si elles ne sont pas encore près de disparaître -elles mesurent quelque 1,5 kilomètre d'épaisseur par endroits- leur "amincissement" s'accélère. Dans certains secteurs du continent glacé, le taux annuel de diminution de la couche de glace entre 2003 et 2007 est 50% plus élevé qu'entre 1995 et 2003.
L'étude montre également que 81 des 111 glaciers du Groenland analysés "maigrissent" à un rythme qui s'accélère.
Ces nouvelles données, basées sur des relevés laser d'un satellite de la NASA, confirment ce que certains des scientifiques les plus pessimistes pensaient: la fonte le long des bords des deux immenses manteaux de glace s'accélère et le phénomène s'auto-alimente. En effet, plus la glace fond, et plus il y a d'eau à l'état liquide qui entoure et "grignote" la glace restante.
"C'est plus généralisé que nous le pensions avant", précise le principal auteur de l'étude, Hamish Pritchard, de l'Institut britannique de l'Antarctique.
L'étude ne dit pas dans quelle mesure les projections sur la hausse du niveau de la mer liée au réchauffement climatique devraient être revues à la hausse à la lumière de ces nouvelles données. Certains scientifiques avaient auparavant estimé que la fonte des couches de glace du Groenland et de l'Antarctique pourrait augmenter le niveau des océans de quelque 90 centimètres, voire plus, d'ici la fin du siècle.
Les manteaux de glace du Groenland et de l'Antarctique sont si importants qu'il faudra en tout cas probablement plusieurs siècles avant qu'elles ne disparaissent complètement. Certains scientifiques pensaient que leur fonte pourraient ralentir ou être temporaires. Mais ces nouvelles données éliminent "les points de vue les plus optimistes", estime Richard Alley, professeur à l'université de Pennsylvanie, qui n'a pas participé à l'étude.
Le problème clé n'est pas la température de l'atmosphère mais l'eau près des couches de glace, souligne M. Pritchard. Cette eau liquide est non seulement plus chaude que la glace mais sa circulation accentue également la fonte.
"C'est alarmant", juge Jason Box, de l'université de l'Ohio, qui n'a pas participé à l'étude. Des données préoccupantes, dont cette étude, montrent "que nous sous-estimons" combien les couches de glace sont sensibles aux changements, ajoute-t-il. AP
Sur Internet : Nature: http://www.nature.com/
EFFET DE SERRE II : LES CONSEQUENCES