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Voir aussi : CONTRE LE SIONISME

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

compare l'attitude de l'Etat juif dans les territoires palestiniens

à l'Apartheid

GENEVE (AP) - 22/2/7 - Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU compare jeudi les actions d'Israël dans les territoires palestiniens à l'Apartheid, un parallèle qui a entraîné la colère de l'Etat hébreu [juif].

Le rapport de John Dugard, un enquêteur indépendant sur le conflit israélo-palestinien pour le Conseil, doit présenter le document le mois prochain, mais il a été diffusé sur le site Internet de l'agence.

L'avocat sud-africain, qui avait lutté contre l'Apartheid dans les années 1980, estime que "les pratiques d'Israël dans les (territoires palestiniens) ressemblent à des aspects de l'Apartheid".

Le rapport de 24 pages énumère plusieurs accusations contre l'Etat hébreu, allant des restrictions de déplacements aux démolitions de maisons, en passant par des traitements préférentiels pour les colons installés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

"Peut-on sérieusement démentir que l'objectif d'une telle action est d'établir et de maintenir la domination d'un groupe racial, les juifs, sur un autre groupe racial, les Palestiniens, et de les opprimer systématiquement ?", interroge l'enquêteur.

L'ambassadeur d'Israël à Genève a accusé John Dugard de diriger ses attaques uniquement vers l'Etat hébreu. "Toute conclusion qu'il peut tirer est donc (...) partiale", a souligné Yitzhak Levanon.

Le Conseil des droits de l'Homme a essuyé de nombreuses critiques, y compris de son fondateur, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Anna, pour avoir concentré ses attaques contre un seul pays, Israël. John Dugard a été nommé expert en 2001 par l'ancienne Commission des droits de l'Homme pour enquêter uniquement sur les violations commises du côté israélien.

 

 

 

Résolution 3379 de l'Assemblée générale de l'ONU (10 novembre 1975) :

''Décrète que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale.''

Source : http://www.alterinfo.net (29 Novembre 2007)

 

L'Assemblée générale,

Rappelant sa résolution 1904 du 20 novembre 1963, promulguant la Déclaration des Nations Unies sur l'Elimination de Toutes les Formes de Discrimination Raciale, et en particulier son affirmation que "toute doctrine de différenciation ou de supériorité raciales est toujours scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement injuste et dangereuse", et son cri d'alarme face aux "manifestations de discrimination raciale qui ont encore lieu dans quelques régions du monde, et dont certaines sont imposées par des gouvernements par le biais de mesures législatives, administratives ou autres",
Rappelant en outre que, dans sa résolution 3151 G du 14 décembre 1953, l'Assemblée générale avait condamné, entre autres, l'alliance impie entre le racisme sud-africain et le sionisme,
Prenant acte de la Déclaration de Mexico sur l'Égalité des Femmes et Leur Contribution au Développement et à la Paix, en 1975, proclamée par la Conférence Mondiale de l'Année Internationale des Femmes, qui s'est tenue à Mexico du 19 juin au 2 juillet 1975, et qui a promulgué le principe selon lequel "la coopération et la paix internationales requièrent la réalisation de la libération et de l'indépendance nationale, l'élimination du colonialisme et du néo-colonialisme, de l'occupation étrangère, du Sionisme, de la ségrégation et de la discrimination raciale sous toutes ses formes, ainsi que la reconnaissance de la dignité des peuples et de leur droit à l'autodétermination ",
Prenant acte en outre de la résolution 77, adoptée par l'Assemblée des Chefs d'États et de Gouvernements des Organisations de l'Unité Africaine, lors de sa douzième session ordinaire, tenue à Kampala, du 28 juillet au 1er août 1975, qui a estimé "que le régime raciste en Palestine occupée et le régime raciste au Zimbabwe et en Afrique du Sud ont une origine impérialiste commune, qu'ils forment un tout et ont la même structure raciste, et qu'ils sont organiquement liés dans leur politique destinée à opprimer la dignité et l'intégrité de l'être d'humain",
Prenant acte également de la Déclaration Politique et Stratégique de Renforcer la Paix et la Sécurité Internationales et d'Intensifier la Solidarité et l'Assistance mutuelle entre les Pays Non-Alignés, adoptée lors de la Conférence des Ministres des Affaires Etrangères des Pays Non-Alignés, qui s'est tenue à Lima, du 25 au 30 août 1975, qui a très sévèrement condamné le Sionisme comme une menace pour la paix et la sécurité du monde, et a appelé tous les pays à s'opposer à cette idéologie raciste et impérialiste,
Décrète que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale.

 


Apartheid Looks Like This

Another small indignity at an Israeli checkpoint

by Jonathan Cook

Source : antiwar.com

24/2/7 - The scene : a military checkpoint deep in Palestinian territory in the West Bank. A tall, thin elderly man, walking stick in hand, makes a detour past the line of Palestinians, many of them young men, waiting obediently behind concrete barriers for permission from an Israeli soldier to leave one Palestinian area, the city of Nablus, to enter another Palestinian area, the neighboring village of Huwara. The long queue is moving slowly, the soldier taking his time to check each person's papers.

The old man heads off purposefully down a parallel but empty lane reserved for vehicle inspections. A young soldier controlling the human traffic spots him and orders him back in line. The old man stops, fixes the soldier with a stare and refuses. The soldier looks startled, and uncomfortable at the unexpected show of defiance. He tells the old man more gently to go back to the queue. The old man stands his ground. After a few tense moments, the soldier relents and the old man passes.

Is the confrontation revealing of the soldier's humanity? That is not the way it looks – or feels – to the young Palestinians penned in behind the concrete barriers. They can only watch the scene in silence. None would dare to address the soldier in the manner the old man did – or take his side had the Israeli been of a different disposition. An old man is unlikely to be detained or beaten at a checkpoint. Who, after all, would believe he attacked or threatened a soldier, or resisted arrest, or was carrying a weapon? But the young men know their own injuries or arrests would barely merit a line in Israel's newspapers, let alone an investigation.

And so, the checkpoints have made potential warriors of Palestine's grandfathers at the price of emasculating their sons and grandsons.

I observed this small indignity – such humiliations are now a staple of life for any Palestinian who needs to move around the West Bank – during a shift with Machsom Watch. The grass-roots organization founded by Israeli women in 2001 monitors the behavior of soldiers at a few dozen of the more accessible checkpoints ("machsom" in Hebrew).

The checkpoints came to dominate Palestinian life in the West Bank (and, before the disengagement, in Gaza too) long before the outbreak of the second intifada in late 2000, and even before the first Palestinian suicide bombings. They were Israel's response to the Oslo accords, which created a Palestinian Authority to govern limited areas of the occupied territories. Israel began restricting Palestinians allowed to work in Israel to those issued with exit permits; a system enforced through a growing network of military roadblocks. Soon the checkpoints were also restricting movement inside the occupied territories, ostensibly to protect the Jewish settlements built in occupied territory.

By late last year, according to the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, 528 checkpoints and roadblocks were recorded in the West Bank, choking its roads every few miles. Israel's daily Haaretz newspaper puts the figure even higher: in January there were 75 permanently manned checkpoints, some 150 mobile checkpoints, and more than 400 places where roads have been blocked by obstacles. All these restrictions on movement for a place that is, according to the CIA's World Factbook, smaller than the tiny US state of Delaware.

As a result, moving goods and people from one place to the next in the West Bank has become a nightmare of logistics and costly delays. At the checkpoints, food spoils, patients die, and children are prevented from reaching their schools. The World Bank blames the checkpoints and roadblocks for strangling the Palestinian economy.

Embarrassed by recent publicity about the burgeoning number of checkpoints, the Israeli prime minister, Ehud Olmert, promised the Palestinian president, Mahmoud Abbas, in December that there would be an easing of travel restrictions in the West Bank – to little effect, according to reports in the Israeli media. Although the army announced last month that 44 earth barriers had been removed in fulfilment of Olmert's pledge, it later emerged that none of the roadblocks had actually been there in the first place.

Contrary to the impression of most observers, the great majority of the checkpoints are not even near the Green Line, Israel's internationally recognized border until it occupied the West Bank and Gaza in 1967. Some are so deep inside Palestinian territory that the army refuses to allow Machsom Watch to visit them. There, the women say, no one knows what abuses are being perpetrated unseen on Palestinians.

But at Huwara checkpoint, where the old man refused to submit, the soldiers know that most of the time they are being watched by fellow Israelis and that their behavior is being recorded in monthly logs. Machsom Watch has a history of publishing embarrassing photographs and videos of the soldiers' actions. It showed, for example, a videotape in 2004 of a young Palestinian man being forced to play his violin at Beit Iba checkpoint, a story that gained worldwide attention because it echoed the indignities suffered by Jews at the hands of the Nazis.

Machsom Watch has about 500 members, reportedly including Olmert's leftwing daughter, Dana. But only about 200 actively take part in checkpoint duties, an experience that has left many outspoken in denouncing the occupation. The organization is widely seen by the Israeli public as extremist, with pro-Israel groups accusing the women of "demonizing" Israel.

It is the kind of criticism painfully familiar to Nomi Lalo, from Kfar Sava. A veteran of Machsom Watch, she is the mother of three children, two of whom have already served in the army while the youngest, aged 17, is due to join up later this year. "He has been more exposed to my experiences in Machsom Watch and has some sympathy with my point of view," she says. "But my oldest son has been very hostile about my activities. It has caused a lot of tension in the family."

Most of the women do shifts at a single checkpoint, but I join Nomi on "mobile" duty in the central region, moving between the dozens of checkpoints west of Nablus.

She wants to start by showing me the separate road system in the West Bank, with unrestricted and high-quality roads set aside for Jewish settlers living illegally in occupied territory while Palestinians are forced to make difficult and lengthy journeys over hills and through valleys on what are often little more than dirt tracks.

Machsom Watch calls this "apartheid," a judgment shared by the liberal daily Haaretz newspaper, which recently wrote an editorial that Israeli parents ought to "be very worried about their country sending their sons and daughters on an apartheid mission: to restrict Palestinian mobility within the occupied territory … in order to enable Jews to move freely."

We leave the small Palestinian town of Azzoun, close by the city of Qalqilya, and head directly north towards another city, Tulkarm. A trip that should take little more than a quarter of an hour is now all but impossible for most Palestinians.

"This road is virtually empty, even though it is the main route between two of the West Bank's largest cities," Nomi points out. "That is because most Palestinians cannot get the permits they need to use these roads. Without a permit they can't get through the checkpoints, so either they stay in their villages or they have to seek circuitous and dangerous routes off the main roads."

We soon reach one of the checkpoints Nomi is talking about. At Aras, two soldiers sit in a small concrete bunker in the center of the main junction between Tulkarm and Nablus. The bored soldiers are killing time waiting for the next car and the driver whose papers they will need to inspect.

A young Palestinian man, in woollen cap to protect him from the cold, stands by a telegraph post close by the junction. Bilal, aged 26, has been "detained" at the same spot for three hours by the soldiers. Nervously he tells us that he is trying to reach his ill father in hospital in Tulkarm. Nomi looks unconvinced and, after a talk with the soldiers and calls on her mobile phone to their commanders, she has a clearer picture.

"He has been working illegally in Israel and they have caught him trying to get back to his home in the West Bank. The soldiers are holding him here to punish him. They could imprison him but, given the dire state of the Palestinian economy, the Israeli prisons would soon be overflowing with jobseekers. So holding him here all day is a way of making him suffer. It's illegal but, unless someone from Machsom Watch turns up, who will ever know?"

Is it not good that the military commanders are willing to talk to her? "They know we can present their activities in the West Bank in a very harsh light and so they cooperate. They don't want bad publicity. I never forget that when I am speaking to them. When they are being helpful, I remind myself their primary motive is to protect the occupation's image."

Nomi sees proof in cases like Bilal's that the checkpoints and Israel's steel and concrete barrier in the West Bank – or fence, as she calls it – are not working in the way Israel claims. "First, the fence is built on Palestinian land, not on the Green Line, and it cuts Palestinians off from their farmland and their chances of employment. It forces them to try to get into Israel to work. It is self-defeating.

"And second, thousands of Palestinians like Bilal reach Israel from the West Bank each day in search of work. Any one of them could be a suicide bomber. The fence simply isn't effective in terms of stopping them. If Palestinians who are determined enough to work in Israel can avoid the checkpoints, those who want to attack Israel can certainly avoid them. No one straps a bomb on and marches up to a checkpoint. It is ordinary Palestinians who suffer instead."

The other day, says Nomi, she found a professor of English from Bir Zeit University held at this checkpoint, just like Bilal. He had tried to sneak out of Tulkarm during a curfew to teach a class at the university near the city of Ramallah, some 40km south of here. Nomi's intervention eventually got him released. "He was sent back to Tulkarm. He thanked me profusely, but really what did we do for him or his students? We certainly didn't get him to the university."

After Nomi's round of calls, Bilal is called over by one of the soldiers. Wagging his finger reprovingly, the soldier lectures Bilal for several minutes before sending him on his way with a dismissive wave of the hand. Another small indignity.

As we leave, Nomi receives a call from a Machsom Watch group at Jitt checkpoint, a few miles away. The team of women say that, when they turned up to begin their shift, the soldiers punished the Palestinians by shutting the checkpoint. The women are panicking because a tailback of cars – mainly taxis and trucks driven by Palestinians with special permits – is building. After some discussion with Nomi, it is decided that the women should leave.

We head uphill to another checkpoint, some 500 metres from Aras, guarding the entrance to Jabara, a village whose educated population include many teachers and school inspectors. Today, however, the villagers are among several thousand Palestinians living in a legal twilight zone, trapped on the Israeli side of the wall. Cut off from the rest of the West Bank, the villagers are not allowed to receive guests and need special permits to reach the schools where they work. (An additional quarter of a million Palestinians are sealed off from both Israel and the West Bank in their own ghettoes.)

"Children who have married out of Jabara are not even allowed to visit their parents here," says Nomi. "Family life has been torn apart, with people unable to attend funerals and weddings. I cannot imagine what it is like for them. The Supreme Court has demanded the fence be moved but the state says it does not have the money for the time being to make the changes."

Jabara's children have a checkpoint named after them which they have to pass through each day to reach their schools nearby in the West Bank.

At the far end of Jabara we have to pass through a locked gate to leave the village. There we are greeted by yet another checkpoint, this one closer to the Green Line on a road the settlers use to reach Israel. It is one of a growing number that look suspiciously like border crossings, even though they are not on the Green Line, with special booths and lanes for the soldiers to inspect vehicles.

The soldiers see our yellow number plate, distinguishing us from the green plates of the Palestinians, and wave us through. Nomi is using a settlers' map she bought from a petrol station inside Israel to navigate our way to the next checkpoint, Anabta, close by an isolated settlement called Enav.

Although this was once a busy main road, the checkpoint is empty and the soldiers mill around with nothing to do. An old Palestinian man wearing the black and white keffiyah (head scarf) popularized by Yasser Arafat approaches them selling socks. There are no detained Palestinians, so we move on.

Nomi is as skeptical of claims she hears in the Israeli media about the checkpoints foiling suicide attacks as she is about the army's claims that they have been removing the roadblocks. "I spend all day monitoring a checkpoint and come home in the evening, turn on the TV and hear that four suicide bombers were caught at the checkpoint where I have been working. It happens just too often. I stopped believing the army a long time ago."

We arrive at another settlement, comprising a couple of dozen Jewish families, called Shavei Shomron. It is located next to Road 60, once the main route between Nablus and the most northernly Palestinian city, Jenin. Today the road is empty as it leads nowhere; it has been blocked by the army, supposedly to protect Shomron.

"Palestinians have to drive for hours across country to reach Jenin just because a handful of settlers want to live here by the main road," observes Nomi.

A short distance away, also on Road 60, is one of the larger and busier checkpoints: Beit Iba, the site where the Palestinian was forced to play his violin. A few kilometres west of Nablus, the checkpoint has been built in the most unlikely of places, a working quarry that has covered the area in a fine white dust. "I look at this place and think the army at least has a sense of humor," Nomi says.

Yellow Palestinian taxis are waiting at one end of the quarry to pick up Palestinians allowed to leave Nablus on foot through the checkpoint. At the vehicle inspection point, a donkey and cart stacked so high with boxes of medicines that they look permanently on the verge of tipping over is being checked alongside ambulances and trucks.

Close by is the familiar corridor of metal gates, turnstiles and concrete barriers through which Palestinians must pass one at a time to be inspected. On a battered table, a young man is emptying the contents of his small suitcase, presumably after a stay in Nablus. He is made to hold up his packed underwear in front of the soldiers and the Palestinian onlookers. Another small indignity.

Here at least the Palestinians wait under a metal awning that protects from the sun and rain. "The roof and the table are our doing," says Nomi. "Before the Palestinians had to empty their bags on to the ground."

Machsom Watch is also responsible for a small Portakabin office nearby, up a narrow flight of concrete steps, with the ostentatious sign "Humanitarian Post" by the door. "After we complained about women with babies being made to wait for hours in line, the army put up this cabin with baby changing facilities, diapers and formula milk. Then they invited the media to come and film it."

The experiment was short-lived apparently. After two weeks the army claimed the Palestinians were not using the post and removed the facilities. I go up and take a look. It's entirely bare: just four walls and a very dusty basin.

How effective does she feel Machsom Watch is? Does it really help the Palestinians or merely add a veneer of legitimacy to the checkpoints by suggesting, like the humanitarian post, that Israel cares about its occupied subjects? It is, Nomi admits, a question that troubles her a great deal.

"It's a dilemma. The Palestinians here used to have to queue under the sun without shelter or water. Now that we have got them a roof, maybe we have made the occupation look a little more humane, a little more acceptable. There are some women who argue we should only watch, and not interfere, even if we see Palestinians being abused or beaten."

Which happens, as Machsom Watch's monthly reports document in detail. Even the Israeli media is starting to report uncomfortably about the soldiers' behavior, from assaults to soldiers urinating in front of religious women.

At Beit Iba in October, says Nomi, a Palestinian youngster was badly beaten by Israeli soldiers after he panicked in the queue and shinned up a pole shouting that he couldn't breath. Haaretz later reported that the soldiers beat him with their rifle butts and smashed his glasses. He was then thrown in a detention cell at the checkpoint.

And in November, Haitem Yassin, aged 25, made the mistake of arguing with a soldier at a small checkpoint near Beit Iba called Asira al-Shamalia. He was upset when the soldiers forced the religious women he was sharing a taxi with to pat their bodies as a security measure. According to Amira Hass, a veteran Israeli reporter, Yassin was then shoved by one of the soldiers and pushed back. In the ensuing scuffle, Yassin was shot in the stomach. He was then handcuffed and beaten with rifle butts while other soldiers blocked an ambulance from coming to his aid. Yassin remained unconscious for several days.

We leave Beit Iba and within a few minutes we are at another roadblock, at Jitt. This is where the soldiers shut the checkpoint to traffic when the Machsom Watch team showed up earlier. Nomi wants to talk to them. We park some distance away, behind the queue of Palestinian cars, and she walks towards them.

There is a brief discussion and she is back. Meanwhile, one of the soldiers takes out a megaphone and calls to the taxi driver at the front of the queue. He is told to leave his car at the wait sign and approach the checkpoint 100 meters away on foot. "They are not happy. Now they are punishing the drivers because I have turned up. It's exactly the same response as this morning." Nomi decides Machsom Watch should retreat again. We leave as the queue of cars starts to build up.

The notorious Huwara checkpoint, guarding the main road to Nablus from the south, is our next destination. Early in the intifada, there were regular stories of soldiers abusing Palestinians here. Today, Machsom Watch has an almost permanent presence here, as do army officers concerned about bad publicity.

It is a surreal scene. We are deep in the West Bank, with Palestinians everywhere, but two young Jews – sporting a hippy look fashionable among the more extreme religious settlers – are lounging by the side of the road waiting for a lift to take them to one of the more militant settlements that encircle Nablus. A soldier, there to protect them, stands chatting.

"There used to be a taxi rank here waiting for Palestinians as they came through the checkpoint," says Nomi, "but it has been moved much further away so the settlers have a safer pickup point. The convenience of the settlers means that each day thousands of Palestinians, including pregnant women and the disabled, must walk more than an extra hundred yards to reach the taxis."

As I am photographing the checkpoint, a soldier wearing red-brown boots – the sign of a paratrooper, according to Nomi – confronts me, warning that he will confiscate my camera. Nomi knows her, and my, rights and asks him by what authority he is making such a threat. They argue in Hebrew for a few minutes before he apologizes, saying he mistook me for a Palestinian. "Are only Palestinians not allowed to photograph the checkpoints?" Nomi scolds him, adding as an afterthought: "Didn't you hear that modern mobile phones have cameras? How can you stop a checkpoint being photographed?"

The pleasant face of Huwara is Micha, an officer from the District Coordination Office who oversees the soldiers. When he shows up in his car, Nomi engages him in conversation. Micha tells us that yesterday a teenager was stopped at the checkpoint carrying a knife and bomb-making equipment. Nomi scoffs, much to Micha's annoyance.

"Why is it always teenagers being stopped at the checkpoints?" she asks him. "You know as well as I do that the Shin Bet [Israel's domestic security service] puts these youngsters up to it to justify the checkpoints' existence. Why would anyone leave Nablus with a knife and bring it to Huwara checkpoint? For God's sake, you can buy swords on the other side of the checkpoint, in Huwara village."

We leave Huwara and go deeper into the West Bank, along a "sterile road" – army parlance for one the Palestinians cannot use – that today services settlers reaching Elon Moreh and Itimar. Once Palestinians travelled the road to the village of Beit Furik but not anymore. "Israel does not put up signs telling you that two road systems exist here. Instead it is the responsibility of Palestinians to know that they cannot drive on this road. Any that make a mistake are arrested."

South-east of Nablus we pass the village of Beit Furik itself, the entrance to which has a large metal gate that can be lock by the army at will. A short distance on and we reach Beit Furik checkpoint and beyond it, tantalizingly in view, the grey cinderblock homes of the city of Nablus.

Again, when I try to take a photo, a soldier storms towards me barely concealing his anger. Nomi remonstrates with him, but he is in a foul mood. Away from him, she confides: "They know that these checkpoints violate international law and that they are complict in war crimes. Many of the soldiers are scared of being photographed."

Faced with the hostile soldier, we soon abandon Beit Furik and head back to Huwara. Less than a minute on from Huwara (Nomi makes me check my watch), we have hit another checkpoint: Yitzhar. A snarl-up of taxis, trucks and a few private cars is blocking the Palestinian inspection lane. We overtake the queue in a separate lane reserved for cars with yellow plates (settlers) and reach the other side of the checkpoint.

There we find a taxi driver waiting by the side of the road next to his yellow cab. Faek has been there for 90 minutes after an Israeli policeman confiscated both his ID and his driving licence, and then disappeared with them. Did Faek get the name of the policeman? No, he replies. "Of course not," admits Nomi. "What Palestinian would risk asking an Israeli official for his name ?"

Nomi makes some more calls and is told that Faek can come to the police station in the nearby settlement of Ariel to collect his papers. But, in truth, Faek is trapped. He cannot get through the checkpoints separating him from Ariel without his ID card. And even if he could find a tortuous route around the checkpoints, he could still be arrested for not having a licence and issued a fine of a few hundred shekels, a small sum for Israelis but one he would struggle to pay. So quietly he carries on waiting in the hope that the policeman will return.

Nomi is not hopeful. "It is illegal to take his papers without giving him a receipt but this kind of thing happens all the time. What can the Palestinians do ? They dare not argue. It's the Wild West out here."

Some time later, as the sun lowers in the sky and a chill wind picks up, Faek is still waiting. Nomi's shift is coming to an end and we must head back to Israel. She promises to continue putting pressure by phone on the police to return his documents. Nearly two hours later, as I arrive home, Faek unexpectedly calls, saying he has finally got his papers back. But he is still not happy : he has been issued with a fine of 500 shekels ($115) by the police. Nomi's phone is busy, he says. Can I help get the fine reduced ?

 

 

Inscriptions xénophobes et croix gammées sur la mosquée de Castres


Voila.fr - 13/12/9 - La mosquée de Castres a été profanée dans la nuit de samedi à dimanche par des inconnus qui ont taggé sur ses murs extérieurs des propos xénophobes et des croix gammées, a-t-on appris auprès du responsable du lieu de culte.

Après avoir franchi le portail, les inconnus ont dessiné des croix gammées et écrit "Sieg heil" sur les murs extérieurs de la mosquée, où ils ont également tracé des inscriptions telles que "La France aux Français" et "White power", a indiqué à l'AFP le président de l'Association islamique de Castres, Abdelmalek Bouregba.

Des pieds de cochon ont également été suspendus à la poignée du portail. Sur la porte, des oreilles de cochon avaient été agrafées et des affiches placardées sur lesquelles étaient dessinés des drapeaux français, a-t-il précisé. Il a indiqué que les auteurs de la profanation n'avaient pas pénétré à l'intérieur de la mosquée.

La police de Castres s'est rendue sur place pour procéder à des relevés d'empreintes, a ajouté M. Bouregba, en précisant qu'il allait porter plainte.

Le responsable de la mosquée Bilal, ouverte en 1986 dans un ancien hangar et comportant une salle de prière de quelque 200 m2, s'est déclaré outré par la profanation, qu'il a qualifié d'"acte prémédité".

"C'est un ensemble. Depuis un certain temps, on n'arrête pas de viser la communauté musulmane", a-t-il dénoncé, faisant notamment allusion à certains dérapages dans les débats sur l'identité nationale et au référendum pour l'interdiction de la construction de nouveaux minarets en Suisse.

"Aucune piste n'est écartée", a déclaré Paul Agostini, le directeur de la police départemental du Tarn, qui a précisé qu'aucun incident, ni litige n'avait été signalé les jours précédents autour de la mosquée.

SOS Racisme a condamné dans un communiqué la profanation, qui "vise très clairement, de la part des auteurs de ces méfaits, à laisser entendre qu?un musulman ne saurait être Français", et déplore "la libération de la parole raciste, libération que le débat sur l?identité nationale permet et organise".

La préfète du Tarn, Marcelle Pierrot, a rencontré sur place la communauté musulmane "pour lui exprimer sa solidarité". "Ces actes de profanation condamnables (sont) contraires aux valeurs de notre république laïque qui permet à chacun de pouvoir exercer sa foi dans le respect des règles et des valeurs de notre démocratie", a-t-elle souligné.

Le député du Tarn Bernard Carayon (UMP) a dénoncé pour sa part cet acte, estimant qu'"il faut beaucoup de médiocrité et de haine pour s'attaquer aux lieux sacrés qui rassemblent les croyants".

Quant au député Philippe Folliot (app-NC), il a "condamné de la manière la plus absolue cette provocation", parlant d'"acte lâche".

L'actuelle mosquée Bilal, d'une capacité de 250 personnes, ne peut accueillir tous les pratiquants, la prière du vendredi regroupant près de 350 personnes venant de Castres et des environs. Les femmes et d'autres fidèles sont accueillis dans une salle proche.

La construction d'une nouvelle mosquée est envisagée, pour une ouverture d'ici à 3 ans, avec "une salle de prières de 800 m2 pour accueillir 600 fidèles, et aucun minaret n'est prévu", a noté Abdelmalek Bouregb

 

 

AI RE

 

Hortefeux : le bon et le mauvais racisme
Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme : quelle imposture !

 

Par Olivier Bonnet

AGORAVOX - 15/12/9 - Les bras nous en tombent : l’indigne Brice Hortefeux, ex ministre de la Honte nationale, fonction dans laquelle il eut l’occasion de démontrer son grand humanisme, vient de recevoir le prix de la lutte contre le racisme et contre l’antisémitisme, décerné par l’Union des patrons et des professionnels juifs de France, nous apprend Le Figaro : "Qualifiant de « poison pour notre République » l’antisémitisme, le ministre a annoncé la nomination prochaine d’un préfet, au sein de son ministère, chargé de coordonner la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Ce préfet aura « une autorité suffisante sur les acteurs de la sécurité pour, en lien avec le préfet de police et les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, préparer les décisions qui s’imposent chaque fois que nécessaire, pour prévenir et réprimer ces actes inadmissibles », a expliqué Brice Hortefeux".

Première remarque : est-il nécessaire de nommer un préfet spécialement dévolu à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, quand il suffit d’appliquer la loi française ? "Condamnant les dégradations découvertes dimanche à la mosquée de Castres, poursuit Le Figaro, le ministre a rappelé qu’un « programme de subventions pour la sécurisation des lieux de cultes et des structures culturelles de la communauté juive portant sur cinq ans » avait par ailleurs été mis en place depuis 2004. Quinze millions d’euros ont ainsi été investis dans ce « programme de travaux » qui a notamment permis la sécurisation, par alarme et videosurveillance, de « 349 bâtiments, dont 107 écoles et crèches, 81 associations et centres communautaires et 161 synagogues". C’est tout de même incroyable que le ministre réagisse à la profanation d’une mosquée en faisant le bilan de la protection des... synagogues ! Les musulmans français ne se sentent-ils pas un peu les dindons de la farce de la pseudo lutte sarkozyste contre le racisme ? Ce Hortefeux récompensé du prix de la lutte contre le racisme n’est-il pas le même qui déclarait, parlant des Arabes : "Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes" ?


Ainsi y aurait-il un bon et un mauvais racisme ? Le bon racisme anti-musulmans, anti-basanés, que l’on flatte en cultivant l’amalgame entre délinquance et immigration, voire en suggérant des causes ethniques à la criminalité, le bon racisme que l’on cajole histoire de serrer les rangs électoraux, à grands coups de débats sur l’identité nationale, clin d’oeil appuyé à l’extrême droite et boîte de Pandore pour l’expression décomplexée de la xénophobie. Et puis il y a le mauvais racisme, et d’abord celui qui frappe les blancs, qu’une Elizabeth Lévy ne craint pas de dénoncer courageusement (sic), persuadée de faire oeuvre de briseuse de tabous quand elle ne fait que hurler avec les loups (de la réacosphère comme des bistrots). C’est la posture du refus de "la repentance", du fait qu’on ait "tout le temps l’impression de s’excuser d’être Français", comme l’avait dit l’inénarrable Nicolas Sarkozy himself. C’est l’exaltation du "rôle positif de la colonisation". C’est la stigmatisation systématique sur l’air du "ces gens-là ne veulent pas s’intégrer". Outre le "racisme anti-Français" qui mobilise nos pathétiques Superdupont, il y a un autre mauvais racisme, à condamner la main sur le coeur pour se refaire une virginité humaniste : l’antisémitisme.

Rappelons que la judéophobie, terme préférable, n’est qu’un avatar du racisme, que la lutte contre ce dernier ne se circonscrit pas à elle. Or ce pouvoir qui fait pratiquer par sa police la chasse aux faciès, celui qui entend trier les immigrés par région d’origine - tout en niant hypocritement tout critère ethnique - ne semble jamais vraiment se mobiliser que pour voler au secours de la communauté juive. Entendons-nous bien : nous n’avons aucune forme de complaisance pour la judéophobie. Mais lorsque ce bon maire UMP parle de "dix millions payés à rien foutre", vise-t-il les juifs ? Si l’antisémitisme est "un poison pour la République" comme dit Hortefeux, nous en connaissons un autre, que l’idéologie sarkozyste injecte à haute dose dans l’opinion, envers lequel la droite est si complaisante : la légitimation des discriminations anti-Arabes, anti-noirs, anti-assistés, anti-pauvres...

Une phrase de l’article du Figaro a attiré notre attention : "Depuis 2003, les actes antisémites sont recensés à la fois par la police-gendarmerie et le service de protection de la communauté juive, qui confrontent leurs données (plaintes et déclarations) pour établir en commun les statistiques définitives." Un service de protection de la communauté juive ? Et maintenant un préfet à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ? Schizophrénie ou manipulation : ce communautarisme que le pouvoir fait mine de fustiger, cet ennemi de la République laïque, il n’a en réalité de cesse de le cultiver précieusement.

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M. Hortefeux, refusez le prix de «l'antiracisme» de l'UPJF


Par Guillaume Weill-Raynal

 

AGORAVOX - 21/12/9

 

Monsieur le Ministre,

Supposez que vous appreniez par vos services que depuis plusieurs mois, une association notoirement connue publie sans relâche sur son site Internet des articles qui disent…

- que les juifs représentent un ordre politico-religieux étranger aux valeurs de la France
- que leurs synagogues n'affichent rien moins qu'une volonté d'éradication culturelle des autres cultures françaises
- que les juifs qui vivent en France sont responsables de l'hostilité grandissante que leur vouent les Français de culture occidentale et chrétienne
- que leur présence sur le sol européen obéit à un projet de conquête et de domination vieux de plusieurs siècles
- qu'enfin la croissance de la population juive en Europe peut être comparée à la prolifération menaçante de rongeurs.

Comment réagiriez-vous ?

Un «prix de la lutte contre le racisme» ? Un mauvais rêve, sans doute.
Vous n'hésiteriez pas une seule seconde sur le caractère manifestement raciste et antisémite de tels écrits, et suggéreriez à votre collègue ministre de la Justice d'engager aussitôt des poursuites contre leurs auteurs et ceux qui les diffusent.

Supposez que vous appreniez alors que non seulement aucune poursuite n'a jamais été engagée contre ces écrits, mais que de surcroît, l'association qui les diffuse se paye le luxe d'organiser des dîners-débats mensuels et d'y inviter des personnalités de la majorité et de l'opposition, parmi lesquels, depuis janvier 2009, cinq de vos collègues du gouvernement.

J'imagine que vous ne pourriez vous empêcher de manifester un profond étonnement.

Supposez enfin que vous appreniez un beau matin, en lisant le journal, avoir été vous-même convié, la veille, à un colloque organisé par cette association et y avoir reçu des mains de vos hôtes le « Prix de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme », vous penseriez sans doute que vous êtes en train de faire un mauvais rêve.

Des dérapages en série sur le site de l'UPJF

Mais vous ne rêvez pas. Tout ce qui précède est rigoureusement exact. L'association dont il est question se nomme l'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF). Le colloque auquel vous étiez convié et que vous avez bien voulu honorer de votre présence s'est tenu le 13 décembre à l'espace Pierre-Cardin, à Paris.
L'UPJF vous a effectivement décerné le prix de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Quant aux écrits que je viens de citer, ils sont bien réels et sont consultables à tout moment sur le site de cette association. A une seule « inexactitude » près : ils ne visent pas les juifs, seulement les musulmans.

J'ai juste changé les mots. Devoir user d'un tel stratagème pour faire prendre conscience de l'énormité de la chose en dit déjà long sur le « deux poids deux mesures » auquel chacun semble s'être aujourd'hui accoutumé.

Depuis plusieurs mois, l'UPJF se lâche. Il n'est pas de semaine où elle ne publie sur son site des articles de cette espèce venimeuse. Ceux que je viens de citer ne sont qu'un échantillon. Le tout, dans une indifférence absolue. J'avais tenté d'attirer l'attention du Crif et de la Licra sur cette situation intolérable, par une « Lettre ouverte à MM. Patrick Gaubert et Richard Prasquier », publiée en septembre sur plusieurs sites.

Je leur avais même personnellement adressé le texte de cette lettre. Je n'ai reçu aucune réponse, ne fût-ce que de simple courtoisie pour m'en accuser réception.

Est réputée antisémite toute personne opposée à la droite israélienne la plus dure
Le colloque auquel vous avez participé le 13 décembre avait pour thème la lutte contre l'antisémitisme. Combat infiniment respectable, mais dont l'UPJF semble avoir une conception aussi extensive qu'abusive : selon les articles que l'on trouve également sur son site, est réputée antisémite toute personne qui ne souscrit pas sans réserves aux thèses les plus radicales de la droite israélienne.

Ce qui, vous en conviendrez, conduit plus à déshonorer la cause que l'on prétend défendre qu'à la soutenir. Pour l'ensemble de ces raisons, il m'apparaissait incompréhensible qu'un ministre de la république vienne apporter sa caution à cette manifestation.

Et encore plus qu'un mouvement qui diffuse dans le public des idées aussi ouvertement racistes ridiculise ce ministre en lui remettant un très surréaliste « prix de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme ».

J'ai tenté de faire valoir ces raisons dans un article paru ces jours-ci sur le site de l'hebdomadaire Marianne. Sans grande réaction, d'un côté comme de l'autre. Le site du ministère de l'Intérieur a fait part du prix que vous aviez reçu comme s'il s'agissait d'une distinction honorifique respectable et prestigieuse.

Un montage photo islamophobe publié, puis retiré
Le site de l'UPJF a continué, quant à lui, à publier ses articles fétides. Précisément celui en date du 17 décembre, qui compare les populations musulmanes à des rongeurs qui prolifèrent, suivi le lendemain d'un montage photo « humoristique » montrant une manifestation de Martiens sur la planète Mars sous une banderole : « Musulmans, rentrez chez-vous » [Dépublié depuis lors, mais encore visible ici, ndlr]

Il n'y aurait donc pas de place pour les musulmans ni en France, ni en Europe, ni dans le cosmos…

Il serait inimaginable que le ministre de l'Intérieur, en charge de l'ordre public et aussi des cultes, demeure sans réaction face à des agissements aussi graves, caractérisés, et réitérés.

Aussi, je me permets de vous demander, Monsieur le Ministre, que vous condamniez publiquement et sans réserve les intolérables écrits diffusés par l'UPJF. Il serait également à votre honneur et à l'honneur de la république que vous représentez que vous refusiez tout aussi publiquement le prix indigne qui vous a été décerné par ce mouvement.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de ma haute considération.

 

 

Une pétition pour mettre fin au débat sur l'identité nationale

Thierry Lévêque, édité par Pascal Liétout

 

Reuerts - 21/12/9 - Une pétition signée par 140 personnalités de gauche et des milieux culturels publiée lundi dans le quotidien Libération demande l'arrêt du débat sur l'identité nationale lancé à la demande de l'Elysée.

Pour ses adversaires, dont certains à droite, le débat s'est focalisé sur la question de l'islam, souvent confondu avec celle de l'immigration et a donné lieu à des dérapages jugés racistes.

"Dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit (...) Les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d'autant plus graves que l'Etat vient apposer sa légitimité à l'expression de pensées qui n'ont pas lieu d'être dans le débat public", dit le texte de la pétition, lancée à l'initiative de SOS Racisme.

"Nous vous demandons, M. le président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble", conclut le texte.

Il est signé notamment des anciens Premiers ministres socialistes Pierre Mauroy et Lionel Jospin, des comédiens Pierre Arditi, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Charles Berling, du philosophe Bernard-Henri Lévy, de l'historien Jacques Le Goff, de la chanteuse Lââm et de la dessinatrice Marjane Satrapi.

 

 

Le ministre de l'Intérieur et ancien ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux,
condamné à une amende pour injures raciales

 

Voila.fr - 4-6-10 - Le ministre de l'Intérieur et ancien ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a été condamné vendredi à une amende de 750 euros pour avoir tenu en septembre 2009 des propos jugés "outrageants" envers les personnes d'origine arabe.

Le Mrap, partie civile, a réclamé la "démission du ministre", saluant une condamnation qui, selon plusieurs avocats spécialisés interrogés par l'AFP, est la première d'un ministre de la Ve République pour "injure raciale".

"M. Hortefeux a décidé d'en faire immédatement appel", a déclaré l'un de ses conseils, Me Nicolas Bénoit.

"C'est une grande grande victoire pour la justice et contre le racisme", lui a répondu Me Pierre Mairat, l'avocat du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples qui s'est vu octroyer 2.000 euros de dommages et intérêts.

Le président du Mrap, Mouloud Aounit, a demandé la "démission" de M. Hortefeux, annonçant que son mouvement ferait appel pour que la condamnation soit "confirmée" et "rehaussée".

Prenant le parti de son ministre, le chef du gouvernement, François Fillon, a "réaffirmé son soutien", "son amitié" et "sa confiance" à Brice Hortefeux.

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a jugé "honteuses" et "déplacées" les demandes de démission.

Interrogée par France Info, Ségolène Royal (PS) a jugé "vraiment pas glorieux" que M. Hortefeux soit condamné pour injure raciale et lui a demandé de "mettre en place une politique très efficace pour lutter contre les formes de discrimination et de racisme".

La polémique est née en septembre avec la diffusion par lemonde.fr d'une vidéo où Brice Hortefeux tenait des propos ambigus pendant qu'il posait avec un jeune militant, Amine, né de père algérien, lors de l'université d'été de l'UMP.

Une militante expliquait à M. Hortefeux qu'Amine mangeait du cochon et buvait de la bière, le ministre rétorquant : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype". Dans un second temps, il ajoutait : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".

Interrogé sur ces propos, M. Hortefeux avait assuré n'avoir voulu faire "aucune référence à une origine ethnique, maghrébine, arabe, africaine et ainsi de suite". Il avait ensuite laissé entendre que les propos incriminés concernaient les Auvergnats.

En dépit d'un jugement critique à l'égard du ministre, la 17e chambre correctionnelle, présidée par Joël Boyer, a relaxé M. Hortefeux pour la première phrase. L'emploi du mot "prototype" visant une personne d'origine arabe, "déjà malheureux et incongru en lui-même, laisse entendre que tous les Arabes de France seraient semblables, nécessairement musulmans et qu'ils se conformeraient tous aux prescriptions de l'islam, seul le jeune Amine faisant exception". Toutefois, nuance le tribunal, si ce propos, "de nature à favoriser les idées reçues", est "contestable", il "ne saurait être regardé comme outrageant".

En revanche, les magistrats ont considéré que la seconde sortie - "c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" - était "incontestablement outrageante, sinon méprisante" pour des personnes "présentées (...) négativement, du seul fait de leur origine".

A l'audience, le 16 avril, le procureur François Cordier avait reconnu que ces paroles étaient "outrageantes" mais sans requérir de condamnation, considérant que l'échange n'avait rien de public.

Le tribunal a reconnu qu'elles avaient été tenues "lors d'un échange informel de Brice Hortefeux et Jean-François Copé, au ton badin et décontracté, avec des militants".

Mais alors que le parquet en déduisait la relaxe, le tribunal a maintenu l'injure, abandonnant le seul qualificatif de "public".

M. Hortefeux ne pouvant "être pénalement comptable d'un propos non destiné à être entendu", le tribunal a requalifié le délit en simple contravention de 4e classe et condamné le ministre à l'amende maximale. Le jugement devra être publié dans un périodique.

 

 

 

 

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