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Le 26.07.2005
Association de la loi de 1901, l’Union juive française pour la paix (UJFP) milite depui 1994 pour une paix juste au Proche-Orient, et pour un dialogue judéo-arabe ici et en France. Nous menons de multiples activités pédagogiques, des actions de solidarité e des initiatives de dialogue, sur le plan local comme sur l’ensemble du territoir national

L’UJFP se démarque des institutions juives de France (notamment le CRIF et le Consistoire israélite) qui s’identifient totalement au gouvernement israélien et à la politique répressive menée par ce dernier à l’encontre des Palestiniens.

Nous voulons contribuer à la création d’une autre voix juive, laïque et progressiste, en nous opposant à la politique coloniale des autorités israéliennes.
Nous travaillons pour la création d’un Etat palestinien indépendant et souverain à côté d’Israël sur les territoires occupés en 1967, avec Jérusalem comme capitale binationale des deux Etats.

Nous soutenons des pacifistes israéliens et nos interlocuteurs dans la société palestinienne qui travaillent pour un règlement politique du conflit.
Ici en France, nous travaillons avec des partenaires, également laïques et progressistes, dans la communauté arabe. D’abord contre toute forme de racisme et d’antisémitisme, ensuite en interpellant ensemble les autorités françaises et européennes pour qu’elles interviennent dans le conflit israélo-palestinien en faveur d’une paix juste.
L'UJFP est également membre du Réseau «Juifs européens pour une paix just» et de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine.

Si les Juifs et Arabes peuvent vivre et travailler ensemble en France, ils peuvent le faire également au Proche-Orient. Mais sans occupation, ni colonies, ni routes de contournement, ni mur, ni barrages militaires, ni les mille et une humiliations que les uns font subir aux autres.
C’est seulement ainsi que nous pouvons rompre la spirale de la violence et de la terreur, que ce soit le terrorisme d’Etat israélien ou le terrorisme des groupes armés palestiniens. Bref, il faut imposer le respect du droit international et l’application des résolutions de l’ONU.

La paix, ce n’est pas la séparation, l’Aparthied à l’israélienne. Savoir vivre, c’est savoir vivre ensemble.

Des délégations de l’UJFP vont chaque année en Israël et dans les Territoires palestiniens. En février 2002 par exemple, nous nous sommes rendus sur place dans le cadre d’une mission civile judéo-arabe. Organisée conjointement par l’UJFP et l’ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), cette mission civile s’est rendue à Gaza, en Cisjordanie et en Israël. Nous avons rencontré des Israéliens et Palestiniens de toutes conditions, des jeunes soldats juifs qui ont refusé de faire leur service militaire dans les Territoires occupés, des habitants d’un camp de réfugiés en passant par feu le président Yasser Arafat, alors assiégé dans son quartier général à Ramallah, encerclé par des chars d’assaut israéliens.

L'UJFP a déjà organisé plusieurs activités culturelles en faveur d'une paix juste, dont des concerts, pièces de théâtre et autres célébrations laïques de fêtes juives traditionnelles dans un esprit de partage et de solidarité.

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Le Sionime, une idéologie raciste : Le vilain petit secret d'Israel

Source : Alterinfo

Le racisme du Sionisme a, bien sûr, été fondamental en Israel depuis son établissement en 1948. Le gouvernement israélien poursuit une politique contre sa propre minorité de Bédouins très similaire à ses actions dans les territoires occupés.
La population bédouine a été relocalisée de force et entassée dans de petits secteurs du Negev, avec encore l'intention de la forcer à l'exode, et la moitié des 140.000 Bédouins du Negev vivent dans des villages que le gouvernement israélien ne reconnaît pas et il ne leur fournit pas de services.

Par Kathleen et Bill Christison


Israel a rasé 418 villages palestiniens lors de sa création en 1948 et a depuis démoli plus de 11.000 maisons palestiniennes
Lors d'une présentation sur la situation Palestino-Israélienne en 2001, l'une de nos connaissances américano-israélienne a commencé par une attaque typique contre les Palestiniens.

En prenant la phrase surutilisée : "Les Palestiniens ne ratent jamais une occasion de rater une occasion," elle a affirmé insidieusement que, si seulement les Palestiniens avaient eu un peu de décence et qu'ils n'avaient pas été aussi super intéressés à jeter les juifs à la mer en 1948, ils auraient accepté le partage de la Palestine des Nations Unies.

Ces Palestiniens qui sont devenus maintenant des réfugiés seraient restés tranquillement dans leurs maisons, et l'Etat de la Palestine aurait pu célébrer en 2001 le 53ème anniversaire de son indépendance.

Tout pourrait être douceur et lumière mais maintenant les Palestiniens vivaient, depuis un an, dans un Intifada mortel, toujours sans Etat, toujours hostiles et ils tentaient toujours, a-t'elle affirmé, de jeter les juifs à la mer.

C'était une réplique habituelle mais avec une nouvelle et intrigante torsion : que si les Palestiniens avaient accepté le partage, ils auraient en fait vécu en paix dans un Etat depuis 1948 ?

C'était suffisant pour inciter le public à s'arrêter et à penser. Mais plus tard dans le débat, l'intervenante a fait une gaffe en affirmant, sur un ton profondémment alarmant, que l'insistance des Palestiniens pour le droit au retour des réfugiés palestiniens était déplacée parce que quand Israel a été créé, cela aurait signifié la destruction d'Israel en tant qu'Etat juif.

Elle n'a pas réalisé la contradiction inhérente à ses deux affirmations (jusqu'à ce que nous lui signalions plus tard, avec peu de plaisir).

Vous ne pouvez pas dire les deux choses, lui avons-nous expliqué : vous ne pouvez pas affirmer que, si les Palestiniens n'avaient pas quitté les secteurs qui sont devenus Israel en 1948, ils vivraient maintenant en paix, certains à l'intérieur et d'autres à côté dans un Etat à majorité juive, et puis affirmer également que, s'ils rentraient maintenant, Israel perdrait sa majorité juive et son identité fondamentale en tant qu'Etat Juif.*

Cet échange, et les énormes efforts de propagande par et au nom d'Israel pour montrer la menace que pose au caractère juif d'Israel le droit au retour des Palestiniens, révèlent en réalité le vilain petit secret du Sionisme.

Dans sa campagne pour établir et maintenir un Etat dans lequel les juifs auraient toujours la majorité, le Sionisme a absolument exigé que les Palestiniens, en tant que non-juifs, soient incités à partir en 1948 et à ce qu'ils ne soient ne jamais autorisés à revenir.

Le vilain petit secret, c'est que de toute évidence, il s'agit de racisme.

Mais n'en avions-nous pas terminé avec cette vieille question "le Sionisme c'est du racisme" il y a plus d'une décennie, quand, en 1991, l'ONU a abrogé la résolution 1975 de l'Assemblée générale qui définissait le Sionisme comme étant "une forme de racisme ou de discrimination raciale" ?

Les Américains n'avaient-il pas rejeté cette résolution comme étant un anti-sémitisme odieux , et est-ce que nous, sous l'égide de la première administration Bush, ne l'avions-nous pas finalement emporté sur le reste de la communauté internationale en déclarant que c'était non seulement inexact mais franchement mal de qualifier le Sionisme de raciste ?

Pourquoi y revenir encore, maintenant ?

L'Assemblée générale des Nations Unies avait basé sa résolution anti-Sioniste de 1975 sur sa propre définition de la discrimination raciale des Nations Unies, adoptée en 1965.

Selon la Convention Internationale sur l'Elimination de toutes les formes de discrimination raciale, la discrimination raciale est "toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l'ascendance ou l'origine nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l'exercice, dans des conditions d'égalité, des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social et culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique."

En tant que définition du racisme et de la discrimination raciale, cette déclaration est inattaquable et, si l'on est honnête au sujet de ce qu'est le Sionisme et de ce qu'il signifie, la déclaration est une définition précise du Sionisme.

Mais en 1975, dans l'atmosphère politique qui régnait alors, avancer une telle définition était tout à fait contraire au but recherché.

Aussi cela pourrait être une résolution officielle dans l'atmosphère politique d'aujourd'hui. Mais suffisamment de choses ont changé depuis la dernière décennie ou plus que parler du Sionisme en tant que système qui est soit par nature raciste ou au moins encourage le racisme est de plus en plus possible et de plus en plus nécessaire.

En dépit de l'opposition automatiquement véhémente à un tel débat aux Etats-Unis, des universitaires sérieux israéliens et d'ailleurs ont commencé de plus en plus à regarder le Sionisme d'une façon critique, et il y a une réceptivité bien plus grande à la notion qu'aucune véritable paix ne sera forgée en Palestine-Israel si les bases du Sionisme ne sont pas examinées et modifiées d'une manière quelconque.

C'est pour cette raison que qualifier le Sionisme de philosophie politique raciste est tellement nécessaire : à moins que le monde, et en particulier le soutien d'aveugle des Etats-Unis à Israel en tant qu'Etat exclusivement Juif soit ébranlé, à moins que l'acceptation aveugle du Sionisme en tant qu'idéologie noble soit ébranlée, et à moins que l'on reconnaisse que le besoin d'Israel à maintenir sa domination sur les territoires palestiniens occupés est motivé par un idéologie raciste et exclusive, personne n'aura jamais la force politique ou la volonté politique nécessaire pour forcer Israel à abandonner le territoire et à permettre l'établissement d'un état palestinien véritablement souverain et indépendant sur une partie de la Palestine

 

Reconnaitre le Racisme du Sionisme

Une idéologie raciste n'a pas toujours besoin de se manifester en tant que telle, et, si les circonstances sont bonnes, elle n'a pas toujours besoin réellement de pratiquer le racisme pour se maintenir.

Pendant des décennies après sa création, les circonstances ont été bonnes pour Israel.
Si l'on oublie, comme l'ont fait la plupart des gens, le fait que 750.000 Palestiniens (non-juifs) ont quitté leur patrie sous la contrainte, faisant ainsi de la place pour un Etat à majorité juive, tout le monde pourrait accepter Israel en tant que véritable démocratie, même, dans une certaine mesure, pour cette petite minorité de Palestiniens qui est restée après 1948

Cette minorité n'était pas assez importante pour menacer la majorité juive d'Israel ; elle subit une discrimination considérable, mais comme les Arabes israéliens peuvent voter, cette discrimination n'est pas vue comme un racisme institutionnalisé imposé par l'Etat mais comme une sorte de discrimination, déplorable mais pas institutionalisée, comme l'ont subi les Noirs aux Etats-Unis.

L'occupation de la Cisjordanie, de Gaza, et de Jérusalem-Est, avec leurs deux millions (bientôt plus de trois millions) d'habitants palestiniens, est vue comme provisoire, sa fin attendant seulement l'empressement des Arabes à accepter l'existence d'Israel

Dans ces "bonnes" circonstances, la question du racisme a rarement surgi, et la qualification par l'ONU de l'idéologie fondamentale d'Israel comme raciste a donné une impression désobligeante et vindicative aux Américains et à la plupart des occidentaux.

En dehors du tiers monde, Israel est considéré comme l'innocent perpétuel, non agressif, certainement pas raciste, et désireux plus que tout d'un accord de paix qui lui permettrait de s'occuper de ses propres affaires à l'intérieur de ses frontières dans un Etat démocratique.

Avant l'annulation de la résolution "Le Sionisme c'est du racisme" en 1991, même l'OLP avait officiellement reconnu le droit à Israel d'exister en paix à l'intérieur de ses frontières de 1967, avec sa majorité juive incontestée.

En fait, cette acceptation même d'Israel par son adversaire principal n'a joué aucun rôle pour faciliter les efforts des États-Unis à recueillir un soutien pour casser la résolution. (Le fait de la domination globale des États-Unis à la suite de la première guerre du Golfe et de l'effondrement de l'Union Soviétique au début de l'année 1991, et l'atmosphère d'optimisme au sujet des perspectives de paix créées par la conférence de Paix de Madrid en octobre ont également joué un rôle significatif dans l'obtention d'une majorité à l'ONU quand la résolution sur le Sionisme a été portée au vote de l'Assemblée générale en décembre.)

La réalité est aujourd'hui très différente, et une reconnaissance des bases racistes du Sionisme, tout comme un compréhension de la politique raciste qui a lieu à l'extérieur des territoires occupés sont essentielles afin d'arriver à une résolution pacifique, juste, et stable dans le conflit palestino-israélien.

L'oeuf de la Palestine a été brouillé de manière permanente, et c'est maintenant de plus en plus le cas, alors que le Sionisme est reconnu comme force motrice dans les territoires occupés ainsi qu'à l'intérieur d'Israel, et qu'Israel d'avant 1967 ne peut plus être considéré comme isolé.

Il ne peut plus être, tout simplement, autorisé à faire à sa guise en tant qu'Etat à majorité juive, un Etat dans lequel les circonstances sont "bonnes" pour ignorer le racisme fondamental du Sionisme

Alors qu'Israel s'enfonce de plus en plus dans les territoires occupés, et alors que les colons israéliens, les colonies israéliennes, et les routes à usage exclusif des Israéliens prolifèrent et qu'une infrastructure d'état bénéfiçiant seulement aux juifs prend de plus en plus de territoires, il n'est plus possible d'ignorer les bases racistes de l'idéologie sioniste qui dirige cette entreprise.

Il n'est plus possible aujourd'hui de fermer les yeux sur la permanence de la poussée du Sionisme au delà des frontières d'Israel d'avant 1967.

Il est maintenant clair que le contrôle des territoires occupés par Israel est et a toujours eu pour but d'être une offensive adin d'affirmer le contrôle exclusif des Juifs, en obligeant les Palestiniens à se soumettre et à les entasser dans des parcelles de terre toujours plus petites et de moins en moins reliées entre elles ou, si cela échoue, en les forçant à quitter la Palestine.

Il est totalement évident pour toute personne qui passe du temps sur le terrain en Palestine-Israel que la force animant les politiques de tous les gouvernements israéliens précédents et actuel en Israel et en Cisjordanie occupée, à Gaza et à Jérusalem-Est a toujours été la détermination pour assurer la prédominance des juifs sur les Palestiniens.

Ces politiques ne peuvent être décrites qu'en tant que racistes et nous devrions cesser d'essayer plus longtemps d'éviter le mot.

Quand vous êtes sur le terrain en Palestine, vous pouvez voir le Sionisme physiquement imprimé sur le paysage.

Non seulement, vous pouvez voir qu'il y a des colonies construites sur la terre confisquée aux Palestiniens, dans lesquelles les Palestiniens peuvent ne pas vivre.

Non seulement vous pouvez voir des routes dans les territoires occupés, des routes encore construites sur la terre prise aux Palestiniens, sur lesquelles les Palestiniens peuvent ne pas circuler.

Non seulement pouvez vous constater que l'eau dans les territoires occupés est attribuée par les autorités gouvernementales israéliennes de façon tellement injuste que les colons israéliens reçoivent cinq fois plus de quantité d'eau par habitant que les Palestiniens et, en période de sécheresse, des Palestiniens font la queue pour avoir de l'eau potable tandis que les colonies israéliens jouissent de jardins luxuriants et de piscines.

Non seulement vous pouvez regarder les bulldozers israéliens raser les oliveraies palestiniennes et toute autre terre agricole, détruire les puits palestiniens, et démolir les maisons palestiniennes pour tracer le chemin du mur de séparation qu'Israel construit dans toute la Cisjordanie.

Le mur sépare les Palestiniens des Israéliens, pour fournir soi-disant une plus grande sécurité aux Israéliens mais en réalité, c'est pour mettre les Palestiniens en cage, pour définir une frontière israélienne qui exclura un maximum de Palestiniens.

Mais, si cela n'est pas suffisant pour démontrer le racisme inhérent à l'occupation israélienne, vous pouvez également circuler dans les villes palestiniennes et les quartiers palestiniens dans et autour de Jérusalem et voir ce qu'est peut-être la politique la plus cruellement raciste dans l'arsenal du Sionisme : les démolitions de maisons, le principal symbole de l'offensive du Sionisme pour maintenir une prédominance juive

Pratiquement chaque rue a une maison ou des maisons réduites à l'état de gravats, un étage effondré sur un autre ou simplement une pile de béton rasée au bulldozer en un tas incohérent.

Jeff Halper, le fondateur et chef de l'organisation non-gouvernementale, le Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons (ICAHD), un anthropologue et un spécialiste de l'occupation, a remarqué que les responsables sionistes et israéliens depuis 80 ans avaient tous véhiculé ce qu'il appelle "Le Message" aux Palestiniens.

Le Message, dit Halper, c'est "Soumettez-vous. Seulement quand vous abandonnerez vos rêves d'Etat indépendant, et que vous accepterez que la Palestine soit devenue la Terre d'Israel, nous nous radoucirons (c.-à-d., arrêter d'attaquer les Palestiniens)."

La signification plus profonde du Message, comme porté par les bulldozers si omniprésents dans les quartiers palestiniens visés aujourd'hui, est : "Vous (les Palestiniens) n'êtes pas à votre place ici. Nous vous avons déraciné de vos maisons en 1948 et maintenant nous vous déracinerons de l'ensemble de la Terre d'Israel."

En fin de compte, dit Halper, la progression du Sionisme a été un processus de déplacement, et les démolitions de maison ont été "au centre de la lutte israélienne contre les Palestiniens" depuis 1948.

Halper énumère une histoire constante de destruction : au cours des six premières années de l'existence d'Israel, il a rasé de façon systématique 418 villages palestiniens à l'intérieur d'Israel, soit 85% des villages existant avant 1948 ; depuis que l'occupation a commencé en 1967, Israel a démoli 11.000 maisons palestiniennes. Encore plus de maisons sont démolies maintenant pour le tracé du "mur de séparation" d'Israel.

On estime que plus de 4.000 maisons ont été détruites ces deux dernières années seulement.

La grande majorité de ces démolitions de maison, 95%, n'ont rien à voir avec la lutte contre le terrorisme, mais elles sont conçues spécifiquement pour déplacer les non-juifs et garantir la progression du Sionisme.

À Jérusalem, depuis le début de l'occupation de la partie orientale de la ville en 1967, les autorités israéliennes ont conçu des plans de découpage en zones spécifiquement pour empêcher la croissance de la population palestinienne.

Le maintien "du caractère juif" de la ville au niveau existant en 1967 (71% de Juifs et 29% de Palestiniens) a nécéssité qu'Israel dessine des limites de zones pour empêcher l'expansion des Palestiniens au delà des secteurs existants, exproprie les terres appartenant aux Palestiniens, confisque les autorisations de résidence à Jérusalem à chaque Palestinien qui ne pouvait pas prouver que Jérusalem était son "centre de vie", limite les services de la ville aux secteurs palestiniens, limite le développement dans les quartiers palestiniens, refuse de délivrer des permis de construire pour des résidences aux Palestiniens, et démolisse les maisons palestiniennes qui étient construites sans permis de constuire.

Aucune de ces restrictions n'est imposée aux juifs. Selon l'ICAHD, le manque de logement dans les quartiers palestiniens à Jérusalem est d'environ 25.000 logements et 2.000 ordres de démolition sont en suspens.

Halper a écrit que la souffrance humaine impliquée dans la destruction d'une maison familiale est incalculable.
Une maison "est le centre symbolique de la famille, le lieu de la vie personnelle la plus intime de la famille et une expression de son statut. C'est un refuge, c'est la représentation physique de la famille qui maintient la continuité sur sa terre ancestrale."
L'expropriation de terre est "une attaque contre chaque être humain et son identité."

Les gouvernements sionistes, passés et actuel, ont bien compris cela, bien que sans la compassion ou l'empathie avec lesquelles l'évoque Halper, et cette attaque contre "l'être humain et l'identité" des non-juifs a été précisément la force motrice du Sionisme.

Le racisme du Sionisme a, bien sûr, été fondamental en Israel depuis son établissement en 1948.

Le gouvernement israélien poursuit une politique contre sa propre minorité de Bédouins très similaire à ses actions dans les territoires occupés.

La population bédouine a été relocalisée de force et entassée dans de petits secteurs du Negev, avec encore l'intention de la forcer à l'exode, et la moitié des 140.000 Bédouins du Negev vivent dans des villages que le gouvernement israélien ne reconnaît pas et il ne leur fournit pas de services.

Chaque maison de Bédouins dans un village non reconnu doit être démolie ; toutes les maisons, et la présence même des Bédouins dans ces villages est officiellement illégale.

Le problème des villages non reconnus des Bédouins est seulement la preuve partielle d'une politique raciste qui régne depuis la création d'Israel.

Après que les chefs Sionistes/israéliens se soient assurés que les non-juifs (c.-à-d., les Palestiniens) composant la majorité de la population de la Palestine (une majorité de deux-tiers à l'époque) aient quitté les lieux en 1948, le gouvernement israélien a institutionalisé un favoritisme envers les juifs par des lois.

En tant qu'Etat sioniste, Israel s'est toujours identifié comme l'Etat des juifs : pas en tant qu'Etat de ses citoyens juifs et palestiniens, mais de l'ensemble des juifs du monde entier.

Les institutions de l'Etat garantissent les droits et procurent des avantages aux Juifs. La loi du retour donne une citoyenneté automatique aux juifs du monde entier, mais à personne d'autre.

Environ 92% de la terre d'Israel sont des Terres d'Etat, administrées par le Fonds National Juif pour les Juifs ; Les Palestiniens ne peuvent pas acheter cette terre, quoique sa majeure partie ait été une terre palestinienne avant 1948, et dans la plupart des exemples, ils ne peuvent même pas louer la terre.

Le Fonds National Juif, qui s'occupe de l'acquisition et du développement des terres, et l'Agence Juive, qui s'occupe principalement de l'immigration des Juifs et de l'absorption des immigrés, existaient avant l'établissement de l'Etat et accomplissent maintenant leurs tâches spécifiquement pour les Juifs sous un mandat officiel du gouvernement israélien.

 

Créer des ennemis

Bien que peu de personnes osent donner à la réalité des démolitions de maison et des institutions officielles qui favorisent les Juifs l'étiquette du racisme, le phénomène que cette réalité décrit est indéniablement du racisme.

Il n'y a aucun autre terme pour un processus par lequel un peuple peut atteindre l'essence de sa philosophie politique seulement en supprimant un autre peuple, un processus par lequel un peuple garantit sa perpétuelle supériorité numérique et sa prédominance écrasante sur un autre peuple par un processus délibéré de répression et de dépossession.

Depuis le début, le Sionisme est basé sur la suprématie des Juifs, que cette prédominance soit exercée dans un véritable Etat ou sous une autre forme d'entité politique, et le Sionisme n'aurait jamais pu survivre ou certainement prospérer en Palestine sans débarrasser cette terre de la majeure partie de sa population autochtone.

Les premiers Sionistes eux-mêmes savaient cela (de même que les Palestiniens), même si les naifs américains ne l'ont jamais su.

Theodore Herzl, le père du Sionisme, parlait dès le début de "conduire discrètement" les Palestiniens autochtones de l'autre côté la frontière ; le débat sur le "transfert" était courant parmi les responsables Sionistes en Palestine dans les années 30 ; les discussions sur le transfert sont courantes aujourd'hui.

Il y a eu une progression logique dans le développement du Sionisme, menant inévitablement à l'acceptation générale du sentiment que, parce que les besoins des Juifs étaient primordiaux, les Juifs eux-mêmes étaient primordiaux.

Le Sionisme s'est développé avec le sentiment que les juifs avaient besoin d'un refuge pour se protéger de la persécution, ce qui a mené à la croyance que le refuge ne pourrait vraiment être assuré que si les juifs garantissaient leur propre sécurité, ce qui signifiait que le refuge devait être exclusivement ou au moins principalement juif, ce qui signifiait alors que les juifs et leurs demandes étaient primordiales, devenant la priorité sur tous les autres intérêts à l'intérieur de ce refuge.

La façon de voir les choses dans le discours public aux États-Unis qui tend à considérer le conflit Palestino-Israélien d'une perspective presque exclusivement concentrée sur Israel provient de cette progression de la pensée sioniste.

De par la nature même de cette façon de voir les choses, pratiquement personne n'examine les hypothèses sur lesquelles la mentalité sioniste est basée, et peu reconnaissent la base raciste sur laquelle elle est fondée.

Pendant des décennies, les gouvernements israéliens n'ont jamais été si innocents. Beaucoup de responsables dans le gouvernement de droite sont,d'une manière évidente, racistes.

Le Ministre israélien de l'Education au franc-parler, Limor Livnat, a défini la défense de l'Extrème-Droite du Sionisme il y a un an, quand le gouvernement a proposé de légaliser le droit des communautés juives en Israel à exclure les non-juifs. Livnat a justifié le racisme d'Israel comme une affaire d'instinct de conservation juif.

"Nous sommes impliqués ici", a-t'elle déclaré lors d'une interview à la radio, "dans une lutte pour l'existence de l'Etat d'Israel en tant qu'Etat des Juifs, par opposition à ceux qui veulent nous forcer à être un Etat de tous ses citoyens."

Israel n'est pas "seulement un autre Etat comme tous les autres Etats", a-t-elle protesté. "Nous ne sommes pas simplement l'Etat de tous ses citoyens."

Livnat a averti qu'Israel devait être très attentif de peur qu'il se retrouve dans quelques autres années avec la Galilée et le Negev, deux secteurs à l'intérieur d'Israel avec de fortes populations arabes, "pleines de communautés arabes."

Pour insister sur ce point, elle a réitéré que "la particularité d'Israel est notre caractère en tant qu'Etat juif, notre désir de préserver une communauté juive et une majorité juive ici pour qu'il ne devienne pas un Etat de tous ses citoyens."

Livnat parlait de l'instinct de conservation juif non pas pour sauver les juifs ou Israel d'une menace territoriale d'une invasion militaire par un Etat voisin en maraude, mais pour préserver les Juifs de la seule existence d'un autre peuple vivant juste à côté.

La plupart des Sionistes un peu plus modéré pourraient frissonner à l'explicité du message de Livnat et nier que le Sionisme est vraiment comme cela. Mais en fait cela définit correctement le racisme qui est nécessairement à la base du Sionisme.

La plupart des Sionistes centristes et de Gauche nient la réalité du racisme du Sionisme en tentant de dépeindre le Sionisme comme un système démocratique et en se fabriquant des ennemis afin de pouvoir entretenir la contradiction inhérente et cacher ou excuser le racisme derrière la campagne du Sionisme pour sa domination.

En effet, l'aspect le plus pernicieux d'une philosophie politique telle que le Sionisme qui se fait passer pour une démocratie, c'est qu'il a besoin d'un ennemi pour survivre et, quand l'ennemi n'existe pas déjà, il a besoin d'en créer un.

Afin de justifier la répression raciste et la dépossession, en particulier dans un système se prétendant démocratique, ceux qui sont réprimés et déplacés doivent être dépeints comme des meurtriers et des prédateurs.

Et afin de maintenir sa propre population en conformité, et empêcher des humanistes de s'opposer à la politique répressive de leur propre gouvernement, il a besoin d'inculquer la peur à sa population : la peur "de l'autre", la peur du terroriste, la peur de l'ennemi des Juifs.

Les juifs d'Israel doivent toujours être incités à croire qu'ils vont être attaqués. Cela justifie d'avoir forcé ces ennemis à partir, cela justifie leur discrimination par rapport à ceux qui sont restés, cela justifie le refus des droits démocratiques à ceux qui plus tard se sont retrouvés sous le contrôle d'Israel dans les Territoires Occupés.

Le besoin d'un ennemi a signifié que le Sionisme a eu besoin, dès le début, de créer des mythes au sujet des Palestiniens, de dépeindre les Palestiniens et tous les Arabes comme immuablement hostiles et intransigeants.

D'où le mythe qui dit qu'en 1948 les Palestiniens ont quitté la Palestine pour que les armées arabes puissent jeter les juifs à la mer ; et le mythe continu en disant que les Palestiniens restent déterminés à détruire Israel.

Le besoin d'un ennemi signifie que le Sionisme, comme l'a dit récemment un ancien pacifiste israélien, a enlevé les Palestiniens de l'histoire.
D'où les mythes que les Palestiniens n'existent pas, ou que les Palestiniens ont tout immigré à l'époque moderne d'autres pays arabes, ou que la Jordanie est la Palestine et que les Palestiniens devraient trouver leur Etat là-bas.

Le besoin d'un ennemi signifie que le Sionisme a dû transformer son partenaire dans les négociations en un terroriste. Cela signifie que, pour sa propre conservation, le Sionisme a dû concevoir le besoin d'ignorer son partenaire/ennemi ou de l'expulser ou de l'assassiner.

Cela signifie que le Sionisme a dû rejeter tout effort conciliant de la part des Palestiniens et de les décrire comme "ne ratant jamais une occasion de rater une occasion" de faire la paix.

Cela inclut en particulier le rejet de la plupart des gestes conciliants : la décision de l'OLP en 1988 de reconnaître l'existence d'Israel, l'abandon des revendication palestiniennes sur les trois quarts de la Palestine à l'intérieur des frontières d'Israel d'avant 1967, et même la reconnaissance du "droit" à exister d'Israel.

Le besoin d'un ennemi signifie, enfin, que le Sionisme a dû créer le mythe "de l'offre généreuse" au sommet de Camp David en juillet 2000.

C'est le racisme sioniste qui a qualifié les Palestiniens de désespérément intransigeants pour refuser la soi-disant offre généreuse d'Israel, en réalité une offre impossible qui aurait maintenu la mainmise du Sionisme sur les territoires occupés et aurait laissé les Palestiniens avec un Etat non relié, indéfendable, non viable.

Puis, quand l'Intifada a éclaté (après que les manifestants palestiniens aient jeté des pierres sur la police israélienne et que la police ait répondu en tirant, tuant plusieurs manifestants), c'est le racisme sioniste qui parlait quand Israel a déclaré qu'il était assiégé et qu'il se battait pour sa propre survie avec les Palestiniens qui avaient l'intention de le détruire.

Quand quelques mois plus tard, la question des réfugiés palestiniens et de leur "droit au retour" a surgi publiquement, c'est le racisme Sioniste qui parlait quand Israel et ses partisans, ignorant les multiples manières dont les négociateurs palestiniens ont montré leur volonté d'aboutir à un compromis sur cette demande, ont propagé l'idée que cela avait aussi pour but de détruire Israel, en l'inondant de non-juifs et en détruisant son caractère juif.


NOTE

En supposant, selon le scénario mis en avant par notre amie Israélo-Américaine, que les Palestiniens aient accepté l'établissement d'un Etat juif mandaté par l'ONU en 1948, qu'aucune guerre n'ait eu lieu ensuite, et qu'aucun Palestinien n'ait quitté la Palestine, Israel n'engloberait aujourd'hui que les 55% de la Palestine assignés par la résolution de Partage de l'ONU, et non les 78% qu'il s'est approprié après avoir gagné la Guerre de 1948.
Il n'aurait aucune souveraineté sur Jérusalem, qui avait été désignée par l'ONU comme une entité internationale séparée sous la souveraineté d'aucune nation.
Ses 5.4 millions de juifs (en supposant une même importance de l'immigration juive et de l'augmentation naturelle) partageraient leur Etat avec à peu près cinq millions de Palestiniens (en supposant le même taux de croissance chez les 560.000 Palestiniens qui habitaient dans le secteur désigné pour l'Etat juif comme cela s'est produit dans la population palestinienne qui est restée réellement en Israel en 1948)
Inutile de dire, que ce petit Etat binationale, gravement surpeuplé ne serait pas la petite démocratie juive confortable que notre amie semble avoir envisagée

Source : http://www.counterpunch.org/
Traduction : MG pour ISM

Dimanche 9 Septembre 2007
Kathleen et Bill Christison

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Le Sionime, une idéologie raciste (suite) : Le dilemne Sioniste

La menace supposée "de l'autre" est le refuge éternel de la majorité des Israéliens et des partisans des Israéliens aux Etats-Unis.
La position habituelle, c'est que "nous, les Israéliens et les amis d'Israel désirons ardemment la paix, nous soutenons le retrait israélien de Cisjordanie et de Gaza, nous avons toujours voulu donner une autonomie aux Palestiniens. Mais "ils" nous détestent, ils veulent détruire Israel.

Par Kathleen et Bill Christison

Bill Christison est un ancien haut responsable de la CIA. Il a servi en tant qu'officier des renseignements nationaux et directeur du bureau de l'analyse régionale et politique de la CIA.
Kathleen Christison est un ancien analyste politique de la CIA et a travaillé sur les questions du Moyen-Orient pendant 30 ans. Elle est l'auteur de Perceptions of Palestine (Perceptions de la Palestine) et The Wound of Dispossession (Blessure de la Dépossession). Ils ont également contribué au livre de CounterPunch : La politique de l'Anti-Semitisme. Ils peuvent être joints à l'adresse suivante : kathy.bill@christison-santafe.com

 


N'était-ce pas évident quand Arafat a tourné le dos à l'offre généreuse d'Israel ?

N'était-ce pas cet évident quand Arafat a commencé l'Intifada ?

N'était-ce pas évident quand Arafat a exigé que les Palestiniens obtiennent le droit au retour, ce qui détruirait Israel en tant qu'Etat juif ?

Nous avons déjà fait concession après concession. Comment pouvons-nous leur donner d'autres concessions puisqu'ils se battront toujours et toujours jusqu'à ce qu'Israel disparaisse ?"

Cette position décharge Israel de toute responsabilité de faire des concessions ou d'avancer vers des négociations sérieuses ; cela décharge les Israéliens de tout besoin de traiter les Palestiniens comme des égaux ; cela décharge les Israéliens et leurs partisans de tout besoin de penser ; cela justifie le racisme, tout en l'appelant autrement.

De plus en plus d'Israéliens (dont certains sont depuis longtemps non-Sionistes, dont une partie commence seulement maintenant à voir le problème que représente le Sionisme) reconnaissent le racisme inhérent à la raison d'etre de leur nation.

Pendant les années du processus de paix, et en effet pendant une décennie et demi depuis que l'OLP a officiellement reconnu l'existence d'Israel, la gauche israélienne pouvait ignorer les problèmes du Sionisme tout en poursuivant ses efforts afin de promouvoir l'établissement d'un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et Gaza qui coexisterait avec lsrael.

Le Sionisme a continué à être plus ou moins une non-question : Israel pourrait s'organiser de la façon dont il voulait à l'intérieur ses propres frontières, et l'Etat palestinien pourrait accomplir les aspirations nationales palestiniennes à l'intérieur de ses nouvelles frontières.

Peu de ces questions agaçantes au sujet du Sionisme surgiraient dans une situation de deux Etats, comme : quel niveau de démocratie le Sionisme peut-il accorder aux non-juifs sans détruire sa raison d'être ?
La question de la responsabilité du Sionisme dans la dépossession des Palestiniens pourrait également être écartée.

Comme Haim Hanegbi, un Israélien non-Sioniste qui a récemment embrassé la cause d'un seul Etat binational (et qui est depuis longtemps un compère d'Uri Avnery dans le mouvement de Gush Shalom), l'a dit dans une récente interview accordée au journal israélien Ha'aretz, la promesse d'une reconnaissance mutuelle offerte par le processus de paix d'Oslo l'a hypnotisé, lui et d'autres dans le mouvement de paix et donc "au milieu des années 90, j'ai reconsidéré la question au sujet de mon approche traditionnelle (binationale).
"Je ne pensais pas que c'était à moi d'aller à Ramallah et de présenter aux Palestiniens une liste de sionistes immoraux et de leur dire de ne pas oublier ce que nos pères ont fait à leurs pères."
Les Palestiniens ne se souvenaient pas eux-mêmes de ces Sionistes immoraux à l'époque.

Cependant, comme les nouveaux maux dans les territoires occupés rappellent de plus en plus les vieux maux d'il y a un demi-siècle, et pendant que le Sionisme constate qu'il ne peut pas faire face aux demandes de fin de conflit ainsi qu'à l'insistance des Palestiniens pour qu'Israel accepte leur droit au retour en reconnaissant son rôle dans leur dépossession, de plus en plus d'Israéliens en arrivent à accepter la réalité que le Sionisme ne pourra ne jamais échapper à son passé.

Il devient de plus en plus clair pour beaucoup d'Israéliens qu'Israel a absorbé tellement de la Cisjordanie, de Gaza, et de Jérusalem-Est que les peuples juifs et palestiniens ne pourront jamais être séparés d'une façon équitable.

Le mur de séparation, dit Hanegbi, "est la grande solution désespérée de la société Juive-Sioniste. C'est le dernier acte désespéré de ceux qui ne peuvent pas affronter la question palestinienne. De ceux qui sont obligés de repousser la question palestinienne de leurs vies et de leur conscience"

Pour Hanegbi, né en Palestine avant 1948, les Palestiniens "ont toujours fait partie de mon environnement", et sans eux, "c'est un pays stérile, un pays mutilé".

L'ancien Sioniste, Meron Benvenisti, qui lui aussi soutient maintenant le binationalisme, a utilisé des métaphores presque identiques dans une interview accordée à Ha'aretz diffusée à côté de celle de Hanegbi.

Lui aussi né en Palestine et contemporain de Hanegbi, Benvenisti croit que "C'est un pays dans lequel il y a toujours eu des Arabes. C'est un pays dans lequel les Arabes sont le paysage, les autochtones. Je ne me vois pas vivre ici sans eux. A mes yeux, sans Arabes c'est une terre stérile."

Les deux hommes abordent l'évolution de leur pensée au cours des décennies, et tous les deux décrivent une période où, après le triomphe du Sionisme, ils ont accepté sans réfléchir la dépossession des Palestiniens.

Tous les deux décrivent simplement la disparition des Palestiniens quand ils étaient adolescents ("Ils se sont juste évaporés" dit Hanegbi), et Benvenisti rappelle une longue période où la "tragédie palestinienne n'a tout simplement pas pénétré ma conscience."

Mais tous les deux parlent en termes très non-Sionistes d'égalité. Benvenisti touche au coeur du dilemme sioniste. "C'est là où je suis différent de mes amis de Gauche," dit-il, "parce que je suis vraiment un fils autochtone d'immigrés, qui est attiré par la culture arabe et la langue arabe parce qu'elle est ici. C'est la terre."

Il dit que la Droite, c'est sûr, déteste les Arabes mais la Gauche aussi. Les Arabes les tracassent; ils compliquent les choses. Le sujet produit des questions morales et cela génère un malaise culturel.

Hanegbi va plus loin. "Je ne suis pas un psychologue," dit-il, "mais je pense que toute personne qui vit avec les contradictions du Sionisme se condamne à la folie perpétuelle. C'est impossible de vivre comme ça. C'est impossible de vivre avec une injustice aussi énorme. C'est impossible de vivre avec des critères moraux aussi contradictoires. Quand je vois non seulement les colonies et l'occupation et la suppression, mais maintenant aussi le mur démentiel derrière lequel les Israéliens essayent de se cacher, je dois conclure qu'il y a quelque chose de très profond ici dans notre attitude envers le peuple autochtone de cette terre qui nous a rendu complètement dingues."

Tandis que certains Israéliens sérieux comme ces hommes qui se débattent avec des questions philosophiques sur l'existence et l'identité et la conscience collective juive, peu de partisans américains d'Israel semblent préoccupés par des questions aussi profondes.

Le racisme est souvent banal. La plupart de ceux qui le pratiquent, et la plupart de ceux qui soutiennent Israel en tant qu'Etat sioniste, seraient horrifiés d'être accusés de racisme, parce que leurs pratiques racistes sont devenues banales. Ils ne pensent pas même à ce qu'ils font.

Nous avons récemment rencontré une supportrice américaine d'Israel typique qui se serait défendue vigoureusement si nous l'avions accusée de racisme.

Lors d'une présentation que nous donnions dans une classe, cette femme (non-Juive) s'est levée pour poser une question qui disait à peu près cela : "Je voudrais savoir pourquoi les autres Arabes ne prennent pas soin des Palestiniens. Je dois dire que j'ai de la sympathie pour Israel parce qu'Israel veut seulement avoir un Etat sûr, mais les autres Arabes ont refusé de prendre chez eux les Palestiniens, et donc ils restent dans des camps et leur hostilité envers Israel ne fait que s'aggraver."

C'est un perception américaine et israélienne extrêmement courante, l'idée étant que si les Etats arabes absorbaient tout simplement les Palestiniens de sorte qu'ils deviennent des Libanais ou des Syriens ou des Jordaniens, ils oublieraient qu'ils sont Palestiniens, ils oublieraient qu'Israel les a déplacés et les a dépossédés, et ils oublieraient de "vouloir détruire Israel."

Israel pourrait alors simplement aborder ses propres affaires et vivre en paix, comme il le veut tellement désespérément.

L'hypothèse de cette femme, c'est qu'il est acceptable qu'Israel s'établisse en tant qu'Etat juif aux dépens (c.-à-d., après le nettoyage ethnique) des habitants non-Juifs de la terre, que toute objection palestinienne à cette réalité est illégitime, et que toute animosité envers Israel est finalement la faute des Etats arabes voisins qui n'ont pas étouffé la résistance des Palestiniens en les insensibilisant à leur situation difficile et en effaçant leur identité et leur mémoire collective de la Palestine.

Quand plus tard dans la classe le sujet sur la fin de l'occupation israélienne a été abordé, cette même femme a pris la parole pour objecter que, si Israel abandonnait le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza, il serait économiquement désavantagé, au moins dans le secteur agricole. "Israel ne serait-il pas réduit à un désert ?" a-t'elle demandé.

Indépendamment du fait que la réponse est un "NON" clair (les possibilités agricoles d'Israel à l'intérieur de ses frontières de 1967 sont tout à fait élevées, et la majeure partie d'Israel n'est pas désert), la question de la femme était de nouveau basée sur l'hypothèse automatique que les intérêts d'Israel sont prioritaires sur ceux des autres et que, pour accroître sa propre économie agricole (ou, vraisemblablement, pour tout autre gain perçu), Israel a le droit de conquérir et de prendre possession de façon permanente la terre des autres peuples.

La notion que l'Etat juif/sioniste d'Israel ait un droit plus important de posséder la terre, ou un droit plus important à la sécurité, ou un droit plus important à une économie prospèree, que le peuple qui est originaire de cette terre est extrêmement raciste, mais cette femme s'opposerait probablement énergiquement au fait qu'il soit souligné que c'est un point de vue de suprématie juive identique aux anciennes justifications du régime d'Apartheid des Blancs d'Afrique du Sud et au raisonnement de tous les systèmes (racistes) coloniaux européens qui ont exploité les ressources naturelles et humaines de l'Afrique, du Moyen-Orient, et de l'Asie au cours des siècles pour le seul bénéfice des colonisateurs.

Le racisme doit nécessairement être aveugle à sa propre immoralité; le poids de la conscience serait beaucoup trop grand. C'est la banalité du mal.

(Inconsciemment, bien sûr, beaucoup d'Américains semblent également croire que la politique honteuse du gouvernement étasunien envers les Américains autochtones rend acceptable pour le gouvernement israélien de poursuivre sa politique également honteuse envers les Palestiniens. Les États-Unis doivent affronter de plein fouet leur politique raciste tout en affrontant le racisme de leur plus important partenaire, Israel.)

L'opinion de cette femme est vraiment très typique, c'est quelque chose que vous entendez constamment dans des conversations inopinées et des rencontres fortuites lors de circonstances de société, ce qui semble difficilement significatif.

Mais cette même banalité, c'est précisément le problème; le problème, c'est le fait même qu'il soit "difficilement significatif" que le Sionisme, de par sa nature, est raciste et que cette réalité passe inapperçue chez les gens comme il faut qui se comptent en tant que partisans d'Israel.

L'acceptabilité universelle d'un système qui est au fond raciste mais se proclame être salutaire, voire noble, et l'autorisation que cette acceptabilité donne à Israel pour opprimer d'autres peuples, est un témoignage saisissant de la sélectivité de la conscience humaine et de son désintérêt général pour les questions humaines de justice et des droits de l'homme sauf quand elles sont utiles politiquement.

 

Contrer les contre-arguments

Pour mettre une certaine perspective sur ce sujet, quelques questions doivent être clarifiées. Beaucoup d'adversaires de l'occupation expliqueraient que, bien que la politique israélienne dans les territoires occupés soit, en pratique, raciste, c'est un abus du Sionisme et que le racisme ne lui est pas inhérent.

Cela semble être la position de plusieurs commentateurs célèbres qui ont récemment dénoncé sévèrement Israel pour ce qu'il fait en Cisjordanie et à Gaza mais ils ne reconnaissent pas le racisme dans ce qu'a fait Israel lors de sa création en 1948.

Dans une âpre dénonciation récente de la politique sioniste d'aujourd'hui, Avraham Burg, un ancien porte-parole de la Knesset, a déploré que le Sionisme soiit devenu corrompu en dominant un autre peuple en tant qu'occupant, et qu'il mourait d'envie de revenir à l'époque des premiers jours d'Israel quand "notre destin national" était "comme une lumière pour les nations et une société de paix, de justice et d'égalité."

Ce sont de jolis mots, et en dénonçant tellement clairement l'occupation cela encourage à rendre crédible le courant dominant chez les Israéliens, mais la supposition de Burg qu'avant l'occupation, le Sionisme suivait "un chemin juste" et avait toujours eu "une conduite morale", ignore la politique de nettoyage ethnique injuste et contraire à l'éthique qui a permis à Israel de devenir d'abord une prétendue démocratie juive.

Reconnaître les bases racistes d'une idéologie présentée pendant tellement longtemps comme l'incarnation de la justice et de l'éthique semble être impossible pour de nombreux intellectuels israéliens et partisans d'Israel.

Beaucoup de personnes qui s'opposent toujours fortement à la politique israélienne dans les Territoires Occupés, en dépit de leur opposition, passent par de considérables contorsions pour "prouver" qu'Israel en lui-même n'est pas raciste.

Le Rabbin Michael Lerner, rédacteur du magazine juif Tikkun et adversaire de longue date de l'occupation, rejette la notion du racisme pour le Sionisme sur l'explication bornée que le judaïsme est seulement une identité religieuse et qu'Israel accueille des juifs de toutes les races et de toutes les appartenances ethniques et donc qu'il ne peut être qualifié de raciste. Mais cela embrouille les choses.

La préférence envers une religion particulière, qui est le seul aspect du racisme que Lerner a abordé et dont il reconnaît la présence en Israel, n'est pas plus acceptable qu'une préférence pour des raisons ethniques.

Mais plus important, le racisme concerne principalement ceux qui sont discriminés, et non pas ceux qui font la discrimination. En utilisant le raisonnement de Lerner, l'Apartheid d'Afrique du Sud ne pourrait pas être également considéré comme raciste parce qu'il accueillait des Blancs de toutes appartenances ethniques.
Mais son mal inhérent réside dans le fait que sa grande ouverture aux Blancs discriminait les Noirs. La discrimination de personnes "fondée sur la race, la couleur, l'ascendance ou l'origine nationale ou ethnique" est la principale caractéristique du racisme définie par l'ONU.

La discrimination à l'égard des Palestiniens et d'autres non-juifs, simplement parce qu'ils ne sont pas Juifs, est la base sur laquelle se définit Israel.

Lerner semble croire que, parce que les citoyens palestiniens d'Israel ont le droit de vote et qu'ils sont représentés à la Knesset, il n'y a aucune discrimination raciale ou ethnique en Israel.

Mais, indépendamment de sauter sur le racisme institutionnalisé qui maintient les Israélo-palestiniens dans une perpétuelle citoyenneté de seconde-classe, cet argument ignore la réalité plus essentielle qu'Israel a atteint son équilibre ethnique actuel, un niveau où il pourrait confortablement permettre aux Palestiniens de voter sans mettre en danger son caractère juif, seulement parce qu'en 1948, plus de 750.000 Palestiniens ont été forcés de quitter ce qui est devenu l'Etat juif d'Israel.

D'autres questions doivent être abordées

Est-ce que chaque Israélien ou chaque juif est raciste ? Sûrement pas, comme les exemples de Jeff Halper, de Haim Hanegbi, de Meron Benvenisti, et de beaucoup d'autres comme eux qui l'illustrent de façon frappante.

Est-ce que chaque Sioniste est raciste ? Probablement pas, si l'on accepte l'ignorance comme facteur exonérant.

Aucun doute que la grande majorité des Israéliens, dont la plupart sont des personnes très généreuses, ne sont consciemment pas racistes mais elles "agissent" sans se poser de questions, puisqu'elles sont nées ou installées dans un Etat apparemment démocratique et qu'elle n'ont jamais examiné la question de manière approfondie, et qu'elles gobent la ligne de tous les gouvernements israéliens depuis le début : que les Palestiniens et d'autres Arabes sont des ennemis et que toutes les actions prises par Israel contre les Palestiniens sont nécessaires pour garantir la sécurité personnelle des Israéliens.

Est-ce antisémite de dire que le Sionisme est un système raciste ? Certainement pas. La critique politique n'est pas une haine ethnique ou religieuse. Dire une réalité sur un système politique ou la direction politique d'un gouvernement ne dit rien au sujet des qualités de ses citoyens ou de ses amis.

Le racisme ne fait pas partie du caractère génétique des juifs, pas plus qu'il faisait partie du caractère génétique des Allemands quand Hitler dirigeait un régime raciste. Tout comme la prétention du Sionisme de parler au nom de tous les juifs et l'affirmation d'Israel d'être l'Etat de tous les juifs du monde entier ne transforment pas tous les juifs en Sionistes.

Le Sionisme n'a pas demandé ou n'a pas reçu le consentement de la communauté juive universelle pour parler en son nom; donc qualifier le Sionisme de raciste ne catalogue pas tous les juifs et cela ne peut pas s'appeler de l'antisémitisme.

 

Pourquoi est-ce important ?

Y-a-t'il d'autres systèmes racistes, et des méthodes de pouvoir et des philosophies politiques, raciste ou non, qui sont pire que le Sionisme ? Naturellement, mais ce fait ne débarrasse pas le Sionisme de sa culpabilité. (Le racisme existe évidemment aux Etats-Unis et à une certaine période, il était dominant dans tout le pays, mais, à la différence d'Israel, les États-Unis ne sont pas un système de gouvernement raciste, basé sur des fondements racistes et dépendant dans sa raison d'etre d'une philosophie raciste.)

Beaucoup de partisans d'Israel (Michael Lerner et le chroniqueur Thomas Friedman me viennent à l'esprit) affirment que quand Israel "est désigné" pour la critique sans accuser également d'autres régimes oppressifs, les attaquants montrent une haine spéciale envers les Juifs.

Selon eux, toute personne qui ne critique pas également Saddam Hussein ou Kim Jong Il ou Bashar Al-Assad pour des atrocités bien pires qu'Israel montre qu'elle est moins concernée par le fait de faire respecter des valeurs absolues que de démolir Israel parce qu'il est juif.

Mais cette accusation ignore plusieurs facteurs qui exigent une critique du racisme sioniste.

D'abord, parce que le gouvernement américain appuie en permamence le Sionisme et et qu'il soutient la machine militaire du Sionisme avec de fortes sommes d'aide militaire, il est entièrement approprié pour les Américains (en effet, cela incombe aux Américains) d'attirer une plus grande attention sur le racisme du Sionisme que, par exemple, sur les cruautés effroyables en Corée du Nord. Les Etats-Unis n'aident pas les atrocités de la Corée du Nord, mais ils appuyent financièrement la brutalité du Sionisme.

Il y a également une forte raison morale pour dénoncer le Sionisme comme raciste. Le Sionisme se présente, et se félicite réellement, d'être un système uniquement moral qui se positionne comme une "lumière pour les nations", en se proposant comme étant l'incarnation même des précieuses valeurs Américaines.

Beaucoup d'amis sionistes d'Israel voudraient nous faire croire que le Sionisme c'est nous, et d'une certaine manière, c'est vrai : la plupart des Américains, considérant les Israéliens "comme nous", ont grandi avec la notion qu'Israel est une entreprise noble et que l'idéologie qui l'a engendré est le plus grand des ordres moraux.

Un nombre substantiel d'Américains, Juifs ou non-Juifs, ressentent un lien affectif et psychologique avec Israel et le Sionisme qui va bien au-delà des liens avec n'importe quel autre allié étranger. Un intellectuel qui a décrit la relation américano-israélienne fait référence à Israel comme faisant partie des Etats-Unis.

Précisément en raison de l'intimité de la relation, il est impératif que l'hypocrisie du Sionisme soit exposée, que les Américains ne donnent d'aide et de confort, ou même ne restent pas associés à un système moralement répugnant qui utilise le racisme pour élever un peuple au-dessus de tous les autres en le faisant passer pour ce qu'il n'est pas. Les Etats-Unis ne peuvent plus continuer à soutenir Israel en tant que nation sans être associés au racisme d'Israel.

En conclusion, il y a des raisons pratiques cruciales pour reconnaître le racisme du Sionisme et exprimer une politique américaine clairement opposée au racisme partout dans le monde et à la politique israélienne répressive qui résulte du racisme sioniste.

Maintenant plus que jamais, puisque les Etats-Unis se positionnent comme défenseur enthousiaste du Sionisme, l'approbation américaine, et en effet, sa contribution à la politique raciste d'Israel met ce pays en grand danger d'attaques terroristes à une grande échelle.

Le terrorisme résulte, non pas comme croire le Président Bush voudrait nous le faire de la "haine de nos libertés", mais de la haine de notre politique oppressive et meurtrière dans l'ensemble du monde Arabe et Musulman, et de manière considérable, de notre soutien à l'intense oppression des Palestiniens par Israel.

Le terrorisme n'est jamais acceptable, mais il est explicable, et il est habituellement évitable. Soutenir l'oppression des Palestiniens qui résulte du racisme d'Israel ne fait qu'encourager le terrorisme.

Il est temps de commencer à exprimer ouvertement notre dégoût pour le racisme envers les Palestiniens que les Etats-Unis soutiennent depuis des décennies.

Il est temps de tirer la sonnette d'alarme au sujet de la presque irréversible absorption par Israel des territoires occupés, du fait que cela vient d'une idéologie fondamentalement raciste, du fait que ce racisme mène à un ethnicide d'une nation entière, et du fait que cela produira très probablement des représailles terroristes horribles contre les États-Unis en raison de son soutien inconditionnel.

Beaucoup de gens qui sont intimement au courant de la situation sur le terrain tirent déjà la sonnette d'alarme, habituellement sans utiliser le terme racisme mais en utilisant d'autres termes incendiaires.

Le commentateur israélien Ran HaCohen a récemment fait observer que les "atrocités israéliennes s'étaient maintenant intensifiées à un degré inimaginable au cours des décennies précédentes."

"Les confiscation de terre, les couvre-feux, la poussée progressive des Palestiniens des secteurs prévus pour des juifs ont toujours accompagné l'occupation, écrit-il, mais le niveau d'oppression maintenant "est tout à fait une autre histoire. (C'est) une politique éliminationiste à la limite du génocide."

La Fondation pour la Paix au Moyen-Orient, une institution basée à Washington qui a suivi la construction des colonies israéliennes pendant des décennies, en est arrivée plus ou moins à la même conclusion, bien qu'en utilisant un langage attirant moins l'attention dans son dernier bulletin bimensuel.

Selon eux, Israel entreprend des efforts massifs et sans précédent pour la construction de nouveaux logements dans les colonies qui continue à un rythme soutenu, ce qui mène à poser la question de son contrôle sur ces secteurs à l'abri de la diplomatie."
Les actions israéliennes, en particulier l'augmentation "implacable" du contrôle territorial, conclut la Fondation, "ont compromis non seulement la perspective d'une véritable indépendance palestinienne mais également, d'une manière jamais vue en 36 ans d'occupation israélienne, la possibilité même de la vie quotidienne des Palestiniens."

Cela indique un changement remarquable quand les commentateurs israéliens et des Fondations normalement sérieux commencent à utiliser des termes comme "sans précédent", "inimaginable lors des décennies précédentes", "d'une manière jamais vue en 36 ans d'occupation israélienne", même des termes comme "éliminationiste" et "génocide".

Alors que l'administration Bush, tous les candidats Démocrates à la présidence (y compris, à un certain degré, même les plus progressistes), le Congrès, et les médias traditionnels américains ignorent avec une complète désinvolture l'ampleur de la destruction en Palestine, de plus en plus de voix à l'extérieur des Etats-Unis et en dehors du courant dominant aux États-Unis finissent par reconnaître qu'Israel se débarrasse de toute vie parmi la nation palestinienne. Ceux qui voient cette réalité devraient commencer à exposer non seulement la réalité mais le racisme qui est à sa racine.

Quelques Israéliens très sérieux, dont Haim Hanegbi, Meron Benvenisti, et des activistes tels que Jeff Halper, sont arrivés à la conclusion qu'Israel a tellement absorbé des territoires occupés qu'un Etat palestinien séparé et véritablement indépendant ne pourra jamais être établi en Cisjordanie et à Gaza. Ils envisagent maintenant une solution binationale comme seul moyen.

En théorie, cela signifierait la fin du Sionisme (et du racisme sioniste) en permettant aux peuples juifs et palestiniens de former un seul Etat laic sur l'ensemble de la Palestine où ils vivraient ensemble den toute égalité et en démocratie, où aucun peuple ne serait supérieur à l'autre, où personne ne s'identifierait par sa nationalité ou sa religion mais simplement par sa citoyenneté.

Impossible ? Idéaliste ? Promesses en l'air ? Probablement mais peut-être pas.

D'autres activistes et intéllectuels israéliens et juifs, tels que l'Israélien, Uri Avnery ou le contributeur à CounterPunch, Michael Neumann, ont remis en cause de façon pertinente la sagesse et le réalisme de vouloir insister sur le binationalisme à l'heure actuelle.

Mais il est frappant de voir que leurs arguments se concentrent sur ce qui assurera le mieux des résultats convenables pour les Palestiniens.

En fait, ce qui est le plus encourageant au sujet du nouveau débat émergeant au sujet d'une solution à un ou deux Etats, c'est le fait que des gens intelligents, compatissants ont enfin pu aller au-delà du fait d'aborder la mentalité juive de victime et comment mieux assurer un futur pour les juifs, en commençant par parler de comment mieux assurer un futur pour les Palestiniens et Juifs.

Les progressistes aux États-Unis, les partisans et les adversaires de la politique américaine envers Israel, devraient encourager un débat semblable dans ce pays. Si cela entraine de fortes attaques de l'AIPAC et ses accusations excessives d'anti-sémitisme, alors qu'il en soit ainsi.

Nous avons récemment eu l'occasion de soulever la notion du racisme israélien, en utilisant le réel mot détesté, lors d'une réunion d'environ 25 ou 30 juifs progressistes, et nous sommes arrivés à deux conclusions :

1) c'est un concept difficile à présenter aux gens, mais

2) nous n'avons pas eu à sortir en courant de la salle et, après que le choc initial qu'est d'entendre le terme raciste utilisé en association avec le Sionisme, la plupart des personnes dans la pièce, à seules quelques exceptions, ont bien accueilli l'idée. Beaucoup nous ont particulièrement remerciés pour ce que nous avions dit.

Un homme, élevé en tant que Juif devenu maintenant Musulman, est venu nous voir après pour dire qu'il pensait que le Sionisme était plutôt une idéologie nationaliste que raciste (ce à quoi nous avons répondu que le nationalisme était la motivation mais le racisme était la réalité qui en résultait), mais il a reconnu, avec une apparente approbation, que se référer au racisme avaitun certain effet choquant.

Un effet choquant, c'est précisémment ce que nous recherchions. Le soutien complaisant des Etats-Unis à tout ce que fait Israel ne sera pas changé sans choc.

Quand un Etat puissant :
- tue des centaines de civils d'un autre groupe ethnique ;
- confisque leur terre ;
- établit de vastes logements sur cette terre pour l'usage exclusif de ses propres ressortissants ;
- construit des routes sur cette terre pour l'usage exclusif de ses propres ressortissants ;
- empêche l'expansion des quartiers et des villes d'un autre peuple;
- démolit à grande échelle les maisons appartenant à un autre peuple, afin d'empêcher la croissance de population de ce peuple, ou pour les inciter à partir "volontairement" de leur terre, ou pour fournir la "sécurité" à ses propres ressortissants ;
- emprisonne un autre peuple sur sa propre terre derrière des checkpoints, des barrages routiers, des fossés, des fils barbelés, des barrières électroniques, et des murs en béton ;
- entasse l'autre peuple sur des bouts de terrains toujours plus petits et non reliés entre eux ;
Quand il paralyse les possibilités productives de l'autre peuple en détruisant ou en le séparant de ses terres agricoles, en détruisant ou en confisquant leurs puits, en empêchant leur expansion industrielle, et en détruisant leurs entreprises ;
- emprisonne les dirigeants de l'autre peuple et qu'il menace d'expulser ou d'assassiner ces dirigeants ;
détruit les forces de sécurité et l'infrastructure régissant l'autre peuple ;
- détruit les données de recensement d'une population entière, les données d'enregistrement de terre, et les données des écoles ;
Quand il vandalise les centres culturels et les maisons du culte des l'autre peuple en urinant, en déféquant et en dessinant des graffitis sur des objets et des symboles culturels et religieux,
Quand un peuple fait ces choses-là à l'autre peuple, une personne logique ne peut tirer qu'une seule conclusion : l'Etat puissant essaye de détruire l'autre peuple, de le jeter à la mer, de le nettoyer éthniquement.

Ces genres d'atrocités, et en particulier l'étendue de la répression, ne proviennent pas de certaines provocations terroristes de la part des Palestiniens.

Ces atrocités proviennent d'une philosophie politique qui dit que tout ce qui peut promouvoir est les intérêts des Juifs est acceptable en tant que politique. C'est une philosophie raciste.

Ce que fait Israel aux Palestiniens, ce n'est pas génocide, ce n'est pas un holocauste, mais c'est, indéniablement, un ethnicide. C'est, indéniablement, du racisme.

Israel s'inquiète constamment, et ses amis américains s'inquiètent, de la destruction d'Israel.

On nous rappelle toujours la menace existentielle d'Israel, du peuple juif. Mais la nation en danger imminent d'élimination n'est pas aujourd'hui Israel mais les Palestiniens.

On ne doit pas permettre à une telle politique de destruction nationale de continuer.

Source : http://www.counterpunch.org/
Traduction : MG pour ISM

Dimanche 9 Septembre 2007
Kathleen et Bill Christison

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Existence d'une police politique extraterritoriale israélienne en France

Site internet http://www.aredam.net

Nouveautés sur le site : http://www.aredam.net/divers.html

Adresse de ce document :

http://www.aredam.net/police-politique-extraterritoriale-israelienne.html

 

Communiqué important à faire circuler, de la part de Michel DAKAR, militant pour la reconnaissance du génocide en cours des Palestiniens.

Présomptions importantes concernant l'existence d'une police politique extraterritoriale Israélienne, agissant en France.

Il y a de très fortes présomptions pour admettre l'existence d'une police politique israélienne opérant en France, à l'encontre des militants antisionistes, particulièrement à l'encontre de ceux qui dénoncent l'abomination du sort fait aux Palestiniens, abomination dont le terme «génocide» est bien en dessous de la réalité.

Cette police politique israélienne extraterritoriale agit avec les méthodes habituelles de toute police politique intérieure à un régime totalitaire, mais avec l'originalité d'exercer à l'extérieur d'Israël, dans ce cas en France.

La raison de cette très forte présomption est que de plus en plus de militants antisionistes ou opposés au sort fait aux Palestiniens, sont les victimes d'actions typiques de ce genre de police, soit entre autres, des fouilles de leur domicile, en leur absence, sans effractions apparentes, opérées par des professionnels.

Il est de même fréquent que ces violations de domicile et ces fouilles soient volontairement signalées par leurs auteurs, de façon à déstabiliser les militants.

Les questions qui découlent de ces faits sont les suivantes :

Quel est le degré de collaboration, entre la police politique française (regroupées dernièrement à Levallois en Banlieue parisienne – Renseignement généraux (RG), Direction de la Sécurité du Territoire (DST) et Direction Nationale Anti Terroriste (DNAT)), et cette police israélienne agissant à l'étranger ?

Quel lien existe entre les organisations de jeunes nervis fanatisés du type Bétar et Ligue de défense juive, et cette police politique extraterritoriale israélienne, ces organisations pouvant être considérées comme de simples services de cette police politique ?

Quel lien existe entre cette police politique et le CRIF ?

Existe-t-il un noyautage de la police française, police politique ou non, par les sionistes, comme il existe un noyautage évident de l'appareil judiciaire français par ces sionistes, qui en ont pris les commandes, comme pour le secteur des organisations dites citoyennes du type Ligue des droits de l'homme (LDH), MRAP, Amnesty et autres, et quel est le degré d'emprise des sionistes sur la police française ?

Quel est le lien existant entre cette police politique extraterritoriale israélienne, et les organisations dites communistes et trotskistes, qui en France sont les points d'appuis les plus forts des sionistes ?

Il faut rappeler que selon le Réseau Voltaire, les services secrets israéliens ont alimenté en armes et moyens de communication cryptés (information provenant de syndicats de policiers), les jeunes émeutiers arabes des banlieues, émeutes qui il y a environ une année, ont permis pour la première fois depuis des décennies de pouvoir décréter l'état d'urgence dans diverses régions françaises, autorisant l'abolition de certains droits, garanties et libertés des citoyens.

Il faut rappeler que les israéliens sont devenus les spécialistes mondiaux de la répression des peuples, et de la torture, et qu'on les retrouve comme enseignants et organisateurs dans ces domaines, dans toutes les régions du globe.

Conclusion :

Nous sommes en face de l'émergence au niveau mondial d'une sorte de supra police politique, usant de toutes les armes et méthodes des autres polices politiques, les adaptant simplement au lieu, comme en France, où la contrainte pour cette organisation est qu'il faut préserver - pour le moment - la façade d'Etat de droit.

Israël est donc devenu l'agent répressif mondial principal des peuples, et forme le coeur même des forces du maintien de l'ordre d'un régime mondial totalitaire, régime dont on est obligé maintenant de constater l'ineptie, la destructivité, l'absurdité, à travers le réchauffement climatique, l'anéantissement des ressources vitales alimentaires et énergétiques, des cultures originales locales, l'empoisonnement de tout l'environnement, régime mondial radicalement non-viable, d'évidence morbide et mortifère, dont l'immense majorité des humains au fond d'eux-mêmes ne veulent plus, et qui tend rapidement à entraîner l'ensemble de l'humanité et des autres formes de vie, à leur ruine.

Israël est devenu le principal facteur empêchant l'humanité de sortir de l'ornière fatale où elle est engagée.

Michel DAKAR. Paris, le 22 septembre 2007.

 

Texte paru sur Internet à l'adresse suivante :

http:// www. aredam.net / police-politique-extraterritoriale-israelienne.html

Samedi 22 Septembre 2007
dakarmichel@yahoo.fr

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Le président Ahmadinejad rencontre des rabbins juifs à New York

Source : alterinfo


Le président Mahmoud Ahmadinejad a rencontré lundi après-midi [24 septembre 07] un groupe de rabbins juifs qui lui ont offert un Saint-Graal en argent en signe d'amitié.

Le président est actuellement à New York pour participer à l'assemblée générale des Nations Unies.

Les rabbins brandissaient des bancartes qui lisent, "je suis juif pas un Sioniste."

Un rabbin du groupe a qualifié la visite à New York du président Mahmoud Ahmadinejad d'opportunité exceptionnelle.

Il a appelé le président iranien de personne qui a fait une distinction entre les Juifs et les Sionistes.

"Vous nous comprenez et faites une distinction entre la conduite violente des Sionistes et les convictions religieuses de Juifs," a déclaré le rabbin qui a
appelé le président Ahmadinejad "d' homme dévot qui cherche à instaurer la paix dans le monde et a des projets humanitaires."

En remerciant les rabbins pour leur cadeau, le président iranien a déclaré qu'il était heureux de les rencontrer.

"Tous les gens dans le monde ont maintenant compris que le Judaïsme se distingue du Sionisme," a déclaré le président.

Il a ajouté que "les sionistes sont un groupe politique cherchant à profiter des opportunités pendant que les Juifs sont les disciples de Moîses qui a promu la paix et l'amitié."

Le président iranien a souligné qu'il n'y avait aucun désaccord entre les disciples du Judaïsme, du Christianisme et de l'Islam car tous prient le même Dieu et sont frères.

Le président a déclaré que l'avenir appartient aux monothéistes.

Il a souligné que tous les disciples des fois divines avaient la responsabilité de promouvoir le monothéisme et de défendre la paix, la justice et la fraternité.

Mardi 25 Septembre 2007
IRNA

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LE NEGATIONISME DU GENOCIDE INSIDIEUX DU PEUPLE PALESTINIEN

Israël accuse France-2 d'avoir "mis en scène" la mort du petit Mohammed

JERUSALEM - AP - 2/10/7 - Un haut responsable du gouvernement israélien accuse France-2 d'avoir manipulé ses images pour présenter Israël comme responsable de la mort de Mohammed al-Doura, un enfant palestinien de 12 ans tué dans une fusillade entre l'armée et des militants dans la Bande de Gaza en septembre 2000.

L'enquête officielle de l'armée a conclu qu'il est fortement improbable que le garçon ait été tué par les soldats mais ne l'exclut pas et ne lance aucune accusation contre la chaîne de télévision publique française. Des responsables de Tsahal avaient déclaré dans un premier temps que les coups de feu provenaient "apparemment" de positions israéliennes mais les investigations militaires ont jugé "tout à fait plausible" le fait que le garçon ait été fauché par une balle perdue palestinienne. France-2 a relayé cette thèse quelques jours après le reportage initial.

Les Palestiniens ont imputé la mort de l'enfant à l'armée israélienne, faisant de ce drame survenu dans les premiers jours de la deuxième Intifada un symbole de l'usage d'une force excessive par l'Etat hébreu et de la victime un martyr.

Les images de France-2 diffusées le 30 septembre montrent Mohammed terrifié qui tente avec son père de s'abriter près d'un mur pour échapper à une violente fusillade entre les forces israéliennes et des Palestiniens armés. On voit le père gesticulant frénétiquement pour tenter de faire cesser le feu tandis que son fils hurle de terreur; après une coupure, Mohammed apparaît sans vie, dans les bras de son père. Le commentaire affirme que les coups de feu proviennent de positions israéliennes proches.

Depuis, un groupe d'avocats israéliens, l'Israel Law Center, tente d'obtenir du bureau de la presse du gouvernement israélien qu'il retire son accréditation aux journalistes de France-2. Le directeur du bureau Danny Seaman a refusé mais a accusé le caméraman palestinien de la chaîne d'avoir manipulé les images et causé du tort à Israël.

"Les événements de ce jour-là ont été en réalité mis en scène par le caméraman de la chaîne dans la Bande de Gaza, M. Talal Abou Rahma", a-t-il écrit dans une lettre datée du 23 septembre et dont l'agence Associated Press a obtenu une copie. "Les événements ne peuvent pas s'être produits de la façon dont ils sont décrits par le journaliste de la chaîne, Charles Enderlin, car ils contredisent les lois de la physique", estime-t-il, ajoutant que cela a "enflammé le monde arabe et fait de nombreuses victimes en Israël et dans le monde".

M. Seaman a affirmé dans un entretien que, étant donné la position d'où tiraient les troupes israéliennes, les balles ne pouvaient pas toucher le père et l'enfant". Il a aussi souligné que la vidéo ne montrait pas la mort du petit Mohammed. Le mois dernier, l'armée israélienne a demandé à France-2 de lui fournir les bandes non coupées.

L'affaire a été portée devant la justice par Philippe Karsenty, responsable d'un site de notation des médias, Media Ratings, qui accuse France-2 d'avoir diffusé un montage trompeur. Il a été condamné en octobre 2006 pour avoir diffamé Richard Enderlin mais a fait appel et le tribunal correctionnel de Paris devrait visionner le 14 novembre les images vidéo non diffusées par la chaîne, selon des responsables.

Charles Enderlin n'a pas pu être joint dans l'immédiat.

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Gaza – Crime israélien contre le monde

par Jurian Sterk


23/1/8 - Les seigneurs de guerre de la politique actuelle mondiale nous traitent de haut et nous démontrent ouvertement qu’ils se moquent de nos opinions, de nos choix, de nos votes ou de nos protestations. Ils parlent avec conviction, au travers de leurs machines de propagande médiatique, des " libertés", alors qu’en fait, la liberté est leur ennemi et ils travaillent dur pour essayer, en vain, de la briser. Ils ne réalisent pas que la liberté nous appartient, qu’elle n’est pas leur bien qu’ils peuvent détruire.

Ils parlent de légitimité en même temps qu’ils fanfaronnent en parfait mépris de toutes les lois de la civilité. Ils parlent des terroristes et les montrent du doigt ailleurs, alors qu’ils sont les véritables terroristes qui ont assassiné et déplacé des millions de civils depuis 2001. Ils parlent de leur traitement humain des prisonniers, alors qu’en fait, ils sont consumés et attirés par la violence et la torture à un point qui ferait honte à l’Ancienne Rome. Nulle part les prisonniers sont traités de façon plus honteuse que dans la Bande de Gaza, et ce traitement est créé et rendu possible par les dollars US.

La Bande de Gaza est bordée au sud par les sables et la mystique éternelle de l’Egypte, à l’ouest par la belle Mer Méditerranée, ses plages attrayantes sont un endroit où les rêves de stations balnéaires paisibles ont fleuri, à l’époque, et à l’est, elle est bordée par ce qui était autrefois la Palestine. En 1948, Israël a proclamé son Etat à l’intérieur de la Palestine et a commencé à forcer systématiquement les Palestiniens à quitter leurs terres ancestrales pour construire des colonies exclusivement juives.

Depuis presque deux ans, les forces militaires israéliennes ont complètement encerclé Gaza. Israël a construit des murs hauts, affreux, autour des frontières de Gaza, y compris à la frontière entre Gaza et l’Egypte. Les forces militaires israéliennes patrouillent et attaquent les civils de Gaza par les airs avec des hélicoptères F16 US et des drones. Les blindés et les bulldozers israélo-US attaquent par le sol, donnant l’assaut aux villages de Gaza et aux camps de réfugiés, détruisant les maisons et tuant davantage de victimes palestiniennes. Les navires israéliens stationnent dans les eaux autrefois paisibles au large de Gaza, prêts à bombarder les bateaux de pêche et à massacrer les familles qui pique-niquent tranquillement sur la plage. Avec des frontières bouclées et aucun échappatoire par la terre, la mer ou les airs, près d’1,5 million de Palestiniens sont piégés dans la Bande de Gaza, faisant de celle-ci la plus grande et la plus inhumaine des prisons sur terre.

En septembre 2007, après avoir fermé toutes les frontières, Israël a déclaré la population civile emprisonnée dans la Bande "entité hostile", et a justifié ainsi son plan de blocus des livraisons de toutes fournitures, dont l’eau, la nourriture, le savon, le papier, le textile, le fuel et l’électricité. En ce moment, les civils bloqués à l’intérieur des frontières fermées de Gaza, dont la plupart sont des réfugiés, attendent leur sort, livrés à la force militaire israélienne. Une force militaire créée par les Etats-Unis, et dont les civils ne peuvent se protéger, ni maintenant, ni jamais.

Parlant avec les reporters photo Mohammed al-Zaanoun et Mohammed Omer par mail hier, j’ai demandé si les gens de Gaza avaient accès à l’eau potable. Les deux m’ont répondu : "Non".

"Chère Mary", m’a écrit Mohammed al-Zaanoun, "Gaza a maintenant d’énormes problèmes, l’électricité a été coupée et ils [Israël] n’autorisent pas l’entrée de la nourriture et de l’eau, beaucoup de jeunes ont des infections et meurent à cause de la fermeture des points de passage".

En ce moment, donc, les 1,5 million de personnes piégées à Gaza ont peu ou pas accès à l’eau potable. Les pièces et matériaux de réparation des pompes à eau et des maisons qui ont été bombardées, mitraillées et passées au bulldozer par les forces israéliennes sont interdits de passage aux frontières bouclées. Il n’y a plus d’électricité. Le marché libre au-delà des frontières est bloqué. Le transfert des fonds d’aide d’urgence entrant à Gaza est refusé.

Il n’a plus de ciment, laissant les Gazans dans l’impossibilité d’enterrer correctement ceux qui ont déjà été assassiné par les forces israéliennes. Il n’y a plus de savon. Il n’y a plus de services postaux. Il n’y a plus d’eau en bouteille. Il n’y a plus de médicaments. Les malades se voient refuser l’accès aux soins médicaux au-delà des frontières bloquées, comme le souligne Mohammed. Au cours des trois derniers mois, 70 personnes désespérément malades et innocentes, qui attendaient d’Israël la permission de traverser la frontière pour des soins médicaux, sont mortes. Dans la seule année 2007, les forces israéliennes ont tué sur le coup 290 personnes à Gaza, dont des enfants (ce chiffre ne comprend pas les assassinats en Cisjordanie, ni les morts des suites des blessures). Maintenant, Israël est en train d’affamer les 1,5 million qui restent à Gaza, en même temps qu’il leur refuse l’accès à l’eau potable (Btselem, statistiques 2007)

On peut se demander ce qu’ont bien pu faire les habitants de Gaza pour provoquer une telle démonstration barbare de haine, de rage raciale et de torture collective de la part des forces militaires israéliennes.

Alors que la raison invoquée est que quelques palestiniens à Gaza ont tiré des roquettes Qassam artisanales et rudimentaires vers des colonies israéliennes (en passant sous silence le fait que ces colonies ont été construites sur des terres volées aux Palestiniens), nous savons maintenant que la plupart de ce qui est mis en avant aux informations des grands médias US est loin de la vérité. Une recherche plus minutieuse révèle que le Ministre israélien de la Défense, Yaakov Toran, a dit : "Nous devons nous souvenir que les Qassams sont une menace plus psychologique que physique. D’un point de vue statistique, elles causent peu de pertes…"

Les Qassam, qui ont été tirés sur les colonies israéliennes pour la première fois en 2002, sont extrêmement inefficaces, des roquettes artisanales à courte portée, et lorsqu’elles sont tirées depuis Gaza, elles sont généralement tirées en direction de la colonie israélienne de Sdérot. Sdérot est situé sur les cendres du village palestinien de Nadj. Selon le Docteur Walid Khalidi, les habitants palestiniens de Nadj ont été chassés lors du nettoyage ethnique du village par les colons israéliens en 1948, l’année où Israël a annoncé la création de son Etat. Dans le livre du Dr. Khalidi : "Tout ce qui reste : les villages palestiniens occupés et vidés de leur population par Israël en 1948", Nadj fait partie de la liste des 418 villages ethniquement nettoyés. Plus aucune trace ne demeure de cette communauté paysanne paisible, mais dans les cendres de ce village et des 417 autres racialement nettoyés, on entrevoit la véritable raison derrière le massacre perpétré par les Israéliens, sa rage forcenée et sa violence raciale contre les réfugiés palestiniens.

Selon les lois internationales relatives au Droit au Retour des réfugiés dans leurs maisons, les réfugiés palestiniens doivent être autorisés à revenir sur leur terre ancestrale ou être indemnisés pour ce qu’Israël leur a volé. La vérité toute simple est qu’Israël, avec ses frontières en perpétuelle mutation, ne peut pas continuer à exister si cette loi est appliquée. Israël ne peut pas rendre tout ce qu’il a pris aux réfugiés palestiniens parce chaque colonie israélienne qui tache ce qui était la Terre Sainte, est construite sur la terre volée aux Palestiniens. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la seule loi de "Droit au Retour" que reconnaît Israël est le droit de tous les juifs de la terre à "revenir" sur une terre où ni eux ni le moindre de leurs ancêtres n’ont jamais mis le pied, et à l’appeler "chez moi".

On en vient donc à poser une question critique. Pour protéger "l’Etat" d’Israël dispersé ainsi que toutes ses colonies illégales, et plutôt que de se soumettre aux lois internationales du Droit au Retour, les forces israéliennes essaieraient-elles plutôt de détruire le plus de réfugiés palestiniens possible ? L’une des plus importantes concentrations de ces réfugiés palestiniens est maintenant en captivité, affamée, privée d’eau, bombardée quotidiennement et assassinée lentement par le manque et la rétention des produits de base à Gaza.

Bush a récemment visité Israël, où Olmert l’a "remercié" pour sa promesse d’une aide de 30 milliards de dollars.

Pour ceux d’entre nous qui s’opposent de plus en plus aux activités de l’Etat d’Israël (ainsi qu’aux activités de la machine de guerre US à l’étranger), ce "paquet cadeau" équivaut à obliger tous les Américains à aider et à encourager ce qui apparaît maintenant être un véritable Etat terroriste. Forcer les Américains à soutenir l’armée sioniste israélienne et ces activités terroristes illégales est une abomination. Les Américains ne devraient pas avoir à assister, impuissants, au spectacle des politiciens sionistes de leur gouvernement envoyant de l’argent US à l’Etat brutal et raciste chouchouté par tous les sionistes. C’est particulièrement insigne parce que de nombreux hommes politiques US ont la double nationalité US et israélienne et bénéficient de fréquents voyages et vacances dispendieuses en "Israël", la terre prise par la force aux Palestiniens. Personne ne peut soutenir l’Etat d’Israël et en même temps revendiquer d’avoir fait le serment de soutenir et de défendre la Constitution des Etats Unis.

Noël a été sinistre à Gaza. Pas de vêtements d’hiver ni de jouets, et si peu d’argent pour faire quelques achats. Pas de sucreries pour les enfants. Pas beaucoup de nourriture. Très peu de médicaments. Pas d’eau potable. Mais il reste quelque chose en abondance, quelque chose qu’on n’a jamais pris aux Palestiniens. Quelque chose qu’on peut voir en eux si on prend le temps de regarder. Quelque chose qui continue de m’impressionner profondément et me remplit d’un respect grandissant.

Les Palestiniens ont demandé au monde, patiemment, de les aider à mettre fin à l’occupation israélienne de leurs maisons et de leur terre depuis 60 ans maintenant. En dépit du peu d’aide qu’ils ont reçu et bien qu’ils restent réfugiés sans droits humains sur leur propre terre, il y a en eux quelque chose de particulier. Même 60 ans après, leur esprit n’a pas été brisé. Ils sont restés stables, patients, avec un sens de l’humour et un sourire toujours prêts à jaillir, et ils n’ont pas honte de pleurer quand leur cœur est brisé. Ils n’ont jamais renoncé et ils sont déterminés à vivre encore en paix sur leurs terres ancestrales ; mais il y a encore autre chose, c’est leur élégance. Empêchés de vendre leurs magnifiques fleurs à l’étranger par les fermetures inhumaines des frontières par les USA et Israël, frappés par la pauvreté, sans emploi malgré eux et n’ayant maintenant pratiquement plus rien, ils se sont offerts les uns aux autres ces fleurs invendues pour Noël.

Noël à Gaza a aussi été morne pour mon ami Mohammed al-Zaanoun, même si jusqu’à ce jour je ne l’ai jamais entendu se plaindre de sa propre situation, même lorsque je lui ai posé des questions. Avec l’élégance typique de beaucoup de Palestiniens, il n’attire pas l’attention sur lui-même, ni sur sa propre souffrance. A de rares et brèves exceptions, je ne l’ai jamais entendu parler qu’au nom des autres dont il avait été témoin des souffrances et qu’il avait photographiés.

Je connais cependant ses souffrances personnelles. Alors qu’il photographiait et documentait l’attaque militaire israélienne de juillet 2006 sur les civils de Gaza, il a d’abord été touché par les tirs israéliens au visage et à la main, mais il a continué à prendre des photos. Il a ensuite été visé et touché au ventre par un missile israélien.

Lors de l’impact, la charge s’est fragmentée en plus de 100 éclats à l’intérieur de son corps. Mohammed est tombé par terre, et alors que les sauveteurs se précipitaient pour l’aider, il leur a demandé de faire attention à son appareil de photo.

"Il y a dans l’appareil des photos qui témoignent de la vérité", a-t-il dit. "Elles aideront à réveiller le monde", a dit Mohammed.

Elles ont aidé à me réveiller.

Source :

Mary Sparrowdancer est un journaliste indépendant et l’auteur d’un livre à succès sur le retour du Messie : "The Love Song". Cet article est la première partie d’un rapport qui dénonce les horreurs endurées papr les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie.

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Bruno Guigue l’honnête homme, sanctionné
Israël et les crimes de son armée protégés

par Silvia Cattori

Mondialisation.ca, Le 27 mars 2008
Le site de Silvia Cattori

 

M. Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes, a été récemment limogé pour avoir diffusé, sur le site Oumma.com, un article intitulé «Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU». M. Guigue a, par ailleurs, publié plusieurs livres sur le conflit israélo-arabe et la situation au Proche-Orient(*) et ses opinions à ce sujet étaient connues.

Bruno Guigue
Pourquoi donc l’a-t-on limogé maintenant ? Pourquoi n’a-t-on retenu que deux seules phrases, extraites du long article qui s’en prenait essentiellement à une tribune publiée dans Le Monde sous le titre «L’ONU contre les droits de l’homme» [1]; tribune signée notamment par Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel ?

C’est la question pertinente qui est posée dans un article qui mérite, à notre avis, une lecture exhaustive [2].

L’auteur de cet article, Nidal, trouve une première explication à la question posée, dans le fait qu’ «Israël lance sa campagne contre Durban» [3].

Il relève, en effet, que «le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU organise en 2009 une seconde conférence mondiale contre le racisme à Durban, après celle de 2001, dénoncée par Israël et les États-Unis comme un «cirque» antisémite et anti-israélien».

Il observe que, depuis février 2008, «les milieux sionistes se passionnent pour la préparation de cette conférence (alors que le sujet ne passionne tout de même pas les foules) : il faut délégitimer la conférence de manière préventive».

Il remarque que tel apparaît bien le but de la tribune publiée dans Le Monde sous le titre «L’ONU contre les droits de l’homme», et qui dénonce le «Conseil des droits de l’homme», organisateur de la conférence de Durban (tribune contre laquelle a réagi M. Guigue dans l’article qui lui est reproché).

Il trouve une seconde explication dans une volonté de «mise au pas de l’exécutif» de la part d’un nouveau gouvernement pro-israélien qui «aura le sentiment de se heurter à une administration moins... convaincue», et dans le fait que «l’orientation «pro-arabe» de l’administration française est au cœur des préoccupations des agitateurs pro-israéliens».

Il relève enfin, exemples à l’appui, que le «devoir de réserve» invoqué pour limoger M. Guigue ne s’applique, à sens unique, que lorsque l’on s’en prend à Israël, et pas quand on s’en prend aux musulmans.

Il nous paraît que l’auteur de cet article a bien vu les enjeux de l’affaire et la stratégie mise en œuvre.

Le lancement et la manipulation de débats (qui vont dans le sens de la politique belliciste néoconservatrice des Etats-Unis et de leur nouveau petit caniche sarkozyien - contre Durban, contre le Soudan au sujet du Darfour, contre la Chine par Tibétains instrumentalisés et interposés, contre Chavez, contre le Hamas, contre le Hezbollah, l’Iran, la Syrie, etc) contre les cibles du lobby pro-israélien français a commencé il y a fort longtemps. Mais elle est devenue très efficace depuis que les prétendus «nouveaux philosophes» (qui n’ont jamais rien apporté à la philosophie) sont dans les coulisses de la présidence Sarkozy.

Quant au fait que l’UJPF (Union Juive Française pour la Paix) ait apporté son soutien [4] à Bruno Guigue, on ne peut que s’en féliciter. Mais cela ne permet pas d’oublier que des responsables de cette association se sont employés, ces dernières années, à lancer des appels à la «vigilance», à isoler et ostraciser nombre de gens en les accusant à tort et à travers d’«antisémitisme» parce qu’ils critiquaient la politique d’Israël d’une manière qui ne leur convenait pas (pour des raisons idéologiques ?), et à alimenter des campagnes mensongères.

On pourra vraiment croire que l’UJFP ne pratique pas, selon ses propres convenances, une défense à la tête du client, lorsqu’elle prendra la défense de tous ceux qui, à cause de leur critique d’Israël, se sont vus traînés dans la boue. Nous pensons par exemple à Dieudonné, que le président de l’UJFP Pierre Stambul a contribué à salir [5], alors qu’il était déjà la cible du CRIF et d’avocats qui le traînaient d’un tribunal à l’autre. Le jour où cette association présentera ses excuses à tous ceux que ses dirigeants ont insultés nous pourrons la croire sincère dans ses positions.

(*) Parmi ces ouvrages : «Aux origines du conflit israélo-arabe», et «Proche-Orient : la guerre des mots», Editions l’Harmattan
Pour l’article qui lui a valu d’être limogé, voir :
http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro-israelien-se

Notes

[1]Voir :http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/27/l-onu-contre-les-droits-de-l'homme_1016249_3232.html
[2] «Commentaires sur l’affaire du sous-préfet limogé»
http://tokborni.blogspot.com/2008/03/commentaires-sur-laffaire-du-sous-prfet.html

[3] À la Conférence Mondiale contre le Racisme, organisée à Durban en septembre 2001 sous la houlette du haut commissaire des Droits de l’Homme à l’ONU, Israël a été désigné comme Etat raciste.

[4] Soutien assorti toutefois d’une étrange réserve lorsque l’UJFP nuance le propos de Bruno Guigue en disant qu’Israël «n’est sans doute pas le seul» pays dont les snippers tirent sur des petites filles à la sortie des écoles. Les responsables de l’UJFP peuvent-ils citer un pays où, depuis 1987, des bataillons de soldats en jeeps et chars entrent, jour après jour, parfois plusieurs fois par jour, dans les camps de réfugiés de Jenin et de Balata comme nous l’avons vu nous-mêmes, exciter les enfants, les provoquer jusqu’à ce que ces enfants, fous de rage lancent des pierres, et en tirer ainsi prétexte pour les viser, les blesser, les mutiler, les tuer ?
J’ai été personnellement témoin des crimes de l’armée israélienne sur les enfants, voir par exemple :
«Les enfants de Market Street», 22 mars 2004.
«BALATA ou la mort à petit feu», 12 décembre 2003
«Tsahal : une armée qui mène la guerre contre des enfants», 3 décembre 2003

[5] M. Stambul est intervenu auprès de sites pour faire enlever un entretien de Dieudonné qu’il accusait d’antisémitisme, par exemple. « Je suis assez ahuri de trouver cet "entretien" de Sylvia Cattori et de Dieudonné (…) Si ce genre d’article continue de passer sur «Marseille solidaire» je demanderai à être désinscrit »
Voir : «Palestine : l’ampleur de la tragédie exige un soutien sans faille», 30 janvier 2005

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Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité,

dit Jimmy Carter


Par Jonathan Wright


LE CAIRE (Reuters) - 17/4/8 - L'ancien président américain Jimmy Carter a qualifié de crime et d'atrocité le blocus de la bande de Gaza, ajoutant que les tentatives de Washington pour affaiblir le mouvement islamiste Hamas se révélaient contre-productives.

Prenant la parole à l'Université américaine du Caire après des entretiens avec des responsables du Hamas venus de Gaza, Carter a dit que les Palestiniens de la bande côtière étaient réduits à "mourir de faim" et recevaient moins de calories par jour que les habitants des régions les plus pauvres d'Afrique.

"C'est une atrocité qui est perpétrée en guise de châtiment contre la population de Gaza, c'est un crime (...) J'estime que c'est une abomination que cela continue", a-t-il déclaré.

Israël impose le plus clair du temps un blocus à Gaza depuis la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin dernier, en ne laissant y entrer que des produits de première nécessité.

L'Etat juif a rejeté les offres de trêve du Hamas en faisant valoir qu'elles lui permettraient de se réarmer. Des activistes du mouvement tirent des roquettes sur le territoire israélien à partir du territoire côtier.

Carter a estimé qu'Israël et Washington cherchaient à rendre les conditions de vie à Gaza nettement pires qu'en Cisjordanie, où est installé le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Politiquement parlant, je crois que cela a même contribué à renforcer la popularité du Hamas au détriment de celle du Fatah", a-t-il ajouté en faisant ainsi allusion au fait que les Etats-Unis souhaitent parvenir au résultat opposé.

L'ex-président a noté que les dirigeants du Hamas qu'il avait rencontrés se disaient prêts à accepter un accord de paix avec Israël négocié par Abbas à condition que les Palestiniens l'entérinent par référendum.

DONNER UN EXEMPLE

Israël et Washington, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, refusent de traiter avec lui tant qu'il ne reconnaît pas le droit de l'Etat juif à l'existence et ne renonce pas à la violence.

"L'une des raisons pour lesquelles j'ai tenu à venir rencontrer les Syriens et le Hamas était de donner un exemple que d'autres pourraient suivre (...) Je sais qu'il y a au gouvernement israélien des responsables tout à fait disposés à rencontrer le Hamas, ce qui arrivera peut-être dans un proche avenir", a-t-il encore dit.

Ni l'ancien ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud al Zahar, ni Saïd Seyam, qui fut un temps ministre de l'Intérieur dans le gouvernement palestinien d'union nationale, n'ont fait de déclaration après avoir rencontré l'ancien président démocrate au Caire.

C'est la deuxième fois en 72 heures que Carter s'entretenait avec des représentants du Hamas. Zahar et Seyam se sont rendus mercredi au Caire, les autorités israéliennes ayant refusé d'autoriser Carter à se rendre à Gaza à partir du sol israélien.

Carter a déjà rencontré un représentant du Hamas en Cisjordanie et l'on s'attend à ce qu'il ait un entretien à Damas avec le chef du mouvement islamiste, Khaled Mechaal.

Dans la journée de jeudi, Carter avait été reçu par le président égyptien Hosni Moubarak. Rien n'a filtré de leurs discussions.

Version française Henri-Pierre André, Philippe Bas-Rabérin

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Quatre enfants et leur mère tués lors d'une nouvelle attaque du régime israélien à Gaza 29/04/2008

 

Une mère de famille et ses quatre enfants ont été tués lundi lors d'une opération israélienne dans la bande de Gaza, où les affrontements se poursuivent.
Les quatre enfants tués lundi, âgés de un, trois, quatre et cinq ans, ont été victimes d'un tir d'obus de char contre leur maison, a indiqué un médecin de l'hôpital de Beit Lahya.
Leur mère, Miassar Abou Maateq, 40 ans, grièvement blessée dans l'explosion, est décédée à l'hôpital, a précisé le médecin.
En début de soirée, un sixième Palestinien a été tué dans le nord de la bande de Gaza, par des tirs de soldats israéliens, selon un responsable des services d'urgence palestiniens.
Selon le père des quatre enfants, ces derniers mangeaient dans la cour avec leur mère quand un obus a explosé contre la porte d'entrée.
"Je suis sorti de la maison quelques instants pour aller chercher un de mes enfants et j'ai entendu une explosion", a indiqué à l'AFP Ahmed Abou Maateq, 70 ans, dans la cour de son domicile, dont le sol était recouvert de sang.
"Ma femme et mes enfants déjeunaient. Quand je suis revenu, je n'ai trouvé que des lambeaux de chair", a-t-il ajouté.
De son côté, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a annoncé qu'elle reprendrait mardi la distribution d'aides alimentaires dans le territoire, soumis à un blocus israélien, après une interruption de quatre jours provoquée par la pénurie de carburants.
Au moins 444 personnes, en majorité des Palestiniens, ont été tuées dans les violences depuis que les pourparlers israélo-palestiniens ont été relancés dans la foulée de la conférence d'Annapolis, fin novembre, aux Etats-Unis, selon un décompte établi par l'AFP.

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Renvoyé de Charlie Hebdo, le caricaturiste Siné porte plainte pour diffamation

PARIS (AFP) - 17/7/8 - Le caricaturiste Siné, qui a été renvoyé de Charlie Hebdo pour "des propos antisémites" [sic] dans une chronique au sujet du projet de mariage de Jean Sarkozy, a décidé de porter plainte pour diffamation, a annoncé jeudi à l'AFP son avocat Dominique Tricaud.

"Une plainte pour diffamation va être déposée dans les prochaines heures contre le journaliste du Nouvel Observateur, Claude Askolovitch, et une liste non définitive d'autres personnes", a précisé Me Tricaud.

Dans un communiqué l'avocat du caricaturiste ajoute que la plainte sera déposée contre "tous ceux qui en traitant Siné injustement d'+antisémite+ et d'+ordure+ ont provoqué son licenciement par Charlie Hebdo et ruiné l'engagement de toute une vie en faveur de la tolérance, de la liberté d'expression et de l'égalité entre les usagers de la planète terre".

Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty.

Mardi, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo a confirmé à l'AFP le renvoi de Siné, information révélée par Le Nouvel Observateur dans un article signé de Claude Askolovitch.

"Je ne crois pas l'avoir traité d'antisémite directement, j'ai dit qu'il s'agissait d'un texte antisémite dans un journal qui ne l'est pas" [sic], a déclaré le journaliste Claude Askolovitch, interrogé par l'AFP.

"Siné est libre de porter plainte, d'écrire des articles pour le moins ambigus ou carrément antisémites. Il était également libre de s'excuser et, s'il l'avait fait, il me semble qu'il serait toujours aujourd'hui à Charlie Hebdo", a-t-il ajouté.

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Guy Bedos prend la défense de Siné accusé d'antisémitisme

 

Guy Bedos est venu hier soir au secours du dessinateur Siné, accusé d'antisémitisme par le Directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val. Du coup, Guy Bedos a adressé une lettre ouverte à Philippe Va qui a été publiée par le site internet de www.rue89.fr

Voici l'intégralité de cette lettre ouverte :

Philippe Val,

Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France.
A la différence près que lui a été élu; toi, dans des conditions qui m’échappent et dont je me tape, tu as fait un coup d’Etat. Me revient une phrase que j’avais écrite à propos de certains politiques, de droite ou de gauche, et qui, au regard de ton attitude, te concerne aujourd’hui : "Ce n’est pas en crachant dans les miroirs qu’on guérit de l’eczéma. Ça les démange et ils se grattent sur la peau des autres."
Après t’être acharné -c’était une urgence !- sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres ni les films, voilà que tu t’en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. Il y a longtemps que les lecteurs attentifs de "Charlie" savent ce qui vous oppose à propos du conflit israélo-palestinien. Prétexte, donc.
Antisémite, Siné ? As-tu lu David Grossman et Amos Oz, écrivains israéliens qui, sans relâche, luttent, en Israël, contre l’actuel pouvoir israélien ? Antisémites eux aussi ?
Moi, qui ai dit sur la scène de l’Olympia "je ne confondrai jamais Ariel Sharon et Bibi Netanyahu avec Anne Franck et Primo Levi", suis-je pour autant un néonazi qui s’ignore ?
Je pourrais te mépriser, je te plains."

Guy Bedos

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Une pétition de soutien à Siné


Jeudi 24 juillet 2008 par N.O.T.


Voici le texte d’une pétition rédigée à l’initiative d’Éric Martin, Benoît Delépine et Lefred-Thouron, en soutien à Siné, chroniqueur de Charlie Hebdo, dont le licenciement a été annoncé mercredi 16 juillet :


"SINÉ : SA VIE, SON OEUVRE, SON CUL, PHILIPPE VAL

Le mardi 8 juillet, sur les ondes de RTL, Claude Askolovitch, journaliste du Nouvel Observateur dénonçait "un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas". Claude Askolovitch faisait allusion à une chronique de Siné dans Charlie Hebdo dont nous reproduisons le texte ici :

"Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"

Effrayé par la perspective d’un procès pour antisémitisme, Philippe Val, directeur de publication, a enjoint à Siné de signer une lettre d’excuses dans Charlie Hebdo, ce que le caricaturiste a refusé de faire. En conséquence, la direction de Charlie envisage de suspendre sa collaboration avec Siné.

Où est l’antisémitisme dans le texte de Siné ? Il y dénonce seulement, avec le ton fleuri qui est sa marque de fabrique, l’opportunisme du fils du président de la République.

Philippe Val et la direction de Charlie Hebdo se sont couchés devant Jean Sarkozy, grand bien leur fasse, leurs lecteurs apprécieront. D’autres continuent à la radio de faire des procès en antisémitisme comme certains, naguère, en sorcellerie.

Nous connaissons bien Siné : sa grande gueule, sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous : Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes (liste non exhaustive), tous unis pour conchier autour d’un (ou plusieurs) verre une société de plus en plus bien-pensante et moraliste. Siné c’est ça. Pas ce que peuvent déblatérer sur son compte Philippe Val et Claude Askolovitch.

C’est pourquoi nous lui apportons notre soutien total et inconditionnel.

Siné n’est pas antisémite.

Siné n’aime pas les cons.

Siné est un anar.

Vive Siné !"

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SINÉ HEBDO, le journal mal élevé.
Tous les mercredis dans les kiosques.
Prix de vente : 2 euros
16 pages quadri - format 29 x 37,5

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Philippe Val, ce grand instrumentalisateur


L’affaire qui avait opposé Philippe Val et Siné résonne encore aujourd’hui, ce dernier étant rentré en dissidence avec son employeur, finissant par créer son propre hebdomadaire éponyme sur fond de brouille déjà instrumentalisée afin de se débarrasser du trublion en question. Mais, de plus belle, Philippe Val récidive dans son dernier éditorial consacré au conflit israélo-palestinien, développant une « réflexion » à sens unique, hémianopsique, quasiment nauséeuse où l’on voit poindre en filigrane toute sa rhétorique sans cesse rabâchée à l’endroit des fondamentalistes musulmans qu’il voit partout, comme victime d’hallucinations qui le mènent à une paranoïa inquiétante. L’éditorialiste de Charlie Hebdo instrumentalise ici un conflit dramatique afin d’apporter de l’eau au moulin de sa pensée profondément arabophobe.

Se prenant pour un fin analyste de la situation au proche orient, dans la dernière livraison de sa prose fumeuse, Philippe Val s’adonne à son exercice favori dans lequel il excelle sans aucun doute. Soit l’instrumentalisation d’une situation au profit de son profond sentiment de rejet d’un islam qu’il n’imagine que radical, masquant en réalité un positionnement fondamentalement beaucoup plus intolérant à l’endroit des adeptes du prophète Mahomet. D’ailleurs, lors de la croisade qu’il avait menée pour la défense au droit à la caricature, il laissait déjà dévoiler une pensée bien plus radicale qu’il ne voulait bien le laisser croire.
Mais alors, qu’en est-il de sa position dans son dernier texte consacré au dramatique conflit qui embrase Gaza depuis bientôt trois semaines, où l’agresseur ne fait aucun doute pour l’immense majorité de la communauté internationale, l’ONU [1] ayant rappelé Israël à l’ordre dans la résolution 1860 ? [2]

Déclinant point à point son raisonnement, dix au total, plus aucun doute n’est désormais permis quant à son parti pris dans ce conflit. Tellement pro État hébreu, son texte pourrait faire penser à une déclaration du porte parole de Tsahal, ou bien encore au discours bien rodé du Panzer Avi Pazner. En véritable grand inquisiteur, tout du long, son propos est entièrement à charge, stigmatisant tout autant les soutiens acquis à la cause palestinienne que le Hamas, mis sur la sellette sans nuance aucune, exagérant même les exactions commises par le mouvement en dénonçant de manière excessive l’usage de roquettes lancées sur le sud d’Israël. Il opère ici un véritable renversement des positions, reconnaissant à Israël le droit d’envahir la bande de Gaza car en état de légitime défense. Mais, si ce cher Philippe Val avait fait quelques menues études de droit, il saurait que la notion de légitime défense, pour être retenue, impose que la réplique soit proportionnée à l’attaque. Aussi, à notre connaissance il n’en est rien, Tsahal étant aujourd’hui passée à la « phase 3 » de son opération (par ailleurs contestée en interne), ce qui ne semble aucunement interpeller notre éditorialiste, alors que la situation humanitaire exrême ne fait aucun doute.

En outre, il implique bien volontiers le Hezbollah dans les événements présents alors que les armes de ce dernier restent tout à fait muettes, laissant là ses fantasmes islamophobes prendre le dessus sur une réflexion objective. Pire encore, il ne manque pas de justifier les victimes civiles en affirmant que le Hamas se fond dans la population afin de s’en servir comme bouclier, leur prêtant même comme unique but de répandre sur la monde sa vision radicale, comme si le Hamas avait les moyens de cela (point n°2). C’est là son propos le plus abjecte et chacun pourra mesurer ici la dimension paranoïaque de Philippe Val, ce dernier n’ayant de cesse d’imaginer le complot islamiste à la porte du monde civilisé et démocratique. Aussi, dans son point n°3, comme pour ouvrir les yeux à tous les naïfs que nous sommes, ce dernier de vouloir nous faire croire qu’il en va de même dans d’autres pays en prise au risque islamiste, citant l’Inde, l’Afghanistan comme des fournaises entretenues par nombre de barbus qui seraient prêts à en découdre avec l’ensemble de la planète. S’il voulait terroriser son lectorat, il n’aurait pu s’y prendre mieux, amalgamant toutes les situations géostratégiques dans le grand souk de sa pensée islamophobe.

Et il enfonce le clou, le bougre, se sentant pousser les ailes d’un grand professeur de géopolitique au collège de France, rappelons au passage qu’il n’a même pas validé son baccalauréat, voilà qu’il invoque l’Iran d’Ahmadinejad comme soutien au Hamas, insinuant que nous sommes à quelques heures du bombardement atomique de l’État hébreu par la belliqueuse nation Perse (point N°4). Certes, le dirigeant est inquiétant, mais force est de constater qu’à ce jour il n’a fait preuve d’aucune velléité pour s’insinuer dans le conflit en cours. Mais Val n’en est pas à une projective douteuse près, du moment que cela sert à sa pensée qui se veut ici quasiment « nostradamique ».

Seul Israël veut la paix, nous laisse-t-il croire, alors que le Hamas ne voudrait que la destruction de son voisin, notre patron de presse faisant fi du positionnement diamétralement opposé sur ce point de nombre de penseurs israéliens qui ne cessent d’indiquer que le gouvernement actuel ne veut pas plus la paix que le Hamas, élections prochaines obligent. Quant à l’élection du Hamas, Philippe Val en conteste la validité du fait de l’illettrisme couplé à la grande pauvreté des habitants de Gaza (point n°7) . Mais la réalité est ici toute autre, car si les palestiniens ne peuvent se développer, ne faut-il pas y voir aussi la responsabilité d’Israël qui a fait des territoires palestiniens de véritables prisons à ciel ouvert, confettis livrés au bon vouloir des autorités israéliennes qui maintiennent tout un peuple dans la pénurie permanente, sans perspective possible [3] et [4]. No futur, pourraient s’écrier aujourd’hui la jeunesse palestinienne qui demeure emmurée au sens propre, comme au figuré, alors qu’Israël s’évertue à bâtir ce mur honteux dont le tracé a encore rogné sur les terres palestiniennes.

Quant à la population israélienne elle reste ambigüe dans ses sentiments tout en étant pragmatique, préférant la paix au conflit, et il en va de même dans l’autre camp, l’Histoire ne s’oubliant pas si facilement. La Naqba a laissé de profondes cicatrices au sein de l’entité palestinienne toujours à la recherche de sa dignité volée, mais Val n’y fait bien évidemment aucune allusion.

Enfin, dans les derniers points développés, Philippe Val affirme que l’idée du grand Israël n’est plus de ce monde depuis que l’État hébreu s’est retiré de Gaza et du sud Liban, alors que chacun sait que la politique de colonisation rampante demeure d’actualité et que la démocratie israélienne doit faire face au fanatisme absolu des colons, armés jusqu’au dents et tout aussi inquiétants que leurs homologues Arabes. Mais Philippe Val se garde bien d’évoquer le problème sous cet angle, conférant à son propos la force du parti pris, même si, le final de son développement semble revenir quelque peu à la raison, analysant la situation à la lumière de meilleures lectures. Toutefois, il ne peut s’empêcher de fustiger la compassion planétaire suscitée par le martyr que subit actuellement la population Gazaoui, au prétexte qu’Israël mène là une guerre contre le Hamas qui aurait dû être conduite par le Fatah de Mamoud Abas. Si ce n’était un cauchemar, on croirait rêver tant le propos est pétri d’une imbécillité impensable !

Enfin, l’éditorialiste d’invoquer Raymond Aron et sa pensée magistrale, invitant les sceptiques à se dresser face aux fanatiques, tout en confessant à son lectorat qu’il ne détient pas l’ensemble des tenants et des aboutissants pour expliquer la situation présente, soit une ultime pirouette bien peu habile qui ne masque en rien le fond de sa pensée pro israélienne et arabophobe, ce dernier ne faisant aucune allusion à l’agression dont le monde entier est pourtant témoin.

La solution, chacun la connaît, deux États côte à côte qui échangent et prospèrent légitimement, il n’y a aucune autre alternative possible, elle finira bien par s’imposer à toutes les parties car il en va de la survie de tous. Mais, en atendant ce n’est pas un pareil discours qui pourra apaiser les esprits, n’est pas colombe de la paix qui veut.

[1] Documentation de l’ONU sur la question palestinienne.
[2] Les autres résolutions de l’ONU
[3] Cartographie de la Palestine
[4] Situation socio-économique des territoires palestiniens

Illustration Aurel

 

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S’il est une chose dont les juifs doivent vraiment avoir peur, c’est bien du sionisme…

ALTERINFO - 29/10/8 - Auteur de l’ouvrage «Le sionisme : Le véritable ennemi des juifs» [Zionism : The Real Enemy of the Jews], Alan Hart a réaffirmé son constat, après cinq années de recherche de la vérité au sujet de la «peur réellement fondée des juifs».
L’auteur, ancien correspondant en chef au Moyen-Orient de la chaîne britannique de télévision Independent Television News [ITN] et présentateur de la célèbre émission de la BBC, Panorama, a écrit son livre en 2005. Il y a passé en revue plusieurs guerres, dont la guerre du Vietnam et le conflit arabo-israélien. Il affirme par ailleurs être «le seul, sur cette planète, a avoir bénéficié d’un accès direct et d’une amitié tout simplement humaine avec les deux plus ennemis les plus acharnés de toute l’histoire humaine : Golda Meir, la ‘grand-mère d’Israël’ et Yasser Arafat, le ‘père de la Palestine’».

Par Alan Hart, Q&As, Mathaba
23 octobre 2008
http://mathaba.net/news/?x=609652

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Notre bureau de Londres l’a invité pour l’interviewer au sujet de ses constats, au Moyen-Orient, et nous présentons ci-après cette interview, sous la forme de questions et réponses [MNA : Mahtaba News Agency/Alan : Alan Hart]

MNA : Pourquoi pensez-vous que le sionisme est le véritable ennemi des juifs ?

Alan : A la fin des fins, ma position est celle-ci : Vous devez connaître la différence qu’il y a, entre le judaïsme et le sionisme ! Pratiquement personne, dans le monde principalement "gentil" [= non juif, ndt] et chrétien, et même au sein du monde juif, n’a conscience de cette différence. Aussi, définissons-la.
Le judaïsme est la religion de certains juifs, et non pas ‘des juifs’ (‘de tous les juifs’), parce tous les juifs ne sont pas pratiquants, et parce que le judaïsme, à l’instar du christianisme et de l’Islam, renferme en lui-même un ensemble de valeurs religieuses et de principes moraux.
Mais le sionisme, [c’est une toute autre chose :] c’est une idéologie coloniale sectaire, qui a créé, au beau milieu de la patrie arabe, un régime au service d’une poignée de juifs, par le terrorisme et l’épuration ethnique.
Autrement dit, le sionisme a été fondé sur la base d’un crime contre l’Humanité, et contre les Palestiniens. Donc, on le voit : le sionisme, en réalité, tourne carrément en ridicule les valeurs morales, spirituelles et éthiques du judaïsme…
Ce qu’il y a de plus étonnant, dans l’histoire d’Israël et du sionisme, c’est le fait que leur vision de l’histoire est exactement ce sur quoi est fondée l’entièreté de l’histoire judéo-chrétienne !...
Mais c’est un mensonge, de A jusqu’à Z…

MNA : Mais, comment cela se fait-il ?

Alan : Cela commence par le fait que l’on raconte que les Palestiniens se seraient volontairement enfuis de leurs maisons, répondant en cela à un soi-disant appel de dirigeants arabes les exhortant à évacuer le champ de bataille afin que les armées arabes puissent venir et abattre les juifs… Tout se résume au fait que le sionisme est un non-sens d’une absolue inanité.
A moins que le monde occidental, et en particulier les Américains, comprennent qu’il y a une différence entre le judaïsme et le sionisme, viendra un temps où, à cause du comportement outrageant d’Israël, ils rejetteront la faute du sionisme sur tous les juifs…

MNA : A votre avis, QUI est derrière le sionisme ?

Alan : Les gens pensent généralement que le sionisme n’est rien d’autre qu’une réponse à l’obscénité qu’a représentée l’Holocauste des juifs par les nazis…
Le sionisme politique, tel que nous le connaissons [dans ses pompes et ses œuvres], a été créé en 1897 par des gens qui mentaient comme ils respiraient, dès le début de leur entreprise.
S’ils ont fondé le sionisme, c’est afin de voler la Palestine aux Arabes. Si le sionisme était réellement honnête, il dirait : «les juifs ne pourront jamais faire à nouveau confiance aux gentil»
Si quiconque veut qu’on lui rappelle quelle est la preuve de l’Holocauste perpétré par les nazis, notre situation était tellement horrible, que nous avons dû créer un Etat dans un foyer national, et si l’épuration ethnique de la Palestine était nécessaire, alors : pas de problème, nous avons fait ce que nous devions faire…
Et si le monde gentil ne le comprend pas, eh bien : que les gentils aillent se faire foutre ! Telle est ma vision, fondamentalement, de ce qu’est le sionisme.

MNA : Vous dites avoir consacré plus de cinq années à la recherche de la vérité au sujet du sionisme. Dans votre quête de la vérité, avez-vous trouvé une quelconque connivence entre le sionisme et le terrorisme ?

Alan : Eh ; vous essayer de me faire marcher, là ? Mais, le sionisme, C’EST l’organisation terroriste la plus aboutie de toute l’histoire contemporaine !
En réalité, c’est le terrorisme sioniste qui a sapé le moral du gouvernement britannique, avant de saper celui de plus de 700 000 Palestiniens.
Un de mes meilleurs amis israéliens et l’un des deux historiens révisionnistes israéliens les plus célèbres [en France, ceux-ci sont appelés «les nouveaux historiens» israéliens, ndt].
Dans son ouvrage «Le nettoyage ethnique de la Palestine» [Fayard 2008 / 22 € - 394 pages, ISBN : 978-2-213-63396-1 / 15,0cm x 23,0cm / Traduction de Paul Chemla] [Ethnic Cleansing of Palestine], cet historien, Ilan Pappe, pour la toute première fois, documente dans le détail les plans sionistes d’épuration ethnique de la Palestine. Les sionistes sont plongés jusqu’au cou dans le terrorisme d’Etat – tout autant que les Etats-Unis d’Amérique – contre les peuples opprimés.

MNA : D’aucuns établissent un lien direct entre le sionisme et l’Amérique ?

Alan : Vous parlez de «lien», mais c’est un fait avéré : le principal lobby sioniste en Amérique, l’Aipac [American Israel Public Affairs Committee] contrôle et dirige la politique étrangère américaine.
Comme élément de cette vérité fondamentale, je dirais que, dans le monde politique américain, vous ne pouvez pas être candidat sérieusement à un poste à la Chambre basse des Représentants, au Sénat, et même à la Maison-Blanche, sans disposer d’énormément d’argent, et c’est un fait que les juifs américains, qui ne représentent que 2 % de la population des Etats-Unis, représentent, à eux seuls, près de 50 % de tous les avoirs financiers de ce pays.
Et les études qui ont montré que les hommes politiques américains vivent dans la hantise des foudres du lobby sioniste, au cas où ils lui déplairaient en quoi que ce soit, sont innombrables.
En réalité, le problème, ça n’est pas seulement la finance juive organisée, en Amérique : dans certains Etats dont le vote est décisif à l’échelle fédérale, comme la Pennsylvanie et la Floride (deux Etats où les scrutins sont toujours extrêmement serrés), c’est l’électorat juif organisé qui décide du sort d’une élection.
Les juifs sont principalement concentrés dans ces régions, afin d’être à même de s’organiser en lobbies juifs. Résultat des courses : c’est bel et bien l’argent sioniste qui dirige la politique américaine…
De fait, c’est l’influence sioniste, dans son ensemble, qui détermine pour l’essentiel la politique étrangère des Etats-Unis.
Il en va, de fait, de même en ce qui concerne les médias américains. Les médias consensuels sont, eux aussi, terrifiés à l’idée d’offenser, ne serait-ce qu’accidentellement, l’intouchable sacro-saint sionisme…
Il est rassurant d’apprendre que certains juifs, en Amérique et en Grande-Bretagne, même s’ils sont fort peu nombreux, commencent à dire à haute et intelligible voix que le lobby sioniste n’a pas à parler en notre nom et qu’il ne représente en aucun cas nos intérêts.

MNA : Ce que vous dites du lobby sioniste en Amérique est-il valable, aussi, pour la Grande-Bretagne ?

Alan : Oui, hélas. Si vous prenez Tony Blair, il a souvent été qualifié de caniche de Bush. Personnellement, je ne pense pas que ce soit ça, le problème, en réalité.
Je pense que Blair a été le pire Premier ministre possible, en ce qui concerne les problèmes du Moyen-Orient. Blair, à l’instar des médias et de l’ensemble du monde politique britanniques, est véritablement terrorisé par le sionisme…
Même si, imaginons, un journal veut écrire contre le sionisme, il va perdre sa principale source de financement, à savoir la vente d’espace publicitaires.

MNA : Vous avez fait état de problèmes, pour la publication de votre ouvrage ? Qu’y a-t-il, dans votre bouquin, en réalité, qui ait à ce point terrorisé les sionistes ? Autrement dit : qu’y a-t-il d’essentiel, qu’est-ce qui a le plus d’importance, dans votre ouvrage ?

Alan : Mon livre est une réécriture exhaustive de toute l’histoire de la fomentation et de l’alimentation de ce que l’on appelle le conflit arabo-israélien. Afin d’aider le lecteur à le comprendre, j’ai placé mon exposé dans son contexte non seulement régional, mais même mondial. Si vous lisez mon bouquin, vous comprendrez de quelle manière toutes les pièces de ce conflit (ou plutôt de ce puzzle découpé à la scie sauteuse…) s’emboîtent à la perfection.

MNA : Vous savez sans doute ce que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pense du sionisme ?

Alan : Oui.

MNA : Pensez-vous que ce qu’il dit soit vrai ?

Alan : Eh bien, voyez-vous, les propos de votre président ont été grossièrement déformés.
En réalité, votre président n’a pas dit d’effacer Israël de la surface de la Terre. Ce que j’ai compris de ses propos ne diffère en rien de ce que l’historien israélien Ilan Pappe dit, lorsqu’il affirme que ce qui doit disparaître, c’est le sionisme. C’est ça, ce que dit, en réalité, le président Ahmadinejad.
Il se trouve que c’est aussi ce que je pense (le sionisme doit disparaître), et je pense que c’est aussi ce que dit le président Ahmadinejad.

MNA : Par ailleurs, le président Ahmadinejad propose qu’un référendum soit organisé, à propos de la Palestine. Cela, tandis que d’autres proposent une (soi-disant) «solution à deux Etat»…

Alan : La solution, ce ne sont certainement pas deux Etats. A supposer, même, que cela fût possible, ce serait largement trop tard, en raison de l’expansion de la colonisation israélienne.
A mon avis, il n’y a que deux options : un Etat pour tous, ou la catastrophe, pour tout le monde.
Dans l’Etat unique [d’Isratine, ndt], les juifs seront toujours là, et ils aspireront à la citoyenneté du nouvel Etat unique. Ce que dit, fondamentalement, le président iranien, c’est que tout ce qui est acceptable pour le peuple Palestinien est aussi acceptable, pour nous.
C’est à cela que se résument toutes ses déclarations. Mais il n’a jamais dit qu’il faudrait rejeter les juifs à la mer…
Il parle de la nécessité de se débarrasser du sionisme. Il est éminemment dommageable qu’il soit présenté, ainsi que ses propos, de manière caricaturale par le monde politique et par les médias occidentaux.

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English version

Zionism, the real fear of the Jews

Alan Hart, Q & As, Mathaba
October 23, 2008
http://mathaba.net/news/?x=609652



Author of the book 'Zionism: The Real Enemy of the Jews' Alan Hart reaffirmed the outcome of more than five years of research for the truth about the "real fear of the Jews". The author, former chief Middle East correspondent for Britain's Independent Television News (ITN) and a BBC Panorama presenter, wrote the book in 2005. He has covered many wars including the Vietnam and the Middle East Arab-Israeli conflict. He also claims to be the "only person on planet Earth who enjoyed intimate access to and a human level friendship with two greatest opposites in all of human history: Golda Meir, the mother of Israel and Yasser Arafat the father of Palestine."

[Our] office in London invited him to an interview about his findings in the Middle East which follows in the form of question and answer:

Why do you think Zionism is the real enemy of the Jews? Alan: The bottom-line of my position is this: You have to know the difference between Judaism and Zionism.

Almost nobody in the mainly gentile and Christian and even the Jewish world is aware of this difference. So let's define it. Judaism is the religion of Jews and not the Jews because not all Jews are religious and Judaism, like Christianity and Islam, has in its core a set of religious values and ethical principles. But Zionism is a sectarian colonial ideology which created in the Arab heartland a regime for some Jews by terrorism and ethnic cleansing.

In other words Zionism has been founded on the basis of a crime against humanity and the Palestinians. So Zionism actually makes a great mockery of the moral, spiritual and ethical values of Judaism.

The most amazing thing about the story of Israel and Zionism is that its version of history is what the whole Judaic/Christian history is constructed on.

But it's a lie from beginning to end.

How come?

Alan: It begins by saying that Palestinians voluntarily fled from their homes in answer to the call from Arab leaders to leave the field free for the Arab armies to come in and shoot the Jews. The whole thing is that Zionism is an utter complete nonsense.

Unless the western world and particularly Americans understand there is a difference between Judaism and Zionism, there is coming a time that because of Israel's outrageous behavior, they will blame all Jews for it.

Who do you think is behind Zionism?

Alan: People think Zionism is only a response to the obscenity of the Nazi Holocaust.

Political Zionism, as we know it, actually was created in 1897 by people who told lies even at the start of their enterprise.

They founded Zionism to take Palestine from Arabs. If Zionism was really honest, it would say: Jews can never again trust gentiles.

If anybody wants to be reminded of the proof of the Nazi Holocaust, our situation was so bad we had to create a homeland state and if the ethnic cleansing of Palestine was required, ok that's what we have to do.

And if the gentile world doesn't understand this, then the gentiles would go to hell. That's my basic view of Zionism.

You say you have spent more than five years on searching the truth about Zionism. In your quest for truth, did you find any connection between Zionism and terrorism?

Alan: Oh, come on. Zionism has been the most successful terrorist organization of modern times.

It was actually the Zionist terrorism which drove out moral from the British government and then more than 700,000 Palestinians.

One of my dearest Israeli friends is one of Israel's two leading revisionist historians.

In his book "Ethnic Cleansing of Palestine", Ilan Pappe for the first time ever documents in detail Zionist plans to cleanse the ethnic of Palestine. Zionists are engaged in state terrorism as is the United States of America against oppressed people.

Some make a direct link between Zionism and America? Alan: You talk about a link but it is a fact that the main Zionist lobby in America, the AIPAC, is controlling the policy shots vis-a-vis the American policy making.

As part of a truth line, I should say that in American politics you cannot run for obvious for the Lower House of Representatives, the Senate and even the White House without a great deal of money and this is a fact that American Jews, who account for only two percent of the US population, is putting up about 50 percent of all US finance.

And there are so many books that have documented that American politicians are scared of offending the Zionist lobby.

In fact it's not just organized Jewish money in America, in major places such as Pennsylvania and Florida where the elections are tight, it can be the organized Jewish vote.

The Jews are mostly concentrated in such areas in order for them to become organized into Zionist lobbies. So it's the organized Zionist money which runs the American politics.

Actually, it is the totality of Zionism influence that most shapes American foreign policy.

It is in fact true about the American media. The mainstream media are also terrified of offending Zionism.

It's good news that Jews in American and Britain, even in small numbers, are beginning to speak out that the Zionist lobby is not speaking for us and does not represent our interests.

Is the case of Zionism lobby in America also true in Britain?
Alan: Yes it is. If you look at Tony Blair, he was often described as Bush's poodle. I actually don't think that is true.

I think he was the worst British prime minister regarding Middle East affairs. Blair like the British media and politicians is truly terrified by Zionism.

If even newspapers want to write against Zionism, their main source of income which is from selling advertising space will disappear.

You said you had problems in publishing your book. What is actually in your book which has terrified Zionists? In other words, what is most significant about your book?

Alan: My book is a complete re-write of the entire history of the making and sustaining of what is called the Arab-Israeli conflict. To help people understand it, I have given the book not only a regional but a global context. If you read my book, you will understand that how all the pieces of this conflict or jigsaw puzzle fit together.

You are most certainly familiar with the ideas of Iran's President Mahmoud Ahmadinejad about Zionism.

Yes.

Do you think he is telling the truth?

Alan: Well. You see your president has been grossly misquoted.

Your president didn't actually say wipe Israel off the face of the earth. My understanding of what he said is not different from what Israeli historian Ilan Pappe says that what needs to be disappeared Zionism. That's what he [President Ahmadinejad] is actually saying.

I happen to believe along with that and I think he is also saying the same.

IRNA: Besides, President Ahmadinejad is proposing to hold a referendum in Palestine. This is while some are proposing the two-state solution.

Alan: The solution is not two-states. Even if it were possible, it's much too late because of the Israeli settlement expansion.

In my view there are only now two options: One state for all or catastrophe for all.

In the one state, the Jews are still there and want to become citizens of the new one state. What Iran's president is basically saying is whatever is acceptable to the people of Palestine is acceptable to us.

That's the bottom line of what he says. But he isn't talking about driving Jews into the sea.

He is talking about the need to get rid of Zionism. And it's a pity that he's been misrepresented in western politics and media.

Mercredi 29 Octobre 2008

Source : http://www.alterinfo.net

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Appel à tous les juifs de conscience : désolidarisez vous de l'état sioniste raciste

16/1/9

http://www.planetenonviolence.org

 

- Prés d'un millier (c'est plus d'un millier maintenant ndlt) de femmes d'hommes et d'enfants tués par des bombes israéliennes fabriquées aux US
- Des milliers de blessés
- 1.5 millions vivant sous blocus depuis 18 mois, sans nourriture, sans eau, sans médicament, sans carburant.
- ¨Punition collective pour résister à l'occupation, aide d'urgence bloquée
- Violations massives du Droit International
- Mur de l'Apartheid
- Oppression raciste
- Maisons et terre volées
- Obligés de vivre dans des camps de réfugiés
- 60 ans d'occupation, du fleuve à la mer

Nous disons, ça Suffit !

Nous sommes des Juifs Solidaires de la Palestine.

Non à Israël ! Oui à l'Autodetermination, la Démocratie et la Liberté !

Stop au financement US pour la Guerre en Palestine !

Libérer la Palestine

Le monde entier est horrifié par l'attaque meurtrière israélienne contre un peuple qui souffre à Gaza. De Séoul à Caracas, de Johannesburg à Amman et Londres, des millions de personnes ont envahi les rues pour demander la fin de la campagne génocidaire, qui est financée par les US et menée avec des armes fournies par les US.

Il y a également eu des manifestations dans les villes US. Tandis que ceux qui manifestaient étaient pour la plupart des Arabes -Américains, de nombreux Afro Américains, Latino Américains, Asiatiques Américains, et des Blancs se sont joints à eux. De nombreux Juifs, scandalisés par les crimes de guerre d'Israël et en colère parce qu'ils sont commis en leur nom, protestent.

C'est bien que des Juifs de conscience se désolidarisent de l'agression contre Gaza. Mais ce n'est pas assez. Cette atrocité est seulement la dernière en date, et ce n'est pas une aberration. Elle reflète le programme de l'état colonial israélien - qui est basé sur le vol de la Palestine, le transfert et la suppression du Peuple Palestinien, et l'idéologie raciste du Sionisme - et de ses principaux supporters, le Pentagone, les US et le monde des affaires.

Ce n'est pas suffisant de s'opposer aux bombardements. Ce n'est pas suffisant de demander la fin de 41 ans d'occupation de Gaza et de la Cisjordanie. Nous soutenons inconditionnellement l'auto determination du Peuple Palestinien. Cela inclue le droit au retour en Palestine, du fleuve jusqu'à la mer, et le droit de déterminer démocratiquement la forme et le futur de l'état Palestinien.

C'est la seule chose qui puisse réparer le crime historique de la Nakba - la catastrophe de 1948 et la création de l'Etat d'Israël basé sur le transfert du Peuple Palestinien chassé de sa patrie, l'oppression et l'inégalité.

Ce crime trahit toute l'histoire du peuple juif. De l'aide pour chasser le Tzar de Russie à la création des syndicats à New York, de la résistance aux pogroms au combat jusqu'au dernier souffle dans le Ghetto de Varsovie, l'opposition aux persécutions, à l'oppression, au racisme, tout ceci a été au centre de l'héritage juif.

Nous appelons tous les Juifs de par le monde, y compris ceux en Israël, à nous rejoindre pour réclamer leur héritage. Rejetez le racisme et le génocide. Rejetez l'état sioniste, dont l'essence même est raciste. Prenons la main de nos frères et soeurs Palestiniens. Défendons leur juste combat pour restaurer leur pays volé et pour construire une Palestine démocratique.

Ce n'est pas une mission impossible. Souvenez vous comment l'état colonial d'Afrique du Sud, il y a peine deux décennies, semblait puissant. Le régime raciste de l'époque était soutenu par les US, et les Israéliens. Mais il a été vaincu par la lutte continue politique et militaire contre l'Apartheid, soutenue mondialement. L'Apartheid est tombé, remplacé par un nouvel état basé sur l'égalité.

Un futur basé sur l'égalité pour tous est aussi possible en Palestine. Jusqu'à ce qu'il devienne réalité, la lutte palestinienne continue. Nous soutenons cette lutte.

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Le négationisme des crimes de guerre à Gaza est en route...

Une "armée" de blogueurs israéliens à l'assaut de la Toile !

LeMonde.fr - 19/1/9 - Deux jours après l'annonce du cessez-le-feu, les armes se sont tues mais la guerre médiatique continue. Le ministère israélien de l'intégration et de l'immigration a annoncé, dimanche 18 janvier, la création d'une "armée de blogueurs". La mission de cette nouvelle brigade du Net : occuper le terrain en inondant de commentaires les "sites anti-sionistes" qui pullulent sur la Toile.

Mis en place en coopération avec le ministère des affaires étrangères, le programme s'adresse avant tout aux Israéliens parlant couramment anglais, français, espagnol ou allemand. Pour entrer dans le rang, il suffit d'adresser un mail au ministère. Les volontaires sont immédiatement enregistrés selon leur langue et dirigés par l'administration vers les sites "problématiques".

La première recrue est une Française de 31 ans. Installée en Israël depuis 1993, Sandrine Pitousi habite à Kfar Maimon, à cinq kilomètres de la bande de Gaza. 'J'ai entendu parler du projet à la radio et j'ai décidé de participer parce que je vis au coeur du conflit', raconte-t-elle à Haaretz.

A en croire le ministère de l'intégration, Internet est devenu un nouveau "champ de bataille pour les relations publiques". "J'appelle tous les nouveaux immigrants à nous rejoindre pour aider à améliorer l'image de notre pays", explique Erez Halfon, directeur général du ministère, au Jerusalem Post. A ce jour, seules cinq personnes ont répondu présent.

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Sarkozy passera finalement "quelques instants" au dîner du Crif

AFP - 2/3/9 - Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi matin à Charm El-Cheikh qu'il passerait finalement "quelques instants" au dîner du Crif alors que l'Elysée avait indiqué peu auparavant qu'il ne s'y rendrait pas "pour des raisons d'emploi du temps". Lire la suite l'article

"J'ai bien l'intention de passer quelques instants au dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) pour manifester mon soutien et mon amitié", a déclaré M. Sarkozy à la presse juste avant de quitter Charm El-Cheikh, où il coprésidait avec son homologue égyptien Hosni Moubarak un sommet international sur la reconstruction de Gaza.

"Le Premier ministre fera lui-même le discours comme il est de tradition", a-il ajouté. L'Elysée a précisé que le chef de l'Etat passerait "vers 19H30 avant la cérémonie officielle et le discours de François Fillon". Plus tôt dans la matinée, la présidence de la République avait indiqué que Nicolas Sarkozy ne participerait pas "pour des raisons d'emploi du temps" au dîner annuel du Crif, où il était annoncé par les organisateurs.

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Divorce entre le Crif et la gauche


Polémique. Seul le PS a été invité au dîner du Conseil représentatif des institutions juives

Catherine Coroller



Liberation.fr - 3/3/9 - Pas de Marie-George Buffet donc. La patronne du PCF a été privée, hier soir, du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), pour avoir participé aux manifestations contre l’offensive israélienne sur Gaza. Dans le Parisien de dimanche, Richard Prasquier, le président du Crif, justifiait cette non-invitation-sanction par «la présence de certains politiques que cela ne semble pas déranger», dont «Besancenot, Marie-George Buffet, beaucoup de Verts…»,dans des défilés «contrôlés par les éléments islamistes les plus durs», où l’«on entend des manifestants crier "mort aux juifs !" ou brandir des banderoles assimilant croix gammée et étoile de David».

«Les familles de Justes sont très nombreuses au sein du PCF qui s’est toujours battu contre le racisme et l’antisémitisme», lui a répondu, hier, la responsable PCF. Selon elle, Richard Prasquier «fait une confusion». «Il y a une situation au Moyen-Orient, avec le comportement inadmissible du gouvernement israélien, mais aussi la lutte formidable des pacifistes israéliens et la résistance courageuse du peuple palestinien pour obtenir un Etat. Et puis, il y a la communauté juive en France et l’histoire du Parti communiste qui a toujours été aux côtés des juifs de France dans la résistance contre l’occupant nazi.»

«Injures». Entre le Crif et la gauche non-socialiste, le divorce est-il consommé ? Lors d’un précédent dîner, le 27 janvier 2003, les choses avaient déjà failli mal tourner : dans son discours, le président du Crif, à l’époque Roger Cukierman, avait dénoncé une «alliance brun-vert-rouge» antisémite, provoquant le départ de Gilles Lemaire, alors secrétaire national des Verts et un dépôt de plainte de la LCR pour «injures». Avec les Verts, des discussions s’en sont suivies, qui ont permis un rabibochage. L’année dernière, Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, a été conviée aux agapes. Mais pas cette année : «J’ai vérifié partout qu’on n’ait pas égaré le carton, il semble qu’on n’ait pas été invités.» Martine Billard, députée (Verts) de Paris, et habituée du dîner du Crif, n’a pas reçu non plus de carton : «J’imagine que, comme le Parti communiste, on paie le fait d’avoir participé aux manifestations contre l’intervention israélienne à Gaza.»Autre absent : Olivier Besancenot. Mais là, c’est le contraire qui aurait été une surprise. «L’ancienne LCR n’a jamais été invitée, et on y serait jamais allés», s’esclaffe Alain Krivine.

Hier soir, le seul représentant de la gauche était donc le PS. Martine Aubry s’était excusée pour cause de déplacement au Maroc. Benoît Hamon, le porte-parole du PS, représentait officiellement son organisation. Alors, solidaire de la camarade Buffet, le responsable PS ? En paroles, oui : «Je regrette que Marie-George n’ait pas été invitée. Je ne crois pas que l’on puisse déceler le moindre soupçon ou la moindre ambiguïté dans son engagement contre l’antisémitisme.»l’occasion se présente, je dirai aux dirigeants du Crif que je ne comprends pas que Mme Buffet n’ait pas été conviée».

«Dérive». Pour le Crif, les manifestations contre la politique israélienne sont responsables de la recrudescence des actes antisémites. Le fait est qu’ils ont fortement augmenté début 2009, et que cela coïncide avec l’offensive lancée par Israël sur Gaza. Selon des chiffres établis conjointement par le ministère de l’Intérieur et le service de protection de la communauté juive du Crif, rendus publics hier, 352 faits (à 70 % des menaces écrites, verbales ou gestuelles) ont été observés en janvier contre 459 pour toute l’année 2008 et 462 en 2007. Chacun craignant désormais que le pic de 2004, où 974 actes antisémites avaient été recensés, soit de nouveau atteint.

Pour les exclus du dîner d’hier, le Crif porte une part de responsabilité dans cette situation. Martine Billard reproche ainsi aux responsables juifs de «faire un trait d’égalité entre Israël et les juifs» et de «prêter ainsi le flanc à cette dérive, hélas, d’antisémitisme inadmissible».Cécile Duflot les accuse, «avec ce type de polémique, de jouer avec le feu», ce qui est, selon elle, «totalement irresponsable».

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Sarkozy, Prasquier et Boubakeur au dîner du CRIF, le 2 mars 2009

 

Propagande et pleurnicheries au dîner du CRIF

ALTERINFO - 3/3/9 - L'antisémitisme a été la préoccupation dominante lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), exprimée aussi bien par le président Sarkozy, le président du CRIF Richard Prasquier, ainsi que Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris et chef de poste des services algériens en France (1).

«L'antisémitisme est de retour, en janvier 2009, il y a eu trois cent cinquante-deux actes antisémites de toutes sortes, à comparer à quatre cent soixante actes environ pour les années entières de 2007 ou 200» a déclaré Prasquier dans son discours.
Ce dernier n'a évidemment pas parlé du soutien inconditionnel du «grand» rabbin de France Gilles Bernheim à Tsahal (l'armée de l'État juif), pendant l'offensive israélienne à Gaza au début de l'année, lors de manifestations publiques, et qui, pendant l'une de ces logorrhées dont il a le secret, allait même jusqu'à déclarer au quotidien Libération, le 9 janvier 2009, que « la seule préoccupation de l'armée israélienne est de préserver, avec amour et courage, l'idée d'humanité pour tous les hommes. » N'est-ce pas là, pour le représentant des Juifs en France, un discours qui dépasse largement le cadre se ses fonctions ? Qu'aurions-nous pas entendu si le Conseil Francais du Culte Musulman (CFCM) s'était exprimé en faveur de la résistance palestinienne ?
Mais on aurait tort de penser que le rabbin Bernheim se paie notre tête. Ses déclarations, par une sorte de stratégie de la confusion, suivent un but précis : créer l'amalagame dans l'imaginaire collectif, et pourquoi pas ensuite dans le code pénal (2), entre judaïsme et sionisme, de sorte à pouvoir ensuite brandir l'épouvantail de l'antisémitisme en accusant systématiquement de judéophobie tous ceux qui auraient l'outrecuidance de manifester un désaccord à l'encontre de la politique d'épuration ethnique du peuple palestinien planifié par l'État d'Israël. Car c'est bien l'objectif des dirigeants politiques, économiques et religieux sionistes : soutenir coute que coute l'État hébreu. Une ligne de conduite qui ne représente certainement pas celle de la majorité des juifs en France, dont le CRIF se soucie assez peu de savoir ce qu'ils pensent. Le procédé n'est ni nouveau, ni subtil, mais il ne manquera pas de trouver ses relais dans les médias et la classe politique, soumise depuis bien longtemps au diktat du lobby sioniste (ne doutons pas que le PCF et Les Verts redoublent de vigilance après s'être fait interdire de dîner (3)).
Ce qui est nouveau, par contre, c'est la volonté du CRIF à vouloir contrôler Internet, le dernier espace propre à une relative liberté d'expression. Pendant son discours, Prasquier à dénoncé la «propagande» sur la Toile, qui «utilise des prétextes, comme le conflit à Gaza ou la crise financière pour diffuser des rumeurs à caractère antisémite».
Selon Prasquier, dénoncer les crimes de guerres commis par l'armée israélienne, l'utilisation d'armes à uranium à l'encontre des Gazaouis par les forces sionistes, la déportation de 1'500 palestiniens de Jérusalem, les implications du financier Madoff avec le Mossad, ce sont des «rumeurs» qu'il est urgent de faire disparaître du web.
Là où Prasquier à peut-être raison, c'est qu'avec la crise financière les populations de France et d'ailleurs pourraient se réveiller moins imbéciles qu'il ne le pense, et, à l'avenir, être moins tolérantes à l'égard des manipulations de toutes sortes. Il serait sage, sinon même urgent, pour les propagandistes de l'idéologie sioniste, de songer à ne pas verser la goutte d'eau qui pourrait faire déborder le vase.

Mecanopolis
1. Que Boubakeur soit un traître, mis en place par Sarkozy, avec la bénédiction du Général Mohamed Lamine Mediene, alias Toufik, et qu'il se soit acoquiné au lobby sioniste, nous le savions depuis longtemps. Qu'il se compromette au dîner du CRIF, alors qu'il entend représenter les musulmans français, n'est qu'une vaste farce destinée à promouvoir un «Islam de France», cette chose immonde, nulle et non avenue, qui n'existe que dans le fantasme de quelques suspects islamophobes.
2. Dans le même genre, une loi qui a pour but d'assimiler l'antisionisme à l'antisémitisme fait actuellement l'objet de discussions en Argentine. Nous consacrerons prochainement un article sur ce sujet.
3. Le PCF et Les Verts ont été puni par le Conseil représentatif des institutions juives de France parce qu'ils ont protesté contre l'offensive israélienne à Gaza, ce qui démontre encore une fois la volonté de cette organisation à créer la confusion entre une lutte légitime contre le sionisme et l'antisémitisme.
redaction@mecanopolis.org

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Photo : Dieudonné à la conférence Axis for Peace 2005 du Réseau Voltaire

L’Élysée veut interdire des candidatures anti-sionistes aux élections européennes !

 

RéseauVoltaire - 5/5/9 - Le secrétaire général de la présidence de la République française, Claude Guéant, a déclaré à l’antenne d’une des quatre radios de la communauté juive française qu’une étude était en cours en vue d’interdire Dieudonné M’bala M’bala de présenter une liste anti-sioniste aux élections européennes en Île-de-France.

L’humoriste Dieudonné mène un double combat contre le racisme et pour la démocratie qui l’a conduit aussi bien à se présenter contre le Front national pour dénoncer son discours post-colonial d’exclusion (1997), qu’à fréquenter le président du Front national pour dénoncer sa diabolisation (2007).

Multipliant les provocations, il n’a cessé de ridiculiser les préjugés racistes en France et l’apartheid en Palestine. Il est devenu de bon ton, dans les médias, de qualifier ses sketches «d’inacceptables», en faisant mine de croire que son anti-sionisme revendiqué serait une forme masquée d’antisémitisme. Confondant le réel et son image, on lui reproche ses excès, alors que ceux-ci forment le corps de sa satire.

Au demeurant, Dieudonné n’est ni un politicien professionnel maniant la «langue de bois», ni un chansonnier caricaturant la vie politique pour distraire le public, mais un artiste pointant sans précautions les contradictions de la société à la manière d’un Dario Fo.

Juridiquement, il est peu probable qu’une interdiction puisse être prononcée à cinq semaines du scrutin. Cependant, l’affichage de cette intention est révélatrice de la situation des libertés en France.

 

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Entretien avec l’auteur de «Sarkozy, Israël et les juifs»

Par Thierry Meyssan

 

Editions Marco Pietteur, collection «Oser dire» (mai 2009), 205 pp.
Ouvrage recommandé et diffusé par le Réseau Voltaire.

 

Le dernier livre de l’historien à succès Paul-Éric Blanrue ne sera pas disponible dans les librairies françaises. Non que son contenu ait été condamné par les tribunaux, mais parce qu’au mépris total de la liberté d’expression, le distributeur de son éditeur a tout simplement décidé de ne pas le diffuser. C’est que son sujet est explosif : les liens entre le président de la République française et la colonie juive de Palestine.
Grâce à la concentration économique dans le domaine de l’édition, la censure politique ne passe plus par des institutions publiques, mais par de grands groupes privés.
Le Réseau Voltaire a interrogé l’écrivain et a décidé de diffuser son ouvrage par correspondance (16 € + frais de port).

Thierry Meyssan : Paul-Éric Blanrue, bonjour. Vous venez de publier Sarkozy, Israël et les juifs [1]. Dans votre préface, vous comparez votre travail pour la France au livre de John Mearsheimer et Stephen Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine [2]. Pourtant ces deux ouvrages ont une démarche différente : le leur cherche à préciser qui est ce lobby pro-israélien et quelle est son influence à Washington, tandis que le vôtre prend le sujet dans l’autre sens. Vous montrer comment Nicolas Sarkozy est au service d’un lobby que vous vous abstenez de désigner en détail. Pourquoi avoir choisi cet angle ?

Paul-Éric Blanrue : Bonjour, et merci de vos questions. Les deux ouvrages sont différents, en effet, mais leur ambition est au fond la même : montrer que les deux pays, qu’il s’agisse des États-Unis, pour Mearsheimer et Walt, ou de la France, dans mon cas, sont placés sous une forte influence pro-israélienne qui peut, à terme, s’avérer dangereuse pour eux. Seulement, en France, la situation n’est pas tout à fait identique à celle des États-Unis. Là-bas, l’histoire de la formation du lobby pro-israélien est telle que sa présence est avalisée par une grande partie de l’opinion, au point que ce lobby est même analysé par de grands universitaires… même si tous ne sont pas d’accord sur l’influence qu’il joue : Chomsky dénie ainsi au lobby pro-israélien son pouvoir au motif que l’idéal sioniste est diffusé à parts égales dans tous les partis et dans tous les secteurs de la société ! Outre-Atlantique, en tout cas, l’alliance avec Israël est devenu un phénomène banal depuis l’après-Eisenhower. Le secrétaire d’État est obligatoirement sioniste, par tradition si l’on peut dire. Chez nous, tout est (ou était !) différent. Je montre qu’il y a peu de temps encore, il n’y avait pas d’unanimité, au sein même des représentants de la communauté juive, sur la façon dont il convenait d’aborder Israël. Tous ne se rangeaient sous la bannière de l’État juif comme de bons petits soldats. Il y avait des résistances, y compris au plus haut niveau de leurs organisations. Souvenez-vous de Théo Klein : lorsqu’il était président du CRIF [3], dans les années 1980, il affichait une position assez modérée sur Israël, dont il annonçait qu’il ne voulait pas être considéré comme l’ambassadeur, à telle enseigne que certains de ses successeurs ont pu le désigner comme un « collabo » des Palestiniens ! Mais il y a bien davantage encore : en France, ceux que j’appelle les « réseaux pro-israéliens » se sont heurtés, jusqu’en 2007, à un gros problème : nous vivions jusqu’alors sous un régime « gaullien » (même si j’ai conscience de la rangée de guillemets qu’il faut placer pour employer ce terme si l’on songe aux circonstances de l’arrivée de François Mitterrand à l’Élysée, par exemple…) Il n’empêche : la résistance du pouvoir politique, à commencer par le Quai d’Orsay, aux revendications des réseaux sionistes était une réalité. Roland Dumas ou Hubert Védrine étaient de farouches partisans d’une position équilibrée au Proche et au Moyen-Orient. Que l’on se souvienne aussi qu’en 2003, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a refusé de rencontrer Dominique de Villepin, alors chef de la diplomatie française, parce que celui-ci avait fait savoir qu’il allait rendre visite à Yasser Arafat, à Ramallah ! Cette résistance est un souci que les réseaux sionistes ont réussi à surmonter depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Seulement, à la différence des pratiques américaines, Sarkozy n’a pas été contraint de devenir « leur » homme, ni leur «valeur-refuge» : il ne s’est mis à leur service que parce qu’il en a décidé ainsi, par volonté et stratégie politiques délibérées. Après la seconde Intifida, en 2000, il s’est aperçu de la puissance acquise par le lobby pro-israélien américain. Concevant la France comme une Amérique en devenir, il a cherché à s’en faire adouber, important ici les pratiques de là-bas. Il a aussi parié sur la peur du « péril banlieue », qui, pensait-il, pouvait associer dans l’esprit des Français (juifs ou non) les immigrés (musulmans, notamment) à des terroristes en puissance. C’est une des raisons pour laquelle il a invité des policiers israéliens en France à venir expliquer à leurs collègues comment mater les troubles dans les banlieues, comme si celles-ci étaient des «territoires occupés» ! Pour ce faire, dans sa stratégie d’accession au pouvoir, il a employé le vocabulaire et l’idéologie des représentants sionistes, pour lesquels, aujourd’hui, « pro-israélien » et « juif » sont deux synonymes. C’était une manière de galvaniser l’électorat juif, qui est en France l’un des plus importants au monde, ce qui a fait dire à l’UMP Christian Estrosi, que Sarkozy était «le candidat naturel des juifs». Or, d’un point de vue objectif et historique, je rappelle que le judaïsme est une religion tandis que le sionisme est une idéologie politique. On peut être juif et opposé au sionisme, comme l’ont été et le sont encore de nombreux rabbins ou de nombreuses personnalités d’origine juive (il existe même un site Internet où les sionistes les dénoncent à la vindicte de leur coreligionnaires !), et on peut être sioniste et non-juif, ne songez qu’à Bush ! Bref, toutes ces différences expliquent que je n’ai pas traité le problème dans mon livre comme mes deux collègues américains.

Thierry Meyssan : Vous avez pris soin de vous en tenir à des informations connues, déjà publiées et non contestées ; de ne jamais vous baser sur des scoops qui pourraient être controversés, de sorte que les éléments de votre raisonnement ne soient pas discutables. Simultanément, vous avez pris soin de déminer un à un les mots ou expressions qui provoquent des réactions épidermiques mettant fin au débat. Cette méthode prudente suffit-elle à assurer une réception raisonnable de votre travail ?

Paul-Éric Blanrue : Pour commencer, j’estime qu’un livre doit par principe reposer sur des fondements solides, afin d’être inattaquable. C’est une constante chez moi, voyez ma bibliographie qui comporte une dizaine d’ouvrages. C’est aussi une politesse que je dois à mes lecteurs, qui me lisent parce qu’ils savent que je tiens à leur apporter des informations solides. Fondateur, et président durant 10 ans, d’une association sceptique qui s’intitule le Cercle zététique (du grec zetein : chercher), j’ai mené de nombreuses enquêtes au cours desquelles j’ai toujours tenté de faire la part des choses entre les faits vérifiables et la rumeur, ou encore les mensonges. Or j’ai pu constater, au cours de ma carrière, que de nombreux «scoops» non sourcés reposent souvent sur des on-dit et sont en réalité des «bidonnages» destinés à faire un best-seller à peu de frais : aussi, je m’en méfie d’instinct. Ensuite, je ne cherche pas à déminer pour déminer. Si vous faites allusion, par exemple, au fait que je n’emploie pas l’expression «lobby juif» pour caractériser les modalités d’action des sionistes en France, c’est parce que, comme Mearscheimer et Walt, ou chez nous Pascal Boniface [4], je ne crois pas réellement à l’existence de ce prétendu lobby, qui est, selon moi, soit un abus de langage, soit un terme provocateur. Dans les deux cas, il faut l’éviter. De plus, et c’est le plus grave pour moi, il associe juifs et sionistes, deux réalités distinctes comme je l’ai déjà précisé. Vous aurez noté également que je ne parle pas non plus de «lobby sioniste», car la réalité française est différente de l’américaine, même si cette différence tend à se réduire jour après jour. Je fais la recension des nombreuses organisations sionistes, j’indique leurs points communs, leurs différences et parfois leurs contradictions : c’est la raison pour laquelle je préfère parler de « réseaux » pro-israéliens ou sionistes, ces deux derniers termes étant équivalents pour moi. Quant à savoir comment sera reçu mon travail, je l’ignore, n’étant pas Élizabeth Teissier [5]… De mon côté, en tout cas, j’aurai fait tout mon possible pour que ce livre puisse être une base de discussion raisonnable entre deux camps que tout oppose. Il faut que la situation se débloque, sinon on va droit dans le mur.

Thierry Meyssan : Vous avez déjà fait preuve de courage en abordant un sujet tabou. Ne craignez-vous pas de vous griller définitivement en répondant à mes questions ?

Paul-Éric Blanrue : Je suis ainsi fait (mon éducation catholique, peut-être) que, depuis toujours, je réponds à qui m’interroge, sans chercher à sonder son cœur ni ses reins. Plus généralement, je me garde bien de juger les gens, à commencer par ceux qui luttent contre un système qui nous écrase. Pour ma part, comme vous le savez, je n’ai jamais été ce qu’on appelle un «complotiste», mais je revendique pour tous le droit à la libre recherche et à la libre publication. Il est possible que mon livre fasse l’objet d’un black-out général, comme l’a été l’un de mes précédents ouvrages, Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le sionisme et le judaïsme [6], qui n’a pas bénéficié d’une seule ligne dans les grands journaux parisiens, mais qui, bien étrangement m’a valu d’être invité au salon des écrivains du B’naï Brith ! Il faudra bien que je tente cette fois de surmonter par tous les moyens la stratégie du silence de ceux qui s’opposent à sa diffusion pour de sombres motifs. On ne peut pas vivre sous la dictature de la pensée unique sans réagir, sinon on est bon pour l’esclavage. Il est temps de dépassionner le débat et surtout d’arrêter de diaboliser les contradicteurs !

Thierry Meyssan : Votre éditeur belge, Marco Pietteur, semble surpris par la réaction de réseaux de distribution qui refusent de placer votre livre dans les librairies en France. Pourtant ce mode de censure a commencé lors de la publication de mon livre sur le remodelage du Grande Moyen-Orient, L’Effroyable imposture 2 [7]. À l’époque, plusieurs grands éditeurs ont renoncé à le publier face aux menaces des distributeurs. En définitive, Jean-Paul Bertrand et Antoine Gallimard ont dû ruser pour contourner cet obstacle. À défaut de pouvoir interdire le contenu d’un ouvrage, on en empêche la présence en librairie. Le lobby pro-Israélien est intervenu pour dissuader les grands médias de mentionner l’existence de mon livre que ce soit dans des articles ou en acceptant des publicités payantes. Ce dispositif a-t-il été actionné de la même manière pour censurer votre travail ? Et avez-vous identifié les personnes et les groupes qui l’ont actionné ?

Paul-Éric Blanrue : Pour le moment je ne peux pas dire grand-chose, car je suis dans l’action, c’est-à-dire dans la promotion de mon livre, période peu propice aux enquêtes. Disons que j’ai déjà ma petite idée sur la question, qu’il faudra que je creuse. Le temps de la réflexion viendra et alors, croyez-moi, je dirai ce que je sais. En attendant, remarquez, je vous prie, une chose étonnante : il y a un an et demi, j’écrivais avec mon ami Chris Laffaille, de Paris-Match, un livre sur le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, qui s’intitulait Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse [8]. Déjà, je rendais compte d’un certain nombre de faits, bien que ce ne fût pas de manière frontale. Or ce livre a été classé dans les best-sellers de L’Express, a fait la une de Technikart et a été l’objet de traductions à l’étranger. À la FNAC des Ternes, pour prendre un magasin que je connais bien lorsque je suis à Paris, il faisait l’objet d’une exposition dans une vitrine entière, face à l’entrée. Aujourd’hui, pour mon nouveau livre, j’ai dû être édité en Belgique et le diffuseur de mon éditeur Marco Pietteur est tellement effrayé qu’il refuse de le diffuser en France ! Le fait est remarquable et symptomatique de l’état d’esprit qui règne ici depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Les gens sont terrifiés. On peut les comprendre. Je note avec joie que certains commencent à réagir, puisque sur facebook, un groupe s’est créé, comprenant plusieurs centaines de membres, français ou non, qui réclament que mon livre soit vendu dans les librairies françaises. Son intitulé : «Sarkozy, Israël et les juifs : le livre qui fait peur aux diffuseurs !» C’est assez bien vu. J’engage vos lecteurs à rejoindre ce groupe de francs-tireurs. La France est-elle tombée si bas qu’on n’ose plus y diffuser un ouvrage qui sera disponible sans problème dans plusieurs pays étrangers, et qui est en voie d’être traduit dans trois langues ?

Thierry Meyssan : Vous livrez une synthèse très complète des liens unissant Nicolas Sarkozy à Israël, y compris les données biographiques et psychologiques. Cela ne vous empêche pas d’aborder ses liens avec les États-Unis. Vous avez alors choisi d’éluder ses liens familiaux avec la CIA et vous avez cité le faux courriel de la DGSE diffusé au sein des services de police l’accusant mensongèrement d’être agent du Mossad. Votre sujet d’étude ne déforme-t-il pas la réalité en se focalisant sur la subordination de Nicolas Sarkozy à l’agenda israélien et en laissant dans l’ombre les liens peut-être beaucoup plus forts encore qui le lient aux États-Unis ?

Paul-Éric Blanrue : Mon chapitre 3 s’intitule (je parle de Nicolas Sarkozy) «L’homme des réseaux américains »… Je pense donc avoir noté toute l’importance que revêtent pour lui les États-Unis. Ceci dit, vous avez raison, j’y traite essentiellement de son adoubement par le lobby pro-israélien américain, comme le American Jewish Commitee (AJC). Mais c’est le sujet de mon livre qui le veut. Un autre ouvrage serait à consacrer aux liens noués entre le président français et les États-Unis. Mais pour ma part, je voulais montrer en quoi la politique étrangère française avait changé vis-à-vis d’Israël. Sur ce point, les États-Unis, comme la France de Sarkozy, se rangent de manière quasi inconditionnelle du côté israélien, malgré des réserves de circonstance destinées à ne pas chagriner l’opinion, soucieuse du sort des Palestiniens. Or Nicolas Sarkozy est passé par les États-Unis pour aller vers Israël, et non l’inverse. On voit bien qu’aujourd’hui, alors qu’il a perdu une partie de sa crédibilité auprès d’Obama, il est toujours autant pro-israélien que durant sa campagne électorale. Lorsque, le 24 janvier 2009, la France a envoyé la frégate Germinal lutter contre les livraisons d’armes à la résistance palestinienne, à ma connaissance, les États-Unis n’ont pas joué de rôle direct : cette opération a été réalisée entre Israël, l’Égypte et la France. Par ailleurs, Sarkozy n’a pas besoin des États-Unis pour se déclarer «partisan inconditionnel de la sécurité d’Israël», même s’il est évident que ce rapprochement participe d’une «atlantisation» plus générale (envoi de troupes en Afghanistan, retour dans l’OTAN, etc.). Pour résumer, mon livre n’est en effet qu’un chapitre d’une plus grande histoire à écrire, mais je crois qu’il se situe en plein cœur du problème : nous sommes face à un renversement total des principes sur lesquels notre République est assise. C’est pourquoi il m’a semblé urgent de l’écrire. Avant qu’il ne soit trop tard pour faire machine arrière.

Thierry Meyssan : Votre livre nous remémore quantité d’événements oubliés —une information en chassant une autre dans les journaux—. Malgré l’abondance de votre documentation, votre narration est toujours agréable à lire. Mais, cette qualité littéraire n’empêche-t-elle pas de hiérarchiser les choses. Par exemple, vous évoquez en passant un lien amical avec la banque Rothschild, mais rien sur l’activité d’avocat d’affaire de Nicolas Sarkozy, ni sur François Pérol, un associé-gérant de Rothschild devenu secrétaire général adjoint de l’Élysée puis président de Natixis dans des conditions douteuses. Comment avez-vous sélectionné les événements que vous relatez ?

Paul-Éric Blanrue : Merci, tout d’abord, du compliment. Mais hélas, on ne peut pas tout dire, surtout dans un ouvrage que je destine au grand public et que j’ai par conséquent voulu «lisible» alors que la question est complexe. Notez tout de même que pour 200 pages de texte, j’ai disposé un appareil critique de quelque 500 notes infrapaginales, ce qui n’est pas courant dans l’édition française actuelle. Vous avez raison, bien sûr, de dire que les informations sont oubliées par l’opinion, et que l’accumulation de celles-ci dans les journaux, loin d’alimenter les cerveaux de nos contemporains, contribue à tasser les données dans les couches sédimentaires inférieures. Mieux encore : l’abondance d’informations (avec la prime données aux faits divers) fait oublier le sens général de l’histoire qui se déroule devant nous. J’ai donc voulu procéder à un «rafraichissement de la mémoir» de l’opinion publique, tout en organisant mon plan de manière à donner un sens à l’actualité la plus brûlante. Mon point de départ est Sarkozy, l’homme par qui la fracture arrive. Je tente ensuite d’expliquer pourquoi il en est arrivé là et pourquoi la France est dans une impasse dont il faudra bien un jour qu’elle s’extraie.

Thierry Meyssan : Dans votre dernier chapitre, vous élargissez votre sujet aux milieux culturels. Mais une trentaine de pages, c’est à la fois beaucoup pour éveiller la curiosité et trop peu pour donner une vue d’ensemble du phénomène. Pour faire vite, vous êtes obligé de traiter rapidement certaines personnalités, comme Tariq Ramadan, parce que cela nécessiterait des développements contextuels. Comme vous laissez vous lecteurs sur leur faim, avez vous l’intention d’approfondir cette question dans un autre volume ?

Paul-Éric Blanrue : J’évoque le cas de Tariq Ramadan, lors de sa confrontation télévisée avec Nicolas Sarkozy, afin de montrer comment ce dernier a intégré dans son discours la rhétorique sioniste actuelle, ce dogme bourré de dynamite qui veut que « juif = pro-israélien ». Pour le reste, je me consacre à l’essentiel : la description des réseaux sionistes français et la façon dont l’actuelle présidence répond à leurs attentes, voire les devance. Je passe en revue des cas connus et moins connus : quel est le parcours du patron de la LICRA ? Qui sont les principaux «poissons-pilotes» d’Israël en France ? Quelles associations intentent systématiquement des procès aux chercheurs indépendants qui critiquent Israël ? En quoi la loi Gayssot est-elle la clé de voûte de la dictature de la pensée unique actuelle ? Pour répondre précisément à votre question : oui, je prépare actuellement, non pas un, mais deux autres livres, qui approfondiront de manière notable ce que j’ai dit dans celui-ci. Je pense qu’ils surprendront vos lecteurs. Ce n’est qu’un début !

Thierry Meyssan : Terminons par une note plus personnelle. Au cours de cet entretien, vous avez répondu à mes questions en évoquant avec fierté votre travail antérieur. Vos premiers livres traitaient de l’histoire de la famille de France et étaient publiés par des éditeurs traditionalistes. Puis, vous vous êtes passionné pour l’étude des superstitions et vous avez créé le Cercle zététique. Enfin, vous vous êtes tourné vers des sujets d’actualité, Carla Bruni et Jérôme Kerviel. Quelle était votre démarche personnelle au long de ce parcours ? Qu’est ce qui vous motive aujourd’hui ?

Paul-Éric Blanrue : Ce qui m’intéresse, en premier lieu, c’est de pouvoir publier le résultat de mes recherches. Pour moi, tout éditeur, du moment qu’il est légal, qu’il fait correctement son travail de promotion et qu’il rémunère convenablement ses auteurs, est respectable. Comme je suis un homme nuancé et ouvert, ses idées politiques ou philosophiques ne m’intéressent pas, du moment qu’il me permet de publier ce que j’entends, sans me censurer. Vous connaissez l’adage : «publish or perish»… Un auteur n’existe qu’à travers son travail publié, lu, assimilé et commenté par d’autres. L’éditeur « tradi » auquel vous faites allusion m’a ainsi permis, il y a bien longtemps, d’éditer mes découvertes étonnantes sur le comte de Chambord (fruit d’un mémoire universitaire en histoire), ce que d’autres maisons plus classiques avaient refusé de faire pour des motifs idéologiques. Il a en revanche été incapable, à son tour pour des raisons idéologiques, de publier mes conclusions sur l’histoire du suaire de Turin, qui m’a donc été édité, d’abord, par une maison communiste en coédition avec des cathos de gauche, puis, dans une autre version, par une maison du groupe Flammarion, Pygmalion. Mon livre d’anthologie sur les propos contre les juifs a été publié, lui, par un éditeur connu pour ses collections érotiques… Mon opus sur Kerviel est paru dans une maison spécialisée dans le rock, ce qui ne m’a pas empêché d’annoncer le crise financière de septembre 2008 six mois avant les « experts » du Monde ! Bref, toute ma vie éditoriale est ainsi faite ! Je trouve tout cela amusant. On a tendance à me ranger dans la catégorie des « inclassables », à quoi je dis préférer le terme « d’irrécupérable », qui ne permet, précisément, aucune sorte de « rangement ». Bref, mes maisons d’édition varient en fonction de leur capacité à publier mes livres, c’est-à-dire en fonction de leurs propres normes idéologiques, et non des miennes. Maintenant, vous voyez, je suis contraint d’aller faire éditer en Belgique un livre qui traite de la politique française… Je suis le « Juif errant » de l’édition ! Ce n’est pas par hasard si je passe une partie de ma vie à Venise, la ville du premier ghetto, qui est aussi la cité des labyrinthes, des masques, des reflets et des miroirs cachés. Quant à mes sujets de prédilection, malgré une évolution de surface, ils ont tous un point commun : la traque des mystifications, des mensonges, des erreurs de tous ordres, abondamment diffusées dans le grand public. La véritable histoire est toujours à chercher sous le vernis de la propagande, je ne vous apprends rien. Je ne cesse donc de m’intéresser aux impostures, quelles qu’elles soient, historiques, scientifiques, politiques, idéologiques, religieuses. Pourquoi ? Parce nous vivons dedans ! Nous naissons et mourons entourés de vessies que nous ne cessons de prendre pour des lanternes. Certaines impostures sont innocentes, d’autres moins, parce qu’elles orientent nos vies et celles de nos contemporains. Avec le temps, je me suis concentré sur les affaires qui me paraissent les plus graves. Tout au long de mon existence, j’ai tenté de situer ma démarche dans les pas des Lumières : Voltaire, Diderot, d’Holbach (et le grand Casanova ! ) ont été capables d’écrire sur tous les sujets, petits ou grands, religieux ou mondains, avec le même esprit critique. Voilà ce ce que je tente, contre vents et marées, de faire à ma façon. Il est difficile de vous cacher que j’espère que les conséquences de mes livres seront comparables à celles qu’ont suscité les oeuvres des grands esprits dont je me réclame. Chaque auteur est un peu « mégalo », n’est-ce pas ? Mais s’il ne croit pas à son pouvoir de transformer les mentalités, qui le croira ? C’est en tout cas la raison pour laquelle le dernier chapitre de « Sarkozy, Israël et les juifs » s’intitule : «Pour une nouvelle nuit du 4 août», en référence à l’abolition des priviléges de la noblesse par la noblesse, en 1789. Comme Max Gallo, Dominique de Villepin ou François Bayrou, je pense que nous sommes dans une situation pré-révolutionnaire. La France va bientôt trembler. Mon livre est préventif : ceux qu’il critique sont aussi ceux qui devraient s’en inspirer. À moins qu’ils ne soient prêts à affronter un nouveau 1793 ? Mais autant l’éviter, n’est-ce pas ?

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

NOTES

[1] Sarkozy, Israël et les juifs, éditions Marco Pietteur, collection «Oser dire» (mai 2009), 205 pp.

[2] Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, par John Mearsheimer et Stephen Walt, La Découverte, 2007, 500 pp.

[3] CRIF : Conseil représentatif des institutions juives de France.

[4] Voir Est-il permis de critiquer Israël ?, par Pascal Boniface, éd. Robert Laffont (2003), 239 pp.

[5] Élizabeth Teissier est une célèbre astrologue française qui fut proche de François Mitterrand.

[6] Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le sionisme et le judaïsme, par Paul-Éric Blanrue, préface de Yann Moix, Éditons Blanche, 2007, 318 pp.

[7] L’Effroyable imposture 2, par Thierry Meyssan, éd Alphée-Jean-Paul Bertrand (2007), 400 pp.

[8] Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse, par Paul-Éric Blanrue et Chris Lafaille, Éditions Scali, 2008, 155 pp.

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Appel à une interdiction de la Ligue de défense juive


Par Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Trequesser

 

Reuters - 7-7-9 - Des associations et des partis politiques demandent au gouvernement français d'interdire la Ligue de défense juive, qu'ils accusent d'avoir mené une série d'actions violentes ces dernières années. Lire la suite l'article

Ce collectif, qui rassemble des associations de défense des droits de l'homme ou de soutien aux Palestiniens, les Verts et le Nouveau parti anticapitaliste, appelle à manifester mercredi devant une librairie parisienne, qui, dit-il, a été attaquée par des membres de cette organisation vendredi dernier.

Dans un communiqué, il accuse la LDJ d'avoir perpétré des violences répétées et "demande fermement l'interdiction de la Ligue de défense juive et la traduction en justice de ses nervis". La LDJ, ajoute-t-il, est interdite en Israël et aux Etats-Unis.

Dans un précédent communiqué, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) avait détaillé ces accusations, écrivant que la LDJ avait attaqué des lycéens le 8 janvier à Paris et plus récemment des militants du Centre international de culture populaire (CICP) et la mairie de Vitry.

"Le Mrap réitère donc au gouvernement français sa demande pressante du 8 avril 2002 de dissoudre la dite Ligue de défense juive, à la suite de quatre agressions du siège national du Mrap, de ceux de la Fondation Danielle Mitterrand, de la Cimade et du CICP, de violences à Orly contre des militants pacifistes et de menaces de mort contre le président de l'Union des juifs français pour la paix", poursuit le texte.

Chez les Verts, on précise que la décision de demander la dissolution de la LDJ n'a pas encore été prise en conseil exécutif. "Mais étant donné que cette association est condamnée en Israël et aux Etats-Unis, qu'elle est reconnue pour être un groupuscule paramilitaire et fascisant, nous n'avons aucun état d'âme à appuyer ceux qui demandent sa dissolution", a déclaré Djamila Sonzogni, porte-parole nationale du parti écologiste.

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Pour Israël, la «nakba» n’existe pas !
La droite réécrit les manuels scolaires arabes...


Par Christophe AYAD

 

Libération.fr - 24/7/9 - Pour les Palestiniens, il ne s’est rien passé en 1948, en tout cas, rien de mal. C’est ce que veut faire croire le ministère israélien de l’Education, qui a décidé d’exclure le mot nakba des manuels scolaires en arabe destinés aux Palestiniens d’Israël.

La nakba, au sens littéral, c’est la catastrophe. Pour tous les Palestiniens, ce mot résume l’expulsion de leurs villages et de leurs villes lors de la guerre qui a immédiatement suivi la déclaration d’indépendance unilatérale d’Israël, en mai 1948. Ironiquement, «catastrophe» est aussi le mot utilisé par les Juifs pour désigner la Shoah, le génocide de six millions d’entre eux durant la Seconde Guerre mondiale.

Ultranationaliste. Cette décision sur les manuels scolaires, soutenue par le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, fait partie d’une loi en cours d’examen à la Knesset, le Parlement israélien. L’initiative en revient à Avigdor Lieberman, leader du parti ultranationaliste Israël Beitenou (Israël notre maison) et ministre des Affaires étrangères. Sa formation, qui recrute essentiellement dans les milieux laïcs russophones, est un pilier de la coalition de droite dure au pouvoir. A l’origine, le projet de loi visait à interdire toute commémoration de la nakba, le jour de la fête nationale d’Israël ; il prévoyait même une peine allant jusqu’à trois ans de prison. Lieberman, qui est obsédé par le péril démographique posé par les Arabes israéliens et milite pour leur «transfert», en clair, leur expulsion. Il a aussi l’intention de leur demander de prêter un serment de loyauté à l’Etat hébreu.

Ces mesures ne peuvent qu’être vécues comme une provocation et une incitation à la discrimination par les 1,7 million de Palestiniens citoyens d’Israël qui forment 20 % de la population du pays. Ils jouissent théoriquement des mêmes droits - dont celui de vote et d’être élus - que les citoyens juifs d’Israël, mais font l’objet de tout un ensemble de mesures discriminatoires non écrites. Dispensés du service militaire, ils ne peuvent souvent pas accéder aux emplois publics, ni obtenir des permis de construire aussi facilement que les Juifs.

Suspects. Souvent soupçonnés d’être une cinquième colonne par les Juifs, ils sont suspects aux yeux des Palestiniens des territoires et des réfugiés en raison de leur niveau de vie supérieur et de leur nationalité israélienne. Comment, en effet, expliquer qu’ils soient restés, malgré la guerre et l’occupation ?

La nakba est au cœur de l’affrontement israélo-palestinien. Pour les Juifs, les Arabes ont quitté leurs terres et leurs maisons à l’appel des pays arabes voisins qui s’apprêtaient, en 1948, à envahir le jeune Etat d’Israël. Les Palestiniens estiment, pour leur part, avoir été victimes d’un nettoyage ethnique en règle. Comme l’ont montré les nouveaux historiens israéliens (Benny Morris, Ilan Pappé, Avi Shlaïm, Tom Segev), l’exode des Palestiniens a été le plus souvent le résultat de violences et d’une savante guerre psychologique.

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Israël dicte ses lois


«Boire le calice jusqu’à la lie», célèbre expression

 

Par Beghdad

 

AGORAVOX - 27/7/9 - «La France humiliée par Tsahal» (1) : tel est le titre du journal Français Libération dans son édition du 25 juin 2009 dernier sur le net sans que les officiels et la classe politique Française réagissent et ni réussissent à placer une brève petite dénonciation. Comme tout le monde entier l’a jugé à moult reprises, l’état israélien n’est pas à sa première insulte à la France et à d’autres de ses défenseurs. Une autre bavure de plus du maître sur son élève la France, en particulier ces dernières années où son échine s’est courbée davantage sans que personne de cette France plurielle ne puisse bouger le petit doigt à part quelques politiciens courageux et associations soucieuses de l’équité des droits de la cause Palestinienne.
Nous ne sommes plus le 22 Octobre 1996 quand l’ancien président Français Chirac a provoqué un grand scandale en visite officielle à Jérusalem avec son anglais approximatif en déclarant furieusement : «This is not a method, this is provocation !» après que les services de sécurité israéliens sont intervenus pour repousser violemment les commerçants arabes qui voulaient saluer Jacques Chirac devant ses yeux. Ce coup de gueule n’est qu’un vieux souvenir, dorénavant les choses sont complètement rentrées dans l’ordre au profit de l’enfant prodigue.

C’est vrai que la France a d’autres sujets plus sérieux à débattre et d’autres chats à fouetter que de répondre à ces défis du petit poucet qui est devenu un ogre à force de le laisser errer dans ses caprices. L’entité sioniste a toujours été une éternelle amie du pays des Gaulois et ce quels que soient ses comportements et ses dénis du droit international. Elle peut tout se permettre et tout, lui est légitime et pardonnable.

Israel nargue ses protecteurs

Israël est née pour narguer tout le monde et elle est en train de mener ses protecteurs droit au mur, ne reconnaissant aucune résolution onusienne ni les décisions de la communauté internationale. Elle n’admet que le dogme de sa création. Elle a été enfantée dans un but de servir de tampon entre l’occident et l’orient à contraindre, non seulement en éloignant et en choquant les civilisations des deux bords mais en les enflammant afin d’éviter toute quiétude mondiale durable entre les peuples. C’est sa finalité avec un monde en perpétuelle guerre où la liberté et la paix ne seront jamais retrouvées. Israël est une des causes des guerres qui infectent toute la région du moyent-orient.

Tandis que la France de cette fin du mois de juin est occupée par des débats Byzantins et interminables de son ingérence flagrante dans les affaires intérieures Iraniennes et ses retombées sur la Burqa, voilà qu’elle oublie l’essentiel de la défense de son honneur et son prestige face aux lobbies sionistes qui la gangrènent depuis des décennies de la tête jusqu’aux pattes.

Toujours comme le rapporte le journal Libération, la chose est très grave lorsqu’on sait que les médias des descendants de Jeanne d’Arc sont très sensibles à tout ce qui touche l’amour propre de leurs compatriotes en menace en terre étrangère.

Nous avons remarqué durant des mois et des mois comment la France entière, avec sa diversité politique, associative et culturelle s’était mobilisée pour sauver la Colombienne Ingrid Bétancourt, Française de par sa culture, en détention, aux mains des FARC, dans la jungle du côté de Bogota.

L’humiliation des diplomates Français

Mais dans le cas présent, on n’en finit pas de caresser Tel Aviv dans le sens du poil. Des ressortissants Français de surcroît en missions officielles et diplomatiques, sont avilis par les forces de sécurité israélienne.

En effet, en ce Lundi 22 juin 2009 près de Jérusalem, la directrice, une femme, du centre culturel Français de Naplouse en Cisjordanie a été extraite de son véhicule, traînée telle une forcenée puis jetée à terre et ensuite rouée de coups par des militaires israéliens telle une vulgaire criminelle, qui en passant, doit disposer de droits humains, dans un pays qui se respecte.

Ce fait sentencieux aurait constitué, le lendemain, la une de tous les quotidiens Parisiens et d’ailleurs. De plus, la victime est une femme sans défense. L’événement aurait été amplifié dans le pays supposé des droits de l’homme. Quels titres accrocheurs ! Les ventes auraient été sensationnelles par ces temps de crise économique pour tous. On sait comment les médias de l’hexagone sont émotifs à tout ce qui touche au sexe faible mais il semble que cette fois-ci, ils en ont fait abstraction car le coupable n’est que l’impunissable et l’injustifiable enfant terrible de ce monde.

Attention, le fautif n’est pas n’importe qui, il possède un puissant lobby médiatico-politico-financier en France. Ce n’est pas non plus un état arabe, ni musulman ni encore moins un pays ennemi politique, idéologique ou économique. Les médias Français ont ainsi raté un scoop extraordinaire de remplir leurs colonnes en enfonçant le condamnable mais malheureusement, il s’agit du patron lui-même et ils ne pouvaient pas faire Hara-Kiri. Dommage !

Encore le silence de mort des médias

Pourtant cet état théocratique, qu’il est pénible de nommer car sans cesse associé au malheur de nos frères Palestiniens, est présenté par les occidentaux comme un modèle de démocratie ! En aucun cas, il ne faut toucher à la sacralité de l’état Hébreu quoique des citoyens européens sont assaillis et oubliés par leurs gouvernants dans la terre d’Avigdor Lieberman, le Lepen bienfaiteur local.

Si cela s’était passé dans un autre pays, de plus arabe ou musulman, on en aurait vu de toutes les couleurs et de toutes les griffes. Les médias Français auraient remué cieux et terres pour en faire un credo inépuisable, en ces temps de vaches maigres. Un cadeau tombé du ciel mais inopportunément inexploité.

Ne pas déranger sa majesté

Pire encore, l’un des soldats du Tsahal a même lancé à cette pauvre dame sans soutien, et d’un ton menaçant la phrase suivante en Anglais : « Je peux te tuer ». Une ressortissante Française dans l’exercice de ses fonctions officielles au pays soi-disant l’enfant démocrate des occidentaux, se fait déshonorer, subissant des exactions sans que ses supérieurs ne puissent broncher. Malgré que sa voiture portait des plaques diplomatiques.

Et ce n’est pas fini, d’en haut, en flairant l’appréhension d’importuner l’enfant chéri, on conseille à la malheureuse représentante de la culture de ne pas porter plainte, de se taire pour ne pas déranger la visite en France de sa majesté Nétanyahou. C’est le monde à l’envers !

Cette visite aurait été purement et simplement annulée sous la pression des médias qui auront montré toute leur agressivité habituelle face à tout ce qui est tiers monde et non occidental.

L’affaire ne s’est pas arrêtée là, le lendemain mardi 23 juin, Olivier Debray, directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, à bord d’un véhicule pourvu aussi de plaques consulaires, a été à son tour vilipendé par des policiers de Sire israël.

Jamais la France, pays chantre des droits de l’homme et de la culture universelle, n’était tombée aussi si bas. Ses responsables se sont faits tout petit en recommandant à leurs ressortissants de se dérober devant tant d’injustice et de méchanceté. Du rarement vu !

A quand la rébellion des médias ?

Cet événement n’est pas nouveau, le corps consulaire de l’hexagone en Palestine occupée, le subit à ses dépens, comme le rapporte le même journal. Il s’est plaint souvent de la transgression régulière des usages consulaires par les policiers et les soldats israéliens qui bafouent toutes les lois internationales.

Comme exemple, nous citons le cas de Cathérine Hyver, une autre femme cette fois-ci diplomate et Consule adjointe à Jerusalem, qui a été retenue le 11 juin 2008 durant dix-sept heures par les forces de sécurité israélienne à un point de passage de la prison à ciel ouvert de la bande de Ghaza. Tout le monde sait que cette région est très suffocante en cette période des grandes chaleurs, cette dame est restée otage sans une goutte d’eau ni une miette de pain. Une grève de la faim et de la soif forcée.

Voilà ce que cachent les médias occidentaux à leurs compatriotes qui paient leurs redevances télé pour être bien informés. Jusqu’à quand va-t-on étrangler les gémissements des enfants et des vieux qui souffrent le martyr en Palestine occupée et particulièrement à Ghaza avec ce perpétuel blocus humanitaire alimentaire et sanitaire que les bourreaux imposent aux accablés Palestiniens ?

Afin que la vérité éclate, une révolution s’impose dans les médias occidentaux, là où le lobby sioniste opère en toute impunité en imposant sa théorie, rien que ses opinions.

Excréments de soldats israéliens sur le drapeau Français

On n’a pas encore fini avec les malheurs infligés à la France en Palestine occupée. En effet, le domicile à Ghaza de l’agent consulaire Français, Majdi Chakkoura, a été occupé pendant l’agression barbare de la bande de Gaza en Janvier dernier. En son absence, les soldats israéliens de tsahal, après avoir entièrement dévasté la maison, pourtant signalée à l’armée israélienne, ont ensuite dépouillé l’agent consulaire d’une grosse somme d’argent, des bijoux de son épouse, de son ordinateur et détruit même les travaux de sa thèse.

Le plus dur et surtout vexant pour la France est à venir, les soldats sauvages israéliens ont ensuite souillé d’excréments le drapeau tricolore de la France. C’est vrai que les arabes et les musulmans ne sont nullement surpris pas ces actes vandales et diverses offenses d’un passé lointain vidé de civilisations. Que de fois, les croyances arabes dans cette terre divine, musulmanes et chrétiennes, ont été profanées par cet occupant raciste et xénophobe des temps nouveaux.

Une autre occupation semblable s’est produite au domicile d’une Professeure Palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en Français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le « t » en trop - qui a choqué l’enseignante.

La France officielle semble abdiquer et subir un autre opprobre. Le Quai d’Orsay, comme le cite toujours le même article, n’a soulevé, à ce jour, aucune protestation publique.

 

Où es-tu France ?

En tentant de rechercher la véracité de ces agissements, j’ai consulté le très officiel site de la diplomatie Française diplomatie.gouv.fr. Sur ce site, le ministère des affaires étrangères Français organise des points de presse électronique du jour où le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes fait les déclarations et répond aux questions de l’actualité.

La 4ème question du point de presse du 04 mars 2009 (2) était consacrée au Proche-Orient notamment sur l’affaire de l’agent consulaire Français de Gaza. Le diplomate confirme évasivement la chose mais n’évoque nullement la souillure du drapeau d’excréments comme imputé au canard enchaîné.

Pis, l’officiel du Quai d’Orsay appelle à la libération immédiate et inconditionnelle du soldat Gilad Shalit détenu par le Hamas, élément appartenant à l’armée qui vient d’encrasser le drapeau Français avec des excréments de ses collègues. On aurait préféré une réaction plus ferme de la France vis-à-vis d’Israël sur ce qu’elle vient de faire subir comme déclins, pas sur de simples citoyens mais à ses représentants officiels protégés par l’immunité diplomatique.

Dans ce même point de presse, on parlait déjà du mandat d’arrêt qui allait être lancé par le Tribunal Pénal International contre le Président Soudanais Omar El-Bachir. Les 1400 civils, qui viennent d’être achevés dans des conditions effarantes à Ghaza, importent peu.

La 6ème et dernière question du point de presse du 25 juin 2009 (3), se rapportait justement à l’agression des 2 officiels du centre culturel.

L’ordre de cette question est venu en dernière position, illustrant que ce problème n’est pas aussi important aux yeux de la France officielle afin de ne pas indisposer Israël. Les diplomates sont sacrifiés sans aucun état d’âme.

Point de fermeté, d’ailleurs le second incident n’a même pas été évoqué dans la réponse du diplomate. Sans commentaires.

LE SOUCI : TOUJOURS ET ENCORE LE SOLDAT SHALIT

Dans le point de presse du lendemain 26 juin 2009 (4), la situation du soldat de tsahal Shalit nécessite une déclaration de Bernard Kouchner, ministre Français des affaires étrangères et européennes. L’incident de Jérusalem est relégué aux calendes grecques plus exactement à la 12ème place de ce point de presse.

Gilad Shalit est plus important que tout. Dans le communiqué des AE Françaises, on ne parle pas d’un soldat en détention aux mains d’autres adversaires soldats mais d’un otage entre les mains de « ses ravisseurs » comme si Gilad était un paisible touriste détenu à Gaza ! La France prise en flagrant délit en choisissant délibérément son camp et point de réactions sur les 11000 détenus Palestiniens qui s’abîment dans les geôles israéliens.

En tous les cas, pas étonnant de la part de Kouchner quand on connaît ses accointances et son soutien sans failles à l’état Hébreu. On se souvient encore de sa bise à tzipi livni, ancienne ministre israélienne des AE au moment où celle-ci exterminait sans aucun état d’âme les enfants palestiniens à Gaza.

Néanmoins, la France se contente d’excuses en demi-teinte d’Israël pour mettre fin le plutôt possible à cette affaire qui risque de dévoiler de nombreux non-dits. Autant la déclasser en l’étouffant dans l’œuf. L’ambassadeur israélien n’est même pas dérangé à être convoqué au ministère Français des affaires étrangères. L’incident est semble-t-il définitivement clos pour d’ultérieurs incidents. L’enfant gâté n’arrêtera pas d’escalader sur les épaules de ses protecteurs.

LE SOS DE CYNTHIA McKINNEY

Après les officiels Français, c’est au tour d’autres nationalités, Américains de connaître le même sort. Effectivement, le jeudi 2 juillet 2009, Cynthia McKinney une Américaine a écrit une lettre (5) très émouvante et sincère sur le visage du sionisme et ses alliés depuis une prison israélienne où elle est incarcérée avec 21 activistes multinationaux des droits humains du Free Gaza Movement. Leur délit est d’avoir essayé de transporter de l’aide médicale, des matériaux de reconstruction et même des crayons pour enfants de la ville martyre de Gaza. Ce ne sont pas des armes qu’ils voulaient livrer aux Gazaouis mais de l’aide purement humanitaire avec ces 3 malheureuses tonnes ô combien significatives pour casser l’isolement de Gaza. C’était au moment des bombardements lâches de Gaza de l’opération baptisée «plomb durci» où leur bateau a été arraisonné par les pirates de la Marine israélienne.

Pour sa carte de visite, Cynthia McKinney est une ancienne membre du Congrès américain, candidate présidentielle pour le Parti des Verts et est une avocate acharnée des droits humains et de la justice. La première femme noire américaine ayant représenté l’état de Géorgie, McKinney a été élue six fois à la Chambre des Représentants, de 1993 à 2003 et de 2005 à 2007.

Depuis 9 mois, les USA ne semblent pas s’inquiéter outre mesure du devenir de cette dame qui défend une noble cause d’être à côté des opprimés palestiniens.

ET DES PALESTINIENS ?

Enfin, pour conclure, je n’ai trouvé mieux que de reprendre le commentaire de l’ami et collègue qui m’avait alimenté en liens Internet de ces comportements, résumant l’essentiel en une seule phrase : «Il est évident que ceci n’est que la partie visible de l’iceberg ! Par ailleurs, si les sionistes réagissent ainsi vis-à-vis es OFFICIELS français et d’organisations humanitaires internationales, comment font-ils alors avec de simples palestiniens ???». Il faudrait rassembler des tonnes de pages d’histoire et du présent pour relater les 61 années terribles endurées par les Palestiniens depuis la Nakba.

REFERENCES :

1) http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal

2) https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/pointpresse.asp?liste=20090304.html#Chapitre4

3) https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/pointpresse.asp?liste=20090625.html#Chapitre6

4) https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/pointpresse.asp?liste=20090626.html#Chapitre12

5) http://www.freegaza.org/fr/accueil/56-news/986-letter-from-an-israeli-jail-by-cynthia-mckinney

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Cachez moi ces juifs que je ne saurais voir

 

Par LeLibreBlogeur

AGORAVOX - 5/8/9 - L’Union Juive Française pour la Paix s’inquiète devant la multiplication des déclarations du CRIF ou d’organisations membres de ce «Conseil» se faisant les porte parole des courants les plus bellicistes de l’Etat israélien et prétendant obtenir de l’Etat français un alignement pur et simple sur les positions du gouvernement Netanyahou. Ces mêmes organisations veulent obtenir la condamnation pénale de l’antisionisme (en prétendant qu’il ne peut être que le masque de l’antisémitisme) et des appels au Boycott des produits israéliens (assimilé à une volonté de destruction pure et simple de la société israélienne).

Le communiqué du CRIF à propos de la convocation par le Quai d’Orsay de l’Ambassadeur d’Israël est proprement ahurissant. Alors que le gouvernent français a été plus que discret dans ses réactions face aux crimes de guerre d’Israël ( notamment à Gaza en décembre et janvier derniers), à la poursuite de la colonisation et de la construction du Mur, comme au traitement infligé à l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri; alors qu’il a même été quasiment muet devant les vexations et humiliations subies par ses représentants diplomatiques (la dernière en date étant l’interdiction faite à notre représentant consulaire d’assister à l’audience de dimanche où Salah a vu sa libération refusée) ; quand enfin l’Ambassadeur d’Israël est convoqué au sujet des destructions illégales au regard du droit international de quartiers entiers de Jérusalem Est , et malgré toutes les précautions prises par Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy pour réaffirmer que la France partageait avec Israël les mêmes valeurs, le CRIF s’émeut, affirme que la loi israélienne doit s’appliquer sur la ville de Jérusalem dans sa totalité, en contradiction même avec les résolutions de l’ONU, et demande qu’Israël soit traité en ami.

Auparavant plusieurs organisations parmi lesquelles l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF - à ne pas confondre s’il vous plaît avec l’UJFP) avaient diffusé un « appel à la clémence » pour les nervis de la Ligue de défense Juive coupables de la dévastation de la librairie Résistances, excusables de ne «plus croire à la justice de leur pay» devant la «déferlante antisémite» que connaîtrait la France, notamment au travers des actions de Boycott et de la mansuétude de la Justice pour les coupables dans le procès Halimi !

Nous avons déjà dit le caractère de fuite en avant criminelle et suicidaire de la politique israélienne, qui voit dans l’impunité que lui a accordé jusqu’ici la «communauté internationale» (on attend aujourd’hui que les déclarations d’Obama se traduisent en actes) des raisons de poursuivre la dépossession du peuple palestinien alors que cela ne fait qu’éloigner toujours un peu plus la possibilité d’une solution de paix juste et durable.

Nous disons qu’en s’alignant sur cette politique le Conseil dit représentatif des Institutions Juives de France engage les Juifs de France dans la même impasse d’une guerre sans fin contre tous, développant une idéologie de forteresse assiégée par des ennemis et des traîtres.

Nous disons qu’il revient au Président de la République et au gouvernement de ne pas céder à cet invraisemblable chantage communautariste, comme il vient malheureusement d’être fait en interjetant appel du jugement dans l’affaire Halimi.

Nous disons qu’il revient au Président de la République Française et au gouvernement de contribuer à casser cette dérive en développant une position ferme de défense des droits humains de tous les peuples. Cela devrait commencer, notamment, par la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël (comme prévu à son article 2) et par l’exigence de libération immédiate de Salah Hamouri.

Pour l’UJFP, André Rosevègue, co-président 29 juillet 2009

 

Commentaire par Nicole (IP:xxx.x5.195.209) le 5 août 2009

Voir aussi la condamnation révoltante de Jean-Claude Willem :

Tous solidaires de Jean-Claude Willem

La Cour européenne des droits de l’homme a rendu son jugement concernant le recours présenté par Jean-Claude Willem après sa condamnation pour avoir incité au boycott des produits israéliens. «La cour conclut, par six voix contre une, à la non violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Le recours est donc rejeté.

Jean-Claude Willem, alors maire de Seclin, y avait en octobre 2002 appelé au boycott des produits israéliens. Il avait pris cette décision devant l’accélération de la politique de guerre contre la Palestine et son peuple menée par le bourreau de Sabra et Chatila, et Jenine, Ariel Sharon, alors premier ministre israélien. Cette position courageuse lui avait valu d’être acquitté en première instance, après plainte de l’association israélite du Nord. C’est l’appel du procureur général, sur demande du ministre de la justice du gouvernement Raffarin, qui aboutit à une condamnation pour entrave « à l’exercice normal de l’activité économique des producteurs israéliens. »...la suite là :

http://bellaciao.org/fr/spip.p...

http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-p (...)

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A Damas, Chavez fustige "Israël", "génocidaire" et "assassin"

 

ALTERINFO.NET - 4/9/9 - Le président vénézuélien Hugo Chavez a fustigé jeudi soir l'entité sioniste "génocidaire" et "assassin", et demandé la restitution du plateau du Golan à la Syrie, lors d'une conférence de presse à Damas avec son homologue syrien Bachar al-Assad.

"L'Etat d'Israël est devenu un Etat génocidaire, un Etat assassin, ennemi de la paix", a-t-il affirmé, en soulignant que le Venezuela et la Syrie menaient les mêmes "résistances" et avaient les mêmes "ennemis".

"Israël est devenu l'exécutant des politiques de l'empire américain", a-t-il dit au palais présidentiel, en demandant la restitution à la Syrie du plateau du Golan, occupé par l'entité sioniste en 1967, et la fin du blocus des territoires palestiniens.

"Il faut lever de nouveau le drapeau de Nasser, du socialisme, du pouvoir populaire et de la libération du peuple arabe", a lancé le dirigeant bolivarien.

"Israël n'est pas prêt à réaliser la paix à court ni à moyen terme", a accusé pour sa part M. Assad, estimant que "tous les gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis 1991 sont identiques, et jusqu'aujourd'hui rien de nouveau ne s'est produit en ce qui a trait au processus de paix".

"Le seul élément qui différencie ces gouvernements est leur tactique, mais sur le fond ils sont pareils et les sondages israéliens prouvent que les Israéliens ne sont pas prêts à faire la paix car ils ne veulent pas rendre la terre", a ajouté le président syrien.
Interrogé sur l'éventuelle émergence d'une alliance comprenant entre autres la Syrie, le Venezuela et l'Iran, M. Assad a plaisanté en déclarant avoir "proposé la création d'une nouvelle organisation englobant ces pays, et qu'on appellera +L'axe du Mal+".

Il faisait référence à l'expression employée en janvier 2002 par l'ancien président américain George Bush pour désigner l'Irak de Saddam Hussein, l'Iran et la Corée du Nord.

M. Chavez a également indiqué que les deux pays allaient signer plusieurs accords, essentiellement énergétiques, lors de cette visite. L'un d'eux porte sur la création en commun d'une raffinerie en Syrie.

M. Chavez, qui est arrivé jeudi soir pour deux jours en Syrie, s'est auparavant rendu en Libye et en Algérie. Il est ensuite attendu en Iran, au Belarus et en Russie.
Il a précisé lors de la conférence de presse qu'il ferait également étape au Turkménistan, après l'Iran, pour une brève visite qui ne figurait pas au programme initial de sa tournée.
Vendredi, M. Chavez doit se rendre dans la province de Soueïda, dans le sud du pays, d'où est originaire une importante partie du million de Syriens vivant au Venezuela.

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Poursuite de la colonisation juive : le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou
prêt à approuver plusieurs centaines de nouvelles implantations...

Par Matti Friedman

AP - 4/9/9 - Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou va approuver la construction de plusieurs centaines de nouvelles habitations avant de consentir à un gel temporaire des colonisations en Cisjordanie, ont affirmé vendredi plusieurs de ses conseillers.

Ces collaborateurs, qui s'exprimaient sous couvert de l'anonymat, ont indiqué que M. Nétanyahou approuverait dans les prochains jours la construction de centaines de nouveaux appartements en Cisjordanie. Ils n'ont fourni aucun chiffre précis mais ont précisé que ces nouvelles habitations viendraient s'ajouter aux 2.500 déjà en construction.

Ces implantations se situeront à l'intérieur des principaux foyers de colonies actuels, et un éventuel gel temporaire ne concernerait pas non plus Jérusalem-est, que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur Etat, selon ces sources.

Par ces informations, Israël semble défier ouvertement l'administration Obama, qui a publiquement fait du gel des colonisations par l'Etat hébreu une condition de la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

La Maison Blanche a d'ailleurs vivement réagi vendredi, affirmant que la décision de Benyamin Nétanyahou allait contre la feuille de route pour la paix au Proche-Orient.

"Nous regrettons les informations sur les projets israéliens d'approuver la construction d'implantations supplémentaires", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs dans un communiqué. "Comme l'a dit le président, les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de l'expansion des implantations, et nous appelons à sa fin".

Reçu à Paris, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait vendredi du gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés un préalable à une éventuelle rencontre avec Benyamin Nétanyahou en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York fin septembre.

La rencontre "dépendra des pas, des mesures, qui l'auront précédée concernant le gel de la colonisation", a répondu M. Abbas interrogé par la presse à l'issue d'un entretien d'une heure au Palais de l'Elysée avec Nicolas Sarkozy. Selon un communiqué de l'Elysée, le président français "a souligné qu'il était déterminant, pour permettre la reprise du processus de paix, que cessent les activités de colonisation".

Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a également condamné les projets de Benyamin Nétanyahou, estimant qu'ils "suspendraient la processus de paix" s'ils étaient menés à bien. L'interprétation du Premier ministre israélien de l'idée d'un Etat palestinien "fait de l'Etat palestinien une farce, et l'offre ne peut donc pas être acceptée", a-t-il déclaré en marge du Forum Ambrosetti, qui réunit des hommes d'affaires et des dirigeants politiques sur les bords du lac de Côme, en Italie.

Egalement présent à ce forum, le président israélien Shimon Pérès a, pour sa part, appelé à la création d'un Etat palestinien, même sans un accord de paix israélo-palestinien formel.

"Israël a décidé de faire la paix sur la base de deux Etats -un Israélien et un Palestinien", a-t-il déclaré. "J'aimerais qu'on puisse le faire en une seule fois. Apparemment ce n'est pas possible".

Le nombre de colons israéliens en Cisjordanie a constamment augmenté depuis des décennies et a plus que doublé depuis le début des années 1990. Aujourd'hui, environ 300.000 israéliens vivent parmi 2,5 millions de Palestiniens dans le territoire. Ils sont également 180.000 à vivre dans les quartiers est de Jérusalem.

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Russie : expulsion d'un diplomate israélien




MOSCOU, 1-10-9 - RIA Novosti. Un diplomate israélien a été interpellé en flagrant délit à Moscou, a annoncé jeudi aux journalistes le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko.

Selon M. Nesterenko, le 1er secrétaire de l'ambassade d'Israël Shmouel Polishouk a été arrêté le 24 septembre dernier à Moscou.

"Il a déjà quitté la Russie", a indiqué le porte-parole de la diplomatie russe.

"Nous espérons que cet incident déplorable n'affectera pas les relations russo-israéliennes", a dit M.Nesterenko.

Le journal israélien Maariv a informé jeudi que Shmouel Polishouk, représentant de l'organisation sioniste Nativ à Moscou, avait été expulsé de Russie. Selon le journal, la semaine dernière, M. Polishouk a été interpellé et soumis à un interrogatoire par des gens du Service fédéral de sécurité (FSB) qui lui ont recommandé de quitter le territoire de la Russie dans les plus brefs délais.

Les sources du journal affirment que les autorités russes le soupçonnent d'espionnage au profit d'Israël.

Pour les responsables israéliens, ces mesures ont sans doute été prises pour stopper les activités de Nativ, qui oeuvre de façon tout à fait officielle pour encourager la Alya des Juifs russes.

Nativ est une organisation dont l'objectif consiste essentiellement à représenter l'Etat d'Israël en diaspora et qui oeuvre dans l'ex-URSS pour renforcer le lien de la population juive locale avec Israël.

Auparavant, Nativ faisait partie de la structure du Renseignement extérieur israélien avant d'être formellement retirée des services spéciaux dans les années 1990.

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Antisémitisme : François Cluzet accusé par le BNVCA !

Bureau National (Français) de Vigilance Contre l’Antisémitisme

 

par William Castel


AGORAVOX - 10/11/9 - François Cluzet est dangereux, qu’on se le dise. C’est le "Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme" [sic] qui le dit. Après Dieudonné et Jacques Attali, l’association communautaire juive fait du comédien sa nouvelle cible.

François Cluzet antisémite ! L’accusation paraît surréaliste, et pourtant... Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) accuse l’acteur, dans un communiqué paru le 8 novembre, de "désinformation caractérisée et d’incitation à la haine", suite à son apparition, dimanche, dans le 13h15 de France 2.

Profitant du débat sur l’identité nationale, l’acteur a dénoncé le mur de silence qui entoure l’histoire du Franco-Palestinien, Salah Hamouri, emprisonné depuis 2005 en Israël pour, d’après lui, un simple "délit d’opinion".

"Il est franco-palestinien et il est en prison depuis quatre ans en Israël pour délit d’opinion, simplement parce qu’il a dit qu’il était contre la colonisation. Personne n’en parle !", a-t-il lancé, dans une colère à peine contenue, en direct dans le magazine de Laurent Delahousse.

Deux versions des faits

Selon le BNVCA, qui a immédiatement réagi, François Cluzet désinforme le public. En effet, Salah Hamouri aurait "été arrêté le 13 mars 2005, jugé et condamné par la justice d’Israel pour avoir en sa qualité de leader d’une faction du FPLP, - organisation dont le but est la destruction d’Israel - préparé et planifié avec 2 complices, un attentat terroriste, contre la personne du Grand Rabbin OVADIA YOSSEF, considéré comme le plus grand décisionnaire contemporain, en matière de règles concernant le judaïsme, d’envergure internationale, suivi et respecté par tous les juifs dans le monde entier." On est loin ici du simple délit d’opinion... et le BNVCA a justement saisi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour rétablir la vérité... ou plutôt sa vérité.

En effet, la version des faits est sensiblement différente si l’on se réfère au comité de soutien de Salah Hamouri, qui compte parmi ses membres des personnalités aussi diverses que Marie-George Buffet, Jean-Louis Bianco, Jack Lang, Christiane Taubira, Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Albert Jacquard, Rony Brauman, Edgar Morin, Monseigneur Jacques Gaillot, Mouloud Aounit du Mrap, le journaliste Richard Labévière ou encore... François Cluzet. Selon ce comité de soutien, "le jeune franco palestinien de 23 ans (...) est parfaitement innocent. (...) Ce qu’on lui reproche ? Être passé 3 mois avant son arrestation devant le domicile de Yossef Ovadia, chef du parti Shas, rabbin connu pour ses positions extrêmes. Ce fait banal, joint à l’accusation – du reste non fondée – de son appartenance au FPLP, ont conduit le tribunal militaire israélien installé en territoire palestinien à considérer que Salah Hamouri avait « l’intention » d’attenter à la vie de cette personne. Alors qu’aucune preuve concrète n’a pu être présentée et que son habitation a été fouillée au peigne fin par les services spéciaux israéliens qui n’ont rien trouvé y compris dans le disque dur de son ordinateur, Salah Hamouri, bien qu’innocent, a été ainsi condamné à 7 ans de prison pour un “délit d’intention”. Notre jeune compatriote français est donc un otage."

Terroriste pour les uns, otage pour les autres. Leader d’une faction du FPLP (Front populaire de Libération de la Palestine), ou simple sympathisant... Compatriote français, ou futur ex-Français... Le BNVCA réclame en effet "aux Ministres de l’Intérieur et de la Justice d’engager une procédure de déchéance de la nationalité française de Salah HAMOURI pour les faits qui lui sont reprochés". Quant au rabbin visé, il est présenté tantôt comme une figure éminente et unanimement respectée, tantôt comme un dangereux extrémiste... qui a, il est vrai, tenu des propos assez radicaux lors de son prêche de Pessah (la Pâque juive) en 2001, lorsqu’il préconisa l’extermination pure et simple des Arabes afin d’en finir avec la question palestinienne et l’Intifada : "Il faut, a-t-il dit, depuis la chaire de sa synagogue de Jérusalem, anéantir les Arabes. Il ne faut pas avoir pitié d’eux, il faut leur tirer dessus avec des super missiles, les anéantir, ces méchants, ces maudits." On le voit, entre le BNVCA et le comité de soutien de Salah Hamouri, les appréciations divergent.

Cluzet coupable ?

Mais qu’en est-il alors des accusations lancées contre François Cluzet ? Peut-on dire qu’il nous a désinformé ? L’accusation paraît excessive. Disons plutôt qu’il n’a pas été très précis : en effet, Salah Hamouri n’a pas été condamné (comme il le prétend) pour délit d’opinion, mais pour délit d’intention. Non parce qu’il s’opposait aux colonisations israéliennes, mais parce qu’on a considéré qu’il avait l’intention de tuer un rabbin. On pardonnera à l’acteur, dans une séquence télévisée d’une minute à peine, et sous l’emprise peut-être de l’émotion, de s’être ainsi mépris, d’avoir manqué à la rigueur journalistique la plus irréprochable. D’autant que dans les deux cas, opinion ou intention, le motif de condamnation paraît pour le moins léger.

Quant à la deuxième partie de l’accusation - incitation à la haine -, elle ne serait recevable que si Cluzet avait pris la défense d’un homme clairement reconnu comme un "dangereux terroriste", et dont l’objectif ultime serait la destruction d’Israël. Or nous avons vu que ces points sont fortement contestés : selon ses soutiens, Salah Hamouri n’appartient pas au groupe du FPLP et n’a jamais eu l’intention de tuer le grand rabbin Ovadia Yossef. François Cluzet, qui défend un homme qu’il estime innocent, n’incite donc nullement à la haine.

Odieuse insinuation

Le BNVCA, dans la suite de son communiqué, joue la concurrence victimaire : "Nous rappelons à Mr CLUZET qui parait si sensible aux droits de l’homme, qu’un jeune homme franco israelien Guilad SHALIT est lui innocent et l’otage depuis 3 ans des terroristes palestiniens du Hamas à GAZA. Contrairement à HAMOURI, il ne bénéficie d’aucun droit de visite ou autre droit, en infraction avec les conventions internationales. Cela ne semble en rien dérager la conscience de Mr CLUZET défenseur des droits de l’homme sauf peut-être de l’homme juif ou israélien." Cette insinuation finale est terrible. Parce qu’il n’a pas songé à défendre Guilad Shalit en même temps qu’il défendait Salah Hamouri, François Cluzet serait peut-être... antisémite. L’homme universel de la Déclaration qu’il défend exclurait peut-être... l’homme juif. Cette accusation à peine voilée fait froid dans le dos.

Mais, on va le voir, si Cluzet a négligé de parler de Guilad Shalit dimanche midi sur France 2, c’est peut-être tout simplement parce que le gouvernement français s’en est déjà préoccupé bien suffisamment lui-même, sans qu’on ait besoin d’en rajouter, alors qu’il paraît beaucoup moins concerné par le sort de Salah Hamouri.

Deux poids deux mesures

Sur Bakchich, Jacques-Marie Bourget a réagi à ce nouveau chantage à l’antisémitisme - pratique devenue courante -, et dénoncé le deux poids deux mesures : "Alors que le Franco-israélien Gilad Shalit, détenu par le Hamas, est l’objet de toutes les attentions à Paris, le cas de Salah Hammouri, Franco-palestinien emprisonné sans raison en Israël, ne semble pas passionner notre délicieuse secrétaire d’Etat."

Ainsi Bourget rappelle-t-il : "Le président de la République, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, tout ce qui compte dans la politique française demande la libération de Shalit. Mais mettre dans la balance Hamouri, ça casse l’ambiance. La preuve : à la question posée lors d’un point de presse, « la libération d’Hamouri est-elle aussi nécessaire que celle de Shalit », Kouchner a répondu « Nécessaire n’est pas le mot. »"

En mars dernier, sur Politis, c’est Denis Sieffert qui remarque qu’avec Shalit et Hamouri, la France invente les droits de l’homme asymétriques ! Il rappelle que Hamouri est emprisonné pour "des faits qu’il n’a pas commis, et qu’on ne lui reproche même pas, puisque c’est d’avoir eu l’intention de les commettre qu’il est accusé." Or, le délit d’intention n’existe dans aucune démocratie, et aucun élément ne corrobore la volonté prêtée au jeune homme. Il n’est donc "pas exagéré de parler de prise en otage pour Salah Hamouri". "Dans le traitement totalement inégal réservé par la France aux deux jeunes hommes – Shalit a 22 ans, Hamouri aura 24 ans au mois d’avril –, qui l’un et l’autre ont la double nationalité, il semble décidément que Paris ait inventé les droits de l’homme asymétriques", observe Denis Sieffert.

Même constat de Chouikha sur AgoraVox en août dernier, dans un article intitulé "La scandaleuse incarcération de Salah Hamouri" : "Le caporal Gilat Shalit est un soldat franco-israélien ; il a été arrêté les armes à la main et emprisonné à Gaza lors d’une "opération militaire de routine" contre des palestiniens. La diplomatie française s’est entièrement mobilisée (...). Désormais, son portrait flotte sur le fronton de plusieurs édifices publics français. La famille Shalit a bénéficié de tous les égards de la part des médias, de la mairie de Paris, et même de Nicolas Sarkozy qui les a reçu à plusieurs reprises en grandes pompes à l’Elysée. Le président de la République a même dépêché le conseiller diplomatique Jean-David Levitte auprès du président syrien Bachar Al Assad pour plaider la cause du caporal. (...) Rien de tel pour Salah Hamouri qui est aussi un français..."

Le 16 décembre 2008, le conseil de Paris décide de distinguer Gilad Shalit comme citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Les Verts avaient bien déposé un voeu demandant que la citoyenneté d’honneur de la Ville soit aussi accordée à Salah Hamouri, mais il a été repoussé par l’assemblée municipale. En réponse à ce geste à sens unique, le maire de Grigny René Balme fera de Salah Hamouri, le 16 mai 2009, le citoyen d’honneur de sa ville.

Naissance d’un buzz

De son côté, le Président de la République n’aurait pas été complètement inactif : selon lepoint.fr, "Nicolas Sarkozy a adressé un courrier à Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien, afin de réclamer un "geste de clémence" envers le Franco-Palestinien. Mais manifestement ce geste ne suffisait pas à François Cluzet, qui a jugé utile de braquer un peu plus fort les projecteurs sur cette douloureuse affaire. Un coup de projecteurs sans doute pas inutile quand on voit que Jean-François Copé lui-même s’est dit ignorant du cas Hamouri...

Une prise de parole amplifiée, de manière inespérée, dimanche, par le communiqué outrancier du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, qui, par son horrible insinuation (qui va forcément créer un énorme buzz...), va définitivement porter l’affaire Hamouri dans la lumière. A partir d’aujourd’hui, l’affaire Hamouri, qui n’intéressait personne, devient l’affaire Cluzet, et nul doute que de celle-ci, tout le monde va parler !

Le BNVCA s’était déjà fait remarquer, en juin dernier, en appelant à l’interdiction du parti de Dieudonné et de sa liste pour les Européennes ; il avait aussi condamné, plus récemment, "les récidives négationnistes du président iranien", qualifié de "clone oriental d’Hitler de ce 21e siècle", et "ses provocations injurieuses envers le Présdent Sarkozy". Jusque là, rien que de très attendu... Plus surprenant, le 19 octobre, il a condamné "les propos délirants de Jacques Attali qui fait preuve d’ignorance, de négationnisme en assurant que les juifs mentent sur l’antisémitisme qu’ils subissent, laissant croire qu’il s’agit d’une propagande d’Israël". Accuser Jacques Attali de pratiquer un "négationnisme caractérisé" a au moins le mérite de l’originalité... Il fallait oser !

Il est clair qu’une telle outrance dans les jugements ne peut avoir qu’un effet hautement improductif - voire contre-productif. C’est sans doute tout bénef pour la cause que défend François Cluzet

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Reportage télévisé sur le lobby sioniste : un exemple à suivre par les télévisions françaises

 

ALTERINFO.NET - 17-11-9 - Le Guardian rend compte de l’émission Dispatches qui traite de la force et des modalités d’action du lobby sioniste au Royaume Uni.
Comme je vous l’avais dit précédemment, le travail de Dispatches est une première en Europe d’autant qu’il passe sur une grande chaîne télévisée, Channel 4, et non sur un obscur media alternatif comme ce blog.
Les méthodes du lobby sioniste n’ont rien de bien mystérieux: elles s’appuient sur des ressources financières importantes des adhérents des organisations qu’il fédère de manière plus ou moins informelle.
Ces ressources financières servent à alimenter les caisses des partis qui intéressent le lobby et parfois les caisses personnelles de tel ou tel politicien.
Rien de tout ceci n’est vraiment secret, c’est même « public » nous dit un des acteurs du lobby.
Public au sens où les pouvoirs publics ont notification des sommes allouées, ou du moins d’une partie.
Certainement pas au sens où les électeurs seraient informés de l’existence et de la provenance de ces financements.
L’autre point d’appui du lobby sioniste, ce sont tout simplement ses adhérents » qui occupent des postes, soit au parlement soit à la chambre des Lords. Heureux hasard, ils figurent eux-mêmes souvent sur la liste des généreux donateurs.
Et il y a aussi le travail auprès des journalistes avec la carotte (les voyages gratuits dans l'entité) et le bâton comme en ont fait l'expérience des journalistes de la BBC.
On trouvera curieuse la mansuétude du Guardian vis-à-vis du côté travailliste des amis de Sion dont le soutien à l’entité serait moins inconditionnel.
Comme si les membres des amitiés sionisto-travailliste ne se retrouvaient pas dans les mêmes cercles que ceux des amitiés siono-conservateurs.
Comme si Tony Blair n’avait pas été un des plus ardents souteneurs de l’entité sioniste si on exclus des prises de paroles oiseuses jamais destinées à être suivies d’actes (un peu comme Barack Obama en ce moment).

Le lobby pro-israélien finance les conservateurs, affirme un film
50 % des députés du cabinet fantôme sont membres de Conservative Friends of Isræl, selon l’émission Dispatches sur Channel 4
par Ian Black, The Guardian (UK) 16 novembre 2009, traduit de l'anglais par Djazaïri

Les organisations pro-israéliennes au Royaume Uni s’apprêtent à voir leur influence augmenter si les Conservateurs gagnent les prochaines élections, met en garde aujourd’hui un film qui passe à la loupe les activité d’un lobby puissant mais méconnu.

Au moins la moitié des membres du cabinet fantôme sont membres de Conservative Friends of Israel (CFI), selon une émission dispatches diffusé sur Channel 4. Les réalisateurs de l’émission décrivent le CFI comme étant « sans aucun doute, le mieux financé et le plus doté en entregent des groupes de pression. »
Le documentaire «Au cœur du lobby israélien en Grande Bretagne» affirme que les donations au parti Conservateur «en provenance de tous les membres de CFI et de leurs entreprises dépassent les dix millions de livres sterling sur les huit dernières années.» CFI a contesté ce chiffre et affirmé que le film était «extrêmement tendancieux.»

L’émission décrit aussi comment David Cameron aurait accepté un don de 15 000 livres de la part de Poju Zabludowicz, un milliardaire Finlandais qui dirige BICOM (le Britain Isræl Communication and Research Centre). Zabludowicz, révèle le film, a des intérêts financiers dans des colonies illégales en Cisjordanie. Il a également donné 50 000£ au bureau de campagne du parti Conservateur. Zabludowicz indique que ses contributions «sont connues publiquement. »

William Hague aurait accepté, après sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme, des dons personnels de la part de membres du conseil d’administration de CFI se montant à des dizaines de milliers de livres. Plus de 30 000£ d’adhérents de CFI sont allés aux fonds de campagne de membres de l’équipe de Cameron qui avaient été élus pour la première fois en 2005, affirme le film qui se base sur des informations accessibles au public.

Les réalisateurs de l’émission expliquent que si cette pratique est légale, elle n’est pas très connue.

Stuart Polak, le directeur de CFI, a déclaré au Guardian que le chiffre de 10 millions de livres ne repose sur rien. «Il est fictif, trompeur et fait du tort à la réputation de CFI et de ses sympathisants», dit-il.

« CFI en tant qu’organisation n’a donné que 30 000£ depuis 2005. Chacun de ces dons a été fait dans la transparence et déclaré aux pouvoirs publics. En plus de ces 30 000£, il est indubitable que certain de nos sympathisants ont également choisi, séparément, de donner au parti à titre individuel. »

Il y a deux ans, une étude controversée menée par deux universitaires Américains, Stephen Walt et John Mearsheimer, a exploré l’influence du lobby israélien sur la politique étrangère des Etats Unis. Mais les organisations pro-israéliennes en Grande Bretagne ont fait l’objet de beaucoup moins d’attention.

« Le lobby pro-israélien… est le lobby politique le plus puissant, » a déclaré Michæl Mates, un député conservateur et conseiller particulier de la Reine aux réalisateurs du film. « Rien ne les arrête. »

Hague s’était brouillé avec le CFI après avoir qualifié l’attaque israélienne contre le Liban – en représaille à un raid du Hezbollah – de « disproportionnée » et aurait été confronté à des menaces de retrait de financement par Lord Kalms, un important donateur du parti Conservateur et membre de CFI, rapporte le film.

Cameron avait par la suite donné la consigne de ne plus employer ce mot. Lors d’un dîner offert par le CFI en juin, le leader du parti n’avait fait aucune mention du bilan des tués de la guerre contre Gaza – 1370 Palestiniens et 13 Israéliens. Il avait au contraire félicité Israël parce que «il s’efforce de protéger la vie des innocents.»

Sir Richard Dalton, un ancien diplomate Britannique qui a servi comme consul général à Jérusalem et ambassadeur en Libye, déclare : «Je ne crois pas, et je pense que personne d’autre ne croit que ces contributions se font sans contreparties.»

Labour Friends of Israël, une autre organisation importante, est décrite comme « soutenant moins sans réserves le gouvernement israélien que le CFI. » Mais il a envoyé plus de député pour des séjours gratuits en Israël que n’importe quelle autre organisation – plus de 60 depuis 2001.

CFI a aussi offert 30 séjours gratuits en Israël à des candidats conservateurs aux législatives ces trois dernières années.

L’émission Dispatches décrit également comment, quand le producteur Jonathan Dimbleby critiqua une campagne pro-israélienne contre Jeremy Bowen, le rédacteur en chef Moyen-Orient de la BBC, il fut l’objet d’une plainte et, selon le documentaire et fit l’objet d’une enquête de la BBC qui est en cours..

BICOM, comme les organisations affiliées au parti, organise des réunions d’information et des séjours en Israël pour les journalistes, dont ceux du Guardian. BICOM a essayé de retire tout caractère significatif aux intérêts de Zabludowicz dans un centre commercial à Ma’aleh Adumim, une colonie érigée en territoire occupé après le guerre de 1967 et qu’Israël espère conserver.

Benjamin Netanyahu, premier ministre d’Israël, a rejeté les demandes de Barack Obama en vue d’un gel de la colonisation.

La responsable exécutive de BICOM, Lorna Fitzsimons, affirme: «Les intérêts économiques privés de nos bailleurs de fonds – notre président inclus – n’ont absolument aucun impact sur le travail de BICOM.»
«Nous sommes une organisation indépendante et nous veillons farouchement à notre réputation. Nous travaillons avec les journalistes pour les aider à mieux comprendre le Moyen Orient.
«Nous montrons Israël, ce qui va et ce qui ne va pas, et nous avons pour principe strict d’aller vers l’Autorité Palestinienne pour donner aux journalistes un accès libre à des voix palestiniennes.»

Le documentaire est visible là : http://www.youtube.com/watch?v=POtk6G7q4Bw

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Bernard Kouchner "regrette", sans pour autant condamner, la décision d'Israël de poursuivre la colonisation à Jérusalem-est :
"C'est évidemment une décision que nous regrettons. Mais en même temps, ça a toujours été fait ainsi" !

VOILA.FR - 18/11/9 - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a "regretté" mercredi la décision d'Israël de construire près de 1.000 logements à Jérusalem-est, et a appelé à reprendre les négociations politiques "face à face", au début d'une visite éclair en Israël.

"C'est évidemment une décision que nous regrettons. Mais en même temps, ça a toujours été fait ainsi. Pour le moment, il faut repartir dans des discussions humaines, face à face, les yeux dans les yeux", a-t-il dit lors d'un point de presse après la signature à Jérusalem d'une convention de réhabilitation d'un hôpital de Gaza.

Le ministère israélien de l'Intérieur a autorisé mardi la construction de 900 logements dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est, en pleine controverse internationale sur la colonisation.

Washington s'est dit "consterné" et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que les colonies juives étaient "illégales".

La partie orientale de Jérusalem, où vivent quelque 200.000 Israéliens installés dans une douzaine de nouveaux quartiers ainsi que 270.000 Palestiniens, a été conquise durant la guerre de juin 1967 puis annexée.

Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale qui continue à demander un arrêt total de la colonisation.

La classe politique israélienne a défendu la décision de construire de nouveaux logements à Gilo.

"Gilo est un consensus israélien et il faut le comprendre pour toute discussion sur les frontières permanentes dans le cadre d'un futur accord de paix", a souligné dans un communiqué la chef de l'opposition, Tzipi Livni, après avoir rencontré M. Kouchner.

La décision israélienne survient au moment où le contentieux sur la colonisation entrave les efforts de relance du processus de paix, en particulier américains.

Lors d'une escale mardi à Amman, M. Kouchner a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Nous avons parlé de la paix, de la nécessité impérative, immédiate, de revenir à des discussions politiques. La nécessité pour l'avenir, pour les deux parties, est de reprendre les négociations politiques", a-t-il réaffirmé, en soulignant que la France était "déterminée à jouer un rôle" pour favoriser la relance du dialogue.

Il y a "un moment politique à trouver" et "ce ne peut être que le gouvernement israélien qui le fasse", a-t-il expliqué. "Du côté palestinien, je le pense vraiment, les choses sont tout à fait prêtes à être décidées".

Durant sa visite en Israël, M. Kouchner devait encore rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son homologue Avigdor Lieberman et le ministre de la Défense Ehud Barak.

Il s'est entretenu dans la matinée avec les parents de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien détenu depuis plus de trois ans après avoir été enlevé par des groupes armés palestiniens à la lisière de la bande de Gaza.

Le père du soldat, Noam Shalit, a déclaré à l'AFP que "le dialogue avec la France était constant" et s'est félicité de "l'implication de la France dans les efforts pour la libération" de son fils.

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Aux USA, le défi juif au sionisme prend de l’ampleur

 


Par G. Ash, E. Katz Kashawi, M. Levy, S. Kershnar

Alterinfo - 17-6-10 - En juin 2010, les deux extrêmes du spectre politique juif US vont se trouver en rivalité à un moment historique. Alors qu’Israël et le mouvement sioniste se battent pour garder leur influence d’un siècle sur l’esprit des juifs, un nouveau projet émerge qui s’écarte du sionisme et adhère à un engagement renouvelé pour une humanité partagée.

Les 19 et 22 juin, juste avant le Forum social US, les juifs d’Amérique du nord se rassembleront à Detroit pour défier le racisme, le colonialisme et l’impérialisme ; d’abord et avant tout, en participant à la lutte pour vaincre le sionisme et décoloniser la Palestine. L’Assemblée des juifs états-uniens 2010, "S’opposer au racisme et à l’apartheid israélien", tombe à un moment où il y a grande urgence à construire sur les récents succès du mouvement de solidarité avec la Palestine, et où les entreprises et le gouvernement des Etats-Unis continuent de commettre de graves injustices en Palestine - sans parler de celles dans leur propres communautés.

L’Organisation sioniste mondiale

Ce rassemblement a lieu juste à la suite du 36è Congrès de l’organisation sioniste mondiale (OSM) qui se tient à Jérusalem la même semaine. L’OSM a été fondée en 1897, au 1er Congrès sioniste, pour servir d’organisation chapeautant le mouvement sioniste. A leur prochain rassemblement, le Congrès va sans aucun doute réaffirmer et recentrer ses stratégies pour défendre la légitimité d’Israël contre les condamnations grandissantes, les tentatives pour rendre Israël responsable de ses crimes de guerre et empêcher le succès du mouvement de boycotts, désinvestissements et sanctions.
L’OSM est à la fois un symbole et une institution fondatrice de la pensée et de l’action politiques sionistes qui nous ont conduits au moment historique d’aujourd’hui. On retrouve une illustration de cette désastreuse trajectoire dans les communiqués de presse de l’OSM publiés lors de l’invasion de la bande de Gaza par Israël, pendant l’hiver 2008/2009. Par exemple, le 12 janvier 2009, quand la plupart des actes horribles de massacre sont déjà portés à la connaissance du public, l’OSM s’oppose à la résolution 1860 du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui appelle à un cessez-le-feu immédiat, la qualifiant d’ « anti-Israël » et la critiquant pour ne pas demander une « assistance humanitaire » pour Israël. De nombreuses organisations sionistes influentes se sont fait l’écho des mêmes positions, tandis que des organisations sionistes « plus modérées » bavassaient et cafouillaient. A lire leurs justifications, leurs soutiens et même leurs encouragements à ces crimes inqualifiables, il est pénible d’imaginer qu’un cœur qui bat puisse avoir été relié à la main qui les a écrits.
De même, le 31 mai de cette année, un effort monumental pour briser le siège illégal et paralysant de la bande de Gaza a été torpillé par le gouvernement israélien. Une flottille de six navires, avec 700 militants de la paix et de la solidarité, venant de plus de 40 pays, apportant 10 000 tonnes d’aides humanitaires, a été agressée par la marine israélienne qui en a pris le contrôle, tuant et blessant des militants sur un navire battant pavillon turc et ce, dans les eaux internationales. L’inhumanité et l’illégalité de ces actes sont indéniables, et elles le sont de plus en plus aux yeux de l’opinion publique. Il monte une prise de conscience partout dans le monde tant de la faillite morale et politique d’Israël, que de l’autoritarisme, de la violence et du fanatisme pharisaïque des autorités israéliennes et de parties de plus en plus grandes de l’opinion israélienne.
La lutte contre le sionisme
Surmonter les idées et les pratiques des sionistes est crucial, d’abord et avant tout en raison de l’impact de leur racisme et colonialisme institutionnalisés contre le peuple de Palestine, et plus largement ceux de la région. Cet impact sioniste se manifeste par l’exigence que la force politique, juridique et économique des peuples et cultures juifs et européens doit s’imposer aux cultures et peuples aborigènes. Ce racisme est aussi la cause d’un transfert et d’une aliénation des juifs Mizrahi (juifs d’origine africaine et asiatique), de leurs diverses histoires, langues, traditions et cultures, et de la marginalisation et de l’exploitation économique de la population Mizrahi comme des travailleurs migrants dans la société israélienne.
Le sionisme est aussi de l’antisémitisme en ce qu’il rejette les cultures et les histoires des juifs - incluant tant les juifs « autres » qu’européens que les « victimes » juives européennes dont il a essayé de s’écarter pour créer un « nouveau juif ». Tout en rejetant les victimes juives dévirilisées de l’Europe chrétienne, il se sert de leur mémoire pour justifier et perpétuer un racisme et un colonialisme européens de même qu’un Etat juif militarisé. Egalement, le sionisme favorise l’islamophobie en Palestine, et plus largement dans la région, aux USA et dans le monde entier. Le ressentiment et la colère envers les juifs vivant en Israël et ailleurs, suscités par la violence et la domination militaire israéliennes, sont utilisés à leur tour pour justifier toujours plus de violence sioniste.
Le sionisme perpétue l’exceptionnalisme juif et évoque une version de l’histoire juive déconnectée de l’histoire et de l’expérience juives. En faisant du génocide nazi une exception, les juifs se mettent à part des victimes et survivants des autres génocides au lieu de s’unir avec eux. Comme tel, le sionisme nous implique dans l’oppression du peuple palestinien et dans l’avilissement de nos propres héritages, de nos propres combats pour la justice et alliances avec nos frères humains.
La stratégie qui montre qu’Israël est un Etat d’apartheid obtient un succès grandissant, et son argumentation en faveur des boycotts, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël est particulièrement fondée. Les avancées dans ce domaine perturbent les organisations sionistes en Israël et dans le monde. Cependant, des institutions sionistes comme l’OSM, l’AIPAC (Comité aux Affaires publiques israélo-américaines), la Ligue antidiffamation, le Centre Simon Wiesenthal, B’nai B’rith, et d’autres, aux Etats-Unis et ailleurs, disposent de millions de dollars pour protéger Israël de ses responsabilités dans sa politique d’apartheid et ses crimes de guerre qui se multiplient, et pour promouvoir la colonisation, le nettoyage ethnique, le vol et la destruction de la terre palestinienne.

Un soutien mutuel Israël/USA

La convergence d’intérêts entre l’Etat israélien, les intérêts capitalistes mondiaux, spécialement ceux des fabricants d’armes, des entreprises pour la reconstruction « post-conflits » et des entreprises privées de sécurité, comme celles de l’industrie pétrolière, est de plus en plus forte. Les réactions islamophobes en Europe occidentale, aux Etats-Unis et au Canada, la xénophobie en général, cherchent à faire des musulmans et des immigrés des boucs émissaires de la crise universelle du capitalisme et à les utiliser pour justifier une guerre et une occupation perpétuelles.
Les agressions militaires états-unienne et israélienne dans la région se soutiennent et se renforcent mutuellement. Malgré les préoccupations américaines devant les dégâts de la politique israélienne sur l’image des Etats-Unis, la puissance économique et militaire d’Israël dans la région est considérée comme vitale par Washington. En corollaire, il est de plus en plus évident que les lobbies proisraéliens aux Etats-Unis vont s’opposer aux efforts des antiguerres. Les organisations sionistes et le lobby proisraélien s’alignent de plus en plus sur les néoconservateurs US et partagent leur engagement dans l’agenda de guerre, d’occupation et/ou de sanctions contre l’Iraq, l’Afghanistan, l’Iran, le Pakistan, le Liban et la Syrie.


Placer la Palestine au centre d’un agenda antiguerre aux USA

Les juifs antisionistes aux Etats-Unis peuvent jouer un rôle en montrant au mouvement antiguerre que des progrès significatifs ne seront pas possibles sans s’opposer au rôle qu’Israël joue dans le déclanchement et la justification de l’agenda de guerres des Etats-Unis.
Après des décennies de débats et d’hésitations, la Palestine reste toujours un point de friction dans le mouvement antiguerre américain. La remise en cause du financement d’Israël par les Etats-Unis est évitée de crainte que cela ne nuise aux critiques contre l’occupation US de l’Iraq et de l’Afghanistan. A l’inverse de cette préoccupation, placer la Palestine carrément au centre d’un agenda antiguerre aux Etats-Unis est la clé d’un changement plus fondamental dans la politique et la pratique américaines, dont la guerre est nécessairement la stratégie. A notre tour, par le renforcement du mouvement antiguerre, nous pouvons contribuer aux efforts pour réduire l’isolement du combat palestinien, faire avancer l’opposition à l’islamophobie et s’en prendre directement à la relation mutuelle efficace entre les Etats-Unis et Israël.
Responsabiliser les gouvernements israéliens, américains, et le soutien sioniste international ne viendra pas d’un changement de politique US mais grâce à un changement de l’opinion publique états-unienne et par le débat, en fomentant un mouvement populaire, en usant de sanctions juridiques internationales et américaines, et en soutenant l’appel palestinien au BDS. L’Assemblée des juifs US de 2010 se veut contribuer à ces efforts et refléter une rupture d’avec le sionisme, lequel œuvre depuis la Deuxième Intifada à faire sauter le carcan des accords d’Oslo. L’Assemblée se place dans la continuité de la longue histoire de la participation juive aux combats d’émancipation humaine. Les nôtres sont parmi ces voix de plus en plus fortes de juifs qui veulent rompre avec le courant qu’a été le sionisme et qui décline - un courant qui n’est qu’une trahison de notre humanité, comme il nie en même temps celle des Palestiniens.
Les juifs portent une accusation spécifique contre le sionisme tout en étant partie intégrantes du mouvement de solidarité. Quand les juifs ne sont pas nets - que ce soit au sujet de leur propre confrontation au sionisme, ou de la priorité des exigences du combat populaire palestinien -, la participation juive menace de confusion plutôt que d’apporter une clarification et un renforcement du mouvement de solidarité avec la Palestine. Nous devons faire attention à ne pas présumer que notre engagement et notre investissement pour surmonter le sionisme prétendent à « l’égalité » dans le combat ; outrepasser notre rôle actuel dans le mouvement nuit à la direction palestinienne dans son propre combat, renforçant ainsi la centralisation des voix juives que le sionisme encourage et que le racisme suggère. De même, assimiler la nécessité de la libération et de la sécurité palestiniennes à la sécurité de la plupart des juifs dans les pays occidentaux est inopportune.
L’Assemblée sera l’occasion de réfléchir sur nous-mêmes, en tant que membres du mouvement états-unien et international pour la justice, et de faire la clarté sur notre politique et nos pratiques de sorte que nous puissions améliorer notre efficacité. L’antisionisme juif n’est pas une identité, c’est une politique pour développer et agir, et un lieu d’affrontement du sionisme. S’organiser pour gagner l’approbation - ou une légitimité au regard - de l’opinion populaire juive, des organisations sionistes libérales, ou de l’opinion publique US, mine notre capacité à être solidaires. De la même manière, dans le long terme, réécrire les exigences palestiniennes (par exemple, exclure le droit au retour dans les campagnes BDS) pour s’adapter aux agendas qui renforcent la paix en tant que stratégie de maintien d’un Etat juif exclusif, ne va pas à l’encontre de la politique et des principes sionistes. Cependant, dans le court terme, toute participation qui fait avancer BDS est utile pour délégitimer Israël.
C’est en se développant et en partageant de telles distinctions qu’on approfondira et augmentera la possibilité d’une véritable alternative au sionisme, et la capacité des juifs à contribuer à un mouvement de solidarité avec la Palestine, puissant et efficace. Ce sont les questions que nous espérons faire monter et explorer avec les juifs et nos partenaires dans ce combat, lors de l’Assemblée 2010 des juifs américains.
Notre engagement à nous confronter au sionisme s’intègre dans notre engagement à supprimer les menaces de racisme, d’antisémitisme, d’élitisme, de fascisme, de colonialisme et d’impérialisme qui nourrissent le sionisme et qui sont institutionnalisées dans les structures de l’apartheid d’Israël. Nous voulons au contraire renforcer la continuité avec les mouvements historiques et actuels pour l’émancipation humaine, la lutte de classe, l’égalité, la démocratie et la justice. Ces liens ont toujours existé dans l’histoire juive, contre la collaboration juive avec ceux qui veulent opprimer.

Gabriel Ash est militant, écrivain et membre de premier plan dans l’IJAN (réseau mondial juif antisioniste) http://www.ijsn.net/home/ - il écrit parce que la plume est parfois plus puissante que l’épée, et parfois non.
Emily Katz Kashawi est militante, professionnelle de la communication et maman de deux jumeaux.
Mich Levy est militant, éducateur et organisateur international avec IJAN.
Sara Kershnar est militante, et organisateur internationale d’IJAN.

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La pression s'accroît sur Utopia, qui maintient le boycott d'un film israélien


Voila.fr - 10-6-10 - Artistes, professionnels du 7e Art et jusqu'au ministre de la Culture ont mis la pression sur Utopia jeudi, mais le réseau de cinémas d'art et d'essai persiste dans sa décision de déprogrammer un film israélien pour protester contre la politique de l'Etat d'Israël.

"Je tiens à vous faire part de mon incompréhension et de ma désapprobation à l'égard de cette décision", a déclaré Frédéric Mitterrand dans une lettre adressée à Anne-Marie Faucon, co-fondatrice d'Utopia dont l'AFP a obtenu copie.

"Ma déception est d'autant plus grande que j'ai toujours eu le sentiment que le réseau Utopia était ouvert à toute la diversité du cinéma et participait, à sa façon, à ce débat démocratique", a poursuivi le ministre.

Cette déprogrammation est "d'autant plus navrante et incompréhensible que le nouveau cinéma israélien a toujours posé un regard lucide et critique sur le conflit israélo-palestinien et n'a jamais éludé ce débat", affirme-t-il.

Utopia a retiré de la programmation de deux de ses six salles en France, le film "A 5 heures de Paris" de l'Israélien Léon Prudovsky - attendu le 23 juin sur quelque 80 écrans - pour manifester son indignation après le raid meurtrier de l'armée israélienne contre une flottille d'aide humanitaire à Gaza.

Jeudi les responsables du circuit de salles n'envisageaient pas de faire machine arrière, mais se disaient surpris par l'ampleur des protestations suscitées par sa décision, en France comme à l'étranger, émanant du monde du cinéma ou d'organisations anti-racistes telles que SOS Racisme ou la Licra.

"Nous sommes soufflés, nous recevons même des coups de fil d'Angleterre et des Etats-Unis. Visiblement ce qui a scandalisé, c'est que l'on s'en prenne à Israël", a déclaré à l'AFP Michel Malacarnet, l'un des responsables d'Utopia.

"Nous ne changerons absolument pas notre position. Il nous semble que face à l'indigence de la réaction des Etats, il faut que les citoyens prennent position", a-t-il poursuivi.

Dans sa réponse au ministre, transmise à l'AFP, Utopia estime que son "geste symbolique et limité dans le temps n'a rien d'une censure" et "ne nuit pas" au film que le réseau diffusera en juillet, à une date non définie.

Des débats avec des réalisateurs israéliens seront organisés, auxquels Utopia va inviter Léon Prudovsky, précise encore le circuit.

Cette "déprogrammation ponctuelle" s'inscrit "dans la droite ligne des appels à un boycott plus ou moins radical lancés par Jane Fonda, Ken Loach, certains groupes de rock et des écrivains dont Henning Mankell", dit Utopia.

Ces appels, poursuit la lettre, ont été "relayés à l'intérieur même d'Israël par des intellectuels, des artistes et des groupes qui ne voient plus d'autre moyen de faire infléchir la dureté d'un Etat sensible à l'image qu'il donne de lui".

Jeudi sept organisations du 7e Art représentant producteurs, distributeurs, éditeurs de films mais aussi auteurs, réalisateurs et scénaristes, ont demandé à Utopia de "revenir sur son boycott et de maintenir la diffusion du film".

L'APC, le DIRE, le SNAC, le SPI, la SRF, l'UNEVI et l'UGS dénoncent "une forme de prise d'otage de la culture".

De son côté, l'ARP, qui représente des auteurs, des réalisateurs et des producteurs, estime qu'en "voulant dénoncer la politique d'un pays, Utopia se contente de faire un Les peuples des États-Unis et du monde doivent mettre fin à l’impunité d’Israël

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Cynthia McKinney

 

Les peuples des États-Unis et du monde doivent mettre fin à l’impunité d’Israël

 

par Cynthia McKinney

Mondialisation.ca - 3-6-10 - Je suis scandalisée par la dernière attaque criminelle israélienne. Je pleure mes compagnons de Free Gaza, les vies volées par le comportement inutile et cruel d’Israël contre des militants humanitaires désarmés. Mais je suis encore plus scandalisée qu’une fois encore, les actions israéliennes aient été facilitées et soutenues par la classe politique étasunienne corrompue au-delà de l’imaginable à cause de sa dépendance du financement de ses campagnes électorales par le sionisme et de son infiltration par des fanatiques sionistes pour qui aucun système d’armement US n’est de trop beau pour la machine de guerre israélienne, et par le silence des observateurs rendus insensibles pour cause d’indifférence.

J’ai récemment visité les bureaux d’IHH, l’organisation humanitaire turque qui a financé la flottille de la liberté, et qui a été visée par le raid meurtrier des Israéliens. Des nouvelles nous parviennent encore sur l’ampleur de la violence israélienne. Bien entendu, je m’attends à voir les défenseurs d’Israël dans la presse et au sein du gouvernement des Etats-Unis monter au front pour soutenir la machine de propagande israélienne. Retenez les noms. Les 12.000 trolls embauchés par le Ministère des Relations Extérieures Israélien pour défendre Israël et attaquer les militants pacifistes en ligne sont déjà à l’oeuvre et disséminent leur désinformation orchestrée dans le cyberespace. Soyez attentifs à ce que vous lirez dans la presse et sur Internet et qui pourrait être rédigé par des intérêts particuliers. Vous pourriez être en train de lire la prose d’un de ces hommes de main embauchés par Israël. Pour détourner l’attention sur cette affaire, je m’attends à voir aussi à la télévision une débauche de documentaires commémoratifs sur les atrocités de la guerre : aujourd’hui, c’est Memorial Day aux Etats-Unis, une journée de commémoration des sacrifices faites par les soldats US.

J’ai encouragé et soutenu la participation à la flottille du vétéran du (navire) USS Liberty, Joe Meador. Malheureusement, les membres de la flottille ont connu le même sort que les innocents du USS Liberty dans les eaux internationales, principalement à cause de la complicité du Congrès, et aussi de celle de la Présidence, pour étouffer l’attaque israélienne en 1967 contre un navire de surveillance US. Le tout combiné avec l’impuissance à poursuivre Israël pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, génocide et crimes contre la paix. La Belgique et l’Espagne ont modifié leurs lois sur la juridiction universelle à la suite de pressions israéliennes. Toute la clique israélienne qui joue aux chaises musicales au pouvoir est composée de criminels de guerre. Pendant mon emprisonnement à Gaza, j’ai qualifié Israël d’état en faillite (failed state). Si Israël se sent menacé par les militants pacifistes humanitaires, désarmés, au point de les massacrer, alors Israël est un état en faillite. Israël est un état en faillite nucléarisé.

Le dernier cadeau d’Obama de 205 millions de dollars supplémentaires à Israël pour un «système de défense antimissile» est une mesure inique alors qu’au cours de la même semaine on apprenait qu’Israël avait offert des armes nucléaires à l’Afrique du Sud de l’apartheid. La semaine dernière, un document signé par l’ancien Premier ministre israélien Shimon Peres a été publié en Afrique du Sud et révélait qu’en 1975, Israël pouvait offrir à l’Afrique du Sud des armes nucléaires en « trois tailles différentes ». Le document était destiné au ministre de la défense sud-africain de l’époque, P.W. Botha. Cette information devrait ridiculiser toute l’administration Obama lorsqu’elle accuse l’Iran. Mais le soutien US à la politique sanguinaire israélienne est mortellement solide. Avec un résultat mortel.

Au mois de mai (2010), Israël est devenu membre de l’OCDE, ce qui constitue un camouflet aux efforts de Boycott, Désinvestissement et de Sanctions (BDS) partout dans le monde. Une fois de plus, Israël a envoyé promener la communauté internationale – avec des résultats sanglants – parce qu’il le peut.

Je suis fière de participer au Bertrand Russel Tribunal sur la Palestine. Sa prochaine session se tiendra à Londres, où nous examinerons les complicités des entreprises dans les crimes israéliens commis contre la Palestine. Le Tribunal siégera du 5 au 7 novembre. Notez la date. Nous devons tous faire tout ce que nous pouvons, là où nous sommes, pour mettre fin aux guerres contre les populations à domicile et aux guerres contre les droits de l’homme à l’étranger.

Pour finir, un ami vient de m’envoyer un message indiquant que les Israéliens ont perdu la tête. Malheureusement, si je me fie au passé, les Israéliens pourraient très bien arriver à la conclusion qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent – m’emprisonner pour tenter d’apporter un peu d’amour aux enfants de Gaza et tuer des militants humanitaires qui font de même – parce qu’ils savent, au final, qu’ils s’en tireront. Il me semble que c’est nous qui avons perdu la tête, notre âme, nos esprits et notre dignité humaine si nous permettons aux israéliens de s’en sortir avec le meurtre – une fois de plus – sans rien faire.

Je lance un appel au peuple américain pour changer dés maintenant le cours des choses.

En ce jour de Memorial Day, je suis abasourdie et scandalisée au-delà de tout, tandis que je pleure les morts de la Flottille de la Liberté pour Gaza.

 

Lire l'article original en anglais : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=19467

Traduction VD pour le Grand Soir

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Sionisme et colonialisme vont de pair :

sentiment de victoire en Israël après le recul américain sur la colonisation !

Voila.fr - 8/12/10 - Les dirigeants israéliens affichaient leur satisfaction mercredi après l'échec des efforts américains d'obtenir un gel de la colonisation permettant la poursuite des négociations avec les Palestiniens qui ont parlé ouvertement d'"une crise difficile".

Le chef de la principale organisation de colons, Danny Dayan, qui avait fait campagne contre tout gel de la colonisation, jubilait après la décision américaine.

"Israël a tenu bon et n'a pas cédé aux exigences étranges et extrémistes des Américains et le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Les Américains ne nous ont même pas critiqués", s'est félicité M. Dayan, secrétaire général du conseil des implantations de Cisjordanie à la radio militaire.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accepté le plan américain avec réticence et exigé des garanties écrites sur des compensations politiques et militaires, qu'il n'a pas obtenues.

"La partie américaine est arrivée à la conclusion qu'un gel en Judée-Samarie (Cisjordanie) ne réglera pas le problème (...) Nous avons dit d'entrée de jeu que la colonisation n'est pas la racine du conflit et qu'elle sert de prétexte aux Palestiniens pour refuser de négocier", a affirmé à la radio militaire le porte-parole de M. Netanyahu, Nir Hefetz.

"Les attentes des Palestiniens qui pensaient que l'on pouvait arriver à un accord sur les frontières durant les trois mois de gel n'étaient pas raisonnables", a-t-il estimé.

"Le but n'était pas le gel mais de parvenir à un accord. Or, les Palestiniens doivent comprendre ce que les Américains ont compris, à savoir qu'il n'est pas possible d'isoler la question des frontières (du futur Etat palestinien) des autres questions clé", a affirmé à la radio publique Tzvi Hauser, le secrétaire de cabinet.

Le plan américain prévoyait un accord sur le tracé des frontières durant cette période de trois mois de gel.

"Les Américains sont arrivés à la conclusion qu'il faut emprunter une nouvelle voie pour parvenir à un accord cadre", a ajouté M. Hefetz. Le chef du conseil de sécurité nationale Uzi Arad a pour sa part tenté de ne pas froisser les Etats-Unis. "Les Américains savent que le Premier ministre est sérieux et qu'il n'a aucune intention de gagner du temps", a affirmé M. Arad.

"Il n'y a pas de doute qu'il y a une crise, une crise difficile", a déclaré depuis Athènes, le président palestinien Mahmoud Abbas.

Un des négociateurs palestiniens, Yasser Abed Rabbo, s'est même interrogé sur la capacité du président américain Barack Obama à faire avancer les pourparlers de paix avec Israël, après cet échec.

"La politique de l'administration américaine a échoué en raison du coup que lui a porté le gouvernement israélien", a déclaré M. Abed Rabbo à la radio officielle "Voix de la Palestine".

Selon lui, cet échec américain valide l'intention des Palestiniens de s'adresser à la communauté internationale dans son ensemble, en référence à la reconnaissance d'un Etat de Palestine par plusieurs pays latino-américains.

A Bruxelles, la chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton a "regretté" le refus d'Israël d'accepter un gel de la colonisation en Cisjordanie, qui reste "illégale" et va "à l'encontre" des efforts de paix dans la région, selon sa porte-parole, Maja Kocijancic.

La France a exhorté Israël à comprendre qu'"il n'y aura pas de solution" au conflit "sans arrêt de la colonisation", se déclarant disposée à chercher une relance des négociations dans le cadre du Quartette (UE, USA, Russie et ONU).

Les Etats-Unis ont annoncé mardi avoir abandonné l'idée d'obtenir un gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie.

Le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley a précisé qu'une nouvelle approche de ces pourparlers devait être discutée la semaine prochaine à Washington, où négociateurs israéliens et palestiniens sont attendus.


Réaction :
Quelle honte, par jc le Mercredi - 08/12/10
«Ben non, l'occupation militaire, la colonisation ne sont jamais des causes de conflits. Ni là-bas ni ailleurs c'est bien connu ? Au fait, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ? La liberté, la justice, l'égalité... Juste de bons mots ou des gros mots pour la diplomatie américaine ? Tient, au fait, rien là-dessus dans wikileaks ?»

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Sionisme et racisme vont de pair :

l'appel anti-cohabitation de rabbins israéliens s'étend malgré le tollé !


Voila.fr - 9/12/10 - L'appel controversé de rabbins israéliens contre la cohabitation avec des non-juifs, qui vise en premier lieu les Arabes, soulève une vague de protestation en Israël tout en rencontrant un écho grandissant dans le pays.

Quelque 250 rabbins israéliens se sont joints à 50 de leurs condisciples qui ont appelé cette semaine dans une lettre à interdire la vente ou la location de maisons ou de terrains à des non-juifs.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Shimon Peres et le président du Parlement Reouven Rivlin ont condamné ce manifeste.

"Comment réagirions-nous si quelqu'un proclamait qu'il est interdit de vendre des maisons à des juifs ?", s'est interrogé M. Netanyahu.

Mais aucune sanction n'a été prise à l'encontre des signataires, fonctionnaires de l'Etat, assurant les services religieux (dont les mariages) dans les municipalités, ou sont directeurs de yéchivot (séminaires talmudiques) aussi bien en Israël que dans les colonies de la Cisjordanie.

"C'est qu'ils expriment les angoisses de toute une population, particulièrement des couches les plus pauvres", a déclaré à l'AFP le sociologue et historien Menachem Friedmann, professeur de l'université Bar Ilan.

Selon ce spécialiste du monde religieux juif, "les menaces qui pèsent sur Israël venant de l'islamisme, et les prises de positions hostiles à l'Etat de représentants de la minorité arabe alimentent ces angoisses et entretiennent une mentalité de ghetto alors que les juifs sont majoritaires en Israël".

Il relève la crainte grandissante provoquée en Israël par "l'afflux de réfugiés musulmans d'Erythrée et du Soudan, qui viennent s'installer dans les quartiers populaires, suscitant les mêmes réactions de racisme qu'on constate en Europe".

Si l'Etat israélien ne les sanctionne pas, c'est selon lui que "le pouvoir est faible et dépend largement du soutien de partis religieux".

"La Torah interdit de vendre à un étranger une maison ou un champ de la Terre d'Israël (Eretz Israël)", ont écrit les rabbins dans une lettre publique.

"Quiconque vend ou loue un appartement (à des non-juifs) dans un quartier où vivent des juifs cause un grand tort à ses voisins, vu que le mode de vie (des non-juifs) est différent de celui des juifs, qu'ils nous persécutent et viennent s'immiscer dans notre existence", estiment les signataires.

Les organisations représentatives de la minorité arabe en Israël et des associations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé l'appel.

Les médias ne sont pas moins critiques. Le quotidien de gauche Haaretz titre son éditorial jeudi sur "le racisme financé par le service public".

Il estime que ces rabbins ont "exploité leur position pour inciter à la haine en violation flagrante de la loi".

"Le racisme se répand", titre le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.

De son côté, le grand rabbin de Ramat Gan (banlieue de Tel Aviv), à la tête d'un groupe influent de centaines de rabbins sionistes orthodoxes, a dénoncé le manifeste. Et une figure de proue des milieux ultra-orthodoxes, le rabbin Aaron Leib Steinman, s'en est dissociée de crainte que l'appel n'alimente l'antisémitisme à l'étranger.

Toutefois, les deux grands rabbins d'Israël ne se sont pas joints à ses condamnations.

Pour l'historien Ilan Greilsammer, les rabbins "disent tout haut ce que les gens pensent tout bas. Ce qui est nouveau, c'est qu'ils s'expriment publiquement".

La communauté des Arabes israéliens, descendant des 160.000 Palestiniens restés sur leur terre après la création de l'Etat juif en 1948, compte 1,3 million de personnes, soit 20% de la population d'Israël.

Elle souffre de discriminations, notamment en ce qui concerne l'emploi et l'achat d'appartements dans des localités juives.

 

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