SOMMEIL ET RÊVE DANS LA LITTÉRATURE

 

 

LE RÊVE DANS LES ROMANS

 

 

de Miguel a Seman et Nelly Guicherd

Editeur : La dernière goutte (5 octobre 2017)
Broché 360 pages
ISBN-10: 2918619388

Présentation de l'éditeur

Lorsqu'il est contacté par Mendívez, un homme qui se prétend incapable de rêver, Rodolfo se dit qu'il va pouvoir se faire un peu d'argent, Mendívez lui proposant en effet d'acheter ses rêves. Mais vendre ses rêves n'est pas anodin et Rodolfo finit par se demander ce qui se cache derrière cet étrange commerce. Il découvre alors l'existence d'un groupe clandestin dont les membres se préparent pour " le jour de tous les rêves " lors duquel ils comptent renverser le régime dictatorial qui plonge le pays dans les ténèbres. 
Poétique et envoûtant, Le Musée des rêves interroge les possibilités de résistance dans une société où règne l'arbitraire et où prospèrent les petits collaborateurs d'un régime dont la violence n'épargne personne. Roman magistral sur la mémoire, l'imagination et le pouvoir des livres, ce texte s'adresse aux légions de rêveurs qui ont soif de liberté, d'amour et de folie. 

Biographie de l'auteur

Romancier, nouvelliste et poète, Miguel A. Semán est né en 1957 à Monte Grande dans la Province de Buenos Aires. Avec Le Musée des rêves, son premier roman, il s'affirme comme l'un des écrivains argentins les plus originaux de ces dernières années.

Note de lecture par Rémi Rousseau

Un vrai plaisir de lecture, un de ces livres dont on regrette que la fin approche, car on va devoir quitter des personnages et une histoire auxquels on s'est attachés. Il est d'ailleurs assez probable que je le relirai un de ces jours...

 

Le Palais des rêves 

Poche – 1 septembre 1993

de Ismail Kadare (Auteur)

Editeur : Le Livre de Poche (1 septembre 1993)
Poche: 190 pages
Collection : Biblio Romans
ISBN-10: 2253064742

Présentation de l'éditeur

Rejeton d'une illustre famille de grands serviteurs de l'Etat, Mark-Alem est embauché dans la plus secrète, la plus puissante, la plus terrifiante institution qui se puisse imaginer : une administration chargée de collecter, jusque dans les provinces les plus reculées, les songes de tout un chacun, de les rassembler dans un lieu unique, puis de les trier, de les classer, de les interpréter, afin d'isoler ces " maîtres-rêves " dans lesquels le destin de l'Empire et de son tyran pourra être déchiffré. Cercle après cercle, Mark-Alem est promu dans les instances concentriques de ce haut lieu de pouvoir, jusqu'à en devenir le maître tout-puissant. Mais un maître hanté par la crainte d'être à son tour broyé par la bureaucratie infernale qu'il dirige : ne finira-t-il pas par lire un jour, dans le rébus de quelque rêve anonyme, la disgrâce et la condamnation de sa propre famille ?

Commentaire client
« Le palais des rêves » décrit un monde entre Kafka et Big Brother, un monde où les rêves quittent l’intimité de chacun pour être disséqués et interprétés en vue d’alimenter les Renseignements généraux de l’inconscient collectif. Ce monde effrayant qui pousse le totalitarisme à son paroxysme est le reflet de l’engagement d’Ismail Kadaré face à son pays, l’Albanie. Il s’agit plus ici de politique-fiction que de science-fiction.

Si « La Pyramide » du même auteur m’avait emballée, « Le palais des rêves » me laisse un tout petit peu moins enthousiaste. Si l’idée d’une puissante bureaucratie qui dirige le monde par ses rêves est géniale, le court roman qui en découle, sans être décevant, ne parvient pas à l’être tout à fait autant. Le sujet reste finalement plus séduisant que le contenu.

 

 

 

 

Le Nom du monde est Forêt 

Ursula K. LE GUIN

Titre original : The Word for World is Forest, 1972
Première parution : New York, États-Unis : G.P. Putnam's Sons, 1972


Traduction de Henry-Luc PLANCHAT 

Robert LAFFONT (Paris, France), coll. Ailleurs et demain n° (54)
Dépôt légal : 1er trimestre 1979
248 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-221-00159-1 
Format : 13,5 x 21,5 cm  
Genre : Science-Fiction

Autres éditions 
   in Le Dit d'Aka, LIVRE DE POCHE, 2005
   POCKET, 19841991
   in Le Dit d'Aka, Robert LAFFONT, 2000

 

Présentation de l'éditeur

La planète Athshe était un vrai paradis sous le couvert de la forêt qui était le monde. Des humains y vivaient en paix, dont le corps était revêtu d'une soyeuse fourrure verte et qui ne mesuraient guère plus d'un mètre.
     Puis d'autres humains, beaucoup plus grands, la peau lisse, tombèrent du ciel et entreprirent de défricher, c'est-à-dire de détruire, la forêt qui était le monde. Et ils ne se soucièrent pas plus des Athshéens que s'ils étaient des animaux sauvages, violant et tuant. Ils venaient d'un monde ruiné, surpeuplé, affamé de matières premières, de bois, de grains, et de terre vierges, la Terre.
     Ceci est l'histoire de la révolte de Selver l'Athshéen qui devint un dieu dans la légende de son peuple parce qu'il lui apprit la haine, et de Lyubov l'ethnologue terrien qui sauva l'honneur de son peuple.
 
     Le nom du monde est forêt (prix Hugo 1973) est un autre volet de l'histoire du futur imaginée par Ursula Le Guin et à laquelle appartiennent également La main gauche de la nuit (Hugo 1969) et Les dépossédés (Hugo 1975). ce roman est suivi d'un essai de Gérard Klein, Malaise dans la science-fiction américaine, qui propose une approche sociologique de cette littérature, et souligne l'importance de l'oeuvre d'Ursula Le Guin.

Analyse critique

MAGIE, ECOLOGIE, POLITIQUE

     Premier ouvrage 1979 pour la collection qu'anime G. Klein : un très beau texte, bien traduit. Cette œuvre se situe dans la grande fresque du cycle des Hains, bien que ceux-ci apparaissent peu — sinon à la fin, comme point de sagesse, de compassion (p. 160) « celui qui comprenait et serait lui-même au-delà de toute compréhension ». Le moteur du récit est l'affrontement de deux cultures, la terrienne et l'« autre ». La terrienne est représentée par plusieurs échantillons : Lyubov, le « spé », qui entre en contact avec les « autres », finit par devenir partie intégrante de l'« autre » au point qu'on peut parler de « trahison créatrice » ; à l'opposé, Davidson. Il incarne l'exacerbation pathologique d'une culture repliée sur ses propres critères et les érigeant en invariants universels ; niant tout enrichissement possible. Un « réaliste endurci », un « conquistador » (14) avec une mission (15) : faire de ce monde un paradis (11) ; transformer la forêt (le Monde, pour les Athséens, qu'il nomme « créates ») en un modèle terrestre. Il crée en fait « le dépotoir » (p. 9). Au nom de quelles valeurs ? (20) « les races primitives doivent céder la place aux races civilisées » ; « mettre fin à l'obscurité ». Ce réaliste se présente comme « l'homme véritable » capable de « prendre une femme et tuer un homme » (85). Entre les deux, l'administration militaire, les bûcherons, les fonctionnaires. Au loin, la Terre. En face les Athséens : en symbiose avec « le monde » — une civilisation qui a développé les maîtrises du rêve, aux rapports humains enrichissants, multiples, érotisés (98), valorisant l'espace intérieur, la partie féminine du peuple, alliant le sensible au pensé ; peuple parmi le monde, auquel il est rattaché par des mythes opératoires. Vu d'en face : des « créates » des « primitifs » des « singes verts » des « vaches du non-humain ». Nouveaux ordres : la Terre entrant dans la « ligue des mondes » (Hain) l'exploitation doit cesser — les humains se retirer. Sur la planète, le refus du « conquistador ». Face aux traîtres de la Terre, il va se rebeller, imposer « son ordre », mater les sauvages. En face, Selver, un « dieu » — qui a assimilé Lyubov, l'autre « rêveur ». Guerres, massacres. On peut rapprocher cette histoire de l'époque où — vraisemblablement — elle a été écrite (70-71) ; y voir une allégorisation de la guerre entre les USA et le Vietcong-« charlie », pour les soldats US ; avec cette dimension démente : défoliation de la jungle. L'avancée du récit confirme cette hypothèse : voir l'alternance des chapitres correspondant à celle des points de vue.
     Cet aspect a pu paraître essentiel aux lecteurs de l'époque ; il reste présent aujourd'hui, mais en arrière-plan. L'actualité de l'ouvrage, sa présence est ailleurs. Peu dans la peinture du cas exemplaire (et non caricaturé) du capitaine, accumulant à son profit toutes ses « supériorités » — proche des héros des space opera stellaires, ou de cette nouvelle récemment publiée de Van Vogt, La forêt verte (in SFAubier Flammarion). Sinon dans le sort qu'on lui fait : au lieu d'exalter ce type d'homme comme porteur des valeurs dominantes, on l'isole, on en fait le porte parole d'une secte, celle que les « créates » nomment les « umins ». Plutôt dans la création de la société « autre », qui n'est pas un « monde à l'envers » ni une « utopie », mais un exemple d'altérité, à méditer, et où l'on peut prendre un extrême plaisir à se retrouver. Ce ne sont pourtant pas d'aseptisés « bons sauvages »Ce sont des « autres », qui non seulement existent comme Ies « umins »mais semblent exister –sinon plus – « mieux ». Quand on sait la difficulté d'inventer des mondes – réellement différents on apprécie le tour de force de Le Guin (que Planchat a très agréablement rendu). Ce monde est donc une sorte d'idéal non transposable, ni utopie (qui serait « copiable » et programmatique) ni conte (ce qui le rejetterait dans le rêve pur). Il me paraît symptomatique que le rôle de pont entre les deux cultures soit tenu par quelqu'un (Lyubov) dont le nom – par sa racine – renvoie à « amour ». Il n'est le porte-parole d'aucun des deux groupes (ses paroles sont peu prises en compte, ses rapports sont perdus, ils n'interviennent pas) il sert de contact : on ne Iecomprend pas : on l'accepte ou on le refuse. Récit mythique de la naissance du droit fondamental à la différence Beau texte, qui pose des questions profondes au lieu de donner de clinquantes réponses. Le roman est complété par la reprise, enrichie de notes, de l'essai remarquable de G. Klein Malaise dans la SFIl est intéressant de tester le roman à I'aide des hypothèses parfois audacieuses de l'essai, dont Fiction a déjà rendu compte.

Roger BOZZETTO
Première parution : 1/6/1979 dans Fiction 302
Mise en ligne le : 1/3/2002

 

RÊVE & POÉSIE

 

Robert DESNOS


Robert Desnos

Biographie rédigée par Marius Moulin (22/3/2011)


Dans les esprits, Robert Desnos reste lié au Surréalisme, dont il a d’ailleurs été désigné “Prince” ou même “prophète”. Toutefois, son appartenance effective au mouvement ne correspond qu’à huit années de sa vie.
Le vrai fil rouge de toute sa carrière est plus sûrement le rêve et toute sa production, qui n’est pas seulement poétique, prend racine dans cette activité nocturne, qu’il a explorée d’une façon tout à fait originale.

Desnos est né en juillet 1900 à Paris. Ses parents habitent le quartier populaire des Halles, qui fonde une partie de sa mythologie personnelle. Tout jeune, Desnos montre une inclination pour la géographie, le dessin et les lettres, et se prend de passion pour Victor Hugo, Baudelaire mais aussi la littérature populaire. De là vient sans doute une prédisposition chez lui pour le voyage imaginaire et pour la rêverie fantastique. Son père souhaite le voir embrasser une carrière commerciale mais, devenu adulte, Robert affirme un choix tout différent : celui de devenir poète.

Il est vite introduit auprès des milieux littéraires modernistes de son temps, à commencer par le mouvement Dada. Puis, de fil en aiguille, il rejoint l’aventure surréaliste naissante en 1921 et expérimente ainsi les procédés d’écriture automatique et les jeux comme le «cadavre exquis». Avec Breton, Soupault, Eluard, Aragon, Péret et bien d’autres, il se lance dans la composition en sommeil hypnotique. Desnos s’y révèle particulièrement à l’aise et ses délires poétiques à la lisière du rêve impressionnent ses comparses. Breton dira même dans le Manifeste du Surréalisme de 1924 : «Il [Robert Desnos] parle surréaliste à volonté.»

L’aventure dite «des sommeils» est néanmoins interrompue car elle occasionne autant de frayeurs que de découvertes… Mais Desnos poursuit sa contribution aux inventions et aux actions du groupe et compose de nombreux poèmes de type visionnaires, tout à la fois nourris d’un usage ludique du langage et d’une puissante capacité à l’évasion hors du réel, dans les contrées inexplorées du conte et du rêve.

En 1927, l’engagement du mouvement surréaliste dans le communisme ne fait pas l’unanimité et Desnos est de ceux qui voient la chose comme un reniement par rapport à l’idéal initial. La polémique enfle et, en 1929, la rupture est consommée : Desnos, devenu journaliste et critique de cinéma dès 1925, poursuit alors le fil de ses explorations en totale indépendance du mouvement.
Son premier recueil, Corps et biens, paraît en 1930, mais la décennie qui s’ouvre pour Desnos est riche d’une activité dont la poésie littéraire n’est pas l’unique composante. C’est d’abord le journalisme radio qui lui permet de développer des propositions tout à fait nouvelles et inventives : ainsi, il conçoit, avec Antonin Artaud notamment, le feuilleton La Complainte de Fantômas. En 1938, sur le Poste parisien, il crée et anime l’émission Des songes : les auditeurs sont invités à envoyer les récits de leurs rêves; Desnos les interprète à l’antenne selon La Clef des Songes d’Artémidore et en propose une mise en forme sonore théâtralisée. Par ailleurs, il travaille pour l’agence "Information et publicité" et compose pour divers produits des slogans empreints de son génie pour les jeux de mots surréalistes et oniriques. Il écrit aussi des chansons de variété, des cantates et contribue à la réalisation de plusieurs œuvres cinématographiques, tantôt côté chansons et dialogues, tantôt côté scénario.

Face à la montée du totalitarisme en Europe, l’engagement politique de Desnos ne cesse de s’intensifier. Choqué par la guerre d’Espagne,  il adhère à plusieurs mouvements antifascistes. D’abord pacifiste, Desnos finit par considérer que la guerre est le seul moyen d’enrayer la progression inexorable d’Hitler. En 1939, il est mobilisé sur le front de la “drôle de guerre”. Suite à la défaite et à la signature de l’armistice, il regagne Paris et retrouve son activité de journaliste, au sein du quotidien Aujourd’hui, très vite soumis à la censure allemande. Néanmoins, dès 1942, il rejoint le réseau AGIR et réalise également des faux papiers pour des juifs et des résistants. En février 1944, il est finalement arrêté suite à une dénonciation.

Le poète est alors emmené à la prison de Fresnes ; puis il est transféré au camp de Royallieu à Compiègne, où il parvient à animer des sortes de conférences sur la poésie et le rêve avec ses compagnons d’infortune. Fin avril, il est transféré au camp de concentration de Buchenwald. Sur place, pour remonter le moral de ses camarades, il s’adonne à des interprétations de rêves et à des lectures des lignes de la main. Emmené ensuite au camp de Flossenburg puis dans celui de Flöha, il continue, malgré l’extrême dureté des traitements, à écrire des poésies mais aussi des lettres passionnées à sa compagne Youki, restée à Paris. Etant donnée la progression des armées alliées, il est finalement évacué vers le camp de Theresienstadt en Tchécoslovaquie. C’est là qu’à bout de forces, atteint du typhus, il apprend la fin de la guerre et la défaite du nazisme. Il meurt le 8 juin 1945. Il est enterré au cimetière Montparnasse à Paris.


Estampe en hommage à Desnos par Ernest Pignon-Ernest


Tout au long de sa vie, Desnos aura puisé dans le rêve les ressources de sa poésie multiforme mais aussi les forces de sa résistance aux intégrismes de toute nature. Il restera comme un créateur à la fois visionnaire et ancré dans la modernité, épris de liberté et de nouveauté et en même temps soucieux de rester accessible à tous.
En cela, il peut être vu comme un authentique philosophe du rêve, dont la pensée n’est pas exprimée dans de pompeux essais métaphysiques mais dans un mode de vie fait à la fois de création et d’engagement, dans un art de vivre humaniste exprimant tous les potentiels de la psyché individuelle.

Pour en savoir plus, vous pouvez :
- retrouver biographie et textes sur le site de l'Association des Amis de Robert Desnos
- découvrir une biographie plus détaillée sur Wikipédia
- savourer ses productions littéraires sur Wikilivres
- visionner une vidéo issue d’un DVD consacré au poète
- écouter un extrait de son émission radio "Des songes".

 

Pierre BELDA

 

 


De Découverte en Métamorphose

 

Pierre Belda

Recueil de poésies (vingt et un textes)

publié aux éditions "Un autre regard, prestance" (12 €)

 

Extrait du recueil

 

Epreuve

C'est vrai le temps passe, l'absence s'enfante.
Et même plus d'attention condescendante.
La vraie, chaude relation n'y est plus.
Petite lumière, pourquoi as-tu disparu ?

Cheminement

Dans mon désert, sous le regard de la lune,
J'étais l'enfant égaré, au sein des dunes.
Mon coeur saignait de ta belle image pure.
J' étais déchirure et douce blessure.


Ile d'amour

Pénétrer dans toutes ses joies et ses peines.
Accompagner, s'en donner vraiment la peine.
C'est sur, il aimera ce que tu es, plus tard.
Son bel être intérieur, rattrapant ton regard.
L'amour d'aimer un enfant est difficile.
Etre un vrai parent, c'est attendre sur une île

 

Synopsis

Un jour surgit un mot, une phrase et une parole de découverte qui s'approprient le temps et organisent l'imagination.
Un fil conducteur relie les pièces de ce patchwork poétique construit lentement par une sorte de métamorphose ou se mêlent des ressentis, des émotions, des histoires, des espérances...
Tout est possible, la poésie libère, guide le temps des jours qui se succèdent et qui désormais nous appartiennent avec nouveauté, authenticité.

Biographie de l'auteur

Pierre BELDA, ancien de l'éducation nationale, senior au service de la culture.
Toujours amoureux du bien comprendre, du mieux se connaître.
Adepte de la poésie qui fait de nous tous des êtres sensibles, assoiffés des paroles du coeur.

Commande de l'ouvrage

Editions Un autre regard/Prestance
c/o Axel Graisely
6 rue des Bergeries
83890 Besse sur Issole.

A commander aussi en librairie.

 

 

D'Imagination En réalité

Pierre Belda

IV ème recueil de poésie publié en mars 2015 par l'association

Un autre regard/Prestance.

 

 

 

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