Doomsday clock

L'horloge du Jugement dernier

IT IS TWO AND A HALF MINUTES TO MIDNIGHT

Couverture du N° 32 de la revue Oniros - 4e tr. 1990 - 1er tr. 1991

 


 

La Fin du Monde

 

Le «deuxième avertissement» pour l’avenir de la Terre,
l’Apocalypse en vue ?

Sputnik - 14-11-17 - Vingt-cinq ans après une première mise en garde d'une majorité de lauréats du prix Nobel, plus de 15.000 scientifiques de 184 pays lancent, dans une déclaration publiée lundi, un avertissement face aux risques de déstabilisation de la planète faute d'actions pour préserver l'environnement et les écosystèmes.

En 1992, l'ONG «Union of Concerned Scientists» avec plus de 1.700 co-signataires, avait émis «L'avertissement des scientifiques du monde à l'humanité» dans lequel ils argumentaient que l'impact des activités de l'homme sur la nature allaient probablement aboutir «à de grandes souffrances humaines» et «mutiler la planète de manière irrémédiable».

Sans véritable taxation du carbone, la COP 23 «n’est qu’un écran de fumée»
Un quart de siècle plus tard, ces scientifiques revisitent la mise en garde initiale dans une tribune qu'ils qualifient de «deuxième avertissement».

Disponibilité de l'eau potable, déforestation, baisse du nombre de mammifères, émissions de gaz à effet de serre: tous ces voyants sont dans le rouge et les réponses depuis 1992 sont décevantes, à l'exception des mesures internationales prises pour stabiliser la couche d'ozone dans la stratosphère, concluent ces scientifiques dont l'appel parait dans la revue BioScience.

«Dans ce document, nous avons examiné l'évolution de la situation des deux dernières décennies et évalué les réponses humaines en analysant les données officielles existantes», explique Thomas Newsom, professeur à l'Université Deakin en Australie, co-auteur de la déclaration.

Depuis 25 ans, la quantité d'eau potable disponible dans le monde per capita a diminué de 26% et le nombre des zones mortes dans les océans a augmenté de 75%, soulignent les chercheurs.

L'appel cite également la perte de près de 120,4 millions d'hectares de forêts converties pour la plus grande partie en terres agricoles et un net accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et des températures moyennes du globe.
Les scientifiques pointent aussi l'augmentation de 35% de la population mondiale et une réduction de 29% du nombre de mammifères, de reptiles, d'amphibiens, d'oiseaux et de poissons.

Parmi les mesures recommandées, les auteurs de l'appel suggèrent la création d'un plus grand nombre de réserves naturelles terrestres et marines et un renforcement des lois contre le braconnage et des restrictions plus sévères du commerce des produits de la vie sauvage.

Pour freiner la croissance démographique dans les pays en développement, ils préconisent une plus grande généralisation du planning familial et des programmes d'éducation des femmes.

 

 

Concentrations en gaz à effet de serre : du jamais vu depuis plusieurs millions d'années

Notre-planete.info - 31/10/17 - Selon le dernier bulletin de l'Organisation Météorologique Mondiale sur les gaz à effet de serre, les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté à un rythme record en 2016, confirmant que les niveaux actuels sont sans précédent depuis plusieurs millions d'années...

Toutes les bonnes intentions, discours, protocoles, accords, partenariats, démonstrations et sommets mondiaux sur les gaz à effet de serre n'y changent rien : il y a toujours plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. En 2015, un seuil significatif a été franchi : la teneur de l'atmosphère, moyennée à l'échelle du globe, en dioxyde de carbone (CO2) a atteint 400 parties par million (ppm).
En 2016, cette moyenne a dépassée les 403,3 ppm, "en raison de la conjonction des activités humaines et d'un puissant épisode El Niño", précise l'OMM.

Rappelons qu'avant 1750 et donc la révolution industrielle, les teneurs en gaz à effet de serre étaient inférieures à 280 ppm, l'augmentation est donc de... 45 % !

Pire, la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a plusieurs millions d'années. "Les relevés géologiques indiquent que les niveaux actuels de CO2 correspondent à un climat « d'équilibre » observé pour la dernière fois au Pliocène moyen (il y a 3 à 5 millions d'années), période pendant laquelle la température était de 2 à 3 °C plus élevée et qui a vu fondre les nappes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique occidental, ainsi qu'une partie de la glace de l'est du continent. Cette fonte avait entraîné une élévation du niveau de la mer, qui était supérieur de 10 à 20 m au niveau actuel", précise le bulletin de l'OMM.

Publié tous les ans, le Bulletin sur les gaz à effet de serre est fondé sur les observations du Programme de la Veille de l'atmosphère globale de l'OMM. Ces observations contribuent à la surveillance des concentrations de gaz à effet de serre, principaux éléments moteurs des changements climatiques au niveau de l'atmosphère et, à l'instar des systèmes d'alerte précoce, permettent de rendre compte de leurs fluctuations.


Autre élément de comparaison : au Miocène moyen, il y a 15 à 17 millions d’années, la concentration de CO2 dans l'atmosphère atteignait entre 400 ppm et 650 ppm et la température moyenne à la surface du globe était de 3 ºC à 4 ºC supérieure à celle d’aujourd’hui.

Pourquoi les concentrations en gaz à effet de serre continuent d'augmenter ?

Ainsi, au niveau mondial, les émissions de dioxyde de carbone (combustible fossile et industriel) continuent d'augmenter, bien que plus légèrement ces dernières années avec une estimation de + 0,2% de 2015 à 2016. Depuis l'année de référence du Protocole de Kyoto (1990), la croissance des émissions de CO2 est de 63 % selon les données du Global Carbon Project. Depuis 1990, le forçage radiatif total causé par l'ensemble des gaz à effet de serre persistants, qui induit un réchauffement de notre système climatique, s'est accru de 40 %, et une hausse de 2,5 % a été enregistrée en 2016 par rapport à 2015, selon les chiffres de l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA).

Grâce aux observations du satellite Orbiting Carbon Observatory (OCO-2) de la NASA, les scientifiques ont réalisé une représentation en 3D des sources d'émissions géographiques de Co2 et de la dispersion planétaire dans l'atmosphère du dioxyde de carbone, en seulement quelques jours.
La moitié des émissions de gaz à effet de serre est absorbée par la végétation (25%) et les océans (25%), le reste s'accumule dans l'atmosphère.

Les objectifs de l'Accord de Paris restent hors de portée

L'Accord de Paris sur le climat vise à limiter le réchauffement climatique en-deçà des 2°C avec un objectif encore plus ambitieux de 1,5°C. Cependant, "dans l'état actuel des choses, une mise en œuvre complète des contributions prévues déterminées au niveau national conditionnelles et inconditionnelles entraînerait très probablement une augmentation des températures d’au moins 3°C à l'horizon 2100 – « inconditionnelles » signifie que les gouvernements seront tenus de prendre des engagements bien plus importants lorsque ceux-ci seront révisés en 2020" indique le PNUE dans la huitième édition du rapport annuel de l'ONU sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions, publié le 31 octobre 2017. Une perspective qui ne prend pas en compte la volonté des Etats-Unis de se retirer de l’Accord de Paris et qui devrait donc être bien plus pessimiste.
"L'accord de Paris a donné un nouvel élan aux mesures pour lutter contre les changements climatiques, mais cet élan faiblit", déclare Edgar E. Gutiérrez-Espeleta, ministre de l’environnement et de l'énergie du Costa Rica et Président de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement 2017. "Nous faisons face à des choix douloureux : renforcer nos ambitions ou subir les conséquences de leur affaiblissement.".

L'étude des Nations Unies précise que l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions pour atteindre l’objectif de 1,5°C de réchauffement se situe entre 16 et 19 Gt éq-CO2, un objectif plus important que prévu.

Comment pourrait-il en être autrement alors que rien ne change dans la finalité de nos sociétés ? Nous continuons de produire tout et n'importe quoi pour satisfaire des consommateurs de plus en plus nombreux et superficiels afin de soutenir ou rattraper coûte que coûte une croissance économique sans intérêt et sans aucun avenir durable.

"Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d'être trop élevées et il faut renverser la tendance. Ces dernières années, les énergies renouvelables ont certes connu un formidable essor, mais nous devons maintenant redoubler d'efforts pour faire en sorte que ces nouvelles technologies à faible émission de carbone puissent se développer. Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique de la communauté internationale et l'acceptation d'une évidence : le temps presse" a indiqué Erik Solheim, chef d'ONU-Environnement. Il ajoute : "Un an après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, nous nous retrouvons dans une situation où les efforts sont encore insuffisants pour éviter un avenir misérable à des centaines de millions de personnes".

Vers un avenir climatique de plus en plus sombre

Outre les nombreuses conséquences environnementales et éthiques, cette hausse rapide des concentrations de CO2 et d'autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère est susceptible de déclencher une modification sans précédent des systèmes climatiques et d'entraîner ainsi de "graves bouleversements écologiques et économiques" est-il précisé dans le bulletin de l'OMM.

"Si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d'une hausse dangereuse de la température d'ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l'Accord de Paris sur le climat", a averti le Secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas. "Les générations à venir hériteront d'une planète nettement moins hospitalière" a-t-il ajouté.

Nos sociétés ont manifestement échoué à contenir de manière responsable leurs émissions de gaz à effet de serre, rendant déjà obsolète l'accord de Paris signé fin 2015, alors que le climat devrait plus probablement voir sa température moyenne augmenter de 5°C. Cela ne doit pas nous empêcher d'oeuvrer pour diminuer au maximum notre empreinte carbone en suivant quelques astuces simples et économiques et en diminuant notre consommation de viande dont les impacts sont de plus en plus importants sur le climat.

Auteur
Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

Elevation du niveau de la mer : il ne reste que 10 ans pour éviter 10 000 ans de catastrophe

 

Notre-planete.info - 11/4/17 - fait maintenant plus de 40 ans que l'on discute du réchauffement climatique, sans qu'aucune décision sérieuse et responsable n'ait été prise. Les décisions politiques se bornent au court terme et ne considèrent pas les impacts à long terme. Or, des études récentes montrent que nos activités auront des conséquences, pas seulement sur un siècle, mais au moins sur 10 000 ans. Ainsi, pour réellement prendre en compte l'urgence de la situation climatique, mieux vaut se projeter sur le long terme et agir promptement et sérieusement. C'est l'alerte des scientifiques alors que l'avenir de l'humanité est en jeu.

Malgré l'autosatisfaction politico-médiatique lors de la COP21 et la COP22, rien n'est réglé et tout reste à faire en matière de changement climatique : aucun engagement contraignant n'existe et les concentrations en gaz à effet de serre continuent d'augmenter fortement (les 400 ppm de CO2 ont été atteint) tandis que le monde peine à accomplir sa transition énergétique.

Or, dans les discussions politiques actuelles à l'échelle mondiale, on accorde trop d'importance aux impacts du changement climatique sur le court terme, d'ici à 2100, évacuant la portée temporelle réelle de nos activités polluantes. C'est le constat d'une nouvelle publication alarmante du European Marine Board (EMB) qui s'appuie notamment sur un article paru dans Nature Climate Change en février 2016.

Les auteurs soutiennent que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) - résultant des activités humaines - perdureront dans l'atmosphère et continueront d'affecter le climat de la terre pour des dizaines voire des centaines de milliers d'années.

Pour étayer leur conclusion, les chercheurs s'appuient sur des analyses des climats passés qui montrent que toute augmentation de CO2 entraîne par la suite une montée du niveau des océans, avec un décalage qui peut prendre des milliers d'années, le temps que les calottes glaciaires fondent.

Vers une élévation de 52 m du niveau des océans

Même dans le cas du scénario modéré, les conséquences seront cataclysmiques avec l'inondation de régions densément peuplées : New-York, Londres, Tokyo, Jakarta, la Randstad (Pays-Bas)... Aucune digue ni protection côtière ne pourra stopper une telle élévation du niveau des océans.

Au final, près de 20 % de la population mondiale (1,4 milliard d'habitants - chiffres actuels) sera affectée. Cela engendrera des bouleversements et des migrations de populations jamais vues dans l'histoire de l'humanité.

Si nous n'agissons pas dans les 10 ans qui viennent sans se fixer des objectifs plus ambitieux pour le changement climatique, une élévation du niveau de la mer de 25 m est hautement probable.

Les discussions et scénarios actuels sur les conséquences du changement climatique prennent généralement 2100 comme date butoir et occultent ainsi la portée réelle d'une modification du climat : au moins 10 000 ans. Ce qui signifie que nos décisions actuelles décident littéralement du futur de l'humanité. L'enjeu est tellement colossal qu'il semble imaginaire et pourtant…

2030 : seule option possible : zéro émission de gaz à effet de serre

Selon le bulletin du EMB, c'est la seule option possible. Réduire les émissions, un objectif au coeur des sommets sur le changement climatique, est maintenant insuffisant : c'est l'arrêt complet des rejets qui doit être acté. "La seule option pour éviter les changements climatiques catastrophiques est de faire des changements rapides et fondamentaux dans nos systèmes énergétiques, industriels et agricoles afin de passer à des émissions de carbone nulles ou négatives dans les 20 à 30 ans. Cela peut sembler dramatique, mais par rapport au coût humain potentiel, c'est du bon sens." souligne le rapport.

Si quelques émissions carbonées perdurent, elles devront être compensées par la reforestation, notamment des mangroves dont la capacité de fixation de carbone est la plus forte.

De nouveaux objectifs politiques sont nécessaires pour éviter cette situation. Il est essentiel de revoir l'actuelle gouvernance des systèmes énergétiques, industriels et ceux liés à l'agriculture. L'enjeu est de taille, nos sociétés seront-elles à la hauteur ? La récente élection de Donal Trump, climato-sceptique candide, nous éloigne un peu plus de la raison...

 

Notes
L'European Marine Board (EMB) est un think tank européen. EMB est composé d'instituts de recherche en sciences marines (dont l'Ifremer), d'organismes de financement et d'universités. Le rôle de l'EMB est de coordonner l'action de ses membres afin de développer des priorités stratégiques communes et de promouvoir la recherche, la formation, l'innovation marine, notamment auprès de l'Union Européenne, de ses états membres, des états associés à l'UE, des acteurs du monde socio-économique Européen et du grand public.

Références
Peter U. Clark, Jeremy D. Shakun, Shaun A. Marcott, Alan C. Mix, Michael Eby, Scott Kulp, Anders Levermann, Glenn A. Milne, Patrik L. Pfister, Benjamin D. Santer, Daniel P. Schrag, Susan Solomon, Thomas F. Stocker, Benjamin H. Strauss, Andrew J.
Weaver, Ricarda Winkelmann, David Archer, Edouard Bard, Aaron Goldner, Kurt Lambeck, Raymond T. Pierrehumbert and Gian-Kasper Plattner (2016). Consequences of twenty-first century policy for multi-millennial climate and sea-level change - Nature Climate Change 6: 360-369. DOI:10.1038/nclimate2923.
Slangen, A.B.A. et al., 2016. Anthropogenic forcing dominates global mean sea-level rise since 1970 - Nature Climate Change. DOI

Auteur
Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

 

 

Professor Stephen Hawking has warned our planet will one day look like Venus (left) with surface temperatures of 460°C (860°F) if global warming continues. Venus, the second closest planet to the sun, was much like Earth 4 billion years ago (artist's impression right)

 

La Terre se transformerait en un véritable enfer, prévient Stephen Hawking



Sputnik - 10/1/18 - La planète bleue risque de connaître le même sort que Vénus. Les conditions climatiques seront alors inaptes à l’existence de la vie humaine, estime le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking.

Les changements climatiques conduisent l’humanité vers l’extinction et le réchauffement climatique risque de transformer notre planète, la Terre, en un enfer, estime l’astrophysicien mondialement connu Stephen Hawking.

Si l’homme ne diminue pas ses émissions de gaz à effet de serre, tôt ou tard, le mercure atteindra la barre des 460°C, a-t-il prévenu.

Dans le cadre de son émission Favourite Places, il a «transporté» ses spectateurs sur Vénus.

Le «deuxième avertissement» pour l’avenir de la Terre, l’Apocalypse en vue ?

Selon la NASA, il y a quatre milliards d’années, Vénus, la deuxième planète la plus proche du Soleil, ressemblait à la Terre. Pendant près de deux milliards d’années, elle a eu une atmosphère, des mers et des plantes. Toutefois, pour toute une série de raisons, la planète a «brûlé».
Compte tenu du fait que notre planète est âgée, d’après les scientifiques, de 4,5 milliards d’années, elle risque de se transformer en un désert inhabitable dans 500 millions d’années.

Précédemment, Stephen Hawking avait déjà prévenu que la Terre pourrait devenir inhabitable si les changements climatiques se poursuivent. Il a en outre accusé Donald Trump d’avoir condamné à mort la planète en sortant de l’accord de Paris sur le climat.

 

 

 

ALCHERINGA

 

ACCUEIL