SANTÉ

CORONAVIRUS

Voir aussi : RÊVES PARTAGÉS EN LIEN AVEC LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS

 

Des chercheurs alertent sur les «conditions épidémiques parfaites» créées par l’Homme

© CC0 / neelam279
SOCIÉTÉ
07.06.2020

Selon des scientifiques de l’Université de Liverpool, l’ingérence de l’Homme dans la nature favorise l’apparition des épidémies. Comme «ce n’est pas la dernière à laquelle nous faisons face», ils ont élaboré un moyen de détection des agents les plus pathogènes.

L’humanité a créé des conditions très favorables pour la transmission de maladies qui viennent de la nature et pour leur propagation à travers le monde, rapporte la BBC se référant à des chercheurs de l’Université de Liverpool.

Selon eux, la déforestation et l’empiètement des humains sur divers habitats naturels aident les pathologies à se transmettre des animaux aux Hommes.
«Les écosystèmes transformés par l’Homme avec une biodiversité plus faible, tels que les paysages agricoles ou les plantations, sont souvent associés à un risque humain accru de nombreuses infections», estime la professeur Kate Jones de l’University College de Londres.

Bien qu’il ne s’agisse pas de toutes les maladies, certains animaux, «les plus tolérants aux perturbations humaines comme certaines espèces de rongeurs, semblent souvent être plus efficaces pour héberger et transmettre des agents pathogènes», a-t-elle ajouté.

«La perte de biodiversité peut créer des zones qui favorisent le renforcement des contacts entre l’humain et la faune, ainsi que des risques de transmission de certains virus, bactéries et parasites aux humains», poursuit la professeur.

Revenant sur les dernières épidémies, le professeur Matthew Baylis de l’Université de Liverpool a affirmé à la BBC: «Au cours des 20 dernières années, nous avons eu six menaces importantes: SRAS, MERS, Ebola, grippe aviaire et grippe porcine». «Nous avons esquivé cinq balles, mais la sixième nous a atteints», a-t-il déploré.

Pour M.Baylis, l’Homme a presque créé «des conditions parfaites» pour l’émergence de nouveaux agents pathogènes.  

Comment prévenir la transmission?

Afin de pouvoir mieux affronter l’émergence de nouvelles menaces, les scientifiques de l'Université de Liverpool ont développé un système de reconnaissance pour prédire quelles maladies des animaux sauvages présentent le plus de risques pour l'Homme, indique l’agence d’information.

Parmi les milliers de bactéries, parasites et virus connus de la science, ce système identifie les indices contenus dans le nombre et le type d'espèces qu'ils infectent. Il les utilise afin de mettre en évidence les plus dangereux pour les humains.

Si un agent pathogène est signalé comme une priorité, les scientifiques pourront alors orienter leurs efforts vers la recherche de traitements avant qu'une épidémie ne se déclare.

 

 

 

 

L'état d'urgence sanitaire prolongé jusqu'au 24 juillet : ce qui va changer

Journal du Centre - Publié le 02/05/2020

Dans le dépistage du coronavirus, le gouvernement mise sur la responsabilité individuelle et le civisme de la population après le déconfinement. A l'exception des personnes venant de l'étranger.

Le Conseil des ministres a entériné, ce samedi, la prolongation jusqu'au 24 juillet de l'état d'urgence sanitaire contre le Covid-19. Le texte pose le cadre légal de l'après-11 mai et des enjeux du déconfinement.

Deux mois de plus

Entré en vigueur le 24 mars, l'état d'urgence sanitaire est prorogé de de deux mois car sa levée le 23 mai "serait prématurée", "les risques de reprise épidémique" étant "avérés en cas d'interruption soudaine des mesures en cours".

Quarantaine imposée en provenance de l'étranger

"La stratégie de dépistage par les tests repose sur l'adhésion de la population", a insisté Olivier Véran, le ministre de la Santé, lors d'une conférence de presse. La quarantaine ne sera imposée qu'en cas d'arrivée en provenance de l'étranger. 

Si des personnes infectées, vivant sur le territoire national, refusaient de se soumettre à l'isolement, elles ne seront pas contraintes. "Nous faisons confiance à l'esprit de responsabilité des Français", a indiqué Olivier Véran.

"Nous allons devoir livrer ensemble une course de fond. Je sais que des efforts colossaux ont déjà été demandés aux Français", qui se sont montrés "à la hauteur de ce qui semblait impossible il y a deux mois à peine", a ajouté le ministre.

"Contact tracing" des malades et de leurs proches

Un système de collecte d'informations appelé "contact tracing", que certains considèrent comme un fichage des malades, sera mis en oeuvre dans le cadre des 700.000 tests de dépistage que le gouvernement entend mener chaque semaine. Il est  "destiné à identifier les personnes infectées et leur entourage, organiser des examens de dépistage et lutter contre la propagation par l'isolement ", a précisé Olivier Véran.

Des brigades locales, qu'Olivier Véran a qualifiée "d'anges-gardiens", vont venir épauler l'Assurance-maladie dans la recherche des cas contact au-delà de la cellule familiale. La loi va  "permettre à ces gens qui ne sont pas des  professionnels de santé d'avoir accès exceptionnellement à des données médicales".

Un avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui sera rendu public, est en préparation.

 

 

 

 

L’assassinat de ce professeur est-il lié à ses avancées majeures sur le Covid-19 ?

 

Rédaction 06-05-20 - 7sur7

 

 

Bing Liu, un chercheur confirmé de l’université de Pittsburgh, a été retrouvé tué par balles à son domicile samedi (2 mai). Le scientifique était, selon son employeur, sur le point de faire des “découvertes majeures” sur le Covid-19. En parallèle, la police a fait une autre découverte macabre non loin de là: un homme mort dans son véhicule.

Bing Liu était un éminent assistant professeur en recherches de biologie moléculaire à l’université de Pittsburgh en Pennsylvanie. Le scientifique travaillait sur les mécanismes cellulaires à la base des infections au coronavirus. Selon ses collègues, son travail était couronné de succès et il était à l’aube d'une découverte capitale.

Meurtre suivi d'un suicide

Mais samedi, la police a retrouvé la dépouille du chercheur dans sa maison de Elm Court à 60 km de Pittsburgh. Bing Liu présentait des impacts de balles dans la tête, le cou, la poitrine et les membres. Selon la police, l’auteur est un autre homme qui s’est ensuite ôté la vie dans son véhicule non loin de l’habitation de la victime. Selon la chaîne locale Actions News 4, le tireur, âgé de 46 ans, s’appelait Hao Gu.

Les enquêteurs pensent que les deux hommes se connaissaient et ajoutent que les origines chinoises de la victime n'ont aucun lien avec son assassinat. Ils s’interrogent par contre encore sur le ou les mobiles de ce meurtre suivi d'un suicide.

 

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RéseauInternational, 7/5/20

Tué par balles ce samedi 2 mai dans sa maison aux États-Unis, le professeur de l’université de Pittsburgh Bing Liu avait indiqué auparavant qu’il était sur le point de faire une annonce importante en ce qui concerne le mécanisme du Covid-19, fait savoir l’université dans un communiqué.

Un professeur de l’université de Pittsburgh qui était sur le point d’annoncer «des conclusions très significatives» concernant le Covid-19, selon son université, a été tué par balles ce week-end. Le meurtre a été suivi par le suicide de l’auteur de l’attaque, fait savoir la police américaine citée par CNN.

« Bing Liu était sur le point de faire des conclusions très significatives vers la compréhension des mécanismes cellulaires qui sont à la base de l’infection SARS-CoV-2 et la base cellulaire des complications qui suivent. Nous ferons un effort pour accomplir ce qu’il a commencé afin de rendre hommage à son excellence scientifique », indique le site de l’université.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le tueur, Hao Gu, 46 ans, a tiré sur sa victime. Ensuite, il est parti de la maison, s’est installé dans sa propre voiture et s’est suicidé, fait savoir le journal Pittsburgh Post-Gazette.

Assistant de recherche, le professeur Bing Liu a été trouvé dans sa maison ce samedi 2 mai avec des blessures par balles à la tête, au cou et au torse, selon le département de la police de Ross.

La police a précisé que les deux hommes se connaissaient avant cette rencontre tragique, sans toutefois donner de détails. Le mobile de ce meurtre et du suicide n’est pas connu pour l’heure, indique le média.

source : https://fr.news-front.info

 

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L'épouse d'un médecin urgentiste mort du Covid-19 souhaite porter plainte contre Véran et Buzyn

RTFrance - 4 mai 2020

Dénonçant un manque de protections, l'épouse d'Eric Loupiac, médecin mort du Covid-19, veut poursuivre Olivier Véran, Agnès Buzyn, l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté et le directeur de l’hôpital, pour négligence et mise en danger de la santé d’autrui.

«S’il y avait eu des masques FFP2, mon mari serait encore là», s'est désolée ce 2 mai auprès du quotidien Le Monde Claire Loupiac, la conjointe du médecin urgentiste Eric Loupiac, décédé à 60 ans le 23 avril des suites du Covid-19.

La veuve a confié à la presse son intention de porter plainte contre Olivier Véran, Agnès Buzyn, Pierre Pribille, directeur de l'agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté et Guillaume Ducolomb, directeur de l'hôpital de Lons-le-Saulnier où officiait son mari.

Le décès de cet ancien médecin militaire, membre de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), a beaucoup ému dans la région. C'est le dixième médecin hospitalier à avoir trouvé la mort après avoir contracté le coronavirus.

On a sous-estimé le manque d’équipements, notamment en masques. J’en veux à ceux qui ont mal géré la crise au niveau national

Claire Loupiac, ancienne déléguée syndicale de l'AMUF, estime que le manque de masques et l'absence de précautions suffisantes ont été fatals à son mari. Selon elle, Eric Loupiac n'a pu être en contact avec le virus qu'à l'hôpital puisque sa famille vivait confinée depuis le 26 février. Elle pense qu'il a été contaminé le week-end du 6 au 8 mars car il n'aurait disposé que de masques FFP1, moins étanches que les modèles FFP2. La semaine suivante, lors de sa seconde garde, il y aurait eu un vol de masques aux urgences de Lons-le-Saunier, délit démenti à l'époque par le centre hospitalier Jura Sud. En outre, selon Claire Loupiac, l'urgentiste avait demandé un sas d’entrée pour trier les patients possiblement contaminés par le Covid, que la direction aurait selon elle tout d'abord refusé, pour finalement l'installer au bout de 15 jours.

«J’attends que justice soit rendue, que les coupables soient trouvés et qu’ils s’expliquent pour cette négligence qui a causé la mort de mon mari», a déclaré l'épouse de l'urgentiste au Monde. «On a sous-estimé le manque d’équipements, notamment en masques. J’en veux à ceux qui ont mal géré la crise au niveau national», a-t-elle ajouté.

Ce qu'elle reproche à Olivier Véran et son prédécesseur Agnès Buzyn ? «Le gouvernement a mis trois semaines à confiner la population, le 17 mars, après les élections municipales», explique la veuve, précisant qu'elle-même et son époux, ayant «anticipé la vague», vivaient confinés depuis le 26 février.

Guillaume Ducoulomb, le directeur de l'établissement, se défend de tout manquement. S'il dit partager la tristesse de l'épouse et des enfants d'Eric Loupiac, il estime que l'hôpital de Lons-le-Saulnier a très tôt été équipé de tous les moyens nécessaires pour combattre le Covid-19.  «Jamais nous n’avons manqué de moyens de protection à Lons, nous avons toujours eu des masques, très tôt, dès février. Les protocoles de soins et la filière ont été opérationnels dès le 28 février», explique-t-il. Il va même jusqu'à remettre en question le fait que le médecin urgentiste ait été contaminé à l'hôpital. «Je ne vois pas ce qui pourrait le prouver, à partir du moment où on a appliqué les mesures de protection et fourni le matériel», a-t-il argué.

Des dépôts de plaintes en cascade

La plainte de la famille du médecin urgentiste va rejoindre le contingent de poursuites existantes, visant les autorités. Une trentaine de collectifs ont porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, homicide involontaire, ou non-assistance à personne en danger devant la Cour de justice de la République. Concernant spécifiquement les soignants, le collectif C19, composé de 600 médecins, a attaqué Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé, et le Premier ministre Edouard Philippe le 19 mars pour manquements. Un des derniers dépôts de plainte, émanant de la Fédération Nationale des Victimes d'Attentats et d'Accidents Collectifs (FENVAC), date du 29 avril. L'association a relevé dans sa plainte l’impréparation structurelle du système de santé national à la survenue d’une crise sanitaire, la défaillance d’anticipation des mesures de protection essentielles et l’absence de prise en compte de la sécurité au travail.

Les chiffres du personnel médical contaminé parlent d'eux-même : plus de 6 000 soignants hospitaliers ont contracté le Covid-19, ainsi que 4 500 médecins libéraux. 21 de ces praticiens en sont morts, chiffre à ajouter à la dizaine de décès chez les médecins de l'APHPLes soignants eux-mêmes et les syndicats invoquent régulièrement la pénurie de matériel, masques et blouses, ou encore les mauvaises consignes données par le gouvernement pour expliquer le drame du personnel contaminé.

 

 

 

Après le scandale du sang contaminé, celui des soignants infectés ?
Des médecins dénoncent

 

RTFrance - 30 avr. 2020

 

21 médecins libéraux sont décédés des suites du Covid-19 : c'est davantage que les médecins hospitaliers.

Furieux de n'avoir pu disposer des protections nécessaires, des praticiens interrogés par RT France s'indignent de la gestion du gouvernement.

Il y a eu le scandale du sang contaminé et il va y avoir le scandale des médecins contaminés», avertit Jérôme Marty, généraliste et président du syndicat de l'Union française pour une Médecine Libre (UFML), interviewé par RT France. 21 médecins de ville sont en effet décédés des suites du Covid-19 contracté durant des consultations, selon les données de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF). L'organisme recense également 4 500 praticiens contaminés. Durant la même période, dix médecins hospitaliers au minimum auraient perdu la vie, et 6 019 cas potentiels d'infection ont été rapportés parmi les professionnels de santé et les salariés d'établissements médico-sociaux, selon l'agence Santé publique France.

Il y a eu le scandale du sang contaminé et il va y avoir le scandale des médecins contaminés

Ce bilan humain terrible scandalise les médecins interviewés par RT France. «Le drame aurait pu être évité en bénéficiant de moyens de protections adaptées dès le début de la crise, ce qui n'a pas été le cas», estime Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au Samu de Seine-Saint-Denis et délégué CGT. Mais l'évaluation totale des décès des professionnels de santé par les autorités n'est toujours pas à l'ordre du jour. Christophe Prudhomme a demandé ces chiffres au gouvernement. «Le ministre de la Santé a été incapable de nous donner des chiffres précis et validés. On a non seulement une administration, des agences de santé régionales mais aussi un ministère de la Santé, qui ne sont pas capables de nous donner les moyens de protection et qui sont incapables de compter les morts», s'insurge le médecin urgentiste.

Des consignes inadaptées données à la profession

Pourquoi les soignants, confrontés au quotidien à des patient infectés, n'ont-ils pas disposé des protections suffisantes ? Les messages contradictoires et les décisions du gouvernement guidé le conseil scientifique créé à l'occasion de cette crise auraient pesé sur les capacités de la profession à se protéger. Alors que l'épidémie se répandait en France début mars, Emmanuel Macron a ordonné la réquisition des stocks et commandes de masques de France, en réservant les plus protecteurs, dits FFP2, aux soignants des hôpitaux.

Lire aussi Masques «grand public» : Emmanuel Macron confirme le revirement de la doctrine du gouvernement

«Edouard Philippe a bien dit qu'il fallait donner la priorité aux hospitaliers, qui étaient en "première ligne"; alors que c’est nous qui passons le plus de temps avec les patients. Sa responsabilité est donc pleine et assumée», explique Bertrand Legrand, médecin généraliste à Tourcoing et secrétaire général de la CSMF 59-62. Le gouvernement a donc estimé que les masques chirurgicaux – ou FFP1 – moins étanches, étaient suffisants pour les médecins de ville. «On était avec notre petit masque, on appelait les ambulanciers pour venir emporter nos malades. ils arrivaient en scaphandre... Cherchez l'erreur !», tonne Jérôme Marty. Les hôpitaux étaient-ils mieux lotis ? En réalité, ils ne recevaient pas assez de ces masques protecteurs, puisque la France n'en disposait pas suffisamment, n'ayant pas constitué de stocks ces dernières années par mesure d'économie. Ainsi, malgré les promesses gouvernementales, début avril, 78% des infirmières disaient manquer de masques FFP2, selon un sondage réalisé par le Syndicat national professionnel infirmier.

En fait, il n'y avait pas de stocks de masques. Ils ont enfumé les médecins libéraux

Les médecins libéraux dans le même temps, qui devaient se contenter de masques chirurgicaux, ne les obtenaient pas non plus. Comme l'explique Bertrand Legrand, dans un premier temps, la consigne avait été donnée aux praticiens de ville de consulter en portant un masque FFP1 et d'en donner un à chaque patient. «L'idée était de confier 50 masques à tous les médecins. Pour ceux qui n’ont pas fait une règle de trois... on tient dix jours. Dès le départ j'ai alerté sur le nombre de masques dans le stock en France, mais nous n'avons jamais eu de réponse : en fait, il n'y avait pas de stocks de masques. Ils ont enfumé les médecins libéraux», fulmine-t-il.

Selon Bertrand Legrand, ces directives ont eu des conséquences dévastatrices. Pensant être protégés par d'hypothétiques masques, ou encore que les outils les plus efficaces n'étaient pas nécessaires, les médecins n'ont pu, selon lui, songer à d'autres manières de se protéger, par exemple en organisant un double circuit de patients, ou en cessant de prendre la tension, un geste contaminant. «Alors que si vous savez que l'Etat ne peut pas vous offrir de protections, vous ne prenez pas de risque. Comme les politiques ne nous disent pas la réalité des choses, ils ne peuvent pas bien nous conseiller», estime-t-il. «On nous a menti, y compris les experts qui ont raconté n'importe quoi, déplore l'urgentiste Christophe Prudhomme.

Des masques moins protecteurs et introuvables Début mars, les syndicats de médecine libérale ont fini par protester contre ce manque de protection et exigé des modèles ffp2. En réponse, le 13 mars, le ministre de la santé Olivier Véran annonce changer de doctrine et distribuer ces masques protecteurs à la médecine de ville, affirmant disposer de stocks de dizaines de millions. «Mais on ne les a jamais vus arriver !», se plaint Jérôme Marty. «Les pharmaciens recevaient des boites de 50 masques pour l'ensemble des praticiens du quartier. Ca a duré pendant des semaines, et on n'a jamais eu de FFP2. Ensuite ils sont revenus à la doctrine des FFP2 réservés aux gestes invasifs à l'hôpital. Et c'est une aberration !», juge-t-il.

Pour acheter des masques, ils ont pris Gérard de la compta du ministère, la seule chose qu'il ait jamais achetée, c'est un sandwich en bas du bureau !

Selon le président du syndicat, le gouvernement aurait du confier les achats de masques au secteur privé. «C'est l'Etat qui s'est chargé d'acheter des stocks de masques, mais ce sont des incapables ! Ils disent qu'ils se sont heurtés à la concurrence internationale. Mais ce n'est pas étonnant. Il fallait confier les commandes à des commerciaux, des requins qui savent se battre pour gérer cela ! » Bertrand Legrand explique qu'il a fini par disposer des protections nécessaires grâce au système D, en s'organisant, puisqu'il n'avait rien. Il a installé une vitre en plexiglas, a fléché des distances au sol...et recycle ses masques. «Comme dans les pays du tiers-monde», ironise-t-il.

Les autorités traduites en justice par les soignants ?

Lors de son allocution du 28 février, Edouard Philippe a évoqué le personnel hospitalier en première ligne, mais n'a réservé un mot pour la médecine de ville que pour les enjoindre à remonter les cas contacts lors du déconfinement.

C'est un mensonge d’Etat grave. Tout cela se plaidera après la crise. On attaquera par respect pour la médecine libérale

Scandalisés par le manque de reconnaissance, ces médecins expliquent à RT France être révoltés par les consignes mensongères à cause de la pénurie, aux conséquences dramatiques. «Je suis très en colère contre Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé et Edouard Philippe, qui nous ont fait perdre du temps et prendre des risques», se plaint le président de l'UFML. En 2018, l'agence nationale Santé publique France avait bien prévenu Jérôme Salomon, du manque de masques, tout comme d'autres experts en 2019. «Pourtant quand on lui pose la question en février, il explique qu'aucune pénurie de masques n’est à craindre. C'est un mensonge d’Etat grave. Tout cela se plaidera après la crise. On attaquera par respect pour la médecine libérale», prévient-il.


Bertrand Legrand, «il n'y aura pas de scandale maintenant». Car pour l'heure, le généraliste doit redoubler d'efforts pour s'atteler à dépister tous les patients en s'alliant avec un biologiste : c'est la première initiative de ce type dans le Nord. Il décrie les nouvelles directives consistant à ne tester que les patients présentant des symptômes, et plaide pour un dépistage de la population, seule stratégie utile à ses yeux. 

Les autorités sanitaires et le gouvernement seront-ils tenus responsables de la mort des soignants, en libéral et à l'hôpital ? Alors que l'épidémie est loin d'être terminée, les dépôts de plainte se sont mises à pleuvoir. 28 collectifs ont porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, homicide involontaire, ou non-assistance à personne en danger, devant la Cour de justice de la République. Concernant spécifiquement les soignants, le collectif de soignants C19, composé de 600 médecins, a attaqué Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé, et le Premier ministre le 19 mars pour manquements. La fédération CGT de la santé a déposé une plainte contre X le 10 avril 2020. Après la deuxième vague épidémique, un tsunami judiciaire contre la gestion de la crise sanitaire se prépare à frapper.

Katia Pecnik

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/74639-apres-scandale-sang-contamine-soignants-infectes-medecins-denoncent

https://francais.rt.com/france/74639-apres-scandale-sang-contamine-soignants-infectes-medecins-denoncent

 

 

Le laboratoire israélien qui prétend avoir le vaccin COVID-19
est un centre de recherche de guerre biologique 

ZEJournal

Auteur : Eric Striker (Etats-Unis)  | Editeur : Walt | Samedi, 25 Avr. 2020

 

Le mois dernier, il a été signalé que des scientifiques de l'Institut israélien de recherche biologique (IIBR) à Ness Ziona avaient mis au point un vaccin pour le COVID-19, même s'il nécessitait encore des essais cliniques.

Quels que soient les mérites de cette affirmation, il existe des raisons éthiques, historiques et de santé publique pour rejeter tout "remède" provenant de l'IIBR. Le laboratoire est une unité de guerre biologique hautement secrète de l'armée israélienne, malgré sa dénomination civile.

L'IIBR est responsable du développement de nombreux poisons, armes microbiennes, armes chimiques et autres matériaux interdits. Plusieurs scientifiques du laboratoire sont morts subitement au milieu de leurs recherches au fil des ans, mais la nature de leurs décès reste un mystère grâce à l'interdiction du gouvernement israélien de publier des articles liés aux activités militaires.

HEMED BAIT

Le laboratoire basé à Ness Ziona a été fondé pendant la guerre de 1948 sous le nom de HEMED BAIT, sur ordre de David Ben Gourion. L'objectif de l'unité était de développer des armes qui pourraient tuer de grands groupes de personnes, et aurait été inspiré par l'organisation terroriste sioniste Nakam, qui, avec la bénédiction de nombreux dirigeants juifs influents, a tenté de tuer des millions d'Allemands en empoisonnant leur approvisionnement en eau avant d'être déjoué par les autorités britanniques en 1945.

Le concept d'empoisonnement de l'eau potable d'une population a guidé l'idée derrière l'une des premières armes développées par les premières réalisations du laboratoire. Cette innovation macabre a été utilisée contre les Arabes autochtones dans la ville d'Acre, lorsque l'armée israélienne l'a nettoyée ethniquement en mai 1948.

Selon l'historien militaire Uri Milstein, les forces israéliennes ont laissé tomber des conteneurs de bactéries dans leurs puits et ont déclenché une épidémie de typhus d'origine humaine qui a chassé les habitants. [1]

Après le déploiement réussi de la guerre des germes à Acre, des soldats égyptiens ont attrapé des commandos israéliens à Gaza en train de recommencer quelques semaines plus tard (Cohen, p. 31). Lorsque les Égyptiens ont obtenu leurs aveux et annoncé ce qu'ils avaient fait, la presse mondiale juive les a accusés de diffamation et, naturellement, d’antisémitisme en raison de la similitude de cet incident (empoisonnement des puits) avec les affirmations européennes médiévales [Voir Sur les Juifs et les fléaux: les aventures de l'historiographie juive].

En 1952, le professeur Avraham Marcus Klingberg, qui avait servi dans HEMED BAIT, a transformé l'infrastructure du programme militaire en IIBR (Cohen, p. 35).

En 1983, Klingberg a été arrêté, jugé et condamné en secret pour être un espion soviétique. Klingberg a été victime de chantage de la part du KGB pour divulguer des informations sur ses projets douteux à la tête de l'IIBR. L'épisode entier reste enveloppé de mystère, mais il est communément considéré comme le cas d'espionnage le plus dommageable que l'État d'Israël ait jamais subi.

L'IIBR et le Mossad

Ces dernières années, les travaux de l'IIBR ont été utilisés dans divers assassinats.

Par exemple, en 1977, l'organisateur palestinien Wadie Haddad a été tué par les services de renseignements israéliens à l'aide d'un poison indétectable fabriqué par l'IIBR. Le poison, administré en enrobant son chocolat préféré, imitait les symptômes de la leucémie, qu'un hôpital est-allemand a classée comme cause de décès.

En 1997, un autre produit de l'IIBR a été utilisé pour tenter d'assassiner le chef politique du Hamas, Khaled Mashaal. Des agents du Mossad se sont faufilés en Jordanie, où Mashaal était basé, et l'ont exposé à une forme concentrée de fentanyl d'opiacé synthétique, également produit au laboratoire de l'IIBR. Les agents du Mossad ont été capturés lorsque Mashaal est tombé dans le coma. Le roi jordanien a menacé de rompre les accords de paix avec Israël si aucun antidote n'était fourni. Sous la pression du président Bill Clinton, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a fourni à contrecœur le remède et Mashal a survécu.

Un autre cas très médiatisé impliquant l'IIBR a été la tentative de transporter des produits chimiques utilisés pour produire du gaz Sarin d’une installation aux Pays-Bas en 1992. L'avion El Al s'est écrasé lors du décollage sur la piste néerlandaise, libérant 50 gallons de méthylphosphonate de diméthyle dans l'atmosphère locale. Les citoyens de la région continuent de souffrir d'une maladie respiratoire invalidante et soi-disant "mystérieuse" liée à l'accident.

Il ne faut pas faire confiance au "remède" COVID-19 d'Israël

Connaissant l'histoire macabre de l'IIBR, il semble inimaginable qu’une nation Goy fasse confiance à un "partenariat" avec le diable.

Pourtant, le républicain Ted Cruz et le démocrate Chris Coons tentent de capitaliser sur les préoccupations concernant les chaînes d'approvisionnement pharmaceutique américaines en Chine pour le remplacer en «renforçant les partenariats entre les entreprises des États-Unis et d’Israël afin de développer des projets médicaux innovants visant à détecter, traiter et guérir le COVID- 19.

Bien qu'il ne soit pas clair si les fonds des contribuables américains iront à des institutions comme l'IIBR, il est sûr de dire que tout vaccin développé en Israël va provoquer des soupçons plus que justifiés. La distinction entre les entreprises privées et l'État est pratiquement inexistante en Israël, et les entreprises de biotechnologie comme Dyadic ne cachent pas leur relation avec l'IIBR.

Rien n'indique que l'IIBR, une entreprise militaire fondée spécifiquement dans le but d'assassiner sans discrimination des non-Juifs avec des germes, des poisons et des virus, a changé sa mission sioniste d'origine. Toute vaccination israélienne doit être traitée avec autant de suspicion que le puits d'un village arabe empoisonné par les assassins juifs de Ben Gourion.

Traduction H. Genséric (LA CAUSE DU PEUPLE )

NdLT :

[1] L'historien palestinien Salman Abu-Sitta a écrit en 2003 ce qui suit.

À la suite de l'occupation d'Haïfa par les sionistes le 23 avril 1948, au nez et à la barbe des forces britanniques complices, commandées par le Général Stockwell, des milliers de gens ont convergé vers Acre, ville voisine, qui était toujours Arabe sous la "protection" des forces Britanniques. Acre était la prochaine cible sioniste. Les Sionistes ont assiégé la ville depuis la terre, et ils ont commencé à arroser la population, jour et nuit, d'une pluie d'obus de mortier. Célèbre pour ses murs historiques, Acre a pu longtemps tenir le siège. L'approvisionnement en eau de la ville venait par aqueduc d'un village voisin, Kabri, à environ 10kms au nord. Les Sionistes ont injecté la typhoïde dans l'aqueduc à des endroits où il traverse des colonies sionistes. (voir la carte)

On peut maintenant raconter l'histoire grâce aux dossiers du Comité International de la Croix Rouge (CICR) qui sont maintenant disponibles, 50 ans après l'événement.

Une série de rapports, sous la référence G59/1/GC, G3/82, envoyés par M. de Meuron, le délégué du CICR, entre le 6 mai et le 19 mai 1948, décrivent les conditions de vie de la population de la ville, frappée par une soudaine épidémie de typhoïde et les efforts pour la combattre.

Le compte rendu d'une conférence tenue en urgence à l'hôpital Libanais de la Croix Rouge à Acre le 6 mai pour traiter l'épidémie de typhoïde est d'une importance toute particulière. Le compte-rendu déclarait qu'il y avait au moins 70 victimes civiles connues, alors que d'autres n'étaient peut-être pas signalées.

Il a été déterminé que l'infection était "transmise par l'eau", non pas en raison des conditions peu hygiéniques ou de l'entassement des personnes, comme le prétendaient les juifs.

Il a été décidé de substituer cet approvisionnement par de l'eau provenant de puits artésiens ou de la station agricole, située juste au nord d'Acre, et non plus de l'aqueduc.

Dans ses autres rapports, de Meuron a mentionné 55 victimes parmi les soldats britanniques, qui ont été hospitalisés à Port Said. Cela récuse l'histoire israélienne, y compris celle de l'historien israélien, Benny Morris, qui déclare que l'épidémie était due "aux conditions peu hygiéniques" des réfugiés. Si c'était le cas, comment se fait-il qu'il y ait eu un nombre presque identique de victimes parmi les soldats britanniques ? 

Pourquoi ces conditions de vie n'ont-elles pas causé d'épidémie dans les autres lieux de concentrations de réfugiés, qui vivaient dans des conditions bien pires, comme à Jaffa, à Lod, à Nazareth et à Gaza ?

La ville d'Acre, accablée par l'épidémie, est tombée facilement entre les mains des Sionistes. Ils ont intensifié leurs bombardements. Des haut-parleurs placés sur des camions ont proclamé : "Rendez-vous ou suicidez-vous. Nous vous détruirons jusqu'au dernier homme." Ce n'était pas un terme de rhétorique, c’était la loi juive édictée dans le Talmud. Le juif a le droit de tuer les non juifs et de prendre tout ce qui lui appartient [Voir 20 EXTRAITS CHOQUANTS DU TALMUD ( livre saint des sionistes) . ]

Le Lieutenant Petite, un observateur français des Nations-Unies, a rapporté que le pillage était effectué de manière systématique par l'armée, qui emmenait les meubles, les vêtements et tout ce qui pouvait être utile aux nouveaux immigrés juifs et que cela faisait également partie "d'un plan juif pour empêcher le retour des réfugiés". Le Lieutenant Petite a également rapporté que les Juifs avaient assassiné 100 civils arabes à Acre, en particulier ceux qui refusaient de partir. D'autres horreurs ont été rapportées par de Meuron. Il a parlé "d'un règne de la terreur" et du cas du viol d'une fille par plusieurs soldats et du meurtre de son père. Il a également écrit que tous les civils masculins avaient été emmenés dans des camps de concentration et considérés comme des "prisonniers de guerre" alors qu'ils n'étaient pas des soldats.


- Source : National Justice

 

 

 

La stratégie de l’immunité collective,
sans confinement face au Covid-19, fait polémique

 

https://www.letemps.ch

Publié lundi 23 mars 2020

 

REVUE DE PRESSE

Le Royaume-Uni y a finalement renoncé, mais les Pays-Bas et la Suède continuent à y croire.
C’est un pari vertigineux sur l’avenir et le moral des populations

 

 

 

Drôle d’ambiance aux Pays-Bas, où un petit événement a passé relativement inaperçu à la fin de la semaine dernière. Le ministre des Soins médicaux, Bruno Bruins, dont le portefeuille comprend notamment la gestion de la pandémie de Covid-19, s’est brièvement évanoui mercredi soir alors qu’il s’exprimait à ce sujet devant le parlement. Il a démissionné dès le lendemain, après avoir expliqué sur Twitter souffrir d’«épuisement» en raison de «semaines intensives».

Une dédramatisation

Tension ? Tension, seulement ? Ou inquiétudes plus profondes dans un pays où le premier ministre, Mark Rutte, a décidé de favoriser le développement d’une immunité collective, excluant un confinement total de la population ? Son gouvernement a tout de même ordonné la fermeture des écoles, bars et restaurants afin de contrôler la progression du coronavirus. Et son chef dédramatise, en se rendant dans un supermarché de La Haye pour contrôler les réserves de papier hygiénique et conclure, devant la presse :

Nous en avons assez. […] Nous pouvons tous faire caca pendant dix ans

Au-delà du gag, le site Touteleurope.eu rappelle, lui, que, partisan de cette stratégie d’une hypothétique «immunité collective», «le Royaume-Uni a finalement annoncé la fermeture de ses écoles à compter du 20 mars». Le Guardian,notamment, s’était montré très, très critique envers la politique sanitaire préalablement adoptée. «Imaginez la situation suivante, écrivait-il à la mi-mars, votre maison est en flammes, et les personnes auxquelles vous avez confié le soin de s’occuper de vous n’essaient pas d’éteindre le feu. Bien qu’il ait tout vu venir et constaté ce qui arrivait aux voisins, brutalement terrassés, le gouvernement britannique a fait le choix inexplicable d’attiser les flammes, dans l’hypothèse erronée qu’il arriverait à les contrôler, d’une manière ou d’une autre.»

Sous la pression, un nouveau cap a donc été donné à Londres, «à l’heure où les critiques à l’encontre de cette politique du laisser-faire, toujours défendue par les Pays-Bas et la Suède, se multiplient». Mais il est difficile de s’y retrouver au milieu des «mille nuances de gris du confinement à l’européenne», titre ainsi Le Monde. Pourtant, à mesure que les pays adoptent leurs stratégies de lutte contre la pandémie de Covid-19, deux tendances se distinguent: d’un côté, «les trois pays les plus touchés, Italie, Espagne et France», qui ont successivement réduit la liberté de mouvement de leur population»; et de l’autre, certains Etats qui ont pris «des mesures moins contraignantes». Et suscité ainsi quelques belles levées de boucliers:

Mais qu’est-ce exactement que cette «immunité collective»? «Un principe par lequel on peut enrayer la propagation d’une maladie contagieuse dans une population à partir du moment où la majorité de cette population est immunisée, explique Franceinfo. Elle ne s’applique donc pas aux maladies simplement infectieuses (comme le tétanos) et nécessite que certains individus soient immunisés via, par exemple, la vaccination ou le développement d’anticorps dû à une primo-contamination.»

On laisse circuler

«Ainsi, même si le virus continue de circuler, plus le taux de personnes immunisées augmente, plus le risque de rencontre entre un malade et une personne non immunisée diminue. Le seuil de personnes immunisées nécessaire à l’arrêt de la propagation du virus dépend de la contagiosité des pathologies.» Dans le détail, on va donc «laisser circuler l’agent infectieux jusqu’à ce qu’un certain pourcentage de la population tombe malade et développe ensuite des anticorps», précise Alexandre Bleibtreu, médecin infectiologue au service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

La Suède divisée

Stockholm a fait le même choix stratégique. «La Suède prend son temps», titre ainsi LibérationMais le pays est divisé. «Chaque chose en son temps», telle est la réponse de ses autorités, qui ont certes interdit les rassemblements de plus de 500 personnes, fermé universités et lycées et «encouragé le télétravail». Seulement voilà, «le moment ne serait pas encore venu de fermer». Une politique orchestrée par un homme «aux lèvres duquel le pays est désormais suspendu: Anders Tegnell, épidémiologiste en chef au sein de l’Agence de santé publique suédoise».

L’omniprésence de cet expert, dont les recommandations sont suivies à la lettre par le gouvernement, symbolise une spécificité du système suédois: traditionnellement, «les politiques se fient davantage à l’expertise scientifique qu’à une forme de rhétorique […] guerrière, en partie car nous n’avons pas eu de guerre depuis 200 ans», explique Johan von Schreeb, à la tête du centre de recherche sur la santé en temps de catastrophes à l’Institut Karolinska. C’est un pari vertigineux. Mais pragmatique. Ceux qui le tiennent expliquent qu’il n’est «pas possible d’éviter que tout le monde attrape le virus», indiquent Les Echos:

Aux Pays-Bas, selon Mark Rutte, «un confinement empêcherait, au contraire, l’immunisation et favoriserait le retour, plus tard dans l’année, du virus», rapporte Le Monde. «L’immunisation d’une part de la population permettrait quant à elle que le groupe des personnes immunes forme un bouclier pour les personnes plus fragiles», soutient Jaap van Dissel, directeur de l’Institut national de santé publique néerlandais. «Autre avantage de cette stratégie, et pas des moindres: elle permet au pays de conserver une activité économique», dit encore Franceinfo.

La Belgique effrayée

Mais ça fait peur. France Inter rappelle que la Belgique, par exemple, entrée en confinement le mercredi 18 mars, «voit d’un mauvais œil ses voisins néerlandais prôner l’immunité collective. Ses experts estiment que cette approche met en péril les efforts déployés dans l’Union européenne en général. L’immunité collective est tout à fait inacceptable», juge ainsi le docteur Yves Coppieters, épidémiologiste à l’Université libre de Bruxelles, interrogé par La Libre Belgique.

«L’inquiétude est d’autant plus forte qu’une proportion élevée de contaminations est observée dans les régions allemandes et belges proches de la frontière néerlandaise.» Reste que Ian Donald, professeur de sociologie à l’Université de Liverpool, juge que cette politique est «bien plus élaborée que celle d’autres pays, et potentiellement très efficace», quoique «plus risquée et fondée sur un certain nombre d’hypothèses». Entre les deux, il y a peut-être le pari de l’adhésion populaire prônée par Berne pour justifier un confinement relativement «doux».

Stockholm et La Haye isolés

Alors quoi ? «A la poubelle, l’immunité collective ?» se demande LeMatin.ch. «On ne connaît pas assez le nouveau coronavirus pour savoir ce qu’il provoque en termes immunologiques», estime une porte-parole de l’OMS au micro de la BBC, qui a longuement et intelligemment tiré les leçons du revirement de Boris Johnson. «Un revirement qui isole encore plus Stockholm et La Haye.» De toute manière, «les chiffres actuels portant sur le nombre de contaminations et de décès» ne permettent pas encore «de trancher en faveur d’une stratégie ou d’une autre». Ce que résume ainsi le ministre norvégien de la Santé, Bent Hoie :

C’est l’histoire qui montrera si le résultat est très différent

Les leçons qu’en tire El País sont similaires: «Dans aucune crise de l’histoire de l’humanité, la science n’a joué un rôle aussi important. Et pourtant, au lieu d’une réaction consensuelle, on note une pluralité inédite de stratégies nationales.» […] Les citoyens doivent prendre conscience du fait que nos politiques se sont souvent trompés et continueront de faire des erreurs, même s’ils sont animés des meilleures intentions du monde et qu’ils s’appuient sur les meilleures données scientifiques à leur disposition. Le savoir se développe ainsi avec la méthode try and error. […] Une si grande diversité […] nous permettra de tirer assez rapidement des conclusions quant à l’efficacité des mesures. Nous apprenons de nos erreurs.»

 

 

 

Coronavirus : le cabinet privé qui pilote la stratégie de dépistage de la France

 

Par Étienne Girard

https://www.marianne.net

Publié le 30/04/2020

 

Selon les informations de Marianne, pour piloter la stratégie de la France dans le dépistage du coronavirus, le ministère de la Santé a missionné un cabinet privé, la filiale française de l'Américain Bain & Company. Trois visioconférences animées par Bain ont déjà eu lieu, depuis le 5 avril.

Selon nos informations, confirmant celles de Libération et du JDD, le ministère de la Santé a missionné la filiale française du cabinet américain Bain & Company, spécialisé dans le conseil en management, pour piloter la stratégie de la France dans le dépistage du coronavirus. « Afin d'appuyer la mission de développement des capacités de production nationale de tests, le cabinet Bain a été mandaté par le gouvernement, en accompagnement des industriels », nous indique la direction générale de la Santé. Si l'administration évoque un « appui », c'est bien Bain qui anime la réunion hebdomadaire organisée avec les professionnels. Une délégation au privé de tout un pan du dossier le plus sensible du déconfinement.

Trois visioconférences animées par Bain ont déjà eu lieu, depuis le 5 avril. Quatre syndicats de biologistes sont présents à chaque fois, ainsi qu'une dizaine de groupes privés d'analyses médicales, mais aussi… des conseillers gouvernementaux, dans un rôle d'auxiliaire d'un cabinet privé. L'Elysée, Matignon, deux membres du cabinet d'Olivier Véran, ainsi que Jean Castex, le nouveau « Monsieur Déconfinement » de l'exécutif, figurent parmi les participants.

MISSIVES RESTÉES SANS RÉPONSE

« On nous demande nos capacités de production, de quoi on a besoin en termes d'approvisionnement. C'est pragmatique », relate un biologiste. Un autre salue ce recours à un opérateur extérieur à l'Etat : « Un cabinet privé pour parler aux labos privés, ça marche bien. Et on est dans la boucle, c'est le plus important. » Il est vrai que, pendant de longues semaines, les missives adressées par les représentants du secteur au ministère de la Santé sont restées sans réponse. Y compris après le début du confinement.

Interrogé sur les modalités du recours à ce cabinet, le ministère explique que « Bain intervient pro bono, donc gratuitement et sans aucune contrepartie. » Bain saura en tout cas faire valoir cette première expérience pour décrocher des contrats futurs. Et confirmer un peu plus l'impuissance de l'Etat à exercer ses missions…

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Le déconfinement des Français est géré par l’américain Bain,
annexe bien connue du Mossad

ZEJournal

Auteur : Pierre Jovanovic  | Editeur : Walt | Mardi, 12 Mai 2020

Marianne a publié un joli scoop en montrant que le ministère de la Santé du gouvernement Macron a offert la gestion du déconfinement au cabinet de management américain Bain & Company.

Cette information a littéralement sidéré les Français qui, comme vous et moi, se sont demandé le « pourquoi du comment »... On n’a pas assez de polytechniciens, d’énarques, de saint-cyriens, d’organisateurs de toutes sortes en France, qu’on soit obligés de payer des... Américains pour gérer quelque chose d’aussi stratégique que le déconfinement ???

La semaine passée, je me disais que le nom de cette compagnie me rappelait quelque chose. Et cela m’est revenu. Bain & Co a fait sa fortune dans le downsizing, entendez par là les licenciements massifs. Quand une multinationale ou une banque veut virer 3000 salariés ou plus d’un seul coup, elles font appel à Bain, exactement comme la fille que vous voyez au début du film Margin Call venant annoncer à chaque personne sur la liste ce qu’elle va recevoir comme chèque de départ tout en lui demandant de prendre toutes ses affaires perso et de partir dans la minute qui suit.

Et devinez qui a fait le plus souvent appel à Bain ? Une société que je connais bien et qui a toujours été ma boussole en terme de licenciements : IBM.

Bain s’est aussi occupé de virer les gens chez le géant de Las Vegas, MGM Resorts.

Bain s’occupe de tous les secteurs, de l’aéronautique à l’hôtellerie, en passant par la chimie, la banque ou la logistique. Il facture à coup de millions de dollars et ne prend pas de petits comptes. Quand il s’agit de virer 3000 personnes qui vont vous faire économiser 150 millions de dollars, leur prix sera de l’ordre de 20 à 30 millions de dollars.

Mais Bain est aussi connu pour escroquer les gouvernements comme en 2018 avec le service des impôts d’Afrique du Sud (SARS), que Bain était censé réorganiser.

Bref, les gens de Bain font du grand n’importe quoi, y compris détruire, entre autres, le système de perception des impôts d’Afrique du Sud avec des conseils bidons.

Si les activités de Bain sont, on va dire « classiques » dans le monde du privé, on n’arrive pas à comprendre comment le ministère de la Santé a décidé que la France était un pays du Tiers-Monde, n’ayant pas assez de diplômés, au point de confier le programme de déconfinement des Français à Bain & Company. Sans même parler du fait que, historiquement, la société a clairement des attaches claires avec le Mossad israélien. Et qui dit Mossad, dit efficacité radicale.

Aujourd’hui, la patronne de Bain & Co est toujours Mme Orit Gadiesh [photo], une ancienne cadre supérieur du... Mossad, elle même fille d’un général israélien ! Bravo au contre-espionnage de la DCRI qui n’a pas eu, a priori, d’objections, ou bien a été mise devant le fait accompli par Macron ou ses adjoints de donner un dossier ultra-sensible à une ramification du Mossad. Dingue !

Une fois que Bain est informé de toutes les magouilles d’une multinationale ou d’un gouvernement, plus moyen de s’en séparer. Comme un agent recruté par un service, la série Le Bureau des légendes d’Éric Rochant sur Canal+ le montre très bien.

Bain ne communique pas aux États-Unis sur son chiffre d’affaire mondial, et reste également dans le flou dans les autres pays dans la mesure des lois des sociétés et comptables. Ne vous trompez pas, vous êtes en face ici d’une multinationale aux cent bras, mais dont la tête est directement liée aux intérêts du Mossad.

Force est de reconnaître que cette ultra discrète extension des services israéliens est absolument remarquable. Il suffit de temps à autre de faire chanter les PDG ou d’en cibler pour les encourager ensuite à signer avec Bain & Co.

Pour toutes ces raisons, je trouve encore plus scandaleux et surtout HAUTEMENT suspect que des haut-fonctionnaires du ministère de la Santé aient donné la gestion du déconfinement de 60 millions de Français à cause du Covid-19 à Bain & Co. Clairement, certaines mains ont été « gentiment » encouragées à signer avec une société américaine plutôt que de confier le dossier aux officiers français (spécialité Effectifs) qui sont les seuls grands spécialistes en France de ce que l’on appelle « la montée en puissance des effectifs ».

 


 

 

Coronavirus : prolonger le confinement pour les seniors, "une mesure discriminatoire" ?

 

France 2 - 16/4/2020

 

La France pourra amorcer son déconfinement le 11 mai, mais une partie de la population devra prendre son mal en patience. Considérées comme vulnérables, les personnes âgées pourraient avoir à rester encore chez eux, ce qui ne leur plaît guère.

Cela fait quatre jours qu'ils ne décolèrent pas. Depuis lundi 13 avril et l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron où le président de la République a annoncé le début de la période de déconfinement au 11 mai, certains retraités critiquent ouvertement le choix de l'exécutif. En effet, le gouvernement ainsi que le conseil scientifique ont répété qu'en ce qui concerne les populations les plus vulnérables au coronavirus Covid-19, le confinement pourrait durer encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Des évaluations au cas par cas ?

"Je prends ça pour une mesure discriminatoire injuste et surtout l'impression que les personnes retraitées aujourd'hui sont considérées comme des citoyens de seconde zone", se révolte Fatima Sadki, retraitée et responsable de l'Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA). Certains gériatres, comme le professeur Claude Jeandel, du CHU de Montpellier (Hérault), prônent des "évaluations cas par cas" afin de déterminer qui est vulnérable et doit rester confiné.


 

 

 

 

Bulletin de santé de la planète au 15 avril 2020 - 0h00 GMT

par Dominique Delawarde

Réseau International 15-4-20

 

Remarques liminaires :

1 – L’effet « pause dominicale » a très sensiblement joué (de 20 à 40%) au cours du long week-end pascal. En témoigne l’évolution sensible à la hausse des indicateurs de nouveaux cas, et de nouveaux décès à l’échelle de la planète mais aussi les hausses du nombre de décès de certains grands états, dont le nôtre. Nous le verrons dans l’analyse qui suit.

2 – Le déconfinement annoncé pour le 11 mai semble déjà poser de nombreux problèmes aux autorités en charge de l’organiser et susciter beaucoup d’inquiétude auprès des citoyens qui pourraient en bénéficier. C’est oublier que la France sera l’un des derniers pays d’Europe à déconfiner et que nos autorités bénéficieront alors de nombreux retours d’expérience. Il serait sage que nos « experts » aillent prendre informations et conseils auprès des nombreux pays qui auront entrepris ce déconfinement bien avant nous (Danemark, Autriche notamment, mais aussi Asie).

Élaborer une solution franco-française pour gérer le déconfinement sans prendre conseil auprès de ceux qui nous auront précédé depuis plusieurs semaines pourrait s’avérer aussi désastreux que l’a été la stratégie franco-française adoptée pour la gestion de l’épidémie. Nos « experts » ne se sont pas révélés, aujourd’hui, comme les meilleurs du monde …

3 – Pourquoi pas un rattrapage scolaire en raccourcissant les vacances d’été ? Lorsque je séjournais en famille aux USA et que l’école devait être interrompue en raison d’une catastrophe d’ordre climatique (période de tornades ou de blizzards), l’intégralité des jours de confinement perdus pour la scolarité était rattrapée en écourtant les vacances suivantes. Je sais bien que nous sommes en France, que l’intérêt des enfants n’est pas forcément prioritaire, que l’ardeur au travail des hussards de la république n’est plus ce qu’il était, que leurs syndicats se battraient bec et ongle pour refuser cette « régression sociale », que nombre de parents d’élève rechigneraient à sacrifier trois ou quatre semaines de vacance pour le bien de leurs enfants, mais il n’est pas interdit de rêver…

Recommandation du jour :  trois vidéos à voir et un article à lire absolument

– La première (7’46) nous apporte une information inédite sur la saga des masques : édifiant et affligeant. C’est dans l’émission Morandini Live qu’un pharmacien a poussé un coup de gueule concernant la gestion des masques en France par le gouvernement.

La seconde (16’17) nous apporte une information intéressante sur ce qui se passe réellement dans nos services d’urgence Covid-19. On savait que nos services de santé étaient contraints de trier en fonction de l’espérance de vie, les patients à prendre à compte et ceux qu’on abandonnait à leur sort, voire qu’on « aidait à mourir » faute de moyens suffisants pour les traiter, mais là, on entre dans le détail des opérations.

– La troisième vidéo (11 minutes) est un point sur l’épidémie fait le 14 avril par le professeur Didier Raoult. Très intéressant. 

et enfin, un article :

Point de situation au 15 avril 0h00 GMT

Depuis le début de l’épidémie :

210 pays ou territoires ou bateaux (2) ont été affectés par le virus, pour 997 860 cas déclarés.

126 599 décès (+ 6 981 hier) 478 479 guérisons (+ 33 843 hier) ;

1 392 782 patients (+ 33 188 hier) en cours de soins, dont 51 612 en état critique (- 135 hier).

À noter que :

10 pays ou territoires ne seraient toujours pas affectés par l’épidémie à ce jour (Corée du Nord, Tadjikistan, Turkménistan, Lesotho, Comores, Tonga, Salomon, Îles Marshall, Micronésie, Palaos))  

20 pays ou territoires ont eu de 1 à 10 cas détectés depuis le début de l’épidémie (13 d’entre eux ne comptent aucun décès, et les 7 autres ne comptent, au total, que 8 décès.)

60 pays ou territoires comptent entre 11 et 100 cas détectés depuis le début de l’épidémie pour un total de 101 décès.

Sur les 210 pays ou territoires concernés par l’épidémie, 103 ont déclaré de 0 à 5 décès…

  • 6 981 nouveaux décès du coronavirus (+ 1 558 par rapport à la veille) dans la seule journée du 14 avril.
  • 14 pays ont déclaré plus de 1 000 décès depuis le début de l’épidémie (Italie, Espagne, USA, France, Chine, Iran, Royaume Uni, Pays Bas, Belgique, Allemagne, Brésil, Suisse, Turquie, Suède)
  • Sur les 126 599 décès enregistrés dans le monde depuis le début de l’épidémie, 116 968 l’ont été dans ces 14 pays (92,4%) et 113 179 (89,4%) dans les pays de la «coalition occidentale» (US, UE, OTAN).
  • 6 333 des 6981 décès d’hier (90,7%) sont « US, UE, OTAN ». C’est ce camp qui paiera le prix le plus fort tant sur le plan humain que sur le plan économique (récession inévitable, crise économique possible)

Au niveau de la planète, le nombre de nouveaux cas et des décès du jour est reparti en forte hausse. L’effet « pause dominicale » dans les bilans a donc bien joué durant les trois jours précédents comme je le craignais. Le cap des deux millions de cas est quasiment atteint.

Les bilans les plus lourds de la journée d’hier restent ceux des USA, du Royaume Uni et de la France qui enregistrent, à eux trois 52,5% des nouveaux cas, 56,6 % des nouveaux décès et 42,2% des cas critiques de la planète.

Les situations, de l’Espagne, de l’Iran, de l’Italie et de l’Allemagne, s ‘améliorent malgré une hausse sensible des décès dans les deux derniers pays et une hausse des nouveaux cas en Espagne, liées à de probables rattrapages de déclarations post week-end.

Un tableau du bilan actuel du nombre de cas et de décès par grande région du monde permet de réaliser celles qui s’en sortent bien, pour l’instant, et celles qui ont souffert et continuent de souffrir.

 

 

L’Asie, à l’exception de l’Iran, est quasiment sortie de l’épidémie. Lorsque les européens et nord-américains en seront sortis à leur tour, dans quelques semaines, le pourcentage de leurs pertes sera supérieur à ce qu’il est aujourd’hui…

Pour relativiser encore et toujours les bilans humains de cette pandémie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous apprend que, chaque année, la grippe saisonnière est responsable de 5 millions de cas « graves » qui entraînent entre 280 000 et 600 000 décèsLe Covid-19 n’a, à ce jour, affecté que 2 millions de personnes dont près de 260 000 cas graves qui se sont traduits par près de 126 600 décès.

Reprenons pays par pays

L’épidémie aux USA est repartie de plus belle, le record quotidien de décès est battu, probablement du fait d’une mise à jour après le week-end pascal. Le pays déclare, à lui seul, 36,4% des nouveaux cas et plus du quart des cas critiques de la planète. La semaine qui vient va être dure pour un pays qui compte déjà, à lui seul, 20% du total des décès Covid-19 dans le monde.

Au Royaume Uni, les indicateurs continuent de se détériorer, toujours plus de nouveaux cas et de décès. Pour ce pays qui compte déjà, à lui seul, plus de décès que la totalité des 48 pays ou territoires d’Asie (4,6 milliards d’habitants), depuis le début de l’épidémie, la situation pourrait se détériorer encore dans les jours à venir.

Pour la France, en dépit des déclarations rassurantes faites par les autorités de santé et relayées par les médias, les indicateurs ne sont toujours pas bons. Le nombre de nouveaux cas déclarés a augmenté de 50% dans la journée d’hier par rapport à la veille. Peut-être est-ce parce que le nombre de tests effectués a lui-même fortement augmenté, ce qui serait une bonne chose. Le nombre de cas critiques déclarés ne baisse pas vraiment et reste à un niveau très élevé au niveau national. Les choses semblent aller beaucoup mieux à Marseille : allez savoir pourquoi …. (voir 3ème vidéo conseillée). La semaine s’annonce encore difficile…

La situation s’améliore doucement pour l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et l’Iran. Ces quatre pays font clairement reculer l’épidémie. La petite poussée des décès déclarée hier peut s’expliquer, pour l’Allemagne et l’Italie, par une régularisation des décès survenus lors du week end pascal.

La situation semble se stabiliser en Belgique, aux Pays Bas, en Turquie, en Suisse, au Canada et continue de se détériorer progressivement au Brésil.

La Russie continue de tester énormément, de diagnostiquer et traiter au plus tôt. Ses indicateurs de cas critiques et de décès restent très bons et ses pertes très faibles.

La Suède qui n’a pas confiné vient juste de passer le cap des 1 000 décès depuis le début de l’épidémie. Sa situation reste stable malgré une poussée des décès probablement liée au rattrapage post week-end. Son taux de mortalité par million d’habitants reste très inférieur à de nombreux pays européens, grands ou petits, qui ont confiné. L’immunité de groupe qui se construit peu à peu pourrait constituer un atout considérable pour ce pays en cas de deuxième « vague » de l’épidémie.

Le Danemark, pays entré dans l’épidémie en même temps que nous, entame aujourd’hui un déconfinement progressif, il remet le pays au travail et ré-ouvre les écoles primaires, tout en conservant quelques restrictions …. Il y aura déjà quelques retours d’expérience bien avant le 11 mai, date probable du début du déconfinement français. Parce qu’il a réagi plus tôt et que sa population est plus disciplinée et responsable que d’autres, il n’a enregistré à ce jour que 52 décès par million d’habitants contre 241 pour la France……

Dominique Delawarde

 

 

 

 

Coronavirus – Aucun vaccin n’est nécessaire pour la guérison

Auteur : Peter Koenig  | Editeur : Walt | Dimanche, 12 Avr. 2020

ZE Journal

 

Le New York Times a rapporté le 30 mars que le président Trump s’est rétracté de sa déclaration précédente selon laquelle, d’ici le 12 avril, le verrouillage dû à la COVID-19 devrait être terminé et il est temps de penser au « retour au travail ». Au lieu de cela, il a déclaré qu’une prolongation jusqu’à la fin avril était nécessaire – et peut-être même jusqu’en juin. Cela, a-t-il dit, suivait les conseils de ses conseillers, dont le Dr Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), au sein du National Institute for Health (NIH), fait partie.

Le virus COVID-19 a jusqu’à présent causé beaucoup moins d’infections et de décès que la grippe ordinaire au cours des dernières années. L’OMS fait état le 30 mars dernier de 750 000 infections dans le monde et d’un nombre de décès de 36 000. Aux États-Unis, on compte environ 161 000 cas et 3 000 décès. Pourtant, le lanceur d’alerte Fauci affirme qu’il pourrait y avoir des millions de cas de coronavirus aux États-Unis et 100 000 à 200 000 décès. Et, par coïncidence, Bill Gates fait de même, en utilisant à peu près les mêmes chiffres.

Tout cela dans l’idée d’imposer un vaccin à la population.

Un vaccin de plusieurs milliards de dollars n’est pas nécessaire.

Le NIAD et la Fondation Bill et Melinda Gates collaborent en vue de développer un vaccin COVID-19.

La Chine a prouvé que le virus COVID-19 pouvait être maîtrisé à un coût relativement faible et avec une discipline stricte et des médicaments traditionnels. Les mêmes médicaments et mesures ont été utilisés pendant des siècles pour prévenir et guérir avec succès toutes sortes de maladies virales.

Tout d’abord, un vaccin contre la COVID-19, ou contre les coronavirus en général, est un vaccin contre la grippe. Les vaccins ne guérissent pas. Dans le meilleur des cas, les vaccins antigrippaux peuvent empêcher le virus d’affecter un patient autant qu’il le ferait sans vaccin. L’efficacité des vaccins antigrippaux est généralement évaluée entre 20 et 50 %. Les vaccins sont avant tout un immense bonus financier pour les grandes entreprises pharmaceutiques.

Ensuite, voici une multitude de remèdes qui se sont révélés très efficaces. Voir aussi ceci et cela.

  • Le professeur français Didier Raoult, qui est l’un des cinq meilleurs scientifiques au monde dans le domaine des maladies transmissibles, a suggéré l’utilisation de l’hydroxychloroquine (Chloroquine ou Plaquenil), un médicament bien connu, simple et peu coûteux, également utilisé pour lutter contre le paludisme, et qui a montré son efficacité avec des coronavirus antérieurs tels que le SRAS. Dès la mi-février 2020, des essais cliniques réalisés dans son institut et en Chine ont déjà confirmé que le médicament pouvait réduire la charge virale et apporter une amélioration spectaculaire. Les scientifiques chinois ont publié leurs premiers essais sur plus de 100 patients et ont annoncé que la Commission nationale chinoise de la santé recommanderait la chloroquine dans ses nouvelles directives pour le traitement du virus COVID-19.

  • La Chine et Cuba collaborent à l’utilisation de l’interféron Alpha 2B, un médicament antiviral très efficace développé à Cuba depuis 39 ans, mais peu connu du monde entier, en raison de l’embargo imposé par les États-Unis sur tout ce qui provient de Cuba. L’interféron s’est également révélé très efficace dans la lutte contre COVID-19 et est maintenant produit dans une joint-venture en Chine.

  • Il existe un vieux médicament naturel indien/ayurvédique, la curcumine, qui se présente sous forme de capsules de C90. C’est un composé anti-inflammatoire et antioxydant qui a été utilisé avec succès pour traiter le cancer, les maladies infectieuses et, oui, les coronavirus.

  • D’autres remèdes simples mais efficaces comprennent l’utilisation de fortes doses de vitamine C, ainsi que de vitamine D3, ou plus généralement l’utilisation de micro-nutriments essentiels pour combattre les infections, notamment les vitamines A, B, C, D et E.

  • Les produits à base d’argent colloïdal sont un autre remède utilisé depuis des milliers d’années par les anciens Chinois, les Romains et les Égyptiens. Ils se présentent sous forme de liquide à administrer par voie orale, ou à injecter, ou à appliquer sur la peau. Les produits à base d’argent colloïdal renforcent le système immunitaire, combattent les bactéries et les virus, et ont été utilisés pour traiter le cancer, le VIH/sida, le zona, l’herpès, les affections oculaires, la prostatite – et la COVID-19.

  • Un remède simple et peu coûteux, à utiliser en combinaison avec d’autres, est le «Mentholatum» à base de menthol. Il est utilisé pour les symptômes courants de la grippe et du rhume. Appliqué sur et autour du nez, il agit comme un désinfectant et empêche les germes de pénétrer dans les voies respiratoires, y compris les coronavirus.

  • Le nord de l’Italie et la Nouvelle-Orléans rapportent qu’un nombre inhabituel de patients ont dû être hospitalisés dans des unités de soins intensifs (USI) et être mis 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sous un respirateur artificiel à 90 %, certains d’entre eux ne réagissant pas et tombant en insuffisance respiratoire. Le taux de mortalité rapporté est d’environ 40%. Cette condition est appelée syndrome de détresse respiratoire aiguë, SDRA. Cela signifie que les poumons sont remplis de liquide. Lorsque cette description des épisodes de SDRA s’applique, le Dr. Raoult et d’autres collègues médicaux recommandent aux patients COVID-19 de « dormir assis » jusqu’à ce qu’ils soient guéris. Cela permet d’évacuer le liquide des poumons. Cette méthode est connue pour son efficacité depuis qu’elle a été documentée pour la première fois lors de l’épidémie de grippe espagnole de 1918.

  • Enfin, des chercheurs chinois, en coopération avec des scientifiques cubains et russes, développent également un vaccin qui pourrait bientôt être prêt à être testé. Ce vaccin tenterait de s’attaquer non seulement à un seul brin de coronavirus, mais aussi au génome de base de l’ARN coronaviral (ARN = acide ribonucléique), pour prévenir les nouvelles mutations des coronavirus. Contrairement à l’Occident, qui travaille exclusivement dans un but lucratif, le vaccin sino-cubano-russe serait mis à la disposition du monde entier à un prix modique.

 

Ces remèdes alternatifs ne peuvent pas être trouvés sur l’internet contrôlé par les grandes sociétés pharmaceutiques. Les références Internet, s’il y en a, peuvent déconseiller leur utilisation. Au mieux, elles vous diront que ces produits ou méthodes n’ont pas prouvé leur efficacité, et au pire, qu’ils peuvent être nocifs. N’y croyez pas. Aucun de ces produits ou méthodes n’est nocif. N’oubliez pas que certains d’entre eux sont utilisés comme des remèdes naturels depuis des milliers d’années. Et n’oubliez pas que la Chine a réussi à maîtriser COVID-19, en utilisant certains de ces médicaments relativement simples et peu coûteux.

Peu de médecins connaissent ces remèdes pratiques, simples et peu coûteux. Les médias, sous la pression des géants de l’industrie pharmaceutique et des organismes gouvernementaux qui s’y conforment, ont été invités à censurer ces précieuses informations. La négligence ou l’incapacité à rendre publics ces remèdes facilement accessibles fait des victimes.

Le rôle de Bill Gates et le verrouillage

Bill Gates a peut-être été l’un des « conseillers » de Trump, suggérant qu’il prolonge la date de « retour au travail » au moins jusqu’à la fin avril, et, si Gates le veut, au moins jusqu’en juin. Cela reste à voir. Gates est très – très puissant :

Image de CNBC: Bill Gates dit que les États-Unis ont raté leur chance d’éviter la fermeture dû au coronavirus et les entreprises devraient rester fermées

 

Le président Donald Trump a déclaré mardi qu’il souhaitait que les entreprises ouvrent avant Pâques, le 12 avril, afin d’atténuer l’impact économique… Gates a reconnu mardi que l’isolement sera « désastreux » pour l’économie, mais « il n’y a pas vraiment de juste milieu ». Il a suggéré un arrêt de six à dix semaines. (CNBC, 24 mars 2020) Bill Gates, Gerard Miller/ CNBC. Capture d’écran, CNBC, 24 mars 2020

Pour en savoir plus : COVID-19 – La lutte pour la guérison : une gigantesque razzia de l’industrie pharmaceutique occidentale

La Fondation Bill et Melinda Gates sera la source de l’organisation de la vaccination de masse qui devrait être lancé dans la période qui suivra le confinement.

L’association de vaccination comprend la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), une semi-ONG, à laquelle le NIH/NIAID a confié la supervision du programme de vaccination – avec le soutien de Bill Gates ; la GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination – également une création de Bill Gates, soutenue par l’OMS, également amplement financée par la Fondation Gates; la Banque mondiale et l’UNICEF; ainsi qu’une myriade de partenaires pharmaceutiques.

Bill Gates suggère aussi fortement que les voyageurs doivent avoir dans leur passeport un certificat de vaccination avant d’embarquer dans un avion ou d’entrer dans un pays.

La mise en œuvre du programme, y compris un programme mondial d’identité électronique connexe, éventuellement administré au moyen de nanopuces qui pourraient être intégrées au vaccin lui-même, serait supervisée par l’agence peu connue Agenda ID2020, qui est également une initiative de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Bill Gates est également connu comme un fervent partisan d’une réduction drastique et sélective de la population [sic]. Sachant ce que nous savons, qui ferait confiance à tout vaccin portant la signature de Bill Gates. L’espoir que cette entreprise diabolique ne réussisse pas est fort important. Nous devons garder l’espoir jusqu’à la fin, alors la fin n’arrivera jamais – et peu à peu la Lumière noiera les Ténèbres.

Pour plus de détails sur l’Agenda ID2020, voir:

La pandémie de coronavirus COVID-19: Le vrai danger est « l’Agenda ID2020 ».

Traduit par Maya pour Mondialisation.ca

 

L'auteur, Peter Koenig, est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et de l’eau. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

 

 

 

 

«La science seule ne suffit pas» contre le Covid-19 :
Salvini veut rouvrir les églises pour Pâques

Comme aurait dit Rabelais : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme"

RTFrance - 5-4-20

Matteo Salvini dit soutenir les ouvertures d'églises pour fêter Pâques. Selon l'ancien ministre italien de l'Intérieur, la science seule ne serait pas suffisante pour endiguer la pandémie, particulièrement meurtrière dans son pays.

Matteo Salvini a appelé, lors d'un passage sur la chaîne d'information en continu Sky TG24 le 4 avril, à l'ouverture des églises italiennes pour Pâques, en pleine pandémie de coronavirus. L'ancien ministre de l'Intérieur a estimé que des mesures de sécurité pourraient être mises en œuvre pour l'occasion. «[Pour] vaincre ce monstre [du coronavirus], la science seule ne suffit pas. Nous approchons de Pâques et nous avons également besoin de la protection du Cœur Immaculé de Marie», a déclaré Matteo Salvini dans des propos rapportés par La Repubblica. «Salvini veut l'ouverture des églises à Pâques : "La science seule ne suffit pas : le bon Dieu est également nécessaire"», a tweeté le quotidien national italien.

Soulignant l'importance de Pâques pour des millions d'Italiens, le chef de la Ligue a dit soutenir «les demandes de ceux qui souhaitent, de manière ordonnée, composée et hygiénique, laisser accessibles les églises, pour que la messe de Pâques ait lieu». Et Salvini de lancer «un appel aux évêques» pour permettre aux croyants, «d'entrer dans les églises comme on entre en petit nombre dans les supermarchés [...] en respectant les distances, avec des masques et des gants et en nombre limité».

Le bilan quotidien le plus bas des deux dernières semaines

En Italie, qui compte désormais près de 16 000 décès liés au coronavirus, le bilan quotidien officiel du 5 avril a fait état de 525 nouveaux morts, soit le plus bas depuis plus de deux semaines. Frappé de plein fouet par la pandémie, le pays s'est vu présenter des excuses de la part de la présidente de la Commission européenne qui a reconnu le 2 avril le manque d'aide apporté par l'UE. Et cette dernière de déplorer le fait qu'à la place «d'une réponse européenne commune, beaucoup trop n'ont pensé qu'à leurs problèmes nationaux».

 

 

Coronavirus : l'Autriche envisage un assouplissement des restrictions
à partir de la mi-avril

Le pays pourrait lever partiellement les mesures de confinement en vigueur depuis le 16 mars

 

Franceinfo avec AFP France Télévisions

Mis à jour le 06/04/2020

 

L'Autriche aussi réfléchit à un déconfinement partiel. Son chancelier a expliqué, lundi 6 avril, vouloir progressivement assouplir les restrictions mises en place il y a trois semaines pour lutter contre l'épidémie de coronavirus"Notre but est une remise en marche par étapes", a déclaré Sebastian Kurz. 

Cela commencera par la réouverture des petits commerces après les fêtes de Pâques, c'est-à-dire le 14 avril. Le calendrier s'étalera ensuite sur plusieurs mois. Tous les autres magasins devraient rouvrir début mai, puis les restaurants mi-mai, les grands rassemblements publics restant interdits jusqu'au mois de juillet au moins.

Les écoles devraient en revanche rester fermées au moins jusqu'à la mi-mai. La limitation des déplacements vaudra, elle, jusqu'à fin avril, selon la feuille de route présentée lundi.

"La semaine de Pâques va être décisive"

"Nous avons agi plus vite et plus drastiquement" que d'autres pays et "avons empêché le pire", a estimé le chancelier dont le gouvernement a imposé un confinement de la population le 15 mars, en même temps que la fermeture des commerces non essentiels.

Lors de sa conférence de presse, Sebastian Kurz a toutefois appelé la population à conserver "la plus grande discipline". "La semaine de Pâques va être décisive" pour évaluer si la levée progressive des restrictions pourra s'appliquer comme prévu, a-t-il ajouté, précisant qu'une évaluation régulière des mesures serait menée.

Dans le cadre des mesures de confinement, les Autrichiens sont autorisés à se déplacer si le télétravail est impossible, pour faire des courses indispensables, porter assistance ou faire de l'exercice - sans limitation de périmètre.

Les contaminations en recul

Avec la reprise progressive des activités, le masque, obligatoire depuis lundi dans les supermarchés, le sera aussi dans les transports publics. Les "gestes barrières" resteront plus que jamais valables, a réaffirmé le gouvernement.

L'augmentation du nombre de nouvelles contaminations est en net recul en Autriche depuis une semaine. Le nombre de cas détectés de coronavirus s'établissait lundi à 12 058 pour un pays de 8,8 millions d'habitants, où la maladie a fait 204 morts.

 

 

 

 

© GERARD JULIEN Source: AFP

Le professeur Didier Raoult a reçu indirectement le soutien de personnalités médicales reconnues (image d'illustration).

Dans une tribune, des personnalités médicales appellent à étendre l'usage de la chloroquine

RTFrance - 3 avr. 2020

L'ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et 11 professeurs et soignants reconnus ont signé un manifeste. Il appellent le gouvernement à effectuer des réserves de l'hydroxychloroquine. Il ont lancé le hashtag #NePerdonsPlusDeTemps.

Le Parisiendévoile en exclusivité le 3 avril un manifeste en faveur de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine, initié par l'ancien ministre de la santé et cardiologue Philippe Douste-Blazy. Le texte s'adresse particulièrement au Premier ministre Edouard Philippe et au ministre de la Santé Olivier Véran. Il est signé par 12 médecins reconnus dont le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches Christian Perronne, le professeur et membre de l’Académie de médecine François Bricaire, le président de l’Association des médecins urgentistes de France Patrick Pellloux ou encore la députée de La République en marche (LREM) et psychiatre Martine Wonner. En propos liminaire, le collectif a lancé un hashtag #NePerdonsPlusDeTemps.

Dans leur argumentation, ils constatent en premier lieu que «des données chinoises récentes ont suggéré l’efficacité de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine au laboratoire et chez les malades». «Une étude publiée par Chen et coll. [...] montre l’efficacité de l’hydroxychloroquine chez les malades atteints par le Covid-19 souffrant de pneumonie moyennement sévère», poursuit la tribune. 

Ils demandent de fait un assouplissement du décret visant à limiter l'utilisation de l'hydroxychloroquine, en mettant en avant que «le 17 mars 2020, l’agence de médicament italienne, considérant l’urgence sanitaire, a autorisé la prescription de l’hydroxychloroquine par tous médecins, y compris les médecins des ville [et] après avis favorable de la FDA (agence américaine du médicament), le ministère de la Santé des Etats-Unis d’Amérique (US Department of HHS) a décidé de mettre de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine à la disposition des pharmacies hospitalières sur l’ensemble du territoire fédéral».

«Pour éviter tous risques ou dérives, ce médicament doit être délivré en pharmacie hospitalière avec obligation d’assurer une traçabilité des prescriptions et un retour des données médicales», écrivent tout de même les personnes signataires qui rappellent que «le Portugal vient de recommander ces traitements pour les cas de Covid-19 avec pneumonie».

Ils formulent par conséquent un vœu : «Nous demandons donc au Premier ministre et à son ministre de la Santé de modifier d’urgence ce décret et de mettre à disposition immédiate dans toutes les pharmacies hospitalières de l’hydroxychloroquine ou, à défaut, de la chloroquine pour que chaque médecin hospitalier puisse en prescrire à tous les malades atteints de forme symptomatiques de l’affection à Covid-19, particulièrement à ceux atteints de troubles pulmonaires si leur état le requiert.»

Enfin, ils recommandent à l’Etat d'effectuer «des réserves ou des commandes d’hydroxychloroquine afin que, si l’efficacité se confirmait dans les prochains jours, nous ne soyons pas en manque de traitement».


 

Didier Raoult : «Il faut que l’exécutif se garde de faire de la médecine à notre place»

 

Sputnik - 10 06.04.2020

Didier Raoult a exposé au Figaro sa vision sur la politique en matière de traitement du coronavirus, a affirmé l’efficacité de la chloroquine et a dénoncé l’interférence de l’État dans la relation entre le médecin et le malade.

Dans un entretien accordé au Figaro, Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, a parlé de la méthode qu’il enseigne depuis 42 ans: «il faut identifier et isoler les patients porteurs, et les soigner au mieux de ce que la science permet».

«Nous n’avons pas pu, ou voulu, tester le maximum de malades pour les isoler et les traiter. Le bilan est là: nous faisons partie des quatre pays dans lesquels il y a le plus de morts par million d’habitants, avec l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas. Ça pose quelques questions, tout de même.»

Des études superflues

S’agissant du traitement par la chloroquine et des études lancées pour évaluer ce médicament, il a jugé que celles «sur les grandes cohortes rassurent les bureaucrates de la santé, qui en sont venus à considérer qu’on ne pouvait rien décider sans elles» et que«si le médicament tuait le microbe, c’est que ça marchait».

Selon lui, «90% des traitements qu’on a inventés en maladies infectieuses n’ont jamais donné lieu à de telles études». «Quand l’évaluation s’est éloignée du terrain pour devenir une activité à part, soutenue par des capitaux importants, on a mis en place des normes de vérification de plus en plus lourdes.»

M. Raoult a estimé que «la première chose qu’il fallait faire, c’était doter les hôpitaux d’infectiopôles, et notamment d’unités de fabrication de tests afin de repérer le plus vite possible, et le plus tôt possible, les premiers malades».

1.003 patients soignés et un seul mort

«Pourquoi m’empêcherait-on de donner des médicaments qui sont les seuls qui nous semblent produire un résultat ici et maintenant? On pourra ensuite conduire une étude rétrospective», s’est-il interrogé.

Et de préciser au Figaro: «Nous avons 1.003 patients soignés à l’IHU Méditerranée, et un seul est mort». Son établissement a publié il y a quelques jours une seconde étude «sur 80 patients, dont la charge virale a été à chaque fois diminuée par l’administration de chloroquine».

Un confinement inefficace ?

À la question de savoir si le confinement était une mesure efficace pour endiguer la pandémie, le professeur a répondu que «cela n’a jamais bien marché», que ce soit en 1884, pour arrêter le choléra, ou plus tard pour la fièvre jaune.

«Les politiques prennent des décisions, et l’Histoire les jugera. En revanche, je n’ai rien contre la quarantaine biologique. Bien sûr qu’il faut séparer les gens qui sont infectés de ceux qui ne le sont pas. Mais confiner des gens infectés, qui ne le savent pas, avec d’autres qui ne le sont pas, c’est une curieuse méthode. Si vous mettez ensemble les gens d’une même famille et qu’un seul est infecté, vous êtes sûr que quelques semaines plus tard, tous le seront.»

Au sujet de l’utilisation de tels ou tels médicaments pour traiter les malades, Didier Raoult a indiqué que «de temps en temps, les responsables politiques s’autorisent à intervenir dans notre domaine». «Je ne suis pas d’accord quand on interdit aux médecins d’utiliser des médicaments qui sont en circulation depuis des décennies. Je ne suis pas d’accord avec l’interférence de l’État dans la relation entre le médecin et le malade.»

«Il faut donc que l’exécutif se garde de faire de la médecine à notre place», a-t-il assené.

200.000 signatures en faveur de la chloroquine

En attendant, une pétition lancée par l'ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy a dépassé les 200.000 signatures dimanche soir, relate l’AFP.

Baptisée "#NePerdonsPlusDeTemps" et lancée vendredi sur la plateforme Change.org, elle vise à élargir les traitements à l'hydroxychloroquine des patients atteints du Covid-19, en autorisant leur prescription sans attendre qu'ils soient passés à un stade aggravé de la maladie.

Par ailleurs, trois éminents médecins ont recommandé, dans une tribune publiée dimanche soir sur le site du Figaro, d'appliquer le traitement élaboré par Didier Raoult, lequel prône l'usage de l'hydroxychloroquine dès l'apparition des premiers symptômes du coronavirus.

 

 

 

 

Coronavirus : le gouvernement français fait volte-face sur le port des masques

 

RTFrance - 4 avr. 2020

Après avoir assuré des semaines durant que le port du masque n'était pas utile pour tout le monde, le gouvernement réalise un virage, encourageant désormais le grand public à s'en équiper «s'il le souhaite» pour limiter la propagation du coronavirus.

Il y a quelques jours encore, le gouvernement assurait que le port du masque n'était pas pertinent pour le grand public, et que son utilisation n'avait un intérêt que pour les personnels soignants et les personnes malades.

Source de nombreuses critiques, cette position, que soutenait le gouvernement depuis le début de la crise, n'est désormais plus d'actualité. Le numéro deux du ministère de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, vient en effet d'annoncer la fabrication de masques «alternatifs», autres que médicaux. Surtout, il suggère à tout un chacun de s'en équiper. «Nous encourageons le grand public, s'il le souhaite, à porter [...] ces masques alternatifs qui sont en cours de production», a-t-il ainsi lancé le 3 avril.

Cette décision vient contredire les recommandations jusqu'ici émises par le gouvernement. Le 17 mars, le professeur Jérôme Salomon s'était en effet indigné de voir «énormément de masques dans la rue, des personnes qui n'ont aucune raison d'en porter et d'être exposées à des malades». «Ces masques sont mal portés, mal utilisés, ils manquent aux soignants», avait-il martelé, suivant la ligne du gouvernement sur la question.

«Qu'on ait un masque ou non, on touche son visage à peu près toutes les minutes. Un masque est une structure qui est faite de papier et qui est poreuse. Un masque n'empêche pas les particules de venir s'imprégner dans le masque. Le masque empêche les particules de venir dans votre bouche ou dans votre nez. Mais si vous portez un masque imprégné par des particules contaminées, et qu'ensuite vous touchez votre masque, c'est par les mains que vous allez vous contaminer», renchérissait le 21 mars le ministre de la Santé Olivier Véran, soulignant ainsi l'inutilité, selon lui, du port du masque par le grand public.

La veille, sur BFM TV, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, était montée au créneau avec une argumentation très personnelle, qui n'avait pas manqué de faire réagir : «Les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde, et vous savez quoi ? Moi je ne sais pas utiliser un masque, [...] parce que l'utilisation d'un masque, ce sont des gestes techniques précis, sinon on se gratte le nez sous le masque et on a du virus sur les mains [...] ça peut même être contre-productif.»

Pourquoi un tel revirement ?

Dès lors, comment expliquer un tel revirement ? L'animatrice de télévision Marina Carrère d'Encausse, également médecin, a livré son avis sur la question le 1er avril. Selon la présentatrice d'émissions sur France 5, alors que le pays fait face à une pénurie de masques, les propos officiels sur leur inutilité présumée pouvaient s'apparenter à un «mensonge» fait «pour une bonne cause», c'est-à-dire destiné à les réserver aux soignants.

Des enquêtes de Mediapart et France 2 tendent à renforcer l'hypothèse selon laquelle le discours officiel sur l'inutilité du port du masque a été adopté en raison de la pénurie de masques.

Mais le gouvernement pourrait aussi avoir opéré ce revirement pour s'adapter à de nouvelles préconisations des milieux scientifiques. Le 3 avril, le docteur Mike Ryan, expert en situations d'urgence à l'OMS, a déclaré que les masques médicaux et chirurgicaux devaient être réservés «aux personnels en première ligne». Mais il a ajouté que «l'idée d'utiliser des masques recouvrant les voies respiratoires ou la bouche pour empêcher que la toux ou le reniflement projette la maladie dans l'environnement et vers les autres [...] n'[était] pas une mauvaise idée en soi». Or, Olivier Véran avait notamment justifié la politique du gouvernement sur les masques, au cours des dernières semaines, par le fait que l'OMS n'en recommandait pas le port.

Le même 3 avril, l'Académie de médecine a estimé que le masque «grand public» devrait être rendu obligatoire pour les sorties pendant et après le confinement. Le 1er avril, outre-Atlantique, les Académies américaines des sciences avaient cité, dans un courrier adressé à la Maison Blanche, quatre études selon lesquelles le virus pourrait se transmettre via l'air expiré par les personnes (les «aérosols» dans le jargon scientifique), et non plus seulement par les gouttelettes et postillons projetés lors d'un éternuement, ou sur des surfaces. Ce qui rendrait pertinent le fait de se couvrir le visage.

Enfin, les critiques formulées contre la gestion de la pandémie par le gouvernement, notamment émises depuis l'étranger, ont peut-être également fait pression en faveur de ce revirement. Depuis le début de la crise, la non-généralisation du port du masque dans les pays occidentaux a interloqué de nombreux pays asiatiques. «La grosse erreur aux Etats-Unis et en Europe, à mon avis, c'est que les gens ne portent pas de masques», avait par exemple souligné le chef du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, Gao Fu, le 27 mars dans une interview accordée au magazine Science.

 

 

 

 

«Le roi est nu» : Michel Onfray tacle la gestion par Macron de la crise du coronavirus

 

RTFrance - 24 mars 2020

Estimant qu'Emmanuel Macron est le «contraire d'un chef», le philosophe Michel Onfray décrypte la gestion par le gouvernement français de la crise du Covid-19. Selon lui, celle-ci révèle plus globalement les faillites du libéralisme et de Maastricht.

Le philosophe Michel Onfray s'est entretenu avec RT France, le 23 mars, sur les conséquences de la pandémie de Covid-19 qui touche la majeure partie du monde et paralyse notamment de nombreux pays occidentaux. Il décrypte, analyse et commente la gestion de la crise par le gouvernement français, tacle le président de la République Emmanuel Macron et insiste sur les effets néfastes et contre-productifs, selon lui, de l'idéologie capitaliste libérale.

«Ce n'est pas une surprise»

Face à l'issue incertaine de la pandémie de Covid-19, «le temps du confinement peut durer encore quelques semaines», a affirmé le 23 mars le Premier ministre Edouard Philippe, lors de son allocution sur TF1. «Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d'avant, le temps normal, mais il n'est pas pour demain», a-t-il ajouté.

«Ce n'est pas une surprise», réagit Michel Onfray. Et de continuer : «On voit bien que le président de la République navigue à vue. Qu'il godille, qu'il va et vient, c’est en même temps à droite et en même temps à gauche.» Pour le philosophe : «Il y avait une autre politique possible qui n'est pas celle qu'il a choisie, qui aurait été de confiner très vite et très tôt en faisant en sorte que des tests soient effectués sur des gens, individuellement, personnellement, massivement.»

Emmanuel Macron ne dispose pas d'un autre logiciel que le logiciel maastrichtien qui suppose que le marché doit faire la loi

Afin d'éclairer son propos sur la possibilité d'une politique alternative, l'essayiste français a pris pour exemple la gestion de la pandémie à Taïwan et en Allemagne. «Les Allemands sont à moins de 100 morts. C'est évidement beaucoup trop mais c'est quand même autre chose qui nous arrive à nous», observe-t-il.

Par ailleurs, l'autre politique possible, pour le philosophe, ne réside pas seulement, ni même principalement, dans les choix pris par chaque gouvernement pour enrayer la propagation de la pandémie. Elle consiste, en réalité, à changer totalement de paradigme et d'idéologie. «Il y avait donc une autre politique possible mais Emmanuel Macron ne dispose pas d'un autre logiciel que le logiciel maastrichtien qui suppose que le marché doit faire la loi», juge-t-il. Et de poursuivre : «Or, on s'aperçoit dans une configuration comme celle-ci, que le marché ne peut pas faire la loi.»

«Le roi est nu»

Emmanuel Macron serait-il seul responsable du manque d'anticipation de la crise par le gouvernement, pointé du doigt par certains observateurs ?

«Globalement, depuis que le général de Gaulle est parti en 1969, il y a une seule et même politique en France : c'est celle du libéralisme, du marché qui fait la loi. Et peu importe qu'on change de "paquet cadeau", vaguement la droite, vaguement la gauche. Mais au fond, on a des libéraux et des "maastrichtiens"», juge le philosophe.

De fait, puisqu'on ne fait plus de géopolitique, de géostratégie, de politique à proprement parler, on découvre que "le roi est nu"

Michel Onfray, qui voit dans l'actuel président de la République le «contraire d'un chef», admet néanmoins : «Bien sûr Emmanuel Macron n'est pas responsable de tout ça.» Toutefois, «il est responsable de s'inscrire dans un paysage qui est celui-ci, et qui fait effectivement qu'il n'y a pas de masques – et voilà pourquoi il dit que le masque ne sert à rien – il n'a pas non plus de tests – et voilà pourquoi il dit que les tests ne servent à rien», conjecture-t-il.

Le philosophe aurait apprécié qu'Emmanuel Macron joue la carte de la sincérité en admettant les erreurs inhérentes au libéralisme et à l'Union européenne (UE). Ainsi, pour Michel Onfray, le président aurait du dire : «Nous n'avons pas de masques parce que c'est l'impéritie de la France, qui n'existe plus depuis qu'elle est dans [l'Union européenne] ; nous n'avons pas de tests, parce que c'est l'impéritie de la France depuis qu'elle n’existe plus et qu'elle est diluée dans l'Europe fédérale, qui elle-même vise un grand état universel planétaire où le capital ferait la loi.»

Il poursuit : «De fait, puisqu'on ne fait plus de géopolitique, de géostratégie, de politique à proprement parler, on découvre que "le roi est nu". Quand il s'agit de pandémie, le libéralisme ne saurait faire la loi parce qu'on retrouve des vieilles choses telles que le souverainisme ou la fermeture des frontières», qui ne sont pas dans le logiciel libéral mais essentiels pour une meilleure gestion de crise pandémique.

Il est juste l'homme de paille du Capital, du capitalisme, du libéralisme, de l'argent, du Veau d'or…

Michel Onfray dirige ensuite sa critique sur la personne du président de la République française et sur ce qu'il représente. «[Emmanuel Macron] est un jeune homme qui est arrivé au pouvoir, qui n'avait pas 40 ans, qui avait avec lui l'Assemblée nationale et le Sénat, la totalité des journaux sauf deux ou trois titres, et qui a tout gâché parce qu'il ne sait pas faire de la politique. Il est juste l'homme de paille du Capital, du capitalisme, du libéralisme, de l'argent, du Veau d'or…», tranche-t-il.

L'essayiste ne se borne pas à la seule critique en profondeur de notre système capitaliste et de ses conséquences, mais apporte également son point de vue sur la méthode utilisée par d'autres gouvernements du monde, eux aussi confrontés à la crise du coronavirus. Ainsi, Michel Onfray insiste d'abord sur le fait que «tous ces gens que nous avons présentés comme illibéraux, des dictateurs, des résurgences d'Adolf Hitler font de la politique». Et de tempérer : «Pour autant, je ne souscris pas à cette politique. Seuls sont capables de conjurer ces choses [comme la pandémie de Covid-19] les gens capables de faire de la politique. Je ne veux pas défendre le gouvernement chinois. Je dis juste qu'en Chine, on a su gérer le problème. Je ne dis pas qu'il faut passer à une dictature, ce n'est pas mon propos.» «Quand les hommes politiques font de la politique, quand ils sont capables de décider, on est capable de souscrire au chef», conclut-il à ce sujet.

Enfin, le philosophe insiste sur les décisions à géométrie variable du gouvernement français. D'un côté, il souligne une forme d'hypocrisie du gouvernement qui, en ces temps d'austérité, trouve systématiquement de l'argent pour aider les entreprises en difficulté.

«On voit bien que d'un seul coup, toute l'économie s'effondre, mais que, globalement, on peut trouver de l’argent pour les entreprises, les artisans, les gens qui ne peuvent pas aller travailler», remarque-t-il.

«Lorsqu'un paysan se pendait tous les jours, ce n'est pas une question de vie ou de mort ? Quand les gens se jettent dans l'alcoolisme, dans la drogue et la dépression nerveuse ce n'est pas non plus une question de vie ou de mort parce qu'ils étaient chômeurs, précaires, etc. ? Ce sont des morts qu'on ne voit pas alors évidement il n'y a pas de problème. Mais le capitalisme fabrique des morts au quotidien. Là, d'un seul coup, on voit des cercueils donc effectivement, il y a une visibilité. Les gens ont besoin d’images pour penser, c’est assez problématique», conclut Michel Onfray.

 



 

 

Médecins cubains à la rescousse de la France: «les moyens de L’Hexagone ne peuvent pas être mobilisés sur l’outre-mer»

 

Sputnik - 1/4/2020

Confronté à la propagation du coronavirus en Guadeloupe, Martinique et Guyane, l’État français a décidé de faire appel à des médecins cubains dans ces territoires ultramarins, en déficit de personnels soignants. Sputnik a interrogé à ce sujet le député François-Michel Lambert, qui a récemment lancé un appel dans ce sens. 

Après cinquante-quatre médecins et infirmières accueillis en Italie, trente-neuf en Andorre, c’est au tour de la France, confrontée à la crise du coronavirus, de faire appel au personnel médical de Cuba. Un décret du Premier ministre datant du 31 mars a acté cette décision, réclamée par de nombreux élus des départements d’outre-mer, en particulier la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe, considérées comme des déserts médicaux.

Entretien avec François-Michel Lambert, député

Parmi les quarante-six parlementaires qui ont lancé ou rejoint cet appel, François-Michel Lambert, député de sensibilité écologiste des Bouches-du-Rhône (ex-LREM, maintenant inscrit au parti Régions et peuples solidaires) et président du groupe d’amitié France-Cuba, a répondu à nos questions:

«Face à cette situation d’urgence, nous avons demandé à ce que les territoires, notamment ultramarins, puissent bénéficier de renforts d’experts, en tout premier lieu d’experts cubains, qui sont les experts mondiaux sur ce type de crise sanitaire.»

Jusque-là, l’exercice de la médecine sur le territoire de l’Union européenne par des professionnels de santé extraeuropéens était interdit.

?Le décret publié par Édouard Philippe le 31 mars permet ainsi, pour la «durée de l’état d’urgence sanitaire», de faire appel à du personnel médical, notamment cubain, dans les territoires d’outre-mer suivants: Guyane, Martinique, Guadeloupe, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

«Deux navires militaires au large de la Guadeloupe et de la Martinique»

Les élus des Antilles n’ont pas attendu l’épidémie de Covid-19 pour réclamer davantage de moyens médicaux. Cela fait de nombreuses années qu’ils alertent sur le déficit sanitaire de leurs territoires, notamment sur le manque de spécialistes en diabète, gynécologie, ophtalmologie, néphrologie et épidémiologie. Au-delà de ces manques structurels, le député François Michel-Lambert explique la décision de l’exécutif:

«La France a décidé d’envoyer dans quelques semaines deux navires militaires au large de la Guadeloupe et de la Martinique, mais ça ne saurait suffire, donc il faut trouver des moyens. Les moyens de L’Hexagone ne peuvent pas être mobilisés sur l’outre-mer, puisque nous subissons la pandémie de plein fouet sur la partie européenne de la France.»

Pour le moment, les DOM-TOM sont moins touchés par l’épidémie que la métropole. Sur la chaîne de télévision Outre-mer la 1ère, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, a avancé le chiffre de 666 contaminés au 31 mars. Mais face à un système de santé plus précaire dans ces régions, l’État tente de prendre ses précautions, explique le député: «Il ne peut pas y avoir, notamment dans les territoires ultramarins, de citoyens de seconde zone par rapport à ceux qui sont dans l’Hexagone.»

Santé : «Les Cubains sont au-dessus des États-Unis»

Quant à la décision d’envoyer un contingent cubain, l’annonce ne saurait tarder. Pourquoi Cuba en particulier ? Premièrement, pour «une logique de proximité», justifie le parlementaire né à La Havane. Deuxièmement, le personnel médical cubain est formé à ce genre de pandémies, notamment avec Ebola en Afrique. Présents dans 38 pays afin de lutter contre le coronavirus, François-Michel Lambert estime que «ce sont les plus grands experts au monde d’intervention sur ce type de crise sanitaire». Détenant le record mondial du nombre de médecins par habitant, soit plus de huit pour 1.000 habitants, l’île longtemps dirigée par Fidel Castro a perfectionné son système sanitaire :

«L’espérance de vie, les différents indicateurs sanitaires qui existent au niveau international, montrent que les Cubains sont au-dessus des États-Unis dans quasiment tous ces indicateurs, que ce soit la survie des enfants en bas âge, la qualité de vie jusqu’à un âge avancé. Ceci est dû au nombre important de médecins, mais aussi à une politique de prévention sanitaire élevée.»

Une réussite dans le domaine de la santé qui permet à Cuba d’exporter ses services médicaux, représentant l’une des premières rentrées de devises pour le pays. Ainsi, le député écologiste évoque le chiffre de «3.000 à 4.000 dollars par mois» pour chaque médecin, et bien moins pour les infirmiers. Peut-on alors parler d’une forme de soft power cubain?

«Certains envoient leurs experts militaires qu’ils font payer aux autres pays pour mener une guerre, Cuba envoie ses experts médicaux, qu’ils font évidemment payer aussi, pour sauver des vies.»
Sous embargo américain renforcé depuis peu par Donald Trump, Cuba tente de développer une approche différenciée en termes de recherche médicale. Confronté à des difficultés d’accès à certains matériels de pointe, l’île est pourtant en capacité de produire des médicaments. François Michel Lambert évoque ainsi la production de l’Interferon Alpha 2b, qui pourrait se révéler efficace pour guérir du Covid-19:
«Ce médicament a été testé en Chine et en Corée avec des résultats qui semblent positifs. Nous continuons à travailler avec les autorités cubaines pour regarder si ce médicament pourrait être utilisé en France. Il faut une consolidation de la justesse de l’apport de ce médicament dans le cadre de la crise.»

 

 

 

© AFP 2020 STR

Enfin une bonne nouvelle :

La Chine annonce la fin de l’épidémie de coronavirus sur son territoire !

 

Sputnik, 29/3/2020

 

Les autorités chinoises ont annoncé la fin de l’épidémie de Covid-19 dans le pays où le nombre des personnes infectées se situe autour de 3.000.

La Chine, qui compte actuellement près de 3.000 cas de coronavirus, a réussi à arrêter la propagation du Covid-19 sur le territoire national, a annoncé dimanche 29 mars le représentant du Comité d’État chinois pour la santé publique, Mi Feng.

Selon les données officielles chinoises au 29 mars, la Chine compte actuellement 3.509 cas de coronavirus dont 693 cas importés de l’étranger. Le nombre total des personnes infectées dans ce pays depuis le début de l’épidémie a atteint 82.421.

Près de 75.500 personnes ont guéri et 3.300 sont décédées des suites de Covid-19.

Selon l’université Johns-Hopkins, les États-Unis sont le pays où le nombre des patients atteints du coronavirus est aujourd’hui le plus important, à savoir près de 125.000. En France, 40.174 cas ont été confirmés ce 29 mars et 300 nouveaux décès. 

 


 

 

Le Basculement du Monde a commencé

25/3/20

 

Au cœur des ténèbres en Italie :

les médecins en première ligne dans la guerre contre le Coronavirus

 

Article boulversant et appel à la prise de conscience et au civisme, par un médecin dans le "Corriere della Serra" de ce jour, qu'on peut lire ici sur le blog " (11/3/2020) :

https://www.les-crises.fr/recommande-coronavirus-au-coeur-des-tenebres-en-italie-en-premiere-ligne-dans-la-guerre-contre-le-coronavirus/    

https://www.les-crises.fr/mot-cle/covid-19/

Nous vous proposons aujourd’hui une traduction de deux témoignages bouleversants de médecins de Bergame. Rappelons que l’Italie était à notre niveau de mortalité il y à peine une semaine.

ENTRAIDE : nous cherchons des volontaires parlant italien pour assurer une veille et réaliser d’autres traductions. Merci de nous écrire ici.

 

I. Une situation dramatique, bien loin des grippes saisonnières, par le docteur Daniele Macchini

Source : Daniele Macchini, Corriere della Sera, 07-03-2020

Nous publions le témoignage sur les réseaux sociaux de Daniele Macchini, médecin de la clinique Humanitas Gavazzeni à Bergame, [NdT : Lombardie, Italie]. Un témoignage important sur l’étendue réelle du coronavirus et sur les médecins dans les tranchées qui font face à l’urgence. 

« Dans l’un des emails que je reçois désormais de mon service de santé à fréquence plus que quotidienne, il y avait un paragraphe intitulé « Communiquer de manière responsable sur les réseaux sociaux », avec quelques recommandations qui ne peuvent plus raisonnablement être défendues. Après avoir longtemps réfléchi si – et quoi – écrire sur ce qui nous arrive, j’ai estimé que le silence n’était pas du tout responsable. 

Je vais donc essayer de transmettre aux personnes qui ne sont du secteur médical et qui sont éloignées de notre réalité, ce que nous vivons à Bergame pendant ces jours de pandémie de Covid-19.

Je comprends la nécessité de ne pas créer une panique, mais quand le message sur la dangerosité de ce qui se passe n’atteint pas les gens, et que j’entends toujours ceux qui se moquent des recommandations et que je vois des gens qui se rassemblent pour se plaindre de ne pas pouvoir aller à la salle de sport ou participer à des tournois de football, je frissonne.

Je comprends également les dommages économiques et je m’inquiète également à ce sujet. Après l’épidémie, il sera difficile de repartir.

Toutefois, outre le fait que nous dévastons littéralement, même d’un simple point de vue économique, notre système national de santé, je me permets de mettre en avant l’importance des dommages sanitaires que nous risquons de subir dans tout le pays. Et je trouve pour le moins « effrayant », par exemple, que nous n’ayons pas encore établi une zone rouge déjà demandée par la Région, pour les municipalités d’Alzano Lombardo et de Nembro (je tiens à préciser qu’il s’agit d’une opinion purement personnelle).

J’ai moi-même observé avec un certain étonnement la réorganisation de l’ensemble de l’hôpital la semaine précédente, alors que notre ennemi actuel était encore dans l’ombre : les services [de l’hôpital] se sont lentement et littéralement « vidés », les activités programmées ont été interrompues, les soins intensifs ont été libérés pour disposer d’autant de lits que possible. Les containers arrivant devant les urgences pour créer des itinéraires diversifiés et éviter une éventuelle contagion [NDT qui en a eu l’expérience dans un autre hôpital italien : la nécessité d’isoler complètement les patients du Covid-19 implique la fermeture complète des couloirs empruntés jusqu’à décontamination totale]. Toute cette transformation rapide a apporté dans les couloirs de l’hôpital une atmosphère de silence et de vide surréaliste que nous ne comprenions toujours pas, dans l’attente d’une guerre qui n’avait pas encore commencé et dont beaucoup (moi y compris) n’étaient pas si sûrs qu’elle ne viendrait jamais avec une telle férocité (j’ouvre une parenthèse : tout cela en silence et sans publicité, alors que plusieurs journaux ont eu le courage de dire que les cliniques privées ne faisaient rien).

Je me souviens encore de ma garde de nuit d’il y a une semaine passée inutilement sans fermer l’œil, en attendant un appel de la microbiologie de [l’hôpital milanais de] Sacco. J’attendais le résultat d’un prélèvement sur le premier patient suspect de notre hôpital, réfléchissant aux conséquences que cela aurait pour nous et pour la clinique.

Quand j’y pense, mon agitation à propos d’un seul cas possible me semble presque ridicule et injustifiée, maintenant que j’ai vu ce qui se passe. La situation actuelle est pour le moins dramatique. Aucun autre mot ne me vient à l’esprit.

La guerre a littéralement éclaté et les batailles sont ininterrompues jour et nuit. L’un après l’autre, les pauvres malheureux se présentent aux urgences. Ils ont tout, sauf des complications d’une grippe saisonnière. Arrêtons de dire que c’est une mauvaise grippe. 

Au cours de ces deux années, j’ai appris que les habitants de Bergame ne viennent pas aux urgences pour rien. Ils se sont bien comportés cette fois encore. Ils ont suivi toutes les indications données : une semaine ou dix jours à la maison avec de la fièvre sans sortir et sans risquer de contagion, mais maintenant ils n’en peuvent plus. Ils ne respirent pas assez, ils ont besoin d’oxygène.

Les thérapies médicamenteuses pour ce virus sont rares. L’évolution de la maladie dépend principalement de notre organisme. Nous espérons principalement que notre corps éradiquera le virus de lui-même, avouons-le. Les thérapies antivirales sont expérimentales sur ce virus et nous apprenons son comportement jour après jour. Rester à la maison jusqu’à l’aggravation des symptômes ne change pas le pronostic de la maladie.

Mais aujourd’hui, le besoin de lits se fait sentir dans toute son intensité dramatique. L’un après l’autre, les services vidés se remplissent à un rythme impressionnant. Les panneaux d’affichage avec les noms des patients, de différentes couleurs en fonction du bloc opératoire auquel ils appartiennent, sont désormais tous rouges et au lieu de l’opération chirurgicale, il y a le diagnostic, qui est toujours le même : pneumonie interstitielle bilatérale. Maintenant, dites-moi quel virus grippal provoque une tragédie aussi rapide.

Car c’est là que réside la différence (je vais parler un peu technique) : dans la grippe classique, outre le fait qu’elle infecte beaucoup moins de personnes en plusieurs mois, les cas  compliqués sont moins fréquents ; ils surviennent uniquement lorsque le virus, en détruisant les barrières protectrices de nos voies respiratoires, permet aux bactéries résidant normalement dans les voies respiratoires supérieures d’envahir les bronches et les poumons, provoquant des cas plus graves. Le Covid-19 provoque une grippe banale chez de nombreux jeunes, mais chez de nombreuses personnes âgées (et pas seulement) un véritable SRAS [NdT : Syndrome Respiratoire Aigu Sévère], car il arrive directement dans les alvéoles des poumons et les infecte, les rendant incapables de remplir leur fonction. L’insuffisance respiratoire qui en résulte est souvent grave et après quelques jours d’hospitalisation, le simple oxygène qui peut être administré dans un service [hospitalier] peut ne pas suffire.

Pardonnez-moi, mais cela ne me rassure pas en tant que médecin que les patients les plus gravement atteints sont principalement des personnes âgées avec d’autres pathologies. La population âgée est la plus importante dans notre pays et il est difficile de trouver une personne de plus de 65 ans qui ne prend pas au moins un comprimé contre l’hypertension artérielle ou le diabète.

Je vous assure également que lorsque vous voyez des jeunes qui se retrouvent en soins intensifs, intubés, mis à plat ventre ou pire, en ECMO (Oxygénation par membrane extra-corporelle : une machine pour le pire des cas, qui extrait le sang, le ré-oxygène et le renvoie au corps, en attendant que l’organisme, si tout va bien, guérisse les poumons), toute cette tranquillité d’esprit en raison de votre jeune âge s’évanouit. Et bien qu’il y ait encore des gens sur les réseaux sociaux qui se vantent de ne pas avoir peur en ignorant les indications, pour protester que leurs habitudes de vie normales sont mises « temporairement » en crise, la catastrophe épidémiologique se déroule. Et il n’y a plus de chirurgiens, d’urologues, d’orthopédistes, nous ne sommes que des médecins qui font soudain partie d’une seule équipe pour faire face à ce tsunami qui nous a submergés.

Les cas se multiplient, nous arrivons au rythme de 15-20 hospitalisations par jour toutes pour la même raison. Les résultats des prélèvements se succèdent désormais : positifs, positifs, positifs. Soudain, la salle des urgences est dans le chaos. Des consignes d’urgence sont émises : de l’aide est nécessaire dans la salle d’urgence. Une réunion rapide pour apprendre comment fonctionne le logiciel de gestion des urgences et quelques minutes plus tard, je suis déjà en bas, à côté des guerriers, sur le front de la guerre.

L’écran du PC avec les motifs d’accès est toujours le même : fièvre et difficultés respiratoires, fièvre et toux, insuffisance respiratoire, etc… Examens, radiologie toujours avec la même phrase : pneumonie interstitielle bilatérale. Tous doivent être hospitalisés. Une personne est déjà à intuber et part en soins intensifs. Pour d’autres, cependant, il est trop tard. L’unité de soins intensifs finit saturée, et là où l’unité de soins intensifs se termine, d’autres sont créés. Chaque appareil respiratoire devient comme de l’or. Les salles d’opération qui ont maintenant suspendu leur activité non urgente deviennent des lieux de soins intensifs qui n’existaient pas auparavant.

J’ai trouvé incroyable (ou du moins je peux parler pour Humanitas Gavazzeni où je travaille) la façon dont nous avons pu mettre en œuvre en si peu de temps un déploiement et une réorganisation des ressources aussi bien ajustés pour nous préparer à une catastrophe d’une telle ampleur. Et chaque réorganisation des lits, des services, du personnel, des équipes et des tâches est constamment revue jour après jour pour essayer de tout donner et même plus. Ces services qui semblaient auparavant fantomatiques sont maintenant saturés, prêts à essayer de donner le meilleur pour les malades, mais ils sont épuisés. Le personnel est épuisé. J’ai vu de la fatigue sur des visages qui ne savaient en réalité pas ce que c’était vraiment malgré la charge de travail déjà épuisante qu’ils avaient. J’ai vu des gens s’arrêter au-delà de leurs heures habituelles de travail, faisant des heures supplémentaires désormais habituelles. J’ai vu de la solidarité de nous tous, qui n’avons jamais manqué d’aller voir nos collègues internistes pour leur demander « que puis-je faire pour vous maintenant? » ou « laissez ce patient, je m’en occupe. » Les médecins qui déplacent les lits et transfèrent les patients, qui administrent des thérapies à la place des infirmières. Des infirmières qui ont les larmes aux yeux, car nous ne pouvons pas sauver tout le monde et les paramètres vitaux de plusieurs patients révèlent en même temps un destin déjà scellé. Il n’y a plus de quarts de travail, d’horaires.

La vie sociale est suspendue pour nous. Je suis séparé depuis quelques mois, et je vous assure que j’ai toujours fait tout mon possible pour voir constamment mon fils, même les jours de tour de nuit, sans dormir, en renvoyant le sommeil au moment où je suis sans lui, mais cela fait près de deux semaines que, volontairement, je ne vois ni mon fils ni les membres de ma famille de peur de les contaminer et qu’ils contaminent à leur tour une grand-mère âgée ou des proches avec d’autres problèmes de santé. Je me contente de quelques photos de mon fils que je regarde entre les larmes, et de quelques appels vidéo.

Alors, soyez donc patients vous aussi, vous qui ne pouvez pas aller au théâtre, aux musées ou à la salle de sports. Essayez d’avoir pitié pour cette myriade de personnes âgées que vous pourriez exterminer. Ce n’est pas de votre faute, je sais, et pour ceux qui se mettent dans la tête que l’on exagère – et pour qui même ce témoignage peut sembler une simple exagération -, pour ceux qui sont loin de l’épidémie, mais s’il vous plaît, écoutez-nous, essayez de sortir de chez vous uniquement pour les choses indispensables.

N’allez pas en masse faire des stocks dans les supermarchés : c’est le pire des choses, car de cette façon vous vous concentrez et le risque de contact avec des personnes infectées qui ne savent pas qu’elles le sont est plus élevé. Vous pouvez y aller comme vous le faites habituellement. Peut-être que vous avez un masque normal (même ceux qui sont utilisés pour effectuer certains travaux manuels) : mettez-le. Ne recherchez pas les FFP2 ou FFP3. Ceux-ci devraient nous servir à nous, et nous commençons à avoir du mal à les trouver. Désormais, nous avons dû optimiser leur utilisation, et ne les utiliser que dans certaines circonstances, comme l’a récemment suggéré l’OMS en raison de leur raréfaction presque partout. Eh oui, à cause de la pénurie de certains équipements, moi et beaucoup d’autres collègues sommes certainement exposés malgré tous les moyens de protection dont nous disposons. Certains d’entre nous ont déjà été infectés malgré les protocoles. Certains collègues infectés ont également infecté des membres de leurs familles, et certains membres de leur famille luttent déjà entre la vie et la mort.

Nous sommes là où vos peurs pourraient vous éloigner. Essayez de vous tenir à l’écart. Dites aux membres de votre famille qui sont âgés ou atteints d’autres maladies de rester chez eux. Apportez-leur les courses s’il vous plaît. Nous n’avons pas le choix. 

C’est notre travail. En fait, ce que je fais ces jours-ci n’est pas vraiment le travail auquel je suis habitué, mais je le fais quand même et je l’aimerai tant qu’il répondra aux mêmes principes : essayer de faire en sorte que certains malades se sentent mieux et guérissent, ou même simplement soulagent la souffrance et la douleur à ceux qui ne peuvent malheureusement pas guérir.

Je serai bref concernant les personnes qui nous définissent comme des héros de notre temps et qui jusqu’à hier étaient prêtes à nous insulter et à nous dénoncer. Ils reviendront insulter et dénoncer dès que tout sera fini. Les gens oublient tout rapidement.

Et nous ne sommes même pas des héros de notre temps ; c’est simplement notre travail.Nous risquions déjà auparavant quelque chose de mauvais, chaque jour : lorsque nous mettons nos mains dans le ventre plein de sang de quelqu’un, sans savoir s’il a le VIH ou l’hépatite C ; quand nous le faisons même si nous savons qu’il a le VIH ou l’hépatite C ; quand on se pique avec celui qui a le VIH et qu’on prend pendant un mois les médicaments qui nous font vomir du matin au soir. Lorsque l’on ouvre avec l’angoisse habituelle les résultats de nos tests aux différents contrôles sanguins après une piqûre accidentelle en espérant ne pas être infecté.

Nous gagnons simplement notre vie avec quelque chose qui nous donne des émotions. Peu importe qu’elles soient bonnes ou mauvaises, nous les ramenons chez nous. En fin de compte, nous essayons seulement de nous rendre utiles à tout le monde. Maintenant, essayez de le faire vous aussi : par nos actions de médecins, nous influençons la vie et la mort de quelques dizaines de malades ; désormais, vous, avec vos actions, vous influencez la vie et la mort de beaucoup plus de personnes. 

Veuillez partager ce message. Nous devons passer le mot pour éviter que ce qui se passe ici ne se produise dans toute l’Italie ».

Source : Daniele Macchini, Corriere della Sera, 07-03-2020

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

II. « Dans les hôpitaux, nous sommes comme en guerre. Je dis à tout le monde : restez chez vous », par le docteur Christian Salaroli

Source : Christian Salaroli, Corriere della Sera, 09-03-2020

Christian Salaroli, anesthésiste réanimateur à Bergame : « On décide en fonction de l’âge et des conditions de santé. Certains d’entre nous [médecins], que l’on soit chef de service ou nouveau venu, en sortent broyés… Restez à la maison. Je vois trop de gens dans la rue ».

« Dans les urgences, une grande salle de vingt lits a été ouverte, qui n’est utilisée que pour les événements de masse. Nous l’appelons Pemaf, acronyme pour Plan d’urgence pour le maxi-afflux. C’est là que l’on fait le triage, ou plutôt le choix [de poursuivre le traitement] ».

Ce n’est pas une conversation facile, celle avec Christian Salaroli, 48 ans, marié, deux enfants, responsable médical, anesthésiste et réanimateur de l’hôpital du Pape Jean XXIII à Bergame, l’un des plus demandés de ces dernières semaines, à seulement sept kilomètres du foyer de contagion d’Alzano Lombardo, l’un des plus mystérieux et des plus persistants de cette épidémie. Ce n’est pas à cause du sujet qu’il aborde, ce n’est pas à cause de l’émotion qui nous traverse, que nous avons le devoir de nous assécher, même si cela en dit long sur ce qui se passe là où il y a de vrais combats.

« On décide en fonction de l’âge, et de l’état de santé. Comme dans toutes les situations de guerre. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les manuels avec lesquels nous avons étudié ».

C’est donc vrai ?

Bien sûr que oui. Seuls les femmes et les hommes atteints de pneumonie Covid-19, souffrant d’une insuffisance respiratoire, sont autorisés dans ces lits. Les autres retournent à la maison.

Que se passe-t-il ensuite ?

Nous les mettons sous ventilation non invasive, qui est appelée Niv. La première étape, c’est ça.

Et les autres étapes ?

J’en viens au plus important. Tôt le matin, avec les soignants des urgences, le réanimateur passe. Son avis est très important.

Pourquoi est-ce si important ?

Outre l’âge et la situation générale, le troisième élément est la capacité du patient à se remettre d’une procédure de réanimation.

De quoi parlons-nous ?

Cette pneumonie induite par Covid-19 est une pneumonie interstitielle, une forme très agressive qui affecte l’oxygénation du sang. Les patients les plus touchés deviennent hypoxiques, ce qui signifie qu’ils n’ont plus assez d’oxygène dans leur corps.

Quand faut-il choisir [de continuer les soins] ?

Juste après. Nous sommes obligés de le faire. En quelques jours, tout au plus. La ventilation non invasive n’est qu’une phase transitoire. Comme il y a malheureusement une disproportion entre les ressources hospitalières, les lits de soins intensifs et les personnes gravement malades, tout le monde n’est pas intubé.

Que se passe-t-il alors ?

Il devient nécessaire de les faire respirer mécaniquement. Ceux sur qui on choisit de continuer sont tous intubés et mis à plat ventre, car cette manœuvre peut favoriser la ventilation des zones inférieures du poumon.

Y a-t-il une règle écrite ?

En ce moment, malgré ce que j’ai lu, non. Il est d’usage, même si je me rends compte que c’est un mauvais mot, d’évaluer très soigneusement les patients souffrant de pathologies cardiorespiratoires graves, et les personnes souffrant de graves problèmes coronariens, car ils tolèrent mal l’hypoxie aiguë et ont peu de chances de survivre à la phase critique.

Autre chose ?

Si une personne âgée de 80 à 95 ans souffre d’une grave insuffisance respiratoire, il est peu probable que vous poursuiviez les soins. Ceux qui présentent une défaillance de plus de trois organes vitaux connaîtront un taux de mortalité de 100 % – « Il est parti, maintenant« .

Vous le laissez partir ?

C’est une phrase terrible aussi. Mais malheureusement, oui, c’est vrai. Nous ne sommes pas en état de tenter ce que l’on appelle des miracles. C’est la réalité .

N’est-ce pas toujours comme ça ?

Non. Bien sûr, même en temps normal, nous évaluons au cas par cas, dans les services, nous essayons de voir si le patient peut se remettre d’une opération. Nous appliquons maintenant ce pouvoir discrétionnaire à grande échelle.

Ceux qu’on laisse partir meurent du Covid-19 ou de maladies préexistantes ?

Dire que l’on ne meurt pas du Coronavirus, c’est un mensonge qui me rend amer. Ce n’est pas non plus respectueux pour ceux qui nous quittent. Ils meurent de Covid-19, car dans sa forme critique, la pneumonie interstitielle affecte les problèmes respiratoires préexistants, et la personne malade ne peut plus tolérer cette situation. La mort est causée par le virus, et non par autre chose.

Et vous médecins, vous arriver à endurer cette situation ?

Certains en sortent écrasés. Cela arrive au chef de service comme au nouveau venu, qui se retrouve tôt le matin à devoir décider du sort d’un être humain. À grande échelle, je le répète.

Cela ne vous dérange pas d’être l’arbitre de la vie et de la mort d’un être humain ?

Pour l’instant je dors la nuit. Parce que je sais que le choix est basé sur l’hypothèse que quelqu’un, presque toujours plus jeune, est plus susceptible de survivre que l’autre. C’est au moins une consolation.

Que pensez-vous des dernières mesures gouvernementales ?

Peut-être qu’ils sont un peu génériques. L’idée d’enfermer le virus dans certaines zones est bonne, mais elle arrive avec au moins une semaine de retard. Mais ce qui compte vraiment, c’est autre chose.

Qui est ?

Restez à la maison. Restez à la maison. Je ne me lasse pas de le répéter. Je vois trop de gens dans la rue. La meilleure réponse à ce virus est de ne pas sortir. Vous n’imaginez pas ce qui se passe ici. Restez à la maison. 

Y a-t-il une pénurie de personnel ?

Nous faisons tous tout. Nous, anesthésiologistes, effectuons des quarts de soutien dans notre salle d’opération, qui gère Bergame, Brescia et Sondrio. D’autres ambulanciers se retrouvent dans la salle, aujourd’hui c’est à moi de décider.

Dans la grande salle ?

C’est ça. Beaucoup de mes collègues souffrent de cette situation. Ce n’est pas seulement la charge de travail, mais la charge émotionnelle, qui est dévastatrice. J’ai vu des infirmiers de trente ans d’expérience pleurer, des personnes qui ont des crises de nerf et qui tremblent soudainement. Vous ne savez pas ce qui se passe dans les hôpitaux, c’est pourquoi j’ai décidé de vous parler.

Le droit aux soins existe-t-il toujours ?

Actuellement, il est menacé par le fait que le système ne peut pas affronter l’ordinaire et l’extraordinaire à la fois. Les traitements standards peuvent donc avoir de sérieux retards.

Pouvez-vous me donner un exemple ?

Normalement, l’appel pour une crise cardiaque est traité en quelques minutes. Maintenant, il peut arriver que vous attendiez même une heure ou plus.

Trouvez-vous une explication à tout cela ?

Je ne la cherche pas. Je me dis que c’est comme pour la chirurgie de guerre. Nous essayons seulement de sauver la peau de ceux qui peuvent s’en sortir. Voilà ce qui se passe. 

Source : Christian Salaroli, Corriere della Sera, 09-03-2020

EDIT : en bonus, après la vision des médecins italiens confrontés à l’épidémie de coronavirus, voici la vision des médecins français qui VONT être confrontés à l’épidémie de coronavirus…

 

 

«Des limites à l'indécence» : des SDF verbalisés à Lyon pour ne pas avoir respecté le confinement

RTFrance - 20 mars 2020

 

Un Sans-abri à Paris, le 18 mars 2020 (image d'illustration)

 

Quand l'absurde se conjugue avec l'indécence, cela donne ces SDF lyonnais verbalisés pour ne pas avoir respecté le confinement. Les réseaux sociaux se sont enflammés et le préfet a annoncé l'ouverture d'une enquête.

Le Gorafi l'avait prédit dans la matinée du 19 mars, Le Progrès l'a confirmé dans l'après-midi : le Samu social du Rhône a fait savoir au journal régionalavoir recensé «quatre ou cinq» cas de verbalisation de personnes sans domicile fixe. L’organisme a immédiatement alerté la Préfecture sur ces faits. «Il faut que le Préfet fasse stopper cela, il y a des limites à l’indécence», s'est indignée Maud Bigot, responsable Samu social Alynea.

Sans surprise, l'information a rapidement inondé les réseaux sociaux suscitant une immense colère chez les internautes qui réclament la plus grande sévérité contre les agents impliqués dans ces verbalisations.

La préfecture a immédiatement réagi dans un communiqué publié par le Progrès. Pascal Mailhos, préfet du Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, assure que si les faits relatés dans la presse étaient avérés, ils sont «contraires aux instructions qu’il a données aux forces de l’ordre». Il a donc demandé au Directeur départemental de la sécurité publique du Rhône de «diligenter une enquête interne pour faire toute la lumière sur cette affaire» et promis que si «d’éventuelles contraventions avaient été délivrées à des personnes sans domicile fixe, celles-ci seraient immédiatement annulées».

Même son de cloche pour David Kimelfeld, président de la Métropole du grand Lyon et maire du 4e arrondissement de la ville. Sur son compte Twitter, il assure en outre que le préfet du Rhône «fait le nécessaire pour que les personnes sans domicile soient rapidement mises à l’abri».

Dans la suite de son communiqué, le préfet Pascal Mailhos assure que les services de l'Etat, dont la direction départementale de la cohésion sociale «recherchent actuellement des places qui pourraient permettre de proposer de nouvelles orientations aux personnes sans abri et remercient les collectivités territoriales et hôtels qui ont d’ores et déjà proposé des capacités d’hébergement».

Des chambres d'hôtel réquisitionnées

Au niveau national, le gouvernement a commencé à réquisitionner des chambres d'hôtel afin de permettre aux sans-abri de se confiner. C'est ce qu'a fait savoir le ministre du Logement Julien Denormandie le 19 mars assurant que la mobilisation du gouvernement, des collectivités et des associations est «totale» pour «mettre à l'abri celles et ceux qui vivent encore dehors».

«La situation est évidemment compliquée parce que cette mise à l'abri nécessite des dispositifs particuliers, on privilégie notamment les chambres individuelles, les hôtels», a expliqué le ministre du Logement lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. «On travaille beaucoup avec ces derniers pour libérer un maximum de chambres», a-t-il complété. 

Le gouvernement va également proposer des solutions spécifiques pour les sans-abri infectés par le Covid-19 mais dont l'état ne nécessite pas une hospitalisation. «Pour ces personnes-là nous ouvrons d'ores et déjà des centres dédiés», a assuré le ministre, précisant que 150 places seront disponibles à Paris et dans ses environs d'ici à la fin de la semaine. Au total, le gouvernement a identifié 80 sites sur l'ensemble de la France qui pourraient accueillir des personnes dans ce cas de figure. Pour mettre en place ces dispositifs, le gouvernement a prévu une enveloppe de 50 millions d'euros. «Et s'il faut aller plus loin, nous irons plus loin», a ajouté le ministre car «la solidarité ne doit pas être une victime du Covid-19».

Le 18 mars, les associations de lutte contre l'exclusion ont lancé à l'unisson des appels aux dons et à la mobilisation en «urgence» pour venir en aide aux sans-abri qui subissent de plein fouet les conséquences de la crise du coronavirus.

On estime à 250 000 le nombre de SDF en France.

Alors que les appels à maintenir une hygiène irréprochable se multiplient pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, les SDF n'ont même pas de quoi se laver les mains ou aller aux toilettes publiques qui sont par exemple fermées pour raisons sanitaires à Lyon. Comme le rapporte le Progrès, la ville a également fermé les fontaines publiques.

 

 

 

 

La Chine a envoyé un million de masques de protection en France

 

© Sputnik  

18.03.2020

Alors que la France est en manque de masques de protection en cette période de pandémie de Covid-19, la Chine a décidé d'en envoyer ce 18 mars un million d'unités.

La Chine achemine ce 18 mars un million de masques de protection en France où la pénurie sévit, selon Xinhua, l'agence de presse officielle du gouvernement.

Un lot d'un million de masques médicaux a été acheminé par avion en Belgique, selon l'AFP citant Xinhua. Il s'agit de dons de deux organisations caritatives chinoises destinés à la France pour l'aider à combattre la propagation du nouveau coronavirus.

Le groupe Alibaba, géant chinois du e-commerce, a pour sa part annoncé dans un communiqué l'atterrissage à Liège (Belgique) d'un avion cargo transportant des masques pour plusieurs pays européens dont la France. Aucun chiffre n'a toutefois été précisé.

L'aide de la France à la Chine

Pour rappel, la France avait envoyé le mois dernier 17 tonnes de matériel médical à Wuhan, la ville chinoise où le virus est apparu au mois de décembre.

La cargaison comprenait notamment des combinaisons de protection, des masques, des gants et des produits désinfectants, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Après avoir enregistré plus de 80.000 contaminations et 3.237 décès sur son sol depuis décembre, la Chine assiste depuis plusieurs semaines à un fort recul de l'épidémie.

Un manque de masques dans l'Hexagone

Plus tôt dans la journée, le ministre français de la Santé, Olivier Véran, était revenu pour LCI sur le problème de la pénurie de masques en France.

«Nous avons un stock national de 110 millions de masques chirurgicaux: c'est beaucoup et pas beaucoup. Parce que nous avons besoin de tenir sur plusieurs semaines», a-t-il déclaré.

 

 

«Macron envoie tout le peuple au casse-pipe», s’insurge Ivan Rioufol

© Sputnik
20.03.2020

L’éditorialiste Ivan Rioufol s’en est pris à la gestion de l’épidémie par le gouvernement, sur le plateau de CNews. Il a pointé du doigt le manque de masques et de tests mis en circulation. Une pénurie également dénoncée par les médecins.

Sur CNews, l’éditorialiste Ivan Rioufol a récemment critiqué le manque de réactivité du gouvernement à propos de l’épidémie de coronavirus, il dénonce en particulier le manque de masques et de tests, mis à disposition des professionnels de santé et de la population en général.

«Le Président de la République nous a dit que nous étions en guerre, mais nous sommes en guerre avec une armée sans armes. Il envoie au casse-pipe non seulement tout le personnel hospitalier, mais également tout un peuple, qui n’a ni tests, ni masques!», a-t-il ainsi déclaré devant les caméras de CNews.

Ces mots ont provoqué un instant la confusion sur le plateau, l’animateur Pascal Praud reprochant à l’éditorialiste son «ton polémique», en particulier dans l’emploi du mot «casse-pipe». Ivan Rioufol a répondu, affirmant que «les drames humains s’expliquent».

Des spécialistes critiquent le manque de matériel

Ce n’est pas la première fois que le manque de matériel médical est pointé du doigt ces dernières semaines. S’agissant des masques pour les soignants, plusieurs médecins avaient déjà tiré la sonnette d’alarme.

«Je regarde la médecine de ville, tous nos collègues médecins, infirmiers, kinésithérapeutes […]: ils n’ont pas de masques. C’est absolument inexplicable. C’est ahurissant que dans un pays comme le nôtre nous n’ayons pas ces masques, des masques de tissu, car c’est cela dont on parle!», déclarait ainsi Philippe Juvin, directeur du service des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou sur CNews, ce mercredi 18 mars.

Face à cette pénurie, certains élus lancent des appels à la générosité. Sur Facebook, le maire de Dunkerque a ainsi demandé aux entreprises locales de mettre à disposition des soignants tout le matériel médical susceptible d’être recueilli.

Le 18 mars, Pékin avait également pris la décision d’envoyer deux avions chargés d’un million de masques en France, comme le soulignait sur BFM TV Jean-Yves Le Drian.

 

 

Pénurie de masques : les autorités n’ont pas vu plus loin que le bout de leur nez

Par Cédric Mathiot et Fabien Leboucq — Libération - 3 mars 2020

Malgré la réquisition annoncée, les professionnels du secteur pointent l’absence de réserves et le manque de prévision de l’exécutif

 

L’Etat est-il responsable de la pénurie de masques FFP2 dont doivent s’équiper les personnels soignants pour se protéger d’éventuelles contaminations par des patients ? La polémique grossit. Face à la pénurie, qui frappe surtout les médecins de ville, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé le 23 février la commande de dizaines de millions de ces masques. Une réunion a eu lieu jeudi avec plusieurs fabricants qui ont répondu à l’appel d’offres, mais les masques ne sont annoncés que pour dans trois ou quatre semaines. Preuve que le sujet est brûlant, Emmanuel Macron a annoncé mardi la réquisition de «tous les stocks et la production de masques de protection», ajoutant : «Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus.» Mais encore faut-il qu’il y ait des stocks.

Colère

Depuis une semaine, l’inquiétude et la colère des médecins croît. Elle se transforme aujourd’hui en reproches pour imprévoyance. Dix millions de masques ont bien été déstockés et seront distribués cette semaine aux médecins via le réseau des pharmacies, mais il ne s’agit que de masques chirurgicaux, des masques anti-projections que les malades ou possibles malades doivent porter pour ne pas contaminer leur entourage. Mais «ce dont nous avons besoin, c’est de FFP2», déplore Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français, qui craint pour la suite, évoquant un «déficit d’anticipation par rapport à la situation épidémique redoutée». «En cas d’épidémie, seuls les malades les plus graves seront hospitalisés, les autres resteront à la maison. Il faudra les soigner à domicile. Et les médecins seront en première ligne. Mais avec quelles protections ?» Lors d’une conférence téléphonique avec des représentants des personnels de santé, lundi, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, s’est voulu rassurant, selon un participant : «La double protection suffit.» A savoir un masque chirurgical pour le patient, et un pour le médecin. «C’est du bricolage, tranche Jean-Paul Ortiz, qui en veut pour preuve ce qui avait été fait lors de l’épisode du H1N1. Les médecins avaient reçu dans leur cabinet des masques FFP2 et des lunettes dans des kits.»

S’il n’y a pas eu de distribution de FFP2, c’est qu’il n’y en a plus dans les stocks de la réserve stratégique. L’Etat a en effet décidé il y a une dizaine d’années de ne plus conserver ce type de matériel et de ne pas renouveler les stocks arrivant à péremption après 2010. Les autorités avaient notamment invoqué «la plus grande disponibilité de certains produits et de leur commercialisation en officine de ville».

«Sites à l’arrêt»

Problème : si les pharmacies avaient effectivement des masques, les particuliers se sont rués dessus dès les premiers jours. Et fin janvier, il était déjà difficile de s’en procurer. Pourquoi, donc, avoir attendu la fin février pour envisager une commande de FFP2 ? «La situation évolue de jour en jour», nous a simplement répondu la Direction générale de la santé en fin de semaine dernière. «La réaction a été tardive, juge Laurent Suissa, directeur général de Segetex-eif, l’un des principaux acteurs du secteur, via sa filiale Valmy. Depuis janvier, nos carnets de commandes se remplissent pour des semaines, voire des mois. C’est dur de trouver de la place pour de nouvelles commandes.» Ironie de l’histoire, un des gros producteurs français est largement occupé par la fabrication de masques pour le NHS (National Health Service) britannique, qui a passé commande avant les autorités françaises. «Ça fait six semaines qu’on leur dit qu’il va y avoir un problème», assure Nicolas Brillat, directeur de l’exploitation de Valmy.

Ce retard s’inscrit dans un marché international tendu du fait du risque de pandémie. «La région de Wuhan, épicentre de la contagion, est aussi la région de la production des masques de protection. Les sites sont à l’arrêt», explique Laurent Suissa. Les autorités françaises ont décidé de se tourner en urgence vers les producteurs hexagonaux… dont certains avaient dû fermer des lignes de production après l’arrêt des commandes en 2010, quand la décision avait été prise de ne pas renouveler le stock de FFP2. «Les entreprises n’ont plus été alimentées en commandes et celles qui ont continué n’ont pu conserver les niveaux d’effectifs. C’est plus dur de se relancer ou de monter en cadence aujourd’hui», dit Laurent Suissa. D’autres sont moins diplomates. «C’est formidable qu’ils se rappellent qu’on existe. Quand il faut laisser crever les sociétés on peut compter sur eux, aujourd’hui ils sont bien contents qu’on soit là.»

 

 

Image du jour : les généraux russes et italiens planifiant des opérations à Bergame depuis la base de Pratica di Mare près de Rome

 

26.03.2020

 

 

Le général major Sergueï Kikot, commandant en second des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique planifiant avec l’état-major italien le déplacement des troupes russes de la base Pratica di Mare près de Rome jusqu’à Bergame dans le nord de la péninsule italienne. 

La Russie considère la crise connue sous le nom du COVID-19 comme une guerre biologique et chimique. L’envoi de forces russes spécialisées dans le combat NBCR (Nucléaire, Biologique, Chimique et Radiologique) en Italie sous le commandement d’un général-major indique l’extrême importance que Moscou accorde à ce type de menaces. 

Les forces russes stationnées sur la base de Pratica di Mare près de Rome planifient avec l’état-major italien une « marche » de 600 kilomètres qui devrait leur faire atteindre Bergame où se trouve l’un des foyers de contamination COVID-19. 

Outre la lutte contre le vecteur biologique (le SRAS-nCov-2), les spécialistes militaires russes ont pour objectif de déterminer si oui ou non d’autres vecteurs chimiques ou biologiques auraient pu aggraver la situation sanitaire au nord de la péninsule italienne. Les russes suspectent l’usage d’un vecteur chimique aggravant sous couvert de pandémie. 

La Pologne fait tout son possible pour entraver le couloir établi par les forces aérospatiales russes vers l’Italie. Des avions de combat de l’Otan multiplient les tentatives d’interception des avions cargo russes vers l’Italie. 

Le monde a définitivement changé. Cela ce passe en Italie, un pays de l’Otan où se trouve des bases militaires US disposant de dizaines de têtes nucléaires.

 

 

 

 

La Russie dévoile son médicament pour traiter le coronavirus

 

Sputnik, 28.03.2020

 

La Russie a annoncé ce 28 mars avoir créé un médicament pour traiter le coronavirus. Selon le Centre de recherche et de production Pharmazachita, le schéma thérapeutique est basé sur le médicament antipaludique Méfloquine.

L'Agence fédérale russe de biomédecine a présenté ce samedi 28 mars un médicament pour le traitement du coronavirus basé sur le médicament antipaludique Méfloquine.

«Le Centre de recherche et de production Pharmazachita, se référant à l'expérience chinoise et française, a développé un schéma thérapeutique pour lutter contre le coronavirus qui est basé sur le médicament antipaludique Méfloquine», est-il indiqué dans le communiqué

Selon l’agence, ce «médicament à haute sélectivité bloque l'effet cytopathique du coronavirus dans les cellules et inhibe sa réplication, alors que les effets immunosuppressifs du Méfloquine bloquent l'inflammation provoquée par le virus».

«L'ajout de macrolides et de pénicillines synthétiques empêchera non seulement la formation d'un syndrome bactérien et viral secondaire, mais permettra également d'augmenter la concentration d'agents antiviraux dans le plasma sanguin et les poumons», ce qui fournira «un traitement efficace aux patients atteints de coronavirus de gravité variable».

Un nouveau test de dépistage

Plus tôt dans la journée, un nouveau test de dépistage permettant de déceler la présence du Covid-19 en 90 minutes a été certifié en Russie. Selon le site officiel russe de la lutte contre le coronavirus, «les tests ont une sensibilité très élevée de 10 puissance 2». 

La mise en service est prévue pour le 30 mars. Il est envisagé d’en produire 1.000 par semaine, chacun capable de réaliser 100 analyses. Cela permettra ainsi de tester 100.000 personnes en sept jours. Il est également prévu d’augmenter la production jusqu’à 2.000 tests par semaine.

 

 

 

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