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Rêve planétaire AN12/Planetary dream YEAR12

FIN D’UN ET/OU DU MONDE ?

LE DOSSIER, P. 2

 

 

SOLSTICE D’HIVER 2012 : POINT DE NON RETOUR

PAS DE CATASTROPHE COSMIQUE

MAIS BEL & BIEN UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE PLANÉTAIRE !

LE SORT DU CLIMAT MONDIAL ET DE LA PLANETE TERRE EST SCELLÉ

 

ITE MISSA EST


Doha (Quatar) :
18e conférence sur le climat, du 26 nov. au 7 déc. 2012 :


Notre-planete.info -10-12-12 - La 18e conférence sur le climat ou Conférence des Parties à la Convention Climat s'est tenue à Doha (Qatar) du 26 novembre au 7 décembre 2012. Les représentants des pays du monde ont tergiversé pendant deux semaines
pour aboutir sur un engagement dénué d'ambition, vidé de sa substance et qui implique de moins en moins de pays... scellant le sort du climat mondial.

.

 

 

REVERS DE MÉDAILLE

 

Il faut bien l'admettre, malheureusement, en ce solstice d'hiver 2012, l'ALTERMONDIALISME, fondé sur des valeurs à dimension humaine, sur l'écologie, le respect de notre planète, de la Nature et de la biodiversité, la solidarité, la paix et la spiritualité (incluant l'état de rêve), a échoué dans son combat contre la SICK (Société Industrielle Capitaliste et de Konsommation), modèle antinomique d'une société dominante matérialiste et robotique, sans coeur et sans âme, anti-rêve (de par ses trois grandes religions sectaires monothéistes : le judaïsme, le catholicisme et l'islam), fondée sur l'argent, le capital, le profit, le rendement, la rentabilité, la "croissance" et le soi-disant "progrès", le chômage, la surconsommation et le gaspillage, la superficialité (les People, VIP and Co), l'éphémère, la violence et la guerre, l'exploitation, l'endettement, le stress, la désinformation, le mensonge, la manipulation, l'enfermement et la torture, et j'en passe (voir le site Oniros).

Mais comme pour le nucléaire avec ses risques avérés d'explosions radioactives et ses déchets, ce modèle de société "technologique" au pouvoir, dite de "développement durable", comporte aussi un revers de médaille et non des moindres : il nous conduit tout droit et dans un proche avenir (voir ci-dessous) au cauchemar de la catastrophe écologique et climatique, à la misère et à la désolation.

 

Point de vue personnel du webmestre

Roger Ripert

 

Depuis 1992, en vingt ans (voir ci-dessous) :

La population mondiale a augmenté de 26% [7 milliards de Terriens], 12 % de la biodiversité totale a disparu, les émissions de CO2 ont augmenté de 36%, 300 millions d'hectares de forêts ont disparu, il existe 21 méga-villes tentaculaires, la température globale a augmenté de 0,4°C, la production de plastique a augmenté de 130%, l'acidité des océans a fortement accéléré menaçant la vie marine qui est la source de toute vie terrestre...

 

 

 

Rêve planétaire 1990

Couverture du N° 32 de la revue Oniros - 4e tr. 1990 - 1er tr. 1991

Voir Wikipedia

Compte à rebours

La précession des équinoxes

Precession of the equinoxes as seen from 'outside' the celestial dome. The shift of the Earth's polar axis over 5000 year among the stars (orange: 3000 BC at Thuban, yellow: 2000 AD at Polaris) goes together with a shift of the equatorial planes and therefore the equinoxes along the ecliptic. It is important to note that this image is not a perspective that appears in nature, as the locations of the stars are projections onto the celestial sphere only as they appear from Earth.
Date juin 2006 - Source Travail personnel - Auteur : Tau'olunga

Voir Wikipedia

L'ANNEE GALACTIQUE (SIDERALE)

& LE PASSAGE DE L'ERE DES POISSONS A L'ERE DU VERSEAU

 

Depuis quelques années [les années 60, en fait] on entend beaucoup parler de l'ère des Poissons qui se termine pour laisser la place à l'ère du Verseau, mais de quoi s'agit-il au juste ?
Il s'agit d'un phénomène astronomique découvert depuis 120 ans avant J-C. C'est un changement de cycle très important pour notre planète, puisqu'il correspond à la fin d'une période de 25 920 ans, appelée aussi année galactique.
Une année galactique est la durée nécessaire pour que notre système solaire fasse un tour complet sur lui-même.
Elle se divise en 12 mois, donc un mois galactique correspond à
25 920 : 12 = 2 160 ans.

DE L'ERE DES POISSONS A CELLE DU VERSEAU

Pour comprendre comment fonctionnent ces cycles il convient de s'intéresser au principe de la précession des équinoxes.
Durant l'équinoxe le jour et la nuit ont la même durée.
Il existe 2 jours d'équinoxe dans l'année : celui du printemps (vers le 21 mars) et celui de l'automne (vers le 21 septembre).
Nous nous intéresserons particulièrement à l'endroit du ciel où le soleil se lève à l'occasion de l'équinoxe de printemps. Cet endroit s'appelle le point vernal, il constitue le premier point sur les 360° du zodiaque.

Chacun sait que la Terre tourne autour du Soleil en une année, et en même temps sur elle-même. Durant cette rotation sur elle-même elle prend environ 20 minutes et 20 secondes de retard par an.
Ce retard implique que le soleil apparaît au point vernal 20 minutes et 20 secondes plus tard chaque année.
Ainsi le point vernal ne se retrouve pas tout à fait au même endroit tous les ans, il rétrograde d'un degré tous les 72 ans.

Il existe 12 signes zodiacaux. Un tour sur la roue du zodiaque = 360°
Donc chaque signe occupe un espace de 30° (360 : 12 = 30)

On sait que le point vernal rétrograde d'un degré tous les 72 ans
Pour rétrograder de 30 degrés (1 signe du zodiaque) il mettra 2 160 ans (72 X 30)
Et pour rétrograder de 360 degrés (12 signes du zodiaque) il mettra 25 920 ans (2 160 X 12)

Ainsi le point vernal glisse actuellement sur le signe zodiacal précédent et nous sommes en train de passer du signe des Poissons à celui du Verseau.
Nous sommes arrivés à la fin d'un mois galactique, c'est-à-dire qu'on termine un cycle de 2160 ans.
Parallèlement, nous achevons aussi une année galactique, c'est-à-dire un cycle complet de 25 920 ans…

Même si le 21 décembre est fréquemment cité, on ne peut pas parler de date précise pour ce changement d'ère puisque la transformation de la planète ne peut se faire du jour au lendemain, elle s'étale sur plusieurs années.
D'après les anciens calendriers Maya, Aztèque,… l'année 2012 serait la date "officielle" la plus probable du passage dans l'ère du Verseau.
Toutefois chacun d'entre nous a sans doute constaté que notre Terre a déjà amorcé le changement que cette fin de cycle implique.
Comme l'a dit Malraux : "L'ère du Verseau sera spirituelle ou ne sera pas"…
Il appartient donc à chacun de prendre conscience qu'il fait partie d'un tout, et de s'appliquer à trouver sa place et sa mission sur cette planète.
Pour s'adapter à cette nouvelle ère, il ne sera plus possible de privilégier le monde matériel au détriment du spirituel.

LE RÊVE DU VERSEAU

AD AUGUSTA PER ANGUSTA

 

Rêve planétaire 2001

 

Age of Aquarius

Poster Age of Aquarius (fonds RR)

La transition qui fait passer l'humanité de l'ère des Poissons à l'ère du Verseau n'est pas facile. Dans cette période délicate le monde change. Il laisse de force un mode de fonctionnement auquel il est bien accroché, sans accepter d'en envisager un autre, tout à fait différent. Ceux qui résistent au changement, qui s'accrochent à leurs possessions matérielles, ceux-là souffrent parce qu'ils croient toujours que le bonheur est dans l'avoir plutôt que dans l'être.
Construit sur la dualité, le pouvoir, la force, la possession, le temps du Poisson mal vécu aura été matérialiste à outrance.
Bâti sur la complémentarité, la collaboration, la justice, le partage, le temps du Verseau sera spirituel. Réflexion et amour présideront chaque action pour donner naissance à une harmonie favorable à tous les épanouissements.

 

 

 

Rêve planétaire 2012 et prophétie maya

 

Tortuguero : inscription maya annonçant la fin du treizième "baktun" (cycle)

le 21 décembre 2012

Voila.fr - 6/6/12 - http://actu.voila.fr/actualites/sciences/

"Le Monde d'aujourd'hui a une vision apocalyptique héritée de la religion judéo-chrétienne. Les Mayas non, pour eux il n'y avait pas de fin du monde, ils avaient un (système de) comptage infini des années. Nous pouvons dormir tranquille [sic], ils évoquaient des dates de plusieurs milliers d'années plus lointaines", a assuré au cours d'une conférence Erik Velasquez, historien et expert des écritures mayas.

Dans le film américain "2012", inspiré du best-seller vendu à 10 millions d'exemplaires de l'écrivain américain Steve Alten ("Le testament maya"), et d'autres ouvrages, une prédiction maya fixe la fin du monde au 21 décembre de cette année-là.

 

La Prophétie Maya, Tome 1 : Le domaine [Broché]
Steve Alten (Auteur), Marie-Claude Elsen (Traduction)

Broché: 459 pages
Editeur : Michel Lafon (9 février 2012)
Compter 10 € d'occasion chez Amazon

 

Présentation de l'éditeur
Le 21 décembre 2012, le calendrier maya s'achève, sonnant le glas de l'humanité. Seul le décryptage d'un code millénaire peut empêcher la catastrophe. Michael Gabriel, qui a hérité des travaux de son père archéologue, représente le seul espoir de déchiffrer cette prédiction. Interné de force dans un hôpital psychiatrique depuis onze ans, il doit s'en échapper pour rassembler les précieux indices dispersés à travers les temples mexicains, égyptiens et le désert de Nazca. Or la date redoutée approche, entraînant des phénomènes cataclysmiques. Michael est le dernier à pouvoir changer le destin du monde. Mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Biographie de l'auteur
Steve Alten est un grand auteur américain. Ses romans de science-fiction ont connu un immense succès dans le monde entier. Intrigue complexe et suspense haletant sont au rendez-vous pour ce premier tome de La Prophétie maya.

Les Mayas ont créé leur calendrier dit "du long compte" pour marquer des dates marquantes de leur passé et de leur avenir, gravées sur des pierres.

Mais à ce jour, rappellent les historiens, seule une pierre gravée découverte à Tortuguero, dans l'Etat de Tabasco (sud-est du Mexique) indique que c'est en 2012 que doit s'achever l'ère actuelle du calendrier maya, entamée 3.144 ans avant celle du calendrier romain.

Cliquer pour agrandir l'image

L'inscription Maya

L’importance de cette pièce est due au fait qu’il s’agit de la seule inscription, en dehors de celle trouvée récemment à Comalcalco, qui fait référence à l’achèvement du treizième baktun, date qui correspond au 21 décembre 2012. Les combats, victoires et aventures du dignitaire Balam Ahau pendant le VIIe siècle ap. J.-C. y sont mentionnés ainsi que la descente du dieu Bolom Yokte «Seigneur de la Lumière» quand se termine le cycle actuel.

Pour plusieurs historiens mexicains, cette date représente simplement la fin d'un cycle et le début d'une 14e période.

"Cela signifie seulement la fin de 13 +baak t'uunes+ ("cycle" en langue maya), mais cela ne représente d'aucune manière la fin du (système de) comptage du calendrier maya, qui est infini, même s'il est divisé en segments. Un nouveau cycle commence, c'est tout", a encore assuré l'historien, reprenant les thèses de plusieurs de ses collègues.

M. Velasquez rappelle notamment qu'une stèle de Palenque (zone archéologique du sud-est du Mexique) cite une date bien plus lointaine dans l'avenir : l'anniversaire d'un dirigeant de cette cité maya, en 4.772 du calendrier romain.

Apparue à la fin du IIIe millénaire avant J-C., cette civilisation précolombienne s'étendait du sud-est du Mexique à l'ouest du Honduras et du Salvador, englobant le Belize et le Guatemala actuels. Elle connut son apogée entre le VIe et le IXe siècles après J-C. avant d'entrer en décadence et de disparaître au moment de la conquête espagnole, au XVIe siècle.

Aujourd'hui, 40% des 13 millions d'habitants du Guatemala appartiennent à la communauté maya, selon les estimations officielles, et près d'un million et demi de Mexicains, concentrés dans le Yucatan, en font partie.

FIN DU MONDE DANS SIX MOIS : FAUT-IL SE PRÉPARER AU PIRE ?


Documentaire - Culture Infos
Date de sortie : 2012

Synopsis : Depuis des milliers d'années, divers voyants, oracles et prophètes annoncent la fin du monde. Un jour semble revenir dans leurs prédictions : le 21 décembre 2012. Pourquoi cette date ? Selon certains spécialistes, les preuves sont évidentes et la fin du monde aurait déjà commencé. Pourquoi autant de personnes se préparent à ce cataclysme, construisant des bunkers ou participant à des stages de survie ?

Diffusion télé : Direct 8, lundi 18 juillet à 20 h. 50

 

 

Fin du capitalisme et début du communautarisme :

la Bolivie fermera Coca-Cola et McDonald's


La Voix de la Russie - 1-8-12 - Les sociétés Coca-Cola et McDonald's vont cesser leur activité en Bolivie le jour de la «Fin du monde» selon le calendrier Maya. Les autorités du pays ont établi un lien avec le retrait des géants américains du marché et la fin du capitalisme.

La compagnie Coca-Cola quitte la Bolivie dans le cadre d'une interdiction. «Le 21 décembre devrait être la fin de la boisson Coca-Cola et le début de mokochinche (la boisson pêche), comme la conjonction des objets célestes multiple aura lieu la première fois pour 26 000 années, et cela serait la fin du capitalisme et le début du communautarisme», a déclaré le ministre des Affaires étrangères de la Bolivie David Choquehuanca.

 

 

 

Réchauffement climatique

et fin du monde annoncée au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992

 

Pierre du Soleil

Musée national d'anthropologie et d'histoire de Mexico

Photo : El Comandante (Wikipedia)

 

par Provola

 

Agoravox - 9/6/12 - Il faut bien se dire que les élections françaises furent à tous points de vue une agréable plaisanterie au regard des bouleversements que nous sommes en train de vivre au niveau mondial. Nous avons pu nous préoccuper du coup de pouce du SMIC, du voile intégral et de la dépénalisation du cannabis. Des broutilles, à peu de choses près.

Il suffit pourtant que nous ayons à présent la possibilité de regarder au delà du bout de notre nez pour remarquer la catastrophe en cours. Dans quelques jours à Rio se tiendra la conférence des Nations Unies sur le Développement Durable et l'on pourra alors juger avec précision ce que l'humanité aurait du préserver et ce qu'elle a définitivement dilapidé depuis vingt ans, depuis qu'à Rio 1992, de bonnes volontés avaient cru bouleverser les mécanismes de la mondialisation.

La Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, plus connue sous le nom de Sommet de la Terre de Rio de Janeiro ou Sommet de Rio, s’est tenue à Rio en 1992, réunissant 110 chefs d'Etats et de gouvernements et 178 pays. Cette conférence, dans le prolongement de la conférence internationale sur l’environnement humain (le premier Sommet de la Terre s’étant déroulé en 1972 à Stockholm), a été marquée par l’adoption d’un texte fondateur de 27 principes, intitulé «Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement» qui précise la notion de développement durable : «Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.» (principe 1), «Pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considéré isolément.(principe 4) »)

Vingt ans après, les mêmes usurpateurs vont se retrouver pour faire bonne figure, de bonnes photos souvenirs body-buildées, pour tacher de placer des rustines sur les cataclysmes en marche, ces spécialistes du camouflage vont tenter de masquer l'illusion du développement à tout crin appelé pour ne pas effrayer les âmes sensibles "développement durable", doux euphémisme pour expliquer l'extermination programmée du cycle de la vie.

Avant cette nouvelle curée des bien-pensants, vaste fumisterie médiatique orchestrée par la propagande libérale, qui s'annonce encore une fois comme la prochaine des occasions manquées, voici quelques éléments de réflexion pour comprendre les mensonges auxquels nous ne manquerons pas d'être exposés.

Voici ce qui a changé en vingt ans, depuis Rio 1992, c'est à dire ce qui peut permettre de mesurer la distance séparant ce qui avait été promis alors et ce qui a réellement eu lieu. Sur fond du jugement dernier, de la Bible des admonestations, la loupe des travers de l’humanité, le rapport Meadows, appelé chez nous "Halte à la croissance" ? datant de 1972 :

En vingt ans :

La population mondiale a augmenté de 26% [7 milliards de Terriens], 12 % de la biodiversité totale a disparu, les émissions de CO2 ont augmenté de 36%, 300 millions d'hectares de forêts ont disparu, il existe 21 méga-villes tentaculaires, la température globale a augmenté de 0,4°C, la production de plastique a augmenté de 130%, l'acidité des océans a fortement accéléré menaçant la vie marine qui est la source de toute vie terrestre.

N'en jetez plus, la coupe est pleine, les mécanismes d'auto-dégradation seront bientôt irréversibles ; on va bien se marrer à Rio, d'un rire amer, une ultime grimace avant le grand saut dans l'inconnu.

 

 

 

Communiqués de presse No. 966

2012 : fonte record des glaces de l'Arctique, multiplication des extrêmes et températures torrides

Genève/Doha, le 28 novembre 2012 (OMM) – Les années 2001 à 2011 font partie des plus chaudes jamais enregistrées et, d'après l'Organisation météorologique mondiale, les dixpremiers mois de 2012 donnent à penser que selon toute probabilité, cette année-ci ne fera pas exception malgré l'influence, en début de période, du phénomène La Niña qui a normalement pour effet de refroidir le climat.

La déclaration provisoire de l'OMM sur l'état du climat mondial en 2012 fait aussi état d'une fonte sans précédent de la banquise de l'Arctique et d'une multiplication des extrêmes météorologiques et climatiques dans de nombreuses régions du monde. Elle est publiée aujourd'hui à l'intention des négociateurs qui participent à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques organisée à Doha.

La période janvier-octobre 2012 se classe au neuvième rang des plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés, en 1850. La température moyenne à la surface du globe (terres émergées et océans confondus) pour cette période présente une anomalie estimée à environ 0,45°C (0,81°F) au-dessus de la normale calculée pour les années 1961 à 1990 (14,2°C), d'après la déclaration.

L’année a débuté par un épisode La Niña d'intensité faible à modérée, qui était apparu en octobre2011. En début d'année, un tel phénomène a tendance à faire baisser la moyenne mondiale des températures, et 2012 n'a pas fait exception à la règle. Après la dissipation de La Niña, en avril2012, la température moyenne à la surface des terres et des océans a continué d'augmenter mois après mois, creusant l'écart par rapport à la normale. La moyenne semestrielle pour les mois de mai à octobre 2012 se classe parmi les quatre plus élevées jamais enregistrées pour cette période de l'année.

 

 

 

Communiqué de presse N° 965

20 novembre 2012


LES CONCENTRATIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE BATTENT DE NOUVEAUX RECORDS

LES PUITS DE CARBONE JOUENT UN RÔLE CRUCIAL


Genève, le 20 novembre 2012 (OMM) – La teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre a atteint un nouveau record en 2011, d'après l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Le forçage radiatif de l'atmosphère par les gaz à effet de serre, qui induit un réchauffement du système climatique, s'est accru de 30% entre 1990 et 2011 à cause du dioxyde de carbone et d'autres gaz persistants qui retiennent la chaleur.

Depuis le début de l'ère industrielle, en 1750, quelque 375 milliards de tonnes de carbone ont été rejetées dans l'atmosphère sous forme de dioxyde de carbone (CO2), surtout à cause de l'exploitation des combustibles fossiles. C'est ce qui ressort du dernier bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère en 2011, qui met spécialement l'accent sur le cycle du carbone. Environ la moitié de ce CO2 demeure dans l'atmosphère, le reste étant absorbé par les océans et la biosphère terrestre.

«Ces milliards de tonnes de dioxyde de carbone rajoutées à l'atmosphère vont y rester pendant des siècles, accentuant le réchauffement de notre planète et se répercutant sur tous les aspects de la vie sur Terre, et les émissions futures aggraveront encore la situation», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.


«Jusqu'à maintenant, les puits de carbone ont absorbé près de la moitié du dioxyde de carbone que les activités humaines ont rejeté dans l'atmosphère, mais la situation risque de changer. Nous voyons déjà que les océans ont tendance à s'acidifier du fait de l'absorption de dioxyde de carbone, ce qui pourrait avoir d'importantes répercussions sur la chaîne alimentaire océanique et les récifs de corail. Il existe par ailleurs de nombreuses interactions entre les gaz à effet de serre, la biosphère terrestre et les océans, et nous avons besoin de renforcer nos capacités de surveillance et d'approfondir nos connaissances scientifiques afin de mieux les comprendre», a poursuivi M. Jarraud.
«Le réseau de la Veille de l'atmosphère globale de l'OMM, qui s'étend sur plus de 50 pays, livre des données précises sur les concentrations de gaz à effet de serre, et nous aide aussi à mieux connaître leurs multiples sources et puits ainsi que les transformations chimiques qui se produisent dans l'atmosphère.»
Les puits de carbone jouent un rôle capital dans le bilan global du carbone. Si l'excédent de CO2 était stocké dans les profondeurs de l'océan par exemple, il pourrait y rester piégé pendant des centaines voire des milliers d'années. Les forêts nouvellement créées, en revanche, retiennent le carbone sur des durées beaucoup plus courtes.
Le Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre rend compte des concentrations – et non des émissions – de ces gaz dans l'atmosphère. Par émissions on entend les quantités de gaz qui pénètrent dans l'atmosphère et par concentrations celles qui y restent à la faveur des interactions complexes qui se produisent entre l'atmosphère, la biosphère et les océans.
Le CO2 est le plus important des gaz à effet de serre persistants, appelés ainsi car ils captent une partie du rayonnement traversant l'atmosphère terrestre qui, de ce fait, se réchauffe. Les activités humaines telles que l'exploitation des combustibles fossiles et les changements d'affectation des terres (le déboisement dans les régions tropicales par exemple) sont les principales sources d'émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les autres grands gaz à effet de serre persistants sont le méthane et le protoxyde d'azote. L'augmentation de la teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre fait partie des causes du changement climatique.
Selon l'indice annuel d'accumulation des gaz à effet de serre (AGGI) de la NOAA, mentionné dans le bulletin, le forçage radiatif de l'atmosphère par les gaz à effet de serre persistants s'est accru de 30% entre 1990 et 2011, le dioxyde de carbone contribuant pour quelque 80% à cette augmentation. Le forçage radiatif total induit par l'ensemble des gaz à effet de serre persistants en 2011 était de 473parties par million en équivalent CO2.


Dioxyde de carbone (CO2)

Le dioxyde de carbone est le gaz à effet de serre d'origine humaine le plus abondant dans l'atmosphère. Il a contribué à l'augmentation du forçage radiatif à hauteur de 85% ces dix dernières années. Comme le souligne le Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre, la teneur de l'atmosphère en CO2 a atteint 390,9 parties par million en 2011, ce qui représente 140% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (280 parties par million).
La valeur préindustrielle correspond à une situation d'équilibre des flux entre l'atmosphère, les océans et la biosphère, et le taux d'accroissement annuel du CO2 atmosphérique a été en moyenne de 2 parties par million sur la décennie écoulée.


Méthane (CH4)

Le méthane est le deuxième plus important gaz à effet de serre. Environ 40% des émissions
de méthane dans l'atmosphère sont d'origine naturelle (zones humides, termites, etc.) et 60% d'origine anthropique (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges, combustion de la biomasse, etc.). Le CH4 atmosphérique a atteint un nouveau pic en 2011 – 1813parties par milliard (ppb), soit 259% du niveau qu'il avait à l'époque préindustrielle – en raison de l'accroissement des émissions anthropiques. Après une période de stabilisation, la teneur de l'atmosphère en méthane augmente de nouveau depuis 2007 à un rythme qui est resté pratiquement constant ces trois dernières années.


Protoxyde d'azote (N2O)

Ses émissions dans l'atmosphère sont d'origine naturelle (environ 60%) et humaine (environ 40%), puisqu'elles proviennent notamment des océans, des sols, de la combustion de la biomasse, des engrais et de divers processus industriels. En 2011, la teneur de l'atmosphère en N2O était de quelque 324,2 parties par milliard, ce qui représente une progression de 1,0 ppb par rapport à l'année précédente et 120% du niveau qu'elle avait à l'époque préindustrielle. À horizon de 100 ans, l'impact du protoxyde d'azote sur le climat est 298 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone, à émissions égales. Ce gaz joue aussi un rôle important dans la destruction de la couche d'ozone stratosphérique qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.

Notes aux rédacteurs :
Le Secrétariat de l’OMM élabore et distribue le bulletin annuel sur les gaz à effet de serre en collaboration avec le Centre mondial de données relatives aux gaz à effet de serre, hébergé par le Service météorologique japonais, et le Groupe consultatif scientifique pour les gaz à effet de serre relevant de la Veille de l'atmosphère globale, tout en bénéficiant du soutien du Laboratoire de recherche sur le système terrestre (ESRL) de la NOAA.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat définit le forçage radiatif comme étant la mesure de l'influence d'un facteur sur l'altération de l'équilibre entre les énergies entrantes et sortantes du système Terre-atmosphère, et un indice de l'importance de ce facteur en tant que mécanisme potentiel de changement climatique. Il est souvent exprimé en watts par mètre carré.


L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies
qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact :
Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques (tél.: +41 (0)22 730 84 78; tél. port.: +41 79 709 13 97)

 

La Terre pourrait ne pas atteindre le XXIIe siècle

Rtbf.be/info - 10/7/2012

 

Une étude annonce la fin du monde dans cent ans

Une étude prédit la fin de notre planète avant l'an 2100. Cette fatalité serait due à l'emballement des changements radicaux des écosystèmes et du climat de la Terre. Les chercheurs parlent d’un processus irréversible.

C’est le très sérieux magazine "Nature" (Nature 486, 52–58 (07 June 2012) qui publie cette étude menée par une équipe canadienne.

D'ici la fin du siècle, notre planète pourrait connaître un effondrement. Ce n'est pas un scénario d'un film de science-fiction mais les conclusions d'une étude publiée dans le magazine Nature.

L'étude est alarmante. Les écosystèmes de la Terre seraient en train de changer radicalement et à une vitesse impressionnante. L'équipe de 18 scientifiques soulève plusieurs points inquiétants : la dégradation générale de la nature, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes et le changement radical du bilan énergétique global.

Ces modifications pourraient arriver à un point de non-retour. Elles deviendraient irréversibles. Pour les scientifiques, le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans. C'est le passage de la phase glaciale à la phase actuelle. Durant cette période, les changements sont apparus en 1 000 ans.

Actuellement, les changements sont beaucoup trop rapides pour la Terre. D'après cette étude, c'est comme passer de l'état de bébé à l'âge adulte en moins d'une année. Le prochain changement pourrait être extrêmement destructeur pour la planète. Une fois que le seuil critique sera dépassé, il sera impossible de revenir en arrière. Ce seuil critique serait l'utilisation de 50% des ressources terrestres. Aujourd'hui, nous exploitons déjà 43% de nos ressources.

Nicolas Willems

 

Limiter le réchauffement à 2 degrés est "hors d'atteinte", selon un expert

Rtbf.be/info - 27/3/2012 - L'objectif de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, promis par les chefs d'Etat lors du sommet de Copenhague en décembre 2009 est "hors d'atteinte", a estimé mardi l'ex-responsable climat de l'Onu, Yvo de Boer, un des artisans de cet objectif.

"Je pense que deux degrés, c'est hors d'atteinte", a affirmé Yvo de Boer, ancien secrétaire exécutif de la Convention cadre sur le changement climatique de l'Onu (UNFCCC), en marge d'une conférence à Londres pour préparer le sommet de Rio+20 en juin prochain.

Les 195 membres de l'UNFCCC s'étaient engagés à Copenhague à limiter la hausse de la température du globe à deux degrés Celsius, à l'issue d'une réunion marathon sur le climat.

L'engagement avait été formalisé un an plus tard à Cancun au Mexique.Un nombre toujours croissant de chercheurs mettent en garde contre un enterrement de l'objectif si des mesures radicales ne sont pas rapidement prises pour réduire les émissions de gaz à effets de serre (GES). Certains estiment que les deux degrés sont un mirage politique dangereux car l'augmentation de la température moyenne de la planète semble se diriger plutôt vers 3 degrés, voire plus.

Les déceptions après le sommet de Copenhague et la crise financière et économique mondiale ont conduit de nombreux gouvernements à revoir à la baisse leurs ambitions en matière de lutte contre le changement climatique. Vu les prix élevés du pétrole, les économies émergentes, de leur côté, se sont repliées sur le charbon, le carburant fossile le plus producteur de CO2.


Belga

 

La hausse du niveau de la mer devrait être bien plus importante que prévu

 

Le Monde.fr - 22//2012 - L'élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle, indique une étude publiée vendredi 22 juin par le Conseil national de la recherche américain.

Les experts se sont penchés sur des estimations des Nations unies et les ont mises à jour avec de nouvelles données concernant l'état de la calotte glaciaire, dont la fonte serait responsable de l'accélération de la montée du niveau des océans. Dans leur étude, ils prévoient une montée des eaux tout autour du globe allant de 8 à 23 cm d'ici 2030, par rapport au niveau de 2000, de 18 à 48 cm d'ici 2050, et de 50 cm à 1,40 m d'ici 2100.

Cette dernière estimation est nettement supérieure à celle avancée par le Groupe d'experts des Nations unies sur l'évolution du climat (GIEC) dans leur rapport de 2007. A l'époque, le GIEC avait tablé sur une hausse de 18 à 59 cm d'ici la fin du XXIe siècle.

LA CALIFORNIE PARTICULIÈREMENT TOUCHÉE

Avec la montée du niveau des océans, on s'attend à une multiplication des tempêtes de puissance extrême et de plus longue durée, ainsi qu'à des vagues plus grandes, ce qui accroît le risque d'inondation, d'érosion côtière et de perte de zones marécageuses", soulignent Robert Dalrymple, président du comité d'experts, et Willard Hackerman, professeur d'ingénierie civile à l'université Johns-Hopkins (Maryland), co-auteurs de cette étude.

La Californie devrait être particulièrement affectée par la montée du niveau de l'océan Pacifique en raison notamment d'une forte érosion. Sur la côte, au sud du cap Mendocino, l'océan devrait ainsi gagner de 42 cm à 1,67 m d'ici 2100.

En revanche, le reste de la côte ouest devrait voir une augmentation moindre, avec un gain prévu entre 10 cm et 1,43 m, indiquent les experts. Dans cette région, qui englobe l'extrême nord de la Californie et les Etats de l'Oregon et de Washington, le sol s'élève sous l'effet de la tectonique des plaques. Mais un séisme de magnitude 8 ou davantage pourrait provoquer une montée soudaine de un mètre voire plus dans cette région, sujette à de fréquents tremblements de terre.


DRIAS : les futurs du climat

 

Un service pour contribuer à l'adaptation locale au changement climatique

Le changement climatique est sans équivoque au niveau planétaire comme sur le territoire français. La prise de conscience des problématiques liées à ce changement s'est renforcée, notamment depuis le 4e rapport du GIEC (2007). Les études sur les effets du changement climatique sont menées dans tous les domaines et secteurs d’activité concernés. Des mesures sont prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (réduction), mais aussi, de façon impérieuse désormais, pour réduire les vulnérabilités et limiter les impacts du changement (adaptation). Le projet Drias, soutenu par le programme GICC du MEDDE, s’est inscrit dans cette logique. Le service Drias-les futurs du climat en est issu. Vous trouverez dans ces pages l’essentiel des informations pour le comprendre et l’utiliser au mieux.

 

"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle

 

© C. Magdelaine / notre-planete.info


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Notre-planete.info - 24 juin 2010 ; révision : 8 mai 2012 - Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ? The Australian rapporte une interview bien pessimiste du célèbre scientifique australien Frank Fenner. Pour lui, nous avons déjà scellé le destin de l'Humanité : dans moins de 100 ans, les sociétés humaines ne seront plus...

Dans une interview accordée au quotidien national The Australian, et publiée le 16 Juin 2010, Frank Fenner, professeur émérite de microbiologie à l'Université nationale australienne, prédit la disparition de l'Humanité dans les 100 prochaines années.

Ce mauvais augure pourrait prêter à sourire, mais le scientifique de 95 ans a une carrière impressionnante : Membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal Society, son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de centaines de textes scientifiques. Il a notamment été impliqué dans la disparition du virus responsable de la variole et dans la lutte contre la surpopulation de lapins en Australie via l'introduction volontaire du virus de la myxomatose dans les années 50.

Officiellement en retraite depuis des dizaines d'années, ce scientifique renommé poursuit toujours ses travaux de recherche et ses écrits, en se déplaçant quotidiennement à l'institut de médecine John Curtin de l'Université nationale australienne, dont il fut directeur de 1967 à 1973.

Sa compréhension approfondie de l'évolution des espèces n'a jamais entamé sa fascination pour l'observation sur le terrain. Du niveau moléculaire aux planètes, Frank Fenner s'intéresse à tous les écosystèmes. Il a commencé à publier ses premières études environnementales au début des années 70 lorsque l'impact des sociétés humaines sur notre planète devenait problématique.

De quoi inspirer confiance, ou au moins de l'intérêt pour ses déclarations.

"Nous allons disparaître. Quoi que nous fassions maintenant, il est trop tard"

Cette affirmation de Frank Fenner a de quoi inquiéter, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une vision sur des millions d'années mais d'une prédiction pour le siècle en cours !

Pour Frank Fenner et d'autres scientifiques reconnus comme Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, la Terre est entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, depuis 1800 avec la révolution industrielle et l'exploitation massive des combustibles fossiles. Cette nouvelle époque géologique succèderait à l'Holocène débuté il y a dix mille ans.

Bien que non officielle sur l'échelle des temps géologiques, l'Anthropocène a été admis dans la terminologie scientifique et correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l'écosystème de la Terre.

En effet, nos activités réchauffent le climat planétaire d'une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels et nous entamons la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse sans doute plus rapide encore que celle qui a conduit, il y a 65 millions d'années, à l'extinction des dinosaures suite à la chute d'un astéroïde, comme le souligne Eric Lambin, membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis[1]...

L'explosion démographique [et la consommation effrénée] en cause : "il y a déjà trop de monde"

A l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner incrimine l'explosion démographique et la "consommation effrénée".

Selon l'ONU, le nombre d'humains a dépassé les 7 milliards en 2011. Vu l'inertie de nos sociétés et décideurs politiques sur l'urgence et l'importance des mesures à prendre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, Fenner demeure pessimiste : "Nous allons subir le même sort que les personnes sur l'île de Pâques. Le changement climatique ne fait que commencer. Mais nous pouvons déjà voir des changements remarquables dans la méteo."

"Les Aborigènes nous ont montré qu'en l'absence de science et d'émissions de dioxyde de carbone responsables du réchauffement climatique, ils pouvaient survivre pendant 40 000 à 50 000 ans. Mais notre monde ne le peut pas. L'espèce humaine est susceptible de prendre le même chemin que beaucoup d'espèces que nous avons déjà vu disparaître." déclare t-il dans son interview.

"Homo sapiens devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde [sur Terre]" ajoute-t-il.

L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner.

Un peu d'optimisme avant le naufrage de l'Humanité ?

Stephen Boyden, collègue et ami de Fenner, pense qu'il y a un profond pessimisme chez certains écologistes, mais que d'autres sont plus optimistes : "Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous nourrissent encore l'espoir que la situation entraînera une prise de conscience et, par conséquent, les changements révolutionnaires nécessaires pour atteindre la durabilité écologique".

Stephen Boyden ajoute : "C'est là que Frank et moi sommes différents. Nous sommes tous deux conscients de la gravité de la situation, mais je n'accepte pas qu'il soit forcément trop tard. Bien qu'il y n'ait qu'une lueur d'espoir, cela vaut la peine de résoudre le problème. Nous avons la connaissance scientifique pour le faire, mais nous n'avons pas la volonté politique."

A ce titre, Frank Fenner a ouvert le 23 juin 2010 le symposium "Healthy Climate, Planet and People" à l'Académie australienne des sciences. Cette conférence vise justement à combler le fossé entre la science et les politiques environnementales.

En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."

Notes

La Terre sur un fil, Eric Lambin - Le Pommier, 2010
Source

Frank Fenner sees no hope for humans -The Australian, 26/06/2010

Auteur : Christophe Magdelaine / notre-planete.info

 

 

Fin du monde 2012 : un événement planétaire


par Boniface MUSAVULI

 

Agoravox - 5/10/12 - Nous sommes maintenant certains qu’il va se passer quelque chose le vendredi 21 décembre 2012. Et même si rien de ce que nous redoutons ne se passe, ce «rien» sera à lui tout seul un événement planétaire puisque, selon les estimations, un milliard d’individus croient que la fin du monde aura lieu à cette date. Donc un humain sur sept. Si un si grand nombre d’individus pousse un ouf de soulagement parce que leur peur n’était pas justifiée, c’est un évènement planétaire.

Nos «ancêtres», les Mayas, qui en savaient plus que nous sur la puissance des astres, et longtemps avant nous, sans nous avoir connus, ont tout de même eu la gentillesse de vendre la mèche. Ça complote contre nous quelque part dans le cosmos et nous allons en prendre plein la gueule un bon matin du 21 décembre. Malgré nos bombes nucléaires et toute notre arrogance scientifique, nous n’avons absolument aucun moyen de faire face au péril qui arrive, et même pas fuir. Aucune autre planète habitable n’est à la portée de nos moyens de transport spatial. Compte tenu des distances à parcourir, nous ne sommes même pas à l’âge du piéton se traînant par terre pour se rendre de la planète bleue à la lune. Il n’y aura donc rien à faire.

La prédiction maya sur le cataclysme qui va se produire, on y croit ou on n’y croit pas, peu importe. Mais ce «gentil peuple», du fond du gouffre millénaire où il a disparu, pris de panique un jour, nous chuchote discrètement pour nous demander de regarder du côté des Sumériens (planète X - Nibiru), des Hébreux (la Torah) – des peuples anciens qui ne se connaissaient même pas – des Egyptiens, qu’il connaissait peut-être (les pyramides) et des tas d’autres sources encore, indépendantes mais toutes assez unanimes. Ça se recoupe et ça fait froid dans le dos.

Car, voilà un autre problème auquel on ne dispose d’aucune réponse. Les Mayas qui en savaient tellement sur ce genre de péril (leurs calendriers décrivent cinq cycles, tous se terminant par des destructions cataclysmiques) ont fini par se tromper un jour en croyant à leur disparition imminente. Pris de panique, ils disparurent collectivement abandonnant tout dans leurs magnifiques cités. Le danger ne vint pas, mais leur brillante civilisation, elle, disparut à jamais. Peut-être du fait d’une erreur de calcul. Une civilisation peut donc se tromper lourdement sur des prédictions cataclysmiques. Nous aussi. En revanche, nous, nous avons l’avantage de ne pas être aussi moutonniers. Nous sommes façonnés pour croire ou ne pas croire en nous appuyant systématiquement sur des sources considérées comme fiables.

Malheureusement, sur le 21 décembre, il n’y a pas de source fiable qui convienne à personne, ni à ceux qui doivent croire ni à ceux qui ne doivent pas croire du tout. Nos principales sources du savoir sont soit les sources officielles, soit les données scientifiques, soit notre foi religieuse. Aucune n’est ni fiable ni non fiable sur le 21 décembre.

Sur les sources officielles, nous savons maintenant que nous n’apprendrons rien. Nos dirigeants politiques, même les plus honnêtes, qui auront eu connaissance de quelque chose, mentiront en nous regardant dans les yeux ou choisiront de ne rien dire. Pour une raison simple. S’ils parlent, c’est la panique. Or la panique d’un peuple est suffisamment dévastatrice pour mettre à terre n’importe quel gouvernement. Les politiciens sont donc obligés de mentir. Il est impossible de gouverner en disant toute la vérité. Les mensonges officiels sur l’affaire de Roswell continuent alors que même certains menteurs de l’époque admettent aujourd’hui que ces fameux visiteurs sont un secret de polichinelle. Trop d’apparitions sont totalement inexplicables. Les politiciens et les scientifiques racontent n’importe quoi avant d’asséner une conclusion péremptoire : il n’y a aucune preuve ! Ah bon ! Et puisque même des gens ordinaires voient bien ce qui se passe au-dessus de nos têtes.

Ils mentent donc par nécessité comme dans l’affaire du nuage de Tchernobyl qui n’a jamais franchi d’un centimètre la frontière de la France. Il devait y avoir un intraitable douanier la-bas. Mais on ne va pas se mettre à ricaner tellement le sujet est grave. Puisqu’on n’obtiendra rien des sources officielles, voyons du côté des scientifiques.

Les scientifiques, nous savons parfaitement comment ils fonctionnent pour les avoir côtoyés dans les universités et dans la vie de tous les jours. Certains se sont «vendus» aux «sources officielles» et ne sont guère plus crédibles que les menteurs qui les payent, assez grassement déjà. Les autres, plus sérieux et honnêtes, ne nous apprendront rien, eux non plus. Ils sont obsédés par leurs carrières qu’ils ne tiennent pas à mettre en péril en confirmant ce qu’ils croient que c’est vrai. Ils se cachent derrières des «hypothèses», des «doutes», des «critiques» du travail des autres, sachant qu’ils nous laissent sur notre faim. Les «malins» savent que si, au final, il se produit quelque chose, ils exhiberont leurs hypothèses, et ça va booster leurs carrières. S’il ne se passe rien, très bien également. Ils avaient émis des doutes et des critiques qu’ils s’empresseront de faire publier pour, là aussi, booster leur carrière. Nombreux d’entre eux n’hésitent même pas à avouer des doutes et des critiques sur leurs propres certitudes. Nous n’apprendrons donc rien de nos brillants scientifiques.

Au sujet de la foi religieuse, tous ceux qui s’intéressent aux «saintes» écritures savent que la fin du monde aura lieu un jour ou l’autre, mais ne savent ni quand ni dans quel scénario. L’apocalypse de Saint Jean manque en précision sur l’époque qui verrait le dernier jour. Quant aux dignitaires religieux, ils ne peuvent pas nous aider. Ils annoncent la fin du monde depuis deux mille ans. Ça devait être quelques temps seulement après la mort du Christ. Rien. Même l’an 2000 leur a posé un lapin. Quand on se plante depuis deux mille ans, il vaut mieux faire profil bas. Donc, de ce côté-là, on n’apprendra rien non plus.

Finalement, l’homme s’en remet à lui-même. Il observe, critique, doute, perçoit des choses. Il semble que le fonctionnement de certaines forces de la nature n’est pas à la portée de notre compréhension. Certaines bêtes seraient même plus performantes que nos meilleurs devins et astrologues dont on sait qu’ils prédisent mieux ce qui s’est déjà passé. En tout cas, en Asie du Sud, les éléphants avaient fui longtemps à l’avance. Les pachydermes avaient vu juste alors que nos élites et nos diplômés faisaient plouf dans la flotte. Nos brillants sismologues papotaient avec des collègues devant la machine à café. Ils n’avaient nullement rien vu venir et apportaient, de ce fait, l’aveu que toute notre intelligence ne suffit pas à percevoir les forces de la nature avec autant de précision que certaines de nos bêbêtes. Mais tout ceci n’a pas d’importance face au péril qui nous est annoncé. Même en décidant d’être des éléphants qui perçoivent la menace et fuient se mettre à l’abri, plutôt que des « savants » qui savent tout mais ne voient rien venir, nous n’aurons point de salut. Alors on fait simple : on se calme et on attend. Ce qui n’exclut pas l’angoisse.

Car cette date est bien là sur notre calendrier. On peut donc prendre quelques précautions. J’ai appris que si on se doute qu’il va pleuvoir, il vaut mieux s’équiper d’un parapluie. S’il pleut, on s’en sert et on se dit que finalement on a été bien inspiré. S’il ne pleut pas, ce n’est pas grave. Le parapluie, c’est quelque chose qui se porte facilement d’un bout à l’autre de la ville. Mais pour ce qui est d’un péril aussi gigantesque, et face auquel on ne peut rien, seul le fatalisme semble adapté. Surtout ne pas paniquer. Ça ne servira à rien.

On sait déjà que certains d’entre nous, les «importants» et les «très importants», ont pris des précautions pour se planquer dans des bunkers. Nous, on n’a pas les moyens de se mettre à l’abri; mais à quoi ça servirait ? Car lorsque la croûte terrestre aura explosé, nous on sera déjà au paradis. Ceux qui se seront enfermés dans des bunkers ne feront que prolonger inutilement leur agonie. Dans ces abris en métal, ça va chauffer rouge comme dans un four et dégouliner comme du caoutchouc. L’agonie sera terrible. Une mort bêtement atroce alors qu’il suffisait de se «laisser mourir». Mais qu’est-ce qu’ils croyaient ? Que les fortunes qu’ils avaient accumulées les avaient transformés en autre chose que d’ordinaires humains mortels ? En tout cas nous on sera déjà partis, sans rancune. D’ailleurs, de notre vivant, leur arrogance et leur frime ne nous impressionnaient même pas. Leurs jets privés se crashaient, leurs villas se fissuraient au moindre tremblement de terre, leurs «superbes» nanas faisaient n’importe quoi et leurs grosses cylindrées finissaient en amas de ferraille sur des platanes, à force de tirer un peu fort sur le champagne. Que reste-t-il ? Leurs milliards amassés dans les paradis fiscaux ? Grosse rigolade ! En pleine apocalypse, on ne peut même pas s’acheter un chewing-gum de 15 centimes avec dix milliards de dollars.

Pour nous, gens ordinaires, on sait ce qu’il y a vraiment à faire. On choisit tout d’abord là où il vaut mieux se trouver. Si on a une famille, on fait la paix avec Madame. On devient gentil. Il parait qu’on se marie jusqu’à la mort. Ah, jusqu’à la mort. Donc, après la mort, chacun reprend sa liberté. Alors, on en profite. On multiplie les câlins et les moments de complicité. On devient le gentil papa et on s’arrange pour être à la maison, surtout ce jour-là. On aura eu le temps de poser ses RTT ou de concocter un superbe bobard à l’égard de son patron qui n’y verra que du vent. On a stocké quelques litres d’eaux et des aliments qui peuvent être conservés longtemps (biscuits, riz, haricot, boîtes de conserve,… un petit rouge. Ça calme les nerfs). Quelques médicaments, surtout des anxiolytiques. L’angoisse sera à son comble. Surtout pas de liqueur. L’ivresse pourrait conduire à faire n’importe quoi alors que la meilleure attitude consiste à rester calme et sain d’esprit. Et puis, on attend.

Quand ça va commencer à secouer, surtout pas de panique. On sait depuis des millénaires que ça va secouer un jour. Alors, on se calme. On serre Madame très fort et on rassure les enfants. Inutile d’aller chercher la voiture au garage pour fuir. Elle n’ira nulle part. La panique a provoqué un énorme embouteillage jusqu’aux portes du garage. Inutile de cavaler vers la gare. Il n’y aura même pas une place sur le quai puisque les gens vont se précipiter vers le village de Bugarach dans l’Aude qui, semble-t-il, sera épargné du cataclysme. On ne sait même pas si nos amis les cheminots ne vont pas nous inventer une grève ce jour là. Avec une panique pareille, il y aura forcement quelques altercations ça et là et une possible agression d’un agent. Les syndicats déclencheront une grève totale, et tout le monde sera cloué dans la nature. Moi, pas. Je serai chez moi, en famille.

Maintenant, quelle est la suite des événements ? Parce qu’il y aura nécessairement une suite. Si ça secoue, dès samedi 22 décembre nous nous réveillerons tous au paradis, et c’est pas mal. Mourir en masse, c’est voyager. En sept milliards, ça fait une sympathique randonnée. D’ailleurs, j’ai prévu une petite blague pour le Très-Haut, et ça va ricaner dans le firmament, c’est sûr ! «Même pas mal». Le choc aura été si violent qu’on n’a pas eu le temps d’agoniser. Ce fut un «boum-boum-crack», puis un black-out. Bye-bye à ce foutu monde de crise et des guerres interminables. Là au moins, on sera pénard. Même pas une facture à payer. Dieu s’occupe de tout. Pas mal non ?

Il peut aussi ne rien se passer. Pas de problème. On reprend notre train-train quotidien. On retrouve les potes dès samedi et on sirote notre bière en admirant les dribles de notre ami Zlatan contre les Brestois. Le dimanche, on va quand même à l’Eglise, pour une fois, et on remercie le Miséricordieux pour nous avoir épargnés d’une mort atroce, nous pauvres pécheurs. On lui promet que désormais on viendra prier chaque dimanche. Mais il sait que nous sommes des menteurs. Il nous connaît…

Le lundi, on retrouve son patron et on lui raconte un énorme bobard sur l’absence de vendredi. Il a l’habitude, mais là c’est différent. Il se tait, mais il a compris. Lui aussi était mort de trouille ce fameux vendredi.

La vie continue…

 

 

 

 

Tragédie mondiale : en route pour l’acte final ?

 


Agoravox - 19-11-12 - L'impact est palpable. Le sombre lendemain arrive en cavalant. Crise financière générale. Fin programmée des énergies fossiles [1]. Poudrière orientale. L'année 2012 converge vers le choc systémique économico-géopolitique. Lors de cette année de «fin des temps», élections présidentielles, législatives, et référendums cruciaux ont eu lieu dans de nombreux pays, permettant de dégager les lignes directrices du tableau se dressant devant nous, dont le dernier coup de pinceau sera donné en janvier 2013, pour les élections législatives de la Knesset en Israël.

La chute du mur de Berlin accéléra l'avènement d'un monde unipolaire apaisé sous hégémonie américaine, un mondialisme angélique dans le texte mais féroce en réalité. Force est de constater que les facéties de l'Histoire ont chamboulé une fois de plus les pronostics répandus. Est-ce l'illustration de la troisième loi de Newton selon laquelle tout corps exerçant une force sur un autre corps, subit une force d'intensité égale ? A côté de l’unipolarité faussement vertueuse du monde dit «libre», il s’est construit peu à peu un équilibre multipolaire, dont les leaders, aux intérêts certes antagonistes, ont posé comme maître étalon le respect du droit international. Tels des duellistes s’apprêtant à croiser le fer, la rencontre de ces deux visions approche à grand pas.

Le nœud gordien de l'équilibre international, comme se plaisent à dire les géopoliticiens, se situe entre le Proche et le Moyen-Orient [2]. Le verrou de la Caspienne [3]. Le point de convergence des problématiques énergétique et religieuse. Ces derniers temps, cette zone et ses environs ont été les témoins de nombreux bouleversements. Révolutions arabes. Chute de Tripoli. Déstabilisation syrienne [4]. Tout un jeu d'alliances se tisse autour de ces problématiques et conduit à l’opposition entre l'axe OTAN et ses alliés, et l’axe BRICS [5] plaidant pour une refondation des relations internationales reflétant le caractère multipolaire du monde au XXIème siècle.

Dans le grand échiquier mondial [6], l'affrontement Iran-Israël cristallise l’opposition entre ces deux forces d’intensité égale. Un conflit dont on sent l'imminence, comme l'annonce avec une impatience non dissimulée le Rav Ron Chaya [7]. D’un côté la guerre pour «la paix et la liberté», en réalité une guerre pour la maîtrise des énergies fossiles, et ses flux de circulation, en Eretz Israel. Ou, à l'inverse, une main tendue vers l'Iran, comme le souhaitent la gauche israélienne et la mouvance BRICS, engendrant une ère nouvelle dans les relations internationales, fondée sur le respect entre les Nations, et l’instauration de relations pragmatiques entre elles.

Un conflit et deux visions de la mondialisation. La construction d’un mur ou d’un pont entre les peuples.

Dans ces périodes de «chocs», et la stratégie sous-jacente en découlant comme l'a théorisée Naomi Klein[8], tout est concevable. Le meilleur comme le pire. Et début 2013 les lignes seront tracées. L'orientation choisie. Les diverses échéances électorales de l'année ont donné le ton et permettent de jauger les forces en présence.

L'OTAN et ses alliés tendent à se radicaliser de jour en jour. Le gouvernement socialiste français n'hésite pas dorénavant à souhaiter la mort physique d'un adversaire politique en la personne de Bachar el-Assad, par la bouche du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius [9]. La diplomatie française ne nous avait pas habitué à ce type de saillie sanguinaire. La résistance du peuple syrien n’est probablement pas du goût de tout le monde, et retarde les plans hégémoniques de l’Empire, qui croyait s’ouvrir plus facilement une porte vers Téhéran. Afin d’accélérer le processus, le président français a déclaré, lors d’une conférence de presse donnée le 13 novembre 2012, son soutien logistique aux rebelles syriens en leur promettant armes et munitions [10]. Sans brusquer l’opinion, François Hollande officialise lentement mais surement un constat dressé depuis presque un an par tout chercheur de vérité normalement constitué : la France participe depuis longtemps à la déstabilisation du régime syrien.

Outre-Atlantique, les élections américaines viennent de donner leur verdict. Si Barack Obama semblait être plus souple que Mitt Romney en matière de politique étrangère, l’approche vis-à-vis du dossier iranien est dictée par les mêmes lignes directrices chez les deux candidats. Il n’y a que la façon de le dire qui change. Dans un discours tenu devant le puissant lobby pro-Israël AIPAC [11], Obama a réaffirmé être prêt à utiliser la force contre le régime de Téhéran [12]. Malgré les dissensions internes au pays de l’oncle Sam entre les tendances pro-israéliennes et les descendants spirituels de l’Amérique des Pères Fondateurs, le régime en place en Iran doit tomber, d’une façon ou d’une autre. Pour les premiers, il s’agit d’éliminer le plus important régime de la région se dressant devant l’exécutif sioniste et ses visées impériales. Pour les seconds, il est nécessaire, dans la continuité de la politique de «containment» mise en place pendant la guerre froide, de bloquer les routes d’approvisionnement en énergie fossile de la Chine[13], et contrôler ainsi la pompe énergétique alimentant la croissance asiatique, et surtout chinoise.

En Israël, les mouvances politiques s'activent afin de remporter la bataille pour le parlement israélien en janvier 2013 [14]. Pour empocher la mise, Benyamin Netanyahou, actuel premier ministre israélien et favori des élections, n'a pas hésité à révéler sa véritable nature en déclarant publiquement son alliance avec le parti d'extrême droite d'Avidgor Lieberman [15]. Celui-ci ne cesse de prôner l’expulsion des arabes israéliens et la mise en place d’un régime, que l’on pourrait qualifier d’apartheid s'il avait pris place en Afrique du Sud. La formation d’un arc ultranationaliste Likoud-Israel Beitenou, main dans la main dans la conquête de la Knesset, révèle ainsi la fuite en avant raciste de l'exécutif israélien, déjà fin prêt pour une attaque contre l’Iran[16].

A côté de l’œil du cyclone, les voix s'élèvent en Israël contre cette dérive obscurantiste. «Le démon nationaliste est sorti du placard. Netanyahou a fait tomber son masque», a commenté à la radio publique le chef du parti de centre-droit Kadima, Shaul Mofaz[17]. Yuval Diskin, ancien directeur du Shabak («Shin Bet»), l’agence de contre-espionnage israélienne, a déclaré que « durant ces 15 dernières années, Israël est devenu de plus en plus raciste. Toutes les études le montrent. Il y a du racisme contre les arabes et contre les étrangers, et nous sommes devenus aussi une société plus belliqueuse (…) Je n’ai pas confiance dans une direction qui prend des décisions basées sur des sentiments messianiques » [18]. A l'étranger, la diaspora juive antisioniste n'hésite pas à s'élever contre la politique jusqu'au-boutiste de l'Etat hébreu. De Gilad Atzmon [19], à Jacob Cohen [20], en passant par Jonathan Moadab [21], ou encore la kyrielle de «mauvais juifs» fichés sur le site masada2000 [22], ils sont nombreux à braver les milices de la Ligue de Défense Juive pour s'ériger en parangon de l'universalisme, et s'émanciper de la «cage de fer spirituelle» dans laquelle veulent les enfermer l'élite sioniste.

Le triomphe à Moscou de Vladimir Poutine est également de bon augure pour la multipolarité dans le monde. En dépit des tentatives américaines de déstabilisation Pussy Riotesque [23], et autres entreprises de diabolisation traditionnelles, les russes ont voté en masse pour Vladimir Poutine, l’homme ayant redressé la Russie post-Eltsine, déchiquetée par l'ère de libéralisation des années 1990-2000 [24]. Poutine, contrepoids à l'hégémonie américaine, a toujours affirmé sa volonté de replacer le curseur des relations entre États sous le sceau du respect du droit international [25], poussant ainsi le grand philosophe Bernard-Henri Lévy à conseiller publiquement au président Hollande de contourner le véto russe au Conseil de Sécurité de l'ONU, et intervenir directement en Syrie[26].

En Chine, M. Xi Jinping s’apprête à prendre la relève de M. Hu Jintao. Sa nomination devrait assurer la poursuite de la position chinoise à propos de l’Iran. Une position pragmatique, basée sur les intérêts de la République populaire de Chine, qui tend à se rapprocher de la position russe [27]. Les Chinois n’ayant que très peu apprécié l’action de l’OTAN dans le dossier libyen. Afin d’atteindre un niveau de développement équivalent à celui des pays occidentaux, ne serait-ce que pour la moitié de sa population, et remettre en question la domination américaine dans la zone Asie-Pacifique à horizon 2015, l’approvisionnement énergétique est une donnée fondamentale dans les rapports de force qui se nouent entre américains et chinois. La route vers la Caspienne étant bloquée suite à l’intervention militaire des Etats-Unis en Afghanistan, les chinois ont perdu une source d’approvisionnement alternative au golfe arabo-persique, et se doivent d’entretenir l’interdépendance énergétique avec les pays du Golfe et l’Iran [28].

En Amérique du Sud enfin, Hugo Chavez a obtenu sa réélection pour la troisième fois consécutive [29]. Le socialisme véritable est gage de longévité. Voilà matière à réfléchir pour le Président Hollande, dont la courbe de popularité[30] frise la chute libre de Félix Baumgartner.

Chaque jour les pays sud-américains s'émancipent un peu plus de l'emprise américaine. L’Union des Nations Sud-Américaines commence à prendre son envol, et s’érige en modèle de ce que devrait être l’Union Européenne. Et Chavez continue d’afficher son soutien au régime de Téhéran[31]

Derrière la noirceur du tableau, des lignes lumineuses jaillissent. Loin des délires consuméristes poussant à la quête désespérée du «toujours plus» pour n’avoir «finalement rien», il n’a jamais été aussi impératif de se réapproprier le sens des mots et des valeurs. Développer sa conscience politique, en n’oubliant jamais qu’en plus des droits que la Nature nous a conférés, il existe également des devoirs. Les uns ne pouvant subsister sans les autres. Devoir de ne pas laisser la parole aux extrêmes dans notre pays, ces deux partis faussement républicains, arborant la rose et le chêne comme effigie, mais ne sachant mener la France qu’à la désolation économique et au chaos géopolitique. Devoir d’établir en chacun de nous une saine analyse des évènements afin de séparer le bon grain de l’ivraie, et concourir à l’établissement d’un monde plus juste et pacifique, qui sera laissé en héritage à nos descendants.

Il ne s’agit point ici de donner un blanc-seing à la mouvance BRICS, représentant un ensemble de pays aux intérêts divergents, parfois antagonistes, mais de retrouver pleinement le sens de la troisième voie française vantée par le Général de Gaulle, une voie médiane entre deux empires, respectueuse du droit international et des Nations. Une voie qui permettra à la France de développer des relations pragmatiques avec les différents Etats, loin des carcans de l’Union Européenne et de l’OTAN, qui empêchent le redressement du pays.

En attendant, nous laissons les extrêmes parler en notre nom.
Doigt posé sur la gâchette. Cible à l’horizon. L’acte final va bientôt pouvoir commencer...

Maurice, pour le Cercle des Volontaires.

Plus d’information sur le Cercle des Volontaires : Le site : www.cercledesvolontaires.fr

[1]http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/there-s-no-tomorrow-36848

[2]http://www.dailymotion.com/video/xs4owe_geopolitique-du-moyen-orient-et-de-l-afrique-du-nord-1-3_news?search_algo=2

[3]http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000091-mer-caspienne-enjeux-petroliers/introduction

[4]http://www.theatrum-belli.com/archive/2011/04/30/la-syrie-noeud-gordien-du-proche-orient-1-2-par-francois-con.html

[5] Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Plus largement, cet axe pourrait être étendus au mouvement des non-alignés.

[6]http://www.amazon.fr/Le-grand-%C3%A9chiquier-Zbigniew-Brzezinski/dp/2012789447

[7]http://www.dailymotion.com/video/xpubam_rav-ron-chaya-la-fin-des-temps_news?search_algo=2

[8]http://www.youtube.com/watch?v=MKeiChMRWTU

[9]http://www.atlantico.fr/pepites/laurent-fabius-bachar-al-assad-ne-meriterait-pas-etre-terre-453229.html

[10]http://www.marianne.net/Des-armes-pour-les-rebelles-syriens_a224295.html

[11]http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Israel_Public_Affairs_Committee

[12]http://www.france24.com/fr/20121105-presidentielle-americaine-etats-unis-diplomatie-moyen-orient-obama-romney-israel-syrie-ira

[13] Voir à ce sujet l’ouvrage d’Aymeric Chauprade, « Géopolitiques : constantes et changements dans l’histoire », éd. Ellipses : http://www.amazon.fr/G%C3%A9opolitique-Constantes-changements-dans-lhistoire/dp/272983172X

[14]http://www.liberation.fr/monde/2012/10/16/la-knesset-dissoute-des-elections-legislatives-en-israel-en-janvier_853512

[15]http://www.lefigaro.fr/international/2012/10/30/01003-20121030ARTFIG00496-netanyahou-lieberman-les-dessous-d-un-mariage.php

[16]http://www.lepoint.fr/monde/netanyahu-pret-a-une-attaque-contre-l-iran-06-11-2012-1525275_24.php

[17]http://www.liberation.fr/monde/2012/10/26/la-phrase_856362

[18]http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-s-former-shin-bet-chief-i-have-no-confidence-in-netanyahu-barak-1.426908

[19]http://www.gilad.co.uk/

[20]http://jacobdemeknes.blogspot.fr/

[21]http://www.cercledesvolontaires.fr/2012/11/01/bibi-a-lelysee-juifs-faites-disrael-votre-chez-vous-un-affront-aux-juifs-un-affront-a-la-republique/

[22]http://www.masada2000.org/shit-list.html

[23]http://fr.rian.ru/tribune/20120919/196082247.html

[24]http://www.dailymotion.com/video/xspxvm_la-nouvelle-grande-russie-de-l-effondrement-de-l-urss-au-retour-de-vladimir-poutine-xavier-moreau-el_news

[25]http://www.realpolitik.tv/2011/07/les-relations-france-russie-sous-la-loupe-dun-expert-1ere-partie/

[26]http://www.francetvinfo.fr/video-bhl-appelle-hollande-a-prendre-l-initiative-en-syrie_100729.html

[27]http://www.dedefensa.org/article-la_chine_desormais_partie_prenante_majeure_de_la_crise_iranienne__11_01_2012.html

[28] 70% du pétrole importé en Asie provient du Moyen-Orient, et 60% du pétrole exporté au Moyen-Orient part vers l’Asie. Les prévisions d’exportations vers l’Asie atteignent même 90% pour 2015 (source : Aymeric Chauprade, « Géopolitiques : constantes et changements dans l’histoire », éd. Ellipses).

[29]http://www.cercledesvolontaires.fr/2012/10/08/venezuela-hugo-chavez-reelu-president/

[30]http://www.atlantico.fr/pepites/sondage-hollande-en-chute-libre-quelles-solutions-pour-lui-514221.html

[31]http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/venezuela-chavez-assure-son-frere-ahmadinejad-de-sa-solidarite-en-pleine-crise-avec-les-etats-unis-09-01-2012-1804442.php

 

 

 

Changement climatique, crise économique et la violence de la guerre

Par William Blum

Global Research, 14 décembre 2012

Nucléaire, écologique, chimique, économique – notre arsenal de Mort par Stupidité est impressionnant pour une espèce aussi "intelligente" que Homo Sapiens.

 

Mondialisation.ca - 14/12/12 - Ouragans, typhons, canicules… les sécheresses, les pluies torrentielles, les inondations… de plus en plus puissantes, de nouveaux records battus. Il faut faire quelque chose, bien sûr. Sauf si vous ne croyez pas du tout que tout ça soit le résultat d’une activité humaine. Mais même s’il n’existe qu’une faible probabilité que ces changements soient provoqués par l’effet de serre, ne serait-il pas pour le moins évident que nous devrions appliquer le principe de précaution ? Trop de choses sont en jeu. Comme la civilisation telle que nous la connaissons. Les émissions de gaz carboniques dans l’atmosphère doivent être grandement réduites.

Les trois problèmes les plus importants auxquels sont confrontés les malheureux et fragiles habitants de cette planète solitaire sont le changement climatique, la crise économique, et la violence des guerres. Il est de mon triste devoir de révéler que les Etats-Unis d’Amérique sont le principal coupable pour chacun de ces problèmes. Étonnant, n’est-ce pas ?

Pourquoi Barack Obama ne mène-t-il pas une lutte contre le changement climatique avec le même zèle qu’il mène des guerres ? Pourquoi ne cherche-t-il pas à punir les banquiers et boursicoteurs américains responsables de la calamité financière avec autant de zèle qu’il cherche à punir Julian Assange et Bradley Manning ?

Dans les deux cas, il place l’intérêt des entreprises au-dessus de tout. Toutes les amendes et pénalités ne convaincront pas les dirigeants d’entreprise de modifier leur comportement. Seul un séjour en prison pourrait faire pousser un truc qui leur manque et qui a la forme d’une conscience sociale.

Seule l’inculpation de George W. Bush, Dick Cheney et leurs complices dans les bombardements et les tortures pourra décourager d’autres va-t-en guerres américains de suivre leur chemin sanglant.

Le résultat de la récente élection ne pourra qu’encourager Obama. Il l’a probablement interprété comme un soutien à sa politique, bien que seulement 29,3% des électeurs potentiels ont réellement voté pour lui. Et un nombre inconnu, mais sûrement significatif, de ceux qui ont voté pour lui l’ont fait en se pinçant le nez tout en votant pour le moindre mal. Ce qui n’est pas vraiment le signe d’un ralliement.

La semaine dernière le Sommet sur le Changement Climatique s’est tenu à Doha, au Qatar. Les commentaires exprimés par de nombreux militants (par opposition aux représentants officiels de gouvernements) avaient un côté fin du monde… « Il sera bientôt trop tard… Il est déjà trop tard… le climat a déjà changé… L’ouragan Sandy, la montée du niveau des océans, le pire est encore à venir. »
Le protocole de Kyoto est encore à ce jour le seul traité international qui prévoit des réductions dans les émissions de gaz à effet de serre. Pour de nombreux écologiques, il s’agit d’une pierre de touche. Mais les Etats-Unis ne l’ont jamais ratifié. Lors des conférences précédentes à Copenhague et à Durban, les Etats-Unis ont bloqué d’importantes initiatives globales et n’ont pas tenu certaines promesses vitales.

A la conférence de Doha, les Etats-Unis ont été sévèrement critiqués pour n’avoir pas pris la tête de la lutte pour la protection de la planète, surtout qu’ils sont le plus gros contributeur historique aux émissions à effet de serre. (« le voyou le plus obtus dans cette salle » a déclaré l’écologiste indien, Sunita Narain, (2))

Ce qui motive les représentants US, aujourd’hui autant qu’hier, depuis toujours, c’est le profit des entreprises. Réduire les émissions de gaz à effet de serre peut réduire les profits. Voilà un bon épitaphe sur la pierre tombale de la planète. Shamus Cooke, dans un article publié sur Zspace, le résume bien : « Ainsi, si les énergies renouvelables ne sont pas aussi rentables que le pétrole – et elles ne le sont pas – la majorité des investissements capitalistes continuera à être consacré à la destruction de la planète. C’est vraiment aussi simple que ça. Même le capitaliste le mieux intentionné ne jettera pas son argent par la fenêtre dans des investissements à rendement nul. »

 

Une histoire brève des Superpuissances


Du Congrès de Vienne en 1815 au Congrès de Berlin en 1879 et à l’invasion de la Russie par les « Alliés » en 1918 et jusqu’à la formation de ce qui devint l’Union Européenne dans les années 50, les grandes puissances européennes et le monde entier se sont réunis dans des grandes salles et sur les champs de bataille pour définir les règles de l’exploitation capitaliste de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Australasie, pour évangéliser et « civiliser », pour redessiner les frontières, et pour détruire des révolutions et autres menaces à leur hégémonie. Et elles ne plaisantaient pas. En 1918, par exemple, quelques 13 pays, dont la France, la Grande-Bretagne, la Roumanie, l’Italie, la Serbie, la Grèce, le Japon et les Etats-Unis, se sont unis pour mener une invasion militaire de la Russie pour, selon la charmante expression de Winston Churchill, « étrangler dans le berceau » l’état Bolchevique qui venait de naître.

Et après la Deuxième Guerre mondiale, et sans le moindre égard pour ceux qui ont combattu et sont morts pour gagner cette guerre, les puissances occidentales, à l’exception de l’Union Soviétique, ont crée l’OTAN. L’OTAN, avec l’Union Européenne, s’est ensuite alliée avec les Etats-Unis pour mener la Guerre Froide et empêcher les communistes et leurs alliés d’accéder au pouvoir par des moyens légaux en France et en Italie. Leur partenariat s’est poursuivi après la fin de la Guerre Froide. Les Etats-Unis, l’Union Européenne, et l’OTAN sont chacun une superpuissance, avec des structures militaires et des politiques étrangères étroitement intégrées – pratiquement tous les membres de l’OTAN en Europe sont aussi membres de l’UE ; pratiquement tous les membres de l’OTAN ont envoyé des soldats sous commandement de l’OTAN et/ou des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, aux Balkans et ailleurs.

Ensemble, cette Sainte Trinité a démantelé la Yougoslavie, a envahi et dévasté l’Afghanistan et l’Irak, estropié l’Iran, Cuba et d’autres pays avec des sanctions, reversé le gouvernement libyen, et sont sur le point de refaire la même chose en Syrie. Une bonne partie des justifications avancées par la Trinité pour tous les ravages avaient un rapport avec le terrorisme islamique, mais il faut noter qu’avant les interventions en Irak, en Libye et en Syrie, ces trois pays étaient des états modernes et laïques. Ces peuples malheureux retrouveront-ils un jour leurs vies d’antan ?

En éliminant la gauche en France et en Italie, et plus tard en déstabilisant les gouvernements de la Libye et de la Syrie, la Sainte Trinité s’est étroitement alignée sur les terroristes et les méthodes terroristes, à un point étonnant (3). Rien qu’en Syrie, il serait difficile de nommer un seul groupe terroriste du Moyen-orient associé à Al-Qaeda – avec leurs méthodes habituelles d’attentats aux voitures piégées et aux kamikazes – qui ne participe pas à la guerre contre le Président Assad avec le soutien de la Trinité. Existe-t-il quelque chose – sur le plan juridique ou moral – que la Trinité considère hors de sa juridiction ? Un lieu qui échapperait à son mandat géographique ? La Grande-Bretagne et la France ont rejoint la Turquie et les états de la péninsule arabique pour reconnaître la nouvelle coalition de l’opposition comme unique représentant du peuple syrien. «Du point de vue du droit international, ceci est totalement inacceptable», a déclaré le Premier Ministre Russe, Dmitry Medvedev. «La volonté de changer le régime politique d’un autre état en reconnaissant une force politique comme seul détenteur de sa souveraineté ne me semble pas vraiment civilisé.» Le premier pays occidental à reconnaître la nouvelle coalition fut la France, rapidement suivie par la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Union Européenne. (4) L’étau se resserre.

Ces dernières années, l’Union Européenne connaît une crise financière, et sa première préoccupation a été de sauver les banques et pas ses citoyens, ce qui a provoqué des appels de citoyens de certains états membres à quitter l’Union. Je pense que la dissolution de l’Union Européenne serait bénéfique pour la paix dans le monde car elle priverait les gangsters des US/NATO d’un complice fiable et chaque pays membre retrouverait son indépendance en matière de politique étrangère.

Nous pourrions ensuite nous occuper de nous débarrasser de l’OTAN, une organisation dont la raison d’être actuelle est non seulement douteuse, mais dont la raison d’être depuis toujours n’a jamais été autre que celle de servir d’exécuteur des basses œuvres de Washington. (5) (…)

 

 

Article original en anglais : «Climate Change, Economic Crisis and the Violence of War», publié le 11 décembre 2012
Traduction par VD pour le Grand Soir.

Notes

1) Jeanette Winterson, The New York Times, September 17, 2009

2) Democracy Now !, December 7, 2012

3) For France and Italy, see Operation Gladio Wikipedia ; and Daniele Ganser, Operation Gladio : NATO’s Top Secret Stay-Behind Armies and Terrorism in Western Europe (2005)

4) Agence France Presse, November 26, 2012

5) For the best coverage of the NATO monolith, sign up with StopNATO. To get on the mailing list write to Rick Rozoff at r_rozoff@yahoo.com. To see back issues at http://groups.yahoo.com/group/stopnato


 

 

Le pic de Bugarach, refuge présumé de l’apocalypse, sera interdit d’accès !

Blog bigbrowser (Le Monde.fr)

 

Le pic de Bugarach, surplombant le petit village audois du même nom, et qui, selon certaines prédictions, serait le seul endroit de la planète épargné par une prétendue fin du monde annoncée pour le mois prochain, sera interdit d'accès du 19 au 23 décembre, a annoncé vendredi 16 novembre le préfet de l'Aude, Eric Freysselinard, à Carcassonne. Les théories, fondées sur une interprétation du calendrier maya, font en effet du pic de Bugarach un des endroits sur le globe où se réfugier pour échapper à la fin du monde le 21 décembre.

La Croix rappelle que le phénomène a commencé en novembre 2010. "Le maire de la commune est alerté par un ami de voyages organisés par des agences américaines pour se rendre à Bugarach le 21 décembre 2012, et en informe le conseil municipal. Un journaliste du quotidien local, L’Indépendant, fait une pleine page le lendemain sur le sujet."

Le pic, avec ses 1 231 mètres et son impressionnant profil évoquant une piste de lancement ou d'atterrissage, se prête à de telles théories, dans des Pyrénées cathares qui fourmillent elles-mêmes de légendes sur les Wisigoths, les Templiers ou les trésors cachés. Le pic, ou pech, de Bugarach serait pour certains un garage abritant le vaisseau qui emmènerait les privilégiés préservés de la fin du monde. Bugarach a rapidement été mis sous surveillance par la Miviludes, l'organisme chargé d'observer et d'analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire.

L'éventualité d'une affluence de "mystiques" [sic], mais aussi de curieux, a ainsi poussé les autorités, non seulement à interdire les accès au mont lui-même, mais à boucler préventivement tout le secteur autour du 21 décembre. Une centaine de policiers et de pompiers contrôleront les accès au village de 200 âmes niché au pied de la montagne, dont la tranquillité a été passablement perturbée par sa récente notoriété. Il s'agira d'un "dispositif de liberté encadrée", précise le préfet. Si les visiteurs se pressaient trop nombreux, l'accès au village ne serait plus filtré mais bloqué lui aussi.

Par ailleurs, des spéléologues assureront la surveillance, en liaison avec la gendarmerie, des cavités autour du pic. Un poste de commandement opérationnel pour "la coordination de l'ensemble des moyens" mobilisés sera déployé sur le site du 19 au 23 décembre. Rave-parties et apéros géants seront prohibés. Une interdiction de survol du pic est également à l'étude.

Le préfet envisage surtout la possibilité d'un afflux important de journalistes en quête d'insolite : "Nous attendons quelques illuminés, quelques personnes qui croient à cette fin du monde, mais en nombre extrêmement limité. Nous attendons plutôt des curieux dans des quantités impossibles à déterminer et surtout beaucoup de journalistes."

Ainsi, c'est plus pour assurer la sécurité des personnes sur un terrain escarpé que pour prévenir le mouvement d'une foule inspirée qu'un dispositif de sécurité est mis en place. Les autorités surveillent quand même Internet. Cette surveillance n'a révélé jusqu'alors aucun risque d'afflux, aucune manipulation par une secte quelconque ni aucun appel au suicide collectif.

 

 

Le dossier, p. 3

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