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CONTRE LA GUERRE POUR LA PAIX, LA SOLIDARITÉ ET L'AMITIÉ ENTRE LES PEUPLES ET ENTRE NOUS, TERRIENS |



HALTE A LA GUERRE
EN AFGHANISTAN,
EN IRAK,
AU LIBAN,
AU PAKISTAN,
AU PROCHE-ORIENT,
ET AILLEURS...
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Webzine illustré d'informations et de ressources éducatives sur la non-violence
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"S'il m'était prouvé qu'en faisant la guerre, mon idéal avait des chances
de prendre corps,
je dirais quand même non à la guerre.
Car on n'élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres."
Louis Lecoin (1888-1971)
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MONDE SANS GUERRES
et sans violences... Parce que nous croyons en la paix et à un monde plus humain !
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L'Internationale des Résistant(e)s à la Guerre
Un appel pour l'objection de conscience à la guerre et à la préparation de la guerre
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Monsieur le président, Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être
si vous avez le temps. Boris Vian, Le Déserteur, 1954. |
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Source : Wikipedia
Le Déserteur est une chanson écrite par Boris Vian, sur une musique de Boris Vian et Harold Berg. En 1983, Renaud en fait une adaptation, sous le titre Déserteur. Mais c'est Mouloudji qui fut le premier à la chanter, tous les artistes sollicités s'étant désistés, Mouloudji demande à Boris Vian de modifier certaines paroles, parce qu'il souhaiterait un propos plus large. Ainsi, "Monsieur le Président" est remplacé par "Messieurs qu'on nomme grands"; "ma décision est prise, je m'en vais déserter" est remplacé par "les guerres sont des bétises, le monde en a assez" etc. De plus, étant non violent, il veut modifier la fin car, il n'imagine pas avoir un fusil, et de plus tirer sur des gendarmes. Et Boris Vian lui a répondu "tu fais comme tu veux Moulou, c'est toi qui chantes". Ensuite, Peter, Paul and Mary la chanteront, aux Etats-Unis, au début de la guerre du Viet-Nam. Censure Paul Faber, conseiller municipal de la Seine, avait été choqué du passage à la radio de cette chanson, et avait demandé à ce qu'elle soit censurée. En guise de réponse, Boris Vian écrit une lettre mémorable qu'il diffuse partout sous forme de lettre ouverte, sous le nom de "Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber". Mais la radiodiffusion et la vente de ce chant antimilitariste furent interdites. L'interdiction fut levée en 1962.
Le texte de la chanson Le Déserteur comporte douze strophes de quatre vers en rimes embrassées. Il s’agit d’une lettre adressée à «Monsieur le Président» par un homme ayant reçu un ordre de mobilisation en raison d’un conflit armé. L’homme y explique qu’il ne souhaite pas partir à la guerre, et justifie sa décision par les décès survenus dans sa famille proche à cause de la guerre, et par le fait qu'il ne veut pas tuer de pauvres gens. Il révèle son intention de déserter pour vivre de mendicité tout en incitant les passants à suivre son exemple.
1. L'Humanité, « Une directrice suspendue à Montluçon [archive] ». Mis en ligne le 24 mai 1999, consulté le 9 octobre 2008 Lien externe Le Déserteur en 45 langues, avec l'histoire complète de la chanson en français, italien et anglais, d'après le site Chansons Contre la Guerre (CCG/AWS) Ouvrage Bertrand Dicale, La chanson française, FIRST éditions, coll. «Pour Les Nuls», 25 novembre 2006 (ISBN 2754002871)
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Imagine de John Lennon Imagine there's no heaven |
Refrain Imagine no possesions I wonder if you can Refrain |
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Les site pacifiste du mouvement libertaire américain
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The "war on terror" has progressed through a number of stages, and naturally the slogans of the day have changed to fit. It has also had consequences far beyond the immediate US-led military attacks on Afghanistan and Iraq, but in each case, it has been the US-led drive to war which has been the prime cause of these crises, backlashes and other repercussions.
In the UK the Stop the War Coalition has organised massive demonstrations against these wars, in conjunction with the Campaign for Nuclear Disarmament and the Muslim Association of Britain. Today, we are campaigning to End the Occupation of Iraq and to Stop the War on the Iraqi people.
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A BAS L'UNIFORME
ET LES UNIFORMES/UNIFORMITÉS
(D'ORDRE MILITAIRE ET/OU NATIONAL)
VIVE LA DIVERSITÉ !
ADOPTONS UN POINT DE VUE SANS FRONTIERES
REJOIGNONS LES ONG
(ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES)
ET LES COMBATTANTS PACIFISTES DU "RÉSEAU ARC-EN-CIEL" !

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ERADIQUER LES «TERRORISTES», DISENT-ILS.
NE SERAIT-IL PAS PLUS VITAL
D'ÉRADIQUER LA VIOLENCE INHÉRENTE A L'ESPECE HUMAINE ???
Faisons
de Gaïa, notre belle planète Terre, Roger Ripert |
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Je hais les assassins Vous aussi, j'espère... Et je hais plus encore ceux qui
blessent, torturent et tuent Et vous aussi, j'espère... Et je hais plus encore les Etats-Nations qui les utilisent à leur profit. Et vous aussi, j'espère... Et je hais plus encore les commanditaires
de la finance multinationale Et vous aussi, j'espère... Roger Ripert |
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Réchauffement climatique : l'humanité à un "stade critique", selon Ban Ki-moon
NAIROBI (AFP) - 5/2/7 - Le changement climatique a amené l'humanité à un "stade critique" où les effets du réchauffement ont des conséquences directes sur la santé et l'environnement, a averti lundi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon [...],
mais la secte pentagoniste et son porte-parole, le sieur George Bush [des fous criminels encore en liberté !]
veulent donner la priorité aux dépenses militaires !
WASHINGTON (Reuters) - 5/2/7 - Le président américain George Bush devrait évaluer lundi à 300 milliards de dollars le coût de la guerre en Irak et son projet de budget pour 2008 devrait mettre l'accent sur la réduction des dépenses intérieures.
Le projet de budget pour l'année fiscale 2008, qui doit être rendu public à 10 heures, heure locale (15H00 GMT), prévoit également une hausse de 10,5% des dépenses militaires.
C'est la première fois que George Bush présentera son budget devant un Congrès contrôlé par les démocrates.
La presse en a d'ores et déjà révélé les grandes lignes au cours du week-end et certains démocrates ont dénoncé l'"irresponsabilité budgétaire" du président américain qui entend pérenniser les baisses d'impôts tout en prévoyant une grosse enveloppe pour financer la guerre en Irak.
Certains démocrates craignent d'ailleurs que son coût ne se révèle au final bien plus élevé que l'estimation qui en a été faite par le président américain.
"Comme d'habitude avec cette administration, ce sera un budget qui va cacher plus de choses qu'il ne va en révéler", a déclaré à Reuters le président de la Commission des Finances du Sénat, Kent Conrad.
Le sénateur de Dakota du Nord a estimé que la politique budgétaire de George Bush allait faire sombrer les Etats-Unis dans "l'abîme de la dette".
AUGMENTATION DU BUDGET DE LA SECTE PENTAGONISTE !
Le responsable du budget à la Maison blanche, Rob Portman, a précisé que l'évaluation du coût de la guerre en Irak contenue dans le budget était "prudente" et il a assuré que Bush pourrait tenir son engagement de faire disparaître le déficit d'ici 2012.
"Au cours de son mandat, le président a non seulement réduit le déficit chaque année mais il a également jeté les bases d'un budget à l'équilibre d'ici cinq ans", a déclaré Portman sur CNN.
Il a confirmé que Bush allait demander une enveloppe supplémentaire de 100 milliards de dollars pour financer les guerres d'Irak et d'Afghanistan pour l'année fiscale 2007, qui court jusqu'en septembre et 145 milliards de dollars pour l'année 2008.
Les dépenses militaires ont atteint en 2007 leur niveau le plus haut depuis l'invasion de l'Irak, voici quatre ans.
Au total, elles devraient s'élever à 170 milliards de dollars entre l'enveloppe de 100 milliards supplémentaires que devrait demander Bush et les 70 milliards de dollars déjà accordés par le Congrès.
Selon un responsable de l'administration américaine, le budget courant du Pentagone devrait augmenter de 10,5% pour s'établir à 481 milliards de dollars en 2008 !
La secte pentagoniste devrait par ailleurs proposer une augmentation de 1% des dépenses - hors dépenses militaires - pour l'année fiscale 2008, a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat. Compte-tenu du niveau de l'inflation, qui s'établit à un rythme annuel d'environ 2,5%, cela équivaudra à une baisse pour de nombreux postes.
Selon Brian Riedl, analyste à la fondation Heritage, Bush n'a rien à perdre dans un conflit avec les démocrates sur les dépenses intérieures. Il aura le soutien des républicains qui le considèrent comme un président trop dépensier.
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POURSUITE PROGRAMMÉE DE LA GUERRE CONTRE L'ISLAM
& DESTRUCTION PLANÉTAIRE
USA : la secte pentagoniste réclame un budget record de 190 milliards de dollars
pour les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008 !
Par Daphné BENOIT
WASHINGTON (AFP) -27/9/7 - Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a demandé mercedi au Congrès près de 190 milliards de dollars pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008, soit 42 milliards de plus que prévu.
M. Gates sollicitait cette rallonge mercredi devant la commission des Finances du Sénat, dans un contexte de regain de violences en Irak qui a fait plus de 70 morts en trois jours, dont au moins 36 au cours de la seule journée de mercredi.
S'il était accepté, ce budget pour l'année fiscale 2008 (qui commence en octobre) serait le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans à la "guerre contre le terrorisme".
L'estimation budgétaire initiale de l'administration Bush s'élevait en février à 141,7 milliards de dollars, auxquels s'est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards, pour des véhicules blindés résistant aux mines (MRAP, Mine Resistant Ambush Protected), a rappelé M. Gates.
"Le second ajustement requis par le président Bush s'élève à environ 42 milliards de dollars, ce qui porte la demande budgétaire du département de la Défense à près de 190 milliards pour l'année fiscale 2008", a-t-il déclaré.
Cette rallonge doit financer les renforts envoyés en Irak en début d'année et permettre l'achat d'armements plus performants pour protéger les troupes.
"Onze milliards de dollars seront consacrés à l'achat de 7.000 nouveaux MRAP [?], en sus des 8.000 déjà demandés", a souligné le secrétaire à la Défense.
Neuf milliards seront investis dans les équipements et la technologie nécessaires aux futures opérations de combat, 6 milliards seront consacrés à l'entraînement et l'équipement des troupes, un milliard servira à améliorer les installations américaines dans la région, et un milliard pour entraîner les forces de sécurité irakiennes, a-t-il détaillé.
Le président démocrate de la commission sénatoriale des Finances, Robert Byrd, a vertement critiqué cette demande de rallonge budgétaire.
"Si le Congrès approuvait la demande de budget révisé du président, le financement total de la guerre en Irak dépasserait les 600 milliards - 600 milliards !", s'est-il indigné.
Quelque 165.000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak, soit environ 20 brigades.
Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a récemment annoncé son intention de réduire le nombre des troupes à 130.000 d'ici juillet 2008, soit 15 brigades.
Le financement des guerres en Afghanistan et en Irak est séparé du budget régulier de la Défense américaine, pour lequel l'administration Bush a demandé au Congrès 481,4 milliards de dollars au titre de 2008.
Pendant son audition au Sénat, M. Gates a également dû répondre mercredi à une rafale de questions concernant l'embarrassante affaire Blackwater, cette société privée de sécurité récemment impliquée dans une fusillade meurtrière en Irak.
Le ministre de la Défense a annoncé avoir envoyé une équipe en Irak pour enquêter sur les relations entre l'armée et les sociétés privées de sécurité. "Mon souci est de savoir s'il y a eu suffisamment de contrôle dans la région sur les activités de ces sociétés de sécurité", a-t-il déclaré.
Le Pentagone a fait savoir au commandement de l'armée américaine en Irak qu'il avait la responsabilité de superviser les entreprises privées de sécurité opérant dans ce pays.
L'Irak était également au centre des débats à New York mercredi, où le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé, dans un discours à l'ONU, les pays de la région à réaliser que "le terrorisme" [sic] représente un danger pour eux aussi et qu'un Irak faible n'est "pas dans leur intérêt".
Dans son discours, le Premier ministre a réaffirmé qu'il espérait "que les Nations unies relancent leurs activités en Irak".
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Mahatma Gandhi La non violence gandhienne en France aujourd'hui Entretien avec Christian Le Meut, Directeur
de la revue Non-Violence Actualités - Comment interprétez-vous l'héritage de la
non-violence gandhienne aujourd'hui ? - Par quelles voies les mouvements non-violents
en France ont-ils connu la pensée et l'action de Gandhi ? - Cette connaissance n'est-elle pas incomplète
et partielle du fait que la plupart des écrits de Gandhi sont restés
inconnus jusqu'à ce jour en France? A quoi attribuez-vous cette méconnaissance ? - Comment résumez-vous les idées-mères du mouvement
non-violent en France ? - Ces organisations sont-elles en contact avec les organisations
gandhiennes en Inde ? Adresse : Revue Non-Volience Actualités BP 241 - 45202 Montargis cedex Tél: 0238936722 (© 1998) Le Mahatma Gandhi en librairie Copyright © Les auteurs et la République des Lettres |

It's Easy
by Rob Moody
An eye for an eye only ends up making the whole world blind. ~ Gandhi
Rush Limbaugh has often said that being a liberal is the most
gutless thing you can do, because all you have to do is say, "I care." I agree
that that¹s a pretty easy thing to do, but I submit that being a warmonger,
especially at a time like this, is the most gutless thing you can do, because
all you have to do is say, "Let¹s bomb OEem back into the Stone Age.
"It's easy to react with the mob. It's harder to think as an individual.
It's easy to be emotional. It's harder to be rational.
It's easy to fly an American flag when all of your neighbors are doing it. It's harder to fly a peace flag when you¹re the only one in your neighborhood doing it.
It's easy to be nationalistic, what is referred to today as "patriotic." It's harder to admit that your country has done and is doing some horrible things.
It¹s easy to mourn the loss of innocent Americans. It¹s harder to mourn the loss of innocent foreigners.
It's easy to be spoon-fed answers by the media and the government. It¹s harder to ask questions.
It's easy to act before you think. It¹s harder to exercise restraint. It¹s easy to call for vengeance. It¹s harder to seek understanding.
It's easy to sit in front of the lobotomy box listening to people like Wesley Clark and Newt Gingrich tell you what you should think and do. It's harder to spend hours conducting your own research and arriving at your own conclusions.
It's easy to attack innocent American Muslims and Arabs. It's harder to defend people who don¹t look like you, whose names are hard to pronounce, or who worship a different god than you do.
It's easy to remain ignorant of history and current events. It's harder to educate yourself and remain informed.
It's easy to call for revenge. It's harder to be concerned about what happens after that. It¹s easy to call for an eye for an eye. It¹s harder to turn the other cheek.
It¹s easy to perpetuate the cycle of violence. It's harder to stop it.
It¹s easy to call for U.S. servicemen to be put in harm¹s way. It's harder much harder to actually serve in the military and put your own life on the line.
It¹s easy to call for the use of the military. It's harder to acquire knowledge of what it does and what its limitations are.
It¹s easy to pass a $40 billion emergency spending bill ("just a down payment"). It's harder to keep campaign promises about a Social Security lockbox.
It's easy to declare war. It's harder to secure peace.
It's easy to vote with 420 other people. It's harder to be the lone dissenter.
It's easy to call a suicide bomber "a coward." It's harder to admit that you're the coward for allowing the U.S. military to do your killing for you.
It's easy to be led and manipulated by "leaders." It's harder to lead yourself.
It's easy to surrender your civil liberties for promises of greater security. It's harder to defend your civil liberties when everyone else is saying you have to surrender them.
It's easy to anonymously post messages on websites, accusing people of treason and advocating their imprisonment because you disagree with their opinion. It's harder to use facts and logic to refute an argument.
It's easy to send hate mail to writers you disagree with. It's harder to stand up for your principles by writing a column that you know is going to be very unpopular.
It's easy to call for the silencing of all dissent. It's harder to defend a person's right to free speech even when you disagree with what he has to say. Now that our country has declared war, we must declare peace. As it prepares to wage war, we must prepare to wage peace. What can we do ? I think the most important thing we can do is express dissent, because they obviously want to shut us up. Do not remain silent, for there are many other Americans who do not want war. Talk to your family, friends and neighbors. Write a letter to the editor of your newspaper or a column for a website or a magazine. Give money to groups that get out the anti-war message, such as The Center for Libertarian Studies, which sponsors LewRockwell.com and Antiwar.com. The warmongers have got their flags up, so we need to get ours up. Put this flag on your website. If you don't have a website, send it to someone who does. Put a peace bumper sticker on your car. Buy a peace flag and fly it. I never thought I'd fly a peace flag, but if it can prevent more sorrow, it'll be a small price to pay. Let it not be said that I remained silent when my country unleashed the dogs of war on innocent people. September 18, 2001
Rob Moody [robmoody2@att.net] is a financial planner in Atlanta and lives in Kennesaw, where every household is required to own a gun. He also edits Strike The Root.
Copyright © 2001 LewRockwell.com Rob Moody Archives.
A PROPOS DU FAMEUX "TERRORISME"
US fundamentalism is the root cause of the horror inflicted on Washington and New York,
says John Pilger
If the attacks on America have their source in the Islamic world,
who can really be surprised ? Two days earlier, eight people were killed in
southern Iraq when British and American planes bombed civilian areas. To my
knowledge not a word appeared in the mainstream media in Britain. An estimated
200,000 Iraqis, according to the Health Education Trust in London, died during
and in the immediate aftermath of the slaughter known as the Gulf War. This
was never news that touched public consciousness in the West. At least one
million civilians, half of them children, have since died in Iraq as a result
of a medieval embargo imposed by the United States and Britain. In Pakistan
and Afghanistan, the Mujahedin, which gave birth to the fanatical Taliban,
was largely the creation of the Central Intelligence Agency. The terrorist
training camps where Osama bin Laden, now "America's most wanted man", allegedly
planned his attacks, were built with American money and backing.
In Palestine,
the enduring illegal occupation by Israel would have collapsed long ago were
it not for US backing. Far from being the terrorists of the world, the Islamic
peoples have been its victims - principally the victims of US fundamentalism,
whose power, in all its forms, military, strategic and economic, is the greatest
source of terrorism on earth.
This fact is censored from the western media,
whose "coverage" at best minimises the culpability of imperial powers. Richard
Falk, professor of international relations at Princeton, put it this way :
"Western foreign policy is presented almost exclusively through a self-righteous,
one-way legal/moral screen (with) positive images of western values and innocence
portrayed as threatened, validating a campaign of unrestricted political violence."
That Tony Blair, whose government sells lethal weapons to Israel and has sprayed
Iraq and Yugoslavia with cluster bombs and depleted uranium and was the greatest
arms supplier to the genocidists in Indonesia, can be taken seriously when
he now speaks about the "shame" of the "new evil of mass terrorism" says much
about the censorship of our collective sense of how the world is managed.
One of Blair's favourite words - "fatuous" - comes to mind.
Alas, it is no
comfort to the families of thousands of ordinary Americans who have died so
terribly that the perpetrators of their suffering may be the product of Western
policies. Did the American establishment believe that it could bankroll and
manipulate events in the Middle East without cost to itself, or rather its
own innocent people ?
The attacks last week come at the end of a long history
of betrayal of the Islamic and Arab peoples : the collapse of the Ottoman Empire,
the foundation of the state of Israel, four Arab-Israeli wars and 34 years
of Israel's brutal occupation of an Arab nation, all, it seems, obliterated
within hours by Tuesday's acts of awesome cruelty by those who say they represent
the victims of the West's intervention in their homelands. "America, which
has never known modern war, now has her own terrible league table : perhaps
as many as 20,000 victims." As Robert Fisk points out, in the Middle East
people will grieve the loss of innocent life, but they will ask if the newspapers
and television networks of the West ever devoted a fraction of the present
coverage to the half-a-million dead children of Iraq, and the 17,500 civilians
killed in Israel's 1982 invasion of Lebanon. The answer is no.
There are deeper
roots to the atrocities in the US, which made them almost inevitable. It is
not only rage and grievance in the Middle East and south Asia. Since the end
of the Cold War, the US and its sidekicks, principally Britain, have exercised,
flaunted, and abused their wealth and power while the divisions imposed on
human beings by them and their agents have grown as never before.
An elite
group of less than a billion people now take more than 80 per cent of the
world's wealth. In defence of this power and privilege, known by the euphemisms "free market" and "free trade", the injustices are legion : from the illegal
blockade of Cuba, to the murderous arms trade, dominated by the US, to its
trashing of basic environmental decencies, to the assault on fragile economies
by institutions such as the World Trade Organisation that are little more
than agents of the US Treasury and the European central banks and the demands
of the World Bank and the International Monetary Fund in forcing the poorest
nations to repay unrepayable debts; to a new US "Vietnam" in Colombia and
the sabotage of peace talks between North and South Korea (in order to shore
up North Korea's "rogue nation" status).
Western terror is part of the recent
history of imperialism, a word that journalists dare not speak or write.
The
expulsion of the population of Diego Garcia in the 1960s by the Wilson government
received almost no press coverage. Their homeland is now an American nuclear
arms dump and base from which US bombers patrol the Middle East.
In Indonesia,
in 1965/1966, a million people were killed with the complicity of the US and
British governments, the Americans supplying Gen Suharto with assassination
lists, then ticking off names as people were killed. "Getting British companies
and the World Bank back in there was part of the deal," says Roland Challis,
who was the BBC's south east Asia correspondent.
British behaviour in Malaya
was no different from the American record in Vietnam, for which it proved
inspirational : the withholding of food, villages turned into concentration
camps and more than half-a-million people forcibly dispossessed.
In Vietnam,
the dispossession, maiming and poisoning of an entire nation was apocalyptic,
yet diminished in our memory by Hollywood movies and by what Edward Said rightly
calls "cultural imperialism". In Operation Phoenix in Vietnam, the CIA arranged
the homicide of around 50,000 people.
As official documents now reveal, this
was the model for the terror in Chile that climaxed with the murder of the
democratically- elected leader Salvador Allende, and within 10 years, the
crushing of Nicaragua. All of it was lawless.
The list is too long for this
piece. Now imperialism is being rehabilitated. American forces currently operate
with impunity from bases in 50 countries. "Full spectrum dominance" is Washington's
clearly stated aim. Read the documents of the US Space Command, which leaves
us in no doubt. In Britain, the eager Blair government has embarked on four
violent adventures, in pursuit of "British interests" (dressed up as "peacekeeping"),
and which have little or no basis in international law: a record matched by
no other British government for half-a-century. What has this to do with this
week's atrocities in America? If you travel among the impoverished majority
of humanity, you understand that it has everything to do with it. People are
neither still, nor stupid. They see their independence compromised, their
resources and land and the lives of their children taken away, and their accusing
fingers increasingly point north, to the great enclaves of plunder and privilege.
But how patient the oppressed have been. It is only a few years ago that the
Islamic fundamentalist groups, willing to blow themselves up in Israel and
New York, were formed, and only after Israel and the US had rejected outright
the hope of a Palestinian state, and justice for a people scarred by imperialism.
Their distant voices of rage are now heard; the daily horrors in faraway brutalised
places have at last come home. This article was published first by Zmag, an
online magazine. You can read more at <www.zmag.org>; email: sysop@zmag.org
LES ACTIONS POUR LA PAIX
*
19 septembre 2001
Attentats : Une minorité en faveur de la paix
Dans une logique de bipolarisation mondiale, quelques voix dissidentes
s'élevent chaque jour pour dénoncer un combat revendiqué des deux côtés du
«Bien contre le Mal». C'est notamment le cas de l'association Survie, emblématique
d'acteurs minoritaires en faveur de la paix. Digipresse donne aujourd'hui
la parole à une association représentant le quart des français déclarant ne
pas adhérer à une logique de guerre selon les derniers sondages.
Guerre ou
Justice : c'est le titre d'un conmmuniqué de presse publié hier par Survie,
à la suite des attentats terroristes dont les Etats-Unis ont été la cible
le 11 septembre. Survie explique pourquoi il faut considérer ces événements
tragiques comme des crimes contre l'humanité, et non pas seulement contre
le peuple américain. «Parler même de crime contre l'Occident ne peut que raviver
chez "les autres" le souvenir de la litanie des crimes des Etats Unis et de
l'Occident et entretenir le cycle des vengeances tribales» affirme ce texte.
Avant d'avertir le Président Bush : «la vengeance construit sa justification
là où il n'y a pas de justice». Selon l'association, «les choix sont clairs
: guerre multiforme ou justice internationale». «Tout ce que je veux c'est
la justice» ne cesse d'affirmer Georges Bush, laissant penser, aux vues des
annonces de représailles, que sa vision de la justice, c'est la vengeance.
Alors même que les vrais responsables semblent ne pas être identifiés. Hors,
selon l'association Survie, «le crime du 11 septembre est le fruit d'une gestion
secrète du monde, financière, militaire et politique». Il faut donc avant
tout chercher les causes, et laisser la justice décider des sanctions. «Nous
sommes dans un contexte global. De tels actes s'adressent à l'ensemble du
Monde, et la situation n'impose en rien de s'engager dans un conflit international»
explique Sharon Courtoux, déléguée du Président de Survie.
Survie veut croire
dans la justice. Largement impliquée dans les questions africaines, l'association
insiste sur l'urgence d' «avoir des visions à long terme». Un message qui
s'adresse aux médias et aux hommes politiques. Jusqu'à quel point peut-on
être solidaire des Américains ? En agissant aveuglément et à courte vue, ces
derniers ont plus qu'une guerre à perdre. S'ils se montrent au dessus des
lois dans leur manière de régler les conflits, ils prennent aussi en otage
une partie du monde qui n'a d'autres choix que de les soutenir. La souffrance
et la haine dans le monde trouvent leur cause dans des décisions politiques
ou économiques souvent égoïstes, hatives et motivées par des intérêts parfois
inavouables. En faisant passer d'abord l'honneur national et en ne cherchant
pas à élucider les vraies causes de cette situation alarmante, les Etats Unis,
et dans son soutien, le monde occidental, ne feraient rien d'autre que ne
pas tirer les leçons du passé. Entendront-ils Survie ?
http://www.globenet.org/survie Vincent Riou ©Digipresse 2001

samedi 22 septembre 2001
A Londres, près de 4.000 pacifistes se sont rassemblés devant
le ministère britannique de la Défense pour une veillée silencieuse contre
la menace de riposte américaine aux attentats du 11 septembre.
Photo prise le 22 septembre 2001 /Arnd Wiegmann
LONDRES, 25 sept (AFP) - Les pacifistes britanniques peinent
à faire entendre leur voix, seule note dissonnante au sein d'une opinion publique
largement favorable à des représailles contre Oussama ben Laden et l'Afghanistan
mais, selon eux, "l'écho grandit". "Il a été difficile de faire entendre notre
voix", reconnaît Nigel Chamberlain, porte-parole du CND (Campaign for Nuclear
Disarmament). Horrifiés par les images de milliers de morts dans l'effondrement
du World Trade Center, les Britanniques -- qui ont payé un lourd tribut à
ces attentats (200 à 300 morts, selon le Foreign Office) -- sont largement
en faveur d'une riposte militaire. Les trois-quarts des hommes britanniques
(74%) sont pour des frappes "chirurgicales", selon un sondage publié dimanche
dans l'Observer (gauche). Les femmes sont majoritairement "pour" mais en nombre
inférieur (55%). "Ces sondages ne sont pas un mandat pour une guerre totale",
affirme Chris Nineham de Globalise Resistance, qui regroupe plusieurs organisations
anti-mondialistes et écologistes.
Le CND s'est dit surpris par l'ampleur
de la participation, samedi, aux manifestations contre la guerre: entre 3.000
et 5.000 personnes à Londres, 1. 000 à Glasgow (Ecosse) et des centaines à
Manchester (nord de l'Angleterre). Tout de noirs vêtus, les manifestants se
tenaient côte à côte, brandissant des pancartes où on pouvait lire : "plus
de victimes", "côte à côte pour la paix et la justice". Même message sur un
millier de cartes distribuées aux passants, en réponse aux promesses du Premier
ministre britannique Tony Blair de se tenir "côte à côte" avec les Etats-Unis.
Une nouvelle manifestation sera organisée le 13 octobre, selon le CND. A l'origine
prévue contre George Bush et son projet de bouclier anti-missiles, elle a
été transformée en marche pour la paix. M. Chamberlain est confiant et pense
que même si les pacifistes représentent "encore une minorité au sein de l'opinion
publique, l'inquiétude quant aux représailles et ses conséquences commence
à grandir".
Une psychose d'attentats à l'arme chimique ou bactériologique
a fait flamber les ventes de masques à gaz ces derniers jours. Selon le sondage
déjà cité, 63% des Britanniques craignent que des terroristes n'utilisent
désormais des armes de destruction massive, chimiques ou nucléaires. Pour
M. Nineham, la participation à la manifestation de dimanche "reflète une augmentation
importante du sentiment de peur et de tension que suscite l'éventuelle risposte
(des pays) occidentaux". "Notre message commence à porter, affirme-t-il. Il
y a déjà un profond sentiment de malaise sur les conséquences d'une offensive"
contre l'Afghanistan. "La plupart des gens savent que des innocents en Afghanistan
vont mourir, aiguisant encore l'amertume envers (les pays) occidentaux".
D'autres
voix mettent également en garde contre l'inefficacité de frappes contre l'Afghanistan.
"Il y a une limite à ce que la force militaire peut faire", affirme William
Hopkinson, spécialiste des questions de sécurité au sein du Royal Institute
of Foreign Affairs. Une intervention "peut permettre d'arrêter (Oussama) Ben
Laden. Mais elle peut aussi créer plus de terrorisme, plus de gens qui veulent
l'imiter". Michael Foot, ancien leader du parti travailliste, doit prendre
la parole le 4 octobre à Londres lors d'un forum baptisé "Crise aux Etats-Unis
- La paix, pas la guerre!" devant des membres des Verts et de l'Alliance socialiste.
Maddy Cooper, de l'Alliance Socialiste, a donné le ton du forum: "nous devons
clairement dire au gouvernement Blair que nous voulons la justice, pas de
revanche".
Manifestations pacifistes à Liège, Berlin
et Londres
LIEGE, LONDRES, BERLIN (Reuters)
- Un millier de manifestants pacifistes brandissant des calicots "Faîtes
l'amour, pas la guerre"
ont défilé dans les rues de Liège (Belgique) durant la réunion des ministres
des Finances des pays de l'Union européenne.
A Londres, près de 4.000 personnes, selon Scotland Yard, ont convergé devant
le ministère britannique de la Défense, dans le quartier de Whitehall, pour
une veillée silencieuse contre la menace de riposte américaine aux attentats
du 11 septembre. Un grand nombre de manifestants étaient vêtus de noir et
portaient des pancartes affirmant "Plus de violence". La manifestation s'est
terminée dans le calme. A Berlin et dans plusieurs villes allemandes dont
Brême, Cologne et Cassel, plusieurs milliers de manifestants sont descendus
dans la rue aux cris de "Pas de Troisième guerre mondiale !". Certains brandissaient
des pancartes disant "Assez de morts" et "Non à la riposte".
Manifestation pour la paix à Los Angeles
LOS ANGELES (AP)- Dimanche 23 septembre 2001
Environ 500 manifestants pacifistes ont anticipé samedi une minute de silence par respect des victimes que pourraient faire les Etats-Unis s'ils venaient à riposter aux attentats terroristes perpétrés contre le World Trade Center et le Pentagone. Exhortant le président américain George W. Bush à ne pas répondre à la violence par la violence, les manifestants se sont souvenus des victimes des attentats du 11 septembre, appelant à ce qu'il n'y ait pas davantage de sang qui coule. A Seattle, plus d'une centaine d'opposants à la guerre se sont également rassemblés dans le centre ville après qu'une dizaine de personnes a manifesté son soutien au président Bush qui a appelé vendredi à la guerre contre le terrorisme. AP
Pacifisme interdit ?
Mardi 9 octobre 2001
"Je crains les taliban mais je crains aussi la toute puissance américaine, qui a déjà fait beaucoup de mal dans le monde", nous a confié hier un vieux manifestant pacifiste. Bloqué, comme une centaine d'autres, par un important dispositif policier, il n'a pas pas pu rejoindre le "gros" du cortège. Environ 300 personnes qui manifestaient contre les bombardements américains en Afghanistan avaient été stoppées net sous la grande roue de la place de la Concorde, à quelques dizaines de mètres de l'objectif initial : l'ambassade des Etats-Unis. « Je suis américain. Je ne suis pas venu manifester contre le fait de démanteler les taliban mais je dénonce cette guerre contre le terrorisme. C'est comme la guerre contre la drogue et les narcotrafiquants : c'est de l'impérialisme caché », nous confie un jeune homme d'une vingtaine d'années. Politisés ou non, les manifestants présents, francophones originaires des quatre coins du monde, montrent du doigt la presse, qui selon eux, ne joue pas son rôle. « On a tellement préparé les gens à croire à cette guerre », affirme un cinquantenaire à l'accent non identifié, « que je ne vois pas pourquoi ils n'y seraient pas favorable ». L'homme est remonté : « Il n'y a plus de presse indépendante, tous les medias sont manipulés. Résultat : les gens ne sont plus en mesure d'avoir une opinion. » Tous déplorent les attentats du 11 septembre et se disent préoccupés par la condition des Afghans. « Nous souhaitons tous une solution mais comme il y a un appareil médiatique énorme et consensuel qui explique à l'opinion la situation avec des arguments pas toujours fondés, parfois "réac", elle accepte des décisions qui risquent fort d'aggraver les choses » nous confie un militant d'Attac. Avant d'ajouter : « C'est tout le problème des sondages : il n'y a qu'une seule alternative : c'est blanc ou noir ». Un jeune homme va encore plus loin. Il parle de manipulation dans les chiffres des sondages : « les sondages, c'est comme la presse : tant que ça ne dérange pas trop les pouvoirs économique et politique, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, mais sinon...». Si certains n'ont aucun mal donc, au vue du traitement de l'information, à croire dans le soutien massif de l'opinion publique aux frappes militaires, ce dernier refuse de passer pour un extra-terrestre parce qu'il est contre la guerre : « Même dans mon entourage forcé, c'est à dire au travail, je ne reconnais pas les chiffres avancés par les instituts de sondage. Il est temps de prendre conscience de cette manipulation » s'insurge-t-il. Pour tous, le comportement des Etats-Unis ne visent qu'à une chose : faire une démonstration de force économique. Ils font remarquer que la catastrophe humanitaire dont est victime l'Afghanistan ne date pas d'hier, et qu'elle ne saurait, pas plus que le terrorisme, motiver ce type d'opération. « Le système mondial pousse à la guerre de plus en plus » précise le militant d'Attac, arguant du fait que dans leurs propres institutions (FMI, OMC..), les grandes nations n'arrivent pas à s'entendre, ou à remettre en question la suprématie des américains « qui signent ce qu'ils veulent », précise-t-il, en citant les accords de Kyoto, toujours boudés par les USA. « Aujourd'hui, les grandes puissances emboîtent le pas des Etats-Unis dans ce conflit, parfois à reculons. Ils n'ont pas d'autres choix, ils appartiennent au même système » poursuit-il. Avant de faire un parallèle avec les années 30 : « quand les grandes puissances homogènes se désolidarisent, ça finit par une confrontation militaire massive ».
Alors : rester solidaire des Etats-Unis, ou proposer une nouvelle voie ? Un militant pacifiste américain aimerait justement que les gouvernements occidentaux et les grandes institutions reconsidèrent les propositions des mouvements pour une autre mondialisation. Mais il se montre défaitiste. Selon lui, les événements actuels "tombent à pic pour eux", à un moment où ils ne savaient plus comment gérer ces courants contestataires. «Pourtant, assure-t-il, nous dénonçons justement la logique économique et politique qui produit le désespoir du terrorisme ».
Départ de la manifestation pour la paix à Paris
PARIS (AP) - 11/10/2001 - Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler jeudi peu avant 19h à Paris, "contre le terrorisme et la logique de guerre, pour la paix et la justice".
Partis de la place de la République, les manifestants qui répondent à l'appel d'une cinquantaine d'associations, de syndicats et de formations politiques de gauche, doivent se rendre jusqu'à la place de la Nation.
C'est la première grande manifestation pacifiste organisée en France depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et le début des représailles américaines en Afghanistan. "ONU pour construire la paix", ou encore "si tu veux le Bien, ne bombarde pas le Mal", peut-on lire sur les banderoles, tandis que les manifestants défilent en scandant ''à ceux qui veulent bombarder le Monde, le Monde répond : résistance !"
Manifestations à Paris et en province "contre la logique de guerre"
AFP - 11/10/1 - Des milliers de personnes se sont rassemblées jeudi à Paris et dans plusieurs villes de province pour protester, un mois après les attentats aux Etats-Unis "contre le terrorisme et la logique de guerre". Plusieurs syndicats, partis politiques et associations avaient appelé à une manifestation de 2.900 personnes à Paris, selon la police, de la République à Nation, dans le cadre d'une journée nationale pour la paix et la justice. Les banderoles ou slogans reprenaient notamment les thèmes suivants: "Suppression des paradis fiscaux", "non à la guerre impérialiste", "l'Europe complice, l'Amérique assassin". Plusieurs centaines de personnes ont également manifesté jeudi à Lyon, contre les bombardements américains en Afghanistan et pour la paix, à l'appel d'une douzaine d'associations, dont le PCF, ATTAC 69, la FSU, la LCR et Lutte ouvrière. Derrière un calicot proclamant "ni terrorisme, ni guerre, pour la justice et pour la paix", les manifestants scandaient : "non à la terreur, non aux bombardements, oui au développement, solidarité avec le peuple afghan". Environ 400 personnes, selon la police, ont aussi défilé jeudi à Montpellier (Hérault) pour affirmer leur "refus de l'escalade guerrière" et protester contre "l'entrée en guerre de la France".
Les manifestants ont marché derrière des banderoles "ni terrorisme,
ni Busherie" ou "ni Taliban, ni bombardement".
A Quimper (Finistère) une centaine
de personnes se sont rassemblées devant la cathédrale et ont observer une
minute de silence en hommage aux victimes afghanes tuées lors des bombardements
américains en Afghanistan.
Environ 300 personnes se sont réunies à Lille sur
la place jouxtant la préfecture pour protester à la fois "contre le terrorisme
et la logique de guerre".
A Dijon, plus de 200 personnes, selon la police,
se sont rassemblées devant la préfecture de Côte-d'Or avant de défiler dans
le centre de la ville derrière une banderole "Non à la guerre".
Des manifestations
organisées aussi à Bordeaux, Limoges et Pau ont rassemblé de 200 à 300 personnes.
Quelque 350 personnes, selon la police, 400 à 500 selon les organisateurs,
ont manifesté jeudi à Strasbourg à l'appel notamment des Verts, du PC, de
Sud, de la LCR et de Lutte ouvrière.
Ils étaient environ 300 jeudi soir sur
la place de Lille et une centaine devant la sous-préfecture de Lorient. "Il
fallait faire cette manifestation en écho à d'autres manifestations qui se
sont déjà déroulées aux Etats-Unis. Les bombardements contre le peuple afghan,
innocent, déjà persécuté par les taliban, sont tout aussi ignobles que les
actes terroristes commis aux Etats-Unis", a estimé Arlette Laguiller, porte-parole
de Lutte ouvrière (LO), dans le défilé à Paris. "Ce n'est pas en envoyant
après chaque bombe une dose de pénicilline qu'on se refait une vertu", a pour
sa part déclaré le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Alain
Krivine. Parmi les organisations qui avaient appelé à manifester à Paris,
signataires ou non de "l'Appel à l'Opinion du 27 septembre", se trouvent notamment
ATTAC, la CGT, la Confédération paysanne, la FSU (Fédération Syndicale Unifiée),
la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), la LDH (Ligue des Droits de l'Homme),
le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples),
le PCF, sans son secrétaire national Robert Hue retenu par des engagements
antérieurs, et les Verts.

Manifestations pacifistes à Berlin et à Londres
BERLIN/LONDRES (Reuters) -samedi 13 octobre 2001, 17h13
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Berlin
et à Londres pour manifester contre les frappes américaines en Afghanistan.
En Allemagne, où 30.000 personnes ont pris part à la manifestation selon les
organisateurs - 14.000 selon la police - il s'agit de la protestation la plus
importante organisée depuis le début des représailles aux attentats du 11
septembre. A l'appel de quelque 140 organisations, des partis d'extrême gauche
au NPD neo-nazi, et sous le slogan "Pas de guerre! Levez-vous pour la paix!",
les manifestants ont exprimé la crainte croissante d'une partie de l'opinion
publique allemande. De nombreux manifestants ont scandé des slogans critiquant
les Etats-Unis et leur président, George W. Bush. Le pacifisme est un sentiment
assez répandu en Allemagne, pays marqué par les horreurs de la Seconde Guerre
mondiale. Le chancelier Gerhard Schröder a néanmoins apporté le soutien de
Berlin à l'opération "Liberté immuable". "Après ce que nous avons vécu dans
ce pays, chaque Allemand devrait être contre la guerre", a estimé Peter Noll,
un enseignant âgé de 60 ans. "Les bombes et les missiles vont seulement développer
la haine et le terrorisme", a renchéri Peter Strutynski, l'un des organisateurs
de la manifestation. --- "Pas de Vietnam en Afghanistan" ---
Brandissant des
banderoles sur lesquelles on pouvait lire "La guerre est un génocide" ou "Pas
de Vietnam en Afghanistan", les manifestants ont traversé dans le calme le
centre-ville et la Porte de Brandebourg, passant notamment devant le ministère
des Affaires étrangères.
Un autre rassemblement pacifiste a réuni 4.000 personnes
à Stuttgart, dans le sud-ouest de l'Allemagne.
A Londres, plusieurs milliers
de personnes sont également descendues dans la rue pour protester contre les
raids, auxquels la Grande-Bretagne a pris part directement au moins une fois,
tirant des missiles Tomahawk depuis des sous-marins. Une heure avant le début
de la manifestation, la police parlait de la présence de 3.000 participants.
Le cortège s'est ensuite ébranlé vers Trafalgar Square sous une mer de banderoles
colorées. Cette manifestation rassemble une coalition disparate au sein de
laquelle ont compte des organisations musulmanes, chrétiennes et pacifistes.
"Nous sommes ici car il y a des milliers de personnes en Grande-Bretagne qui
savent que les bombardements en Afghanistan ne vont pas mettre un terme au
terrorisme", a déclaré à Reuters Carol Naughton, de la Campagne pour le désarmement
nucléaire.
Surprise at large turnout for national anti-war rally
By Cole Moreton 14 October 2001
Old men in Islamic dress marched with former Greenham women
and dreadlocked anti-capitalists who booed when they passed McDonald's. Yesterday's
peace rally in London was the first major public show of strength for a diverse
coalition of people opposed to war which has grown up by website and e-mail
faster than in any previous conflict. Even the organisers were surprised at
how many people turned up. "The police expected 10,000 but we have far, far
exceeded that,'' said Carol Naughton, chair of the Campaign for Nuclear Disarmament,
which cancelled a planned demo against Star Wars in order to host the rally.
The police estimated 20,000 people were on the march from Hyde Park Corner
to Trafalgar Square, while the organisers put the numbers at 50,000. It was
a noisy and unruly demonstration on a hot day but people danced in the fountains
instead of causing trouble. Attempts by far-left groups such as the Socialist
Workers' Party to dominate the gathering were thwarted by weight of numbers.
Salma Yakoob of the Stop the War Coalition in Birmingham addressed the crowd
from the plinth in Trafalgar Square. "If only the leftists had been here today
people would have said we were all lefties," she said. ''If only CND had been
here they would have said it was the middle-class elite. If it was only the
Muslims they would have called us extremists. If it was only Asians and black
people they would have said it was the ethnic minorities. Tony Blair, we are
here united against this war. You cannot dismiss us all.'' The poet Adrian
Mitchell performed a piece which he had first read out in Trafalgar Square
in 1964. "It is about Vietnam,'' he said. "But it is still relevant. It's
about sitting faithfully in England while thousands of miles away terrible
atrocities are being committed in our name.'' The Stop The War Coalition announced
that it intended to hold another national rally on 18 November.
Australie : des milliers de personnes manifestent pour la paix
SYDNEY (AP) - samedi 13 octobre 2001 - Des milliers de personnes ont manifesté en faveur de la paix samedi à travers l'Australie, alors que les frappes antiterroristes américaines sur l'Afghanistan se poursuivaient. Prévues depuis plus d'un an dans la cadre de la Journée internationale d'arrêt de la guerre des étoiles pour protester contre la militarisation de l'espace à Sydney, Melbourne, Perth et Adélaïde, ces manifestations ont aussi fourni une occasion d'expression aux opposants à la campagne américaine.
''Cette manifestation fait passer le message que la guerre n'est pas la réponse'' adaptée, a expliqué Denis Doherty, porte-parole du Réseau d'opposition à la guerre et au racisme (NOWAR), organisateur de l'événement. ''Personne ne soutient les attentats du 11 septembre, mais personne ne soutient non plus les événements se produisant en Afghanistan actuellement. Pour commémorer les victimes du 11 septembre, la solution n'est pas d'amasser un autre tas de corps d'innocents'', a-t-il ajouté. M. Doherty a précisé que des représentants des communautés musulmanes et afghanes, qui ont condamné le soutien australien aux représailles militaires, s'étaient joints aux manifestations.
Assise théatre de l'une des plus grandes manifestations pacifistes d'Italie
ASSISE (Italie), dimanche 14 oct 2001 (AFP) - Assise, rendez-vous
depuis 40 ans d'une marche pour la paix, a été le théatre dimanche de l'une
des plus grandes manifestations pacifistes d'Italie avec au moins 100.000
marcheurs, selon les estimations des médias italiens. La route empruntée au
Moyen-Age par François d'Assise, fondateur de l'ordre des Franciscains voué
à la pauvreté et la prédication itinérante, n'avait jamais connu de sursaut
pacifiste aussi important, même quand l'Italie participait aux bombardements
durant la guerre au Kosovo en 1999.
Les mots "Non au terrorisme, non à la
guerre, seulement la paix" avaient été imprimés au revers des foulards distribués
aux marcheurs, dont les plus matinaux ont parcouru, sous le soleil, 24 kilomètres
dans la campagne, de Pérouse à Assise (centre de l'Italie).
L'ambiance, malgré
la crainte, finalement injustifiée, que la marche ne se transforme en manifestation
anti-américaine, était à la fraternité.
Des personnalités de l'opposition
de centre-gauche, comme Massimo D'Alema, Démocrate de gauche (ex-communiste)
et ancien chef du gouvernement, ou l'ancien maire de Rome Francesco Rutelli,
s'étaient joints au cortège. Ils ont dû se justifier, au milieu des sifflets
mais aussi des applaudissements, d'avoir voté une motion soutenant les bombardements
en Afghanistan au Parlement. "Assise est une institution, pas une manifestation,
et chacun peut venir avec ses diverses façons de voir la paix", a dit M. D'Alema,
et Francesco Rutelli a soutenu que "la force est dans certaines occasions
inévitable pour construire la paix" [sic] . La foule des anonymes, adultes accompagnés
d'enfants très nombreux, semblait d'avis plutôt contraire et profondément
hostile au recours à la violence en représailles de l'attaque du 11 septembre,
d'autant plus, estiment-ils, que les Etats-Unis ont commis des erreurs par
le passé en soutenant les taliban. "La plaie doit être soignée au début, et
non au stade de la gangrène", explique Stavri, un Albanais de 40 ans, venu
avec son épouse et leurs deux enfants en poussette. Grazia, 58 ans, retraitée
des usines Fiat et portant sa casquette rouge de syndicaliste, a entendu dans
le cortège quelqu'un dire que "Bush est le plus grand terroriste". "Je ne suis pas d'accord, mais l'histoire nous apprend aussi que les bombes
n'ont jamais rien résolu", explique-t-elle. Cristina, 44 ans, qui tutoie une
colombe fichée dans son sac à dos, se déclare "tout à fait contre les bombardements"
et pense qu'il "faudrait créer un rapport de dialogue et de solidarité". Paola,
une étudiante de 24 ans, a peur d'être prise en otage par "une guerre entre
deux personnes, ben Laden et Bush, qui n'est pas voulue par les peuples".
"Ce qui se passe, ce n'est pas une guerre, c'est seulement une vendetta, et
nous risquons d'exciter la haine contre les Etats-Unis et l'occident", met
en garde un militant des Démocrates de gauche, Giacomo, 28 ans. Francesco,
un employé de 52 ans, est venu "pour faire quelque chose pour la paix" mais
il avoue "un malaise". "Je ne suis pas sûr s'il fallait faire ou pas (les
bombardements), dit-il, mais maintenant ça suffit".
Au stand de Refondation
communiste, dont les élus ont voté contre les bombardements, Massimo distribue
des dossards rouges disant "non à la guerre" en arabe et en anglais. La guerre
en Afghanistan est, selon lui, seulement un prétexte et masque "l'objectif
d'occuper une zone d'intérêts stratégiques". Enrica, 27 ans, une cheftaine
scoute qu'on pourrait croire à cent lieues politiquement, est là dans son
uniforme impeccable pour rappeler que la marche d'Assise est une tradition
qui réunit depuis la guerre froide les deux composantes du mouvement pacifiste
italien, les catholiques et les communistes.
La veuve de président français
François Mitterrand, Danielle Mitterrand, a participé à la marche d'Assise
où la chanson la plus reprise par les pacifistes était "Imagine" de John
Lennon.
Une manifestation pacifiste rassemble 15.000 personnes à Madrid
MADRID (AP)- dimanche 21 octobre 2001, 16h56 -- Quelque 15.000 personnes ont défilé dimanche à travers le centre de Madrid pour protester contre la campagne américaine en Afghanistan et le soutien apporté par l'Espagne à la riposte militaire aux attentats du 11 septembre, selon les organisateurs. Les protestataires avaient répondu à l'appel de la coalition Izquierda Unida, des deux principaux syndicats, l'Union générale des travailleurs et les Commissions des travailleurs, ainsi que d'une dizaine d'organisations sociales et pacifistes. ''La paix, oui, la guerre, non'', ''Bush, Sharon, assassins'', scandaient les manifestants, dont certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était inscrit ''Non au bombardement de toute population''. Plusieurs manifestations pacifistes ont été organisées à Madrid et ailleurs en Espagne depuis les attentats de New York et de washington, mais la majorité n'ont pas attiré plus de 5.000 personnes. ''Le rassemblement prend de l'ampleur. J'espère que dans les prochaines semaines nous pourrons compter sur un nombre accru de personnes pour montrer aux gouvernements américain et espagnol que personne ne partage l'idée selon laquelle ils peuvent résoudre cette crise militairement'', a déclaré Gaspar Llamazares, chef d'Izquierda Unida (Gauche unie). Et d'ajouter: ''Ce problème ne peut être réglé qu'au travers de moyens légaux et politiques''. Troisième formation politique espagnole, Izquierda Unida est le seul groupe parlementaire à s'être directement opposé à la campagne militaire et au soutien apporté par Madrid à Washington. Le Premier ministre José Maria Aznar a offert au président américain George W. Bush une collaboration totale et l'a autorisé à utiliser les bases aériennes et navales espagnoles. L'Espagne s'est aussi montrée prête à participer militairement si nécessaire. Deux récents sondages d'opinion ont indiqué que plus de 60% des Espagnols étaient opposés aux bombardements américains sur l'Afghanostan et à l'offre espagnole d'envoyer des troupes
Les Verts souhaitent l'arrêt des bombardements sur l'Afghanistan
Lundi 5 novembre 2001- PARIS (AP) -- Les Verts ont appelé lundi à un ''arrêt'' des bombardements américains sur l'Afghanistan, qu'ils jugent ''non seulement inefficaces mais aussi dangereux'' pour les ''populations civiles menacées d'une catastrophe humanitaire'' et pour les ''répercussions internationales qu'ils peuvent entraîner''. Il faut dire ''aujourd'hui clairement: 'Stop aux bombardements' pour définir les conditions d'une opération juste'', soulignent les Verts dans un communiqué, estimant que ''la lutte contre le terrorisme international est indispensable'' mais que les moyens choisis ''ne sont pas les bons''. Préconisant des ''interventions ponctuelles menées sous mandat de l'ONU'' et l'organisation de la lutte contre les sources et les moyens du terrorisme, ils ajoutent qu'ils participeront à la journée nationale pour la justice et pour la paix, contre le terrorisme et la logique de guerre et pour l'arrêt des bombardements le samedi 17 novembre.Une manifestation nationale doit avoir lieu à Paris, à 14h, place de la Nation.
"Terrorisme" [sic] : des milliers de personnes participent à des manifestations rivales à Rome
Samedi 10 novembre 2001, 18h12- ROME (AP) -- Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans le centre de Rome pour participer à deux manifestations rivales : une pro-américaine à l'initiative des conservateurs de Silvio Berlusconi, et une autre organisée par les communistes et des associations militant contre la guerre. Agitant des drapeaux communistes, des bannières anti-OTAN et criant ''non à la guerre'', des dizaines de milliers d'opposants aux frappes américaines en Afghanistan -70.000 selon les organisateurs-ont défilé dans les rues de la ville. Un hélicoptère de la police survolait les manifestants et des policiers étaient postés à proximité du défilé, mais aucun n'est intervenu. Forza Italia, le parti du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, avait organisé de son côté une manifestation destinée à montrer sa solidarité avec Washington et pour souligner le soutien officiel de l'Italie à la campagne militaire en Afghanistan. Parmi les quelque 100.000 Américains, beaucoup brandissaient des drapeaux américains, italiens et de l'Union européenne.
Berlin: 4.000 manifestants contre l'OMC et la guerre en Afghanistan
Samedi 10 novembre 2001 - BERLIN (AP) - Quelque 4.000 manifestants ont défilé dans le calme samedi à Berlin pour réclamer la fin de la guerre en Afghanistan et pour dénoncer la politique menée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la quatrième conférence ministérielle se déroule actuellement au Qatar. Les manifestants, jeunes pour la plupart, ont traversé la capitale allemande d'ouest en est, en brandissant des banderoles et en scandant des slogans tels que "No profit, no war" ("ni profits, ni guerre"). D'autres manifestations ont eu lieu dans le pays, notamment à Francfort, à l'appel des mêmes syndicats et groupes pacifistes sous le slogan "Arrêtez la guerre. Luttez contre la pauvreté, pas les pauvres".
Des milliers de Britanniques manifestent contre la guerre en Afghanistan
Dimanche 18 novembre 2001, 18h11 LONDRES (AP) -- Des milliers de manifestants ont défilé dimanche dans le centre de Londres pour réclamer la fin de la guerre en Afghanistan, affirmant que la chute apparente des talibans ne justifiait plus la campagne de bombardements menée par les Etats-Unis. Les manifestants, qui portaient souvent des insignes indiquant ''Arrêtez la guerre'' et ''Pas en mon nom'', ont défilé de Hyde Park à Trafalgar Square sous un ciel gris automnal. La police a estimé leur nombre à 10.000, les organisateurs à 50.000. Parmi les participants, on notait la présence de membres de mouvements anti-nucléaires, anti-capitalistes et musulmans.

The campaigners gathered in Trafalgar Square
BBC News - Thousands of demonstrators have held a rally in London to protest against the war in Afghanistan. Organisers estimated that 100,000 had marched from Hyde Park to Trafalgar Square for the event, although the police say the numbers were nearer 15,000. Many protesters waved placards reading "Stop the War" and "Not in My Name" and a number of British Muslims held prayers for peace on mats placed on the ground. Marches have taken place in Glasgow, Australia, western European capitals and even the US since the Allies' bombing campaign began. The Muslim Parliament of Great Britain have joined CND and the Socialist Workers' Party in supporting the anti-war movement. War aims A small number of MPs have also voiced their opposition to military action in the House of Commons. Veteran Labour MP Tony Benn told the rally he hoped Sunday marked the start of a movement for world peace. He said parliament was "passive" and Tony Blair's cabinet was "cringing" in its failure to question the UK's role in the bombing campaign. Stop the War committee member Mike Marqusee said he was delighted with the "very diverse" turn out. "We are hoping to send out a clear message that Tony Blair does not speak for Britain and we hope that message carries across Britain and across the world," he said. "We believe that this march reflects both the scale and diversity of anti-war opinion in this country. "Our campaign will not end until the war ends and Britain and the US stop the bombing." 'Tyranny' Labour MP Alan Simpson told the crowd: "When people say 'the bombing has won, the Taleban have been driven out', I say that it is not the answer at all. "We have seen the removal of one feudal tyranny, only for it to be replaced by another." Fellow Labour MP Paul Marsden accused Tony Blair of being "drunk with power" in his handling of the war on terrorism. He told the rally: "You are sending another powerful message to Number 10 and to the White House that we are not simply going to allow the atrocities of September 11 to be replaced with further atrocities in Afghanistan." Civil rights campaigner Bianca Jagger criticised US president George Bush for his Wild West approach to the situation and said he was guilty of stirring up "lynch mob retribution". Organiser Lindsey German said the bombing campaign had done nothing to tackle international terrorism. "The war aims were never to install the Northern Alliance into Afghanistan to replace the Taleban. "Most people who know anything about both regimes regard the Northern Alliance as just as bad. "Meanwhile terrorism continues and will continue because the real roots of terrorism have not been dealt with and are not being dealt with in this war."
INFOS SUR LA SALE GUERRE :
LES VICTIMES CIVILES ET LE DESASTRE HUMANITAIRE
(l'OTAN "intensifie ses frappes" [sic] : et le nombre des victimes innocentes grandit...)
Moi, celle que j'préfère, c'est la guerre de 14-18...
Comme aurait dit Georges Brassens
*
Deuxième erreur reconnue par le Pentagone dans ses bombardements
WASHINGTON, 17 oct (AFP) - mercredi 17 octobre 2001. Le
Pentagone a reconnu mardi soir une deuxième erreur dans les tirs de ses avions
en Afghanistan, affirmant que ses pilotes ignoraient que les entrepôts qu'ils
ont visés à Kaboul renfermaient du matériel humanitaire du Comité international
de la Croix Rouge (CICR). "Bien que l'enquête soit toujours en cours, les
entrepôts du CICR faisaient partie de plusieurs hangars visés par les forces
américaines parce que les taliban les utilisaient pour stocker de l'équipement
militaire", a déclaré le Pentagone dans un communiqué. "Des véhicules militaires
ont été vus dans le voisinage de ces entrepôts.
Les forces américaines ne
savaient pas que le CICR utilisait un ou plusieurs entrepôts", précise le
communiqué. C'est un bombarbier F/A-18 de la Marine américaine qui a largué
des bombes GBU-16 de près d'une demie tonne sur un ou plusieurs entrepôts
mardi à 08H57 GMT, a ajouté le Pentagone.
Selon le CICR, les locaux bombardés
étaient pourtant marqués de l'emblème distinctif du mouvement humanitaire.
Un employé afghan de l'organisation caritative a été grièvement blessé lors
du bombardement, a indiqué un responsable du CICR à Islamabad.
Il s'agit de
la deuxième erreur admise officiellement par le Pentagone depuis le début,
le 11 octobre, de la guerre menée par les Etats-Unis en Afghanistan. Washington
a insisté dans le même temps sur le fait que ses objectifs n'étaient que militaires
dans ce pays. "Les forces américaines ne frappent intentionnellement que des
cibles militaires et terroristes et regrettent toute perte innocente", indique
le communiqué du Pentagone, comme l'avait déjà affirmé celui publié samedi
pour admettre l'envoi d'une bombe guidée sur des habitations de Kaboul.
Cette
bombe de 900 kilos, qui visait en principe un hélicoptère sur l'aéroport de
Kaboul, est tombée à 1,6 kilomètre de là, faisant au moins quatre morts et
huit blessés. Là aussi, la faute en avait été attribuée à la Marine américaine
et à un F/A-18, l'erreur étant mise par les militaires sur le compte d'un
problème dans le processus de ciblage de la munition.
Depuis le 11 octobre,
les taliban au pouvoir à Kaboul ont assuré à plusieurs reprises que les tirs
américains avaient fait plusieurs centaines de victimes civiles. Le secrétaire
américain à la Défense Donald Rumsfeld avait ironisé sur ces "mensonges",
tout en affirmant : "Quand on est engagé militairement, il y a des pertes de
vies non voulues. Cela a toujours été le cas, c'est certainement le cas actuellement".
Un jour après le début des raids, quatre employés d'une agence de déminage
travaillant pour l'ONU en Afghanistan avaient été tués pendant des bombardements
américains.
Un responsable anonyme du Pentagone avait évoqué alors la "possibilité
d'un missile de croisière égaré" qui n'a jamais été confirmée depuis officiellement.
Le Pentagone n'a par ailleurs pas reconnu une erreur de tir dans le cadre
des raids menés dans la nuit du 11 au 12 octobre à Kadam (est), un village
que les taliban assurent avoir été dévasté par les bombardements américains,
faisant plus de 200 victimes civiles. Lundi, Donald Rumsfeld a affirmé que
les forces américaines avaient visé des tunnels et non pas le village lui-même
qui était, selon Washington, déserté.
Lors de la dernière guerre menée par
les Etats-Unis, en 1999 en Serbie, le Pentagone avait reconnu une petite dizaine
d'erreurs, dont la plus grossière avait été de prendre l'ambassade de Chine
à Belgrade pour un bâtiment abritant des équipements militaires serbes (trois
morts et 27 blessés).
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'Children die' in Kabul strikes
Independent Digital (UK) Ltd - 21 October 200. Bombs hit two homes in north Kabul today, reportedly killing at least eight civilians, including four children. An Associated Press reporter at the scene in the Khair Khana residential district saw bodies of five of the dead - three women and two small children. Corpses of the others, including another two older boys and a man, had been taken away, neighbours said. Residents pushed and shoved to get a look at the destruction. "This pilot was like he was blind. There are no military bases here - only innocent people," said one resident, Haziz Ullah. As the bulldozers searched for more bodies, another jet screamed in high overhead and the residents scrambled for cover, with even ambulances on the scene roaring away. However, no more bombs were dropped by that aircraft. ? Taliban officials said 18 people had been killed in today's attacks on Kabul. They also reported the execution of five men in the northern city of Mazar-i-Sharif, accusing them of spying.
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Bombes à fragmentation sur la ligne de front, nouvelles victimes civiles
ISLAMABAD, 25 oct (AFP) - jeudi 25 octobre 2001 - Les taliban ont accusé jeudi les Etats-Unis d'avoir largué sur la ligne de front des bombes à fragmentation, alors que s'accentue l'exode des Afghans fuyant les bombardements et que l'on s'achemine vers un possible désastre humanitaire. "Il y a eu une augmentation des victimes civiles au cours des derniers jours", a déclaré jeudi à Vienne le président du Comité International de la Croix Rouge (CICR) Jacob Kellenberg, alors que l'Ouzbékistan a accepté d'ouvrir sa frontière avec l'Afghanistan pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire de l'ONU vers ce pays meurtri par vingt ans de guerre et trois ans de sécheresse. Au Pakistan, la conférence réunissant un millier de chefs de tribus afghans, d'érudits de l'islam ou de représentants de factions s'est achevée en demandant l'arrêt "aussitôt que possible" des opérations militaires américaines en Afghanistan et à Oussama ben Laden de quitter le pays. Abdul Hanan Hemat, directeur de Bakhtar, l'agence de presse officielle des taliban, a accusé jeudi les Etats-Unis d'avoir largué mercredi des bombes à fragmentation sur les lignes de front au nord de Kaboul et non loin de Mazar-i-Sharif (nord). Les Nations unies ont confirmé à Islamabad l'utilisation de ces bombes. Les bombes à fragmentation larguées par les avions américains sur un village de l'ouest de l'Afghanistan ont tué neuf personnes en début de semaine, a annoncé jeudi l'ONU. A Londres, le Fonds Diana, du nom de la princesse de Galles décédée, a demandé aux gouvernements américain et britannique d'arrêter le largage de bombes à fragmentation, dans une lettre publiée par le Times. Chaque bombe à fragmentation contient 200 petites bombes d'1,5 kilo chacune bourrées de billes. Celles qui n'ont pas explosé en touchant le sol peuvent mutiler et tuer des civils bien des années après la fin des hostilités. Les taliban ont encore fait état de victimes civiles dans des bombardements américains au cours de la nuit de mercredi à jeudi. Le ministre de l'Enseignement taliban Amir Khan Muttaqi a affirmé jeudi que des avions américains avaient bombardé un autocar à Kandahar (sud-est). "Le bus a été entièrement détruit et les passagers sont devenus +martyrs+", a dit le ministre sans préciser le nombre exact de victimes. Les taliban ont affirmé qu'au moins vingt civils sortant d'une mosquée avaient été tués mercredi par l'explosion de bombes larguées sur un village près d'Hérat (ouest) et qu'au moins 17 civils avaient trouvé la mort lors de raids américains de nuit sur les régions d'Hérat et de Kandahar (sud-est). Ces affirmations ne pouvaient être vérifiées de source indépendante. Les Etats-Unis, qui admettent quelques erreurs de tirs, ont réfuté le chiffre d'un millier de civils tués, avancé dimanche par les taliban, et affirmé que ces bilans étaient exagérés. Les taliban ont souhaité jeudi l'envoi d'une délégation de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) pour inspecter les dommages causés par les bombardements américains. Les Etats-Unis assurent que leur unique objectif est, en épargnant au maximum les civils, de mettre hors d'état de nuire le réseau d'Oussama ben Laden, tenu pour responsable des attaques qui ont fait plus de 5.000 morts aux Etats-Unis le 11 septembre dernier, et de renverser le régime taliban qui l'abrite. Mais Washington a reconnu mercredi que la tactique des taliban de cacher leurs forces dans des zones d'habitation lui compliquait singulièrement la tâche et que la guerre menée en Afghanistan serait longue et difficile. Le secrétaire (ministre) américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a admis qu'il serait "très difficile" de capturer Oussama ben Laden. "C'est quelque chose de très difficile à réaliser (...) Je ne sais tout simplement pas si nous réussirons", a déclaré M. Rumsfeld au quotidien USA Today. Le chef d'Etat major interarmes britannique, l'amiral Michael Boyce, a indiqué jeudi que l'action militaire ne s'arrêterait pas avec le début du Ramadan mi-novembre. "A notre connaissance, le ramadan n'arrête pas les terroristes revendiquant être des bons musulmans de mener des attaques terroristes", a-t-il déclaré, alors que de nombreux pays arabes ont réclamé une trêve pour le ramadan. L'Alliance du nord, regroupant des forces hétéroclites opposées aux taliban, a aussi souhaité la poursuite des opérations durant le mois du Ramadan et s'est plaint de la faiblesse des bombardements américains sur les concentrations militaires de taliban. "Le niveau de pression sur les forces taliban est insuffisant pour les démoraliser et les faire fuir", a estimé Abdullah Abdullah, le ministre des Affaires étrangères de l'Alliance du Nord, tandis que Massoud Khalili, un proche conseiller du défunt commandant Ahmad Shah Massoud, affirmait à New Delhi que "le Ramadan ne signifie pas qu'il ne faut pas tuer les terroristes". De son côté, la France a "fortement renforcé récemment" sa capacité de collecte de renseignements "en déployant de nouveaux moyens maritimes et surtout aériens", a annoncé le président Jacques Chirac, en visite à la base aérienne 125 dans le sud du pays. Ces avions sont opérationnels et ont déjà effectué des missions sur le terrain, a-t-on précisé dans l'entourage du chef de l'Etat français. A un mois du début de l'hiver, les bombardements américains, entamés le 7 octobre, ont contraint à l'exode des centaines de milliers d'Afghans. Les villes d'Hérat, de Kandahar et de Jalalabad se sont vidées des trois quarts de leurs habitants, selon l'ONU. 60.000 Afghans ont déjà trouvé refuge au Pakistan. Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU (HCR), ils pourraient être 300.000 dans les semaines à venir et plus de 1,5 million à plus long terme. Plus de 2.000 réfugiés sont parvenus ces dernières 24 heures à la frontière de l'Iran, selon le HCR, qui a appelé Téhéran à leur ouvrir la frontière. Cela porte le total de réfugiés afghans, arrivés près à la frontière depuis les frappes, à quelque 4.300.
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Vers des restrictions de l'usage des bombes à fragmentation
GENEVE (AP) -vendredi 21 décembre 2001, 20h54 - La conférence des 88 pays ayant adopté la Convention des Nations unies de 1981 sur les armes conventionnelles ont décidé vendredi à Genève de lancer des discussions sur les moyens de limiter les dommages civils causés par les bombes à fragmentation, comme celles larguées en Afghanistan par les Etats-Unis. Le Comité international de la Croix-Rouge a demandé des mesures d'urgence pour protéger les enfants des sous-munitions non-explosées qui jonchent les sites bombardés. ''Nos chiffres montrent qu'après la guerre au Kosovo les sous-munitions ont fait cinq fois plus de victimes de moins de 14 ans que les mines antipersonnel'', a déclaré la semaine dernière le président du CICR, Jakob Kellenberger, devant la conférence, qui s'est achevée vendredi. Ces munitions particulièrement attrayantes par leurs couleurs vives -jaune en Afghanistan, comme les premiers colis d'aide largués par les avions américains- explosent lorsqu'on les saisit ou que l'on marche dessus. Selon l'organisation britannique Landmine Action, près de 125.000 sous-munitions américaines -202 pour chacune des 606 bombes à fragmentation déclarées par le Pentagone- ont été larguées en Afghanistan depuis le 7 octobre. Sept à 15% d'entre elles n'ont pas explosé et représentent donc toujours un danger pour les civils et les membres de la force internationale. Ainsi, des bombes américaines larguées en Asie du Sud-Est il y a 30 ans continuent d'exploser, au Laos par exemple. La conférence a accepté de mettre en place un groupe de travail pour étudier la question l'année prochaine, et des négociations pourraient commencer en 2003, selon des diplomates. Edward Cummings, à la tête de la délégation américaine, a déclaré que Washington soutenait cette décision mais que le problème ''s'étendait au-delà, aux mines antipersonnel, à l'artillerie, aux grenades''. Les organisations humanitaires pressent la communauté internationale de décréter un moratoire sur l'utilisation, la production et le commerce des bombes à fragmentation jusqu'à la négociation d'un traité. Elles souhaitent aussi que les engins s'autodétruisent automatiquement et que le pays qui les a largués soit obligé de faire le nettoyage ensuite.
Afghanistan : la LCR dénonce un infernal engrenage guerrier
PARIS (AP) -jeudi 25 octobre 2001 - Le candidat à la présidentielle de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, a dénoncé jeudi un ''infernal engrenage guerrier'', après que le président Jacques Chirac eut annoncé que la France avait renforcé ses capacités de renseignement et déployé des avions de reconnaissance en Afghanistan. Cela ''implique encore davantage notre pays dans l'engrenage guerrier d'une croisade qui précipite une catastrophe humanitaire et géopolitique'', déclare-t-il dans un communiqué.
''La lutte contre le régime des talibans et la terreur intégriste ne passe pas par la logique de guerre, qui ne fait que renforcer le fanatisme religieux'', conclut le jeune candidat de la LCR.
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Une bombe américaine aurait fait 62 morts à Khost
ISLAMABAD (AP) - Dimanche 18 novembre 2001 - Une soixantaine
de personnes auraient été tuées par l'aviation américaine dans la région de
Khost la semaine dernière, selon l'agence Afghan Islamic Press (AIP). Le commandement
militaire américain avait alors reconnu avoir touché une mosquée "par erreur" [sic]
sans être en mesure de donner un éventuel bilan des victimes.
Dans sa dépêche,
l'AIP donne le bilan de 62 morts en citant des responsables locaux. Trente-quatre
ont trouvé la mort dans une madrassa, une école coranique dépendant apparemment
de la mosquée. Dix-neuf autres personnes ont été tuées par la chute d'une
bombe sur une maison de Zani Khaïl à une dizaine de kilomètres de Khost tandis
que neuf autres trouvaient la mort ailleurs dans le même village, indique
encore l'AIP.
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Les anti-talibans bombardés par erreur par un B-52
WASHINGTON (AFP) - mercredi 5 décembre 2001, 19h38 - L'aviation
américaine a commis une erreur de bombardement meurtrière sur un front très
étroit avec les talibans, tuant trois soldats américains et cinq combattants
antitalibans afghans, au nord de Kandahar. Hamid Karzaï, le futur chef du
gouvernement afghan, a démenti mercredi avoir été blessé dans une erreur de
tir américaine, comme l'a affirmé un responsable du Pentagone. "Avez-vous
déjà entendu un homme blessé parler comme cela", a demandé le dirigeant pachtoune
lors d'une interview exclusive à la chaine britannique Channel 4. "Il ne s'est
rien passé, tout est paisible autour de moi, je me trouve à environ 20 km
de Kandahar" (sud de l'Afghanistan), a ajouté Hamid Karzaï. Selon un responsable
américain, le dirigeant pachtoune Hamid Karzaï, désigné à la tête du gouvernement
mercredi par la conférence de Bonn, a été légèrement blessé et souffrirait
"d'écorchures et de contusions, provoquées par des gravats et non pas directement
par la bombe". Hamid Karzaï, qui a rallié les opposants aux talibans sur le
terrain depuis plusieurs semaines, a été désigné pour diriger le gouvernement
intérimaire à Kaboul à partir du 22 décembre, lors d'un accord historique
signé le même jour entre factions afghanes à Bonn. L'erreur de tir a également
tué cinq Afghans et fait 19 blessés américains, selon le Pentagone. L'incident
s'est produit lorsqu'un B-52, volant en soutien à des forces d'opposition
au nord de Kandahar", a largué la bombe "intelligente" de 900 kilos "à proximité
de troupes amies", a indiqué le Commandement central américain.
Les trois
morts sont des membres des "Forces spéciales", qui sont engagées dans des opérations
déterminantes depuis plusieurs semaines en Afghanistan : conseil aux forces
afghanes opposées aux talibans, repérages de cibles de l'aviation, renseignements
pour localiser les chefs talibans et d'Al-Qaïda.
Selon l'armée américaine,
l'erreur est venue d'un dysfonctionnement de la bombe, un engin GBU-31 à guidage
de précision par satellites. Mais les risques de bombardements étaient connus
en raison de la proximité des fronts près de Kandahar, dernier grand fief
tenu par les talibans. Les forces anti-talibans se sont en effet retirées
mardi de l'aéroport de la ville pour se protéger des bombardements de leurs
alliés américains contre des positions des talibans.
Les blessés américains
ont été évacués pour de premiers soins vers la base opérationnelle avancée,
baptisée "Rhino", que les Marines ont établie il y a dix jours au sud-ouest
de Kandahar. Les officiers américains ont été immédiatement été transférés
vers d'autres installations médicales, comme plusieurs des combattants afghans
blessés, une vingtaine.
Avec cette erreur de tir, le nombre d'Américains tués
en action en Afghanistan depuis le début de la guerre le 7 octobre se monte
à quatre. Un paramilitaire de la CIA, Johnny Michael Spann, avait été tué
fin novembre, lors de l'insurrection des prisonniers de l'Alliance du Nord,
des talibans et des étrangers, dans la forteresse de Qalae-Jangi, près de
Mazar-i-Sharif. Il s'agit de la deuxième erreur de tir touchant des forces
américaines, après celle du 26 novembre dans le secteur de Mazar-i-Sharif.
Cinq soldats américains avaient été blessés lors de ce bombardement américain
et évacués vers l'Ouzbékistan puis vers l'Allemagne. Depuis le début du conflit
le 7 octobre, le ministère américain de la Défense a aussi annoncé la mort
accidentelle de quatre militaires. Des erreurs de trajectoire dans des raids
ont aussi provoqué la mort de civils afghans, a reconnu le Pentagone.
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Un convoi afghan touché par des bombardements américains
ISLAMABAD, Pakistan (AP) - 21 décembre 2001-
L'aviation américaine a bombardé vendredi un convoi dans la province de Paktia,
dans le nord-est de l'Afghanistan, affirmant viser des dirigeants talibans
et d'Al-Qaïda, le réseau terroriste d'Oussama ben Laden.
Mais selon un responsable
afghan et l'agence Afghan Islamic Press (AIP, proche des talibans), il s'agissait
de chefs tribaux se rendant à Kaboul pour l'investiture du gouvernement intérimaire.
Le bilan est de 65 morts, selon l'AIP, tandis que le général Peter Pace, vice-président
de l'état-major interarmes, a reconnu à Washington que de nombreuses personnes
avaient été tuées dans le convoi d'une dizaine de véhicules.
''Je préfère
ne pas préciser sur quelles indications spécifiques nous avons visé ce convoi,
mais les renseignements que nous avions recueillis à ce moment-là montraient
qu'il s'agissait de dirigeants, et nous les avons frappés, comme nous le ferons
la prochaine fois que nous aurons ce genre de renseignements'', a déclaré
le général Pace.
Selon une source gouvernementale à Kaboul, les passagers
du convoi appartenaient au conseil (''shura'') de Paktia. Ils circulaient
sur une route secondaire car des sympathisants de Jalaluddin Haqqani, un responsable
taliban et allié d'Al-Qaïda, voulaient les empêcher de gagner la capitale.
Des camps d'entraînement des talibans ainsi que deux d'Al-Qaïda se trouvent
à Khost, dans cette province. En 1998, les Etats-Unis avaient tiré des missiles
de croisière sur ceux d'Al-Qaïda pour tuer Oussama ben Laden, tenu pour responsable
des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.
Afghanistan : controverse sur un raid meurtrier
KABOUL (AFP) - Vendredi 21 décembre 2001 - A la veille de l'entrée en fonctions samedi d'un gouvernement
transitoire en Afghanistan, des informations contradictoires ont circulé vendredi
sur un bombardement américain meurtrier dans l'est du pays, visant Al-Qaïda,
selon Washington, et des notables, selon l'agence AIP. "Il y a eu de nombreux
morts et nombre de véhicules endommagés", s'est félicité le secrétaire américain
à la Défense Donald Rumsfeld, tandis qu'un porte-parole précisait qu'"un centre
de commandement d'Al-Qaïda et de talibans avait été frappé ainsi que le convoi
qui en était parti".
Le bombardement a eu lieu à Khost, au sud-ouest de Tora
Bora (est), a précisé le lieutenant-colonel David Lapan.
Selon l'AIP, l'agence
Afghan Islamic Press (AIP), cette attaque a tué jeudi soir 65 personnes se
trouvant dans un convoi de notables et se rendant aux cérémonies d'inauguration
du nouveau gouvernement afghan. Le convoi était composé de chefs tribaux,
d'anciens et de commandants, qui se rendaient de Gardez à Khost avant d'aller
vendredi à Kaboul. "Plusieurs anciens, des chefs et des commandants, figurent
au nombre des victimes", a dit à l'AIP Sayed Yaqeen, de la Choura (assemblée)
de la province de Paktia. La cible, "à coup sûr militaire", avait été "identifiée
par différents moyens de renseignement", selon le Pentagone, qui estime que
l'information d'AIP, proche des talibans, "est fausse".
BOMBES 'THERMOBARIQUES" & SEISME
KABOUL (AFP) - Dimanche 3 mars 2002 - Des combats opposaient dimanche des talibans et des hommes
du réseau Al-Qaïda à des forces afghanes fidèles au gouvernement dans la province
de Logar, au sud de Kaboul, qui a été bombardée la veille par l'aviation américaine,
alors que l'offensive d'envergure américano-afghane, déclenchée la veille
dans l'est du pays, se poursuit...
Dans ce secteur, les Etats-Unis ont utilisé pour la première fois une nouvelle
bombe capable de percer le béton, de type "thermobarique", a indiqué à l'AFP,
le commandant de marine Matthew Klee. Cet engin à explosif "air-fuel", appelé
BLU-118S , est capable de pénétrer profondément dans le sol, d'atteindre des
casemates ou des grottes cachées et d'exploser dès le contact avec la cible,
selon des experts et des responsables de la défense.
Plus de quatre vingts
bombes de ce type ont été lancées au sud de la ville de Gardez, où les
services de renseignements avaient localisé des talibans et des membres d'Al-Qaïda.
"La bombe produit une combinaison d'ondes de choc et d'explosion de carburant,
a précisé Matthew Klee. La première explosion libère des aérosols inflammables
dans le complexe souterrain et la seconde met le feu au combustible". sezlon
lui, les charges explosives contenues dans la bombe sont capables de pulvériser
tous les occupants des structures sous-terraines. "Alors qu'avec une bombe
traditionnelle, quand l'onde de choc atteint un mur elle s'arrête, avec la
bombe BLU-118S, l'onde de choc est capable de contourner l'obstacle", a souligné
le commandant Klee.
L'armée russe a utilisé une version sol-sol de la bombe "air-fuel" en Tchétchénie
en 1999, contre des cachettes dans les montagnes des rebelles séparatistes,
selon l'organisation internationale Human Right Watch. Dans une lettre
datée de février 2000 adressée à Vladimir Poutine, l'organisation mettait
en garde sur le fait que cette bombe , comparable, selon certains experts,
à une bombe atomique miniature, pourrait causer des dégâts humains importants,
tout particulièrement parmi les populations se trouvant dans la zone visée.
"L'utilisation de la bombe sur des zones peuplées violerait les normes internationales
sur les attaques indéterminées", avait affirmé un expert de Human Right Watch.
De son côté, le commandant Klee a souligné que les militaires américains étaient
au courant de l'utilisation par Moscou d'une bombe conçue de façon identique
à la BLU-118S américaine, mais a assuré que cette dernière "entrait dans le
cadre des directives de la Convention de Genève".
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VOUS AVEZ DIT "ONDES DE CHOC" ?
NOUVEAU SEISME EN AFGHANISTAN
APRES CELUI DU 3 MARS,
COINCIDANT AVEC LE LARGUAGE DES BOMBES THERMOBARIQUES...
KABOUL (AFP) - Mardi 26 mars 2002- Un séisme meurtrier a dévasté
lundi une région du nord de l'Afghanistan, faisant au moins 1.800 morts et
10.000 sans-abri dans la province de Baghlan, où la ville de Nahrin a été
rasée, selon le gouvernement qui a appelé les organisations internationales
à l'aide. "Environ 4.000 maisons ont été détruites et 10.000 personnes ont
été déplacées ou sont sans-abri", a déclaré mardi un responsable du ministère
de la Défense, Mira Jan. A Genève, les Nations unies ont évalué entre 1.500
et 4.800 morts le nombre des victimes, citant des estimations des autorités
locales et du gouvernement afghan. "Toute la ville de Nahrin a été détruite",
a confirmé à l'AFP Sébastien Trives, chef de la mission d'Acted, une organisation
non gouvernementale installée à Nahrin, estimant le bilan à 1.200 morts et
1.500 blessés. Il a précisé que 3.850 familles vivent dans cette ville, construite
en grande partie de pisé, et dont les habitants ont fui dans les collines
avoisinantes après les premières secousses. La ville est située dans une région
montagneuse et difficile d'accès, à environ 200 kilomètres au nord de Kaboul.
Selon Mira Jan, environ 600 corps avaient déjà été retrouvés à la mi-journée.
"Le tremblement de terre a dévasté les secteurs situés dans l'est de la province
de Baghlan, particulièrement dans le district de Nahrin", a affirmé le ministre
afghan de l'Irrigation, Haji Mangal Hussein, cité par l'agence Afghan Islamic
Press (AIP). "Selon de premières informations, le tremblement de terre a fait
plus de 1.800 morts", a-t-il dit, ajoutant que ce bilan risquait de s'alourdir.
Les agences de l'ONU, organisations non gouvernementales, responsables du
ministère afghan de la Défense et de la Force internationale d'assistance
à la sécurité (Isaf) se sont réunis en urgence mardi à Kaboul, tandis que
des répliques ont continué à secouer le secteur dans la nuit et mardi matin.
"Nous n'avons encore réussi à envoyer aucune aide ou secours dans la région",
a déclaré Mira Jan, affirmant que les autorités avaient "un besoin urgent
de tentes, d'équipes médicales, de nourriture et de vêtements". "Le gouvernement
n'a rien de tout cela à leur donner", a-t-il ajouté. Selon l'institut de sismologie
pakistanais, le séisme, enregistré lundi à 14H57 GMT, avait une magnitude
6 sur l'échelle ouverte de Richter et son épicentre était situé dans la chaîne
montagneuse de l'Hindu Kush.
L'Observatoire français des sciences de la terre, dont le siège est à Strasbourg,
a mesuré le séisme à 5,8 sur l'échelle de Richter et localisé son épicentre
à 35,52 degrés de latitude nord et 69,1 degrés de longitude est, soit à environ
120 kilomètres au nord de Kaboul. L'Isaf s'est dite prête à envoyer des équipes
de secours dans la région sinistrée. "Nous sommes prêts, nous attendons des
informations et sommes prêts à envoyer des équipes sur le terrain pour voir
ce que nous pouvons faire", a dit le colonel Neal Peckham, porte-parole de
la force, confirmant que la force de paix et l'ONU avaient été appelées à
l'aide par le gouvernement intérimaire afghan. La porte-parole de l'ONU à
Kaboul, Rebecca Richards, a indiqué que l'organisation Acted avait envoyé
dans la région cinq cents tentes et un millier de couvertures, que l'ONU se
chargerait de distribuer. Selon lui, les habitants "ont peur de rentrer chez
eux" par crainte de nouvelles répliques. Selon le colonel Peckham, la dernière
secousse a été ressentie mardi à 08H00 locales (04H30 GMT). Le 3 mars,
un précédent tremblement de terre avait frappé la province de Samangan, dans
le nord de l'Afghanistan, faisant 70 morts et 150 morts et disparus. Deux
séismes très meurtriers avaient frappé le nord du pays en 1998. Le premier,
le 4 février 1998, d'une magnitude 6,4, avait secoué la province de Takhar,
tuant 4.500 personnes et en laissant 10.000 sans abri. Le 30 mai de la même
année, 5.000 personnes avaient péri dans un séisme de magnitude 7,1, qui avait
fait des dizaines de milliers de sans-abri dans la province du Badakhshan,
alors tenue par les forces d'opposition à la milice fondamentaliste des talibans.
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DES FEMMES ET DES ENFANTS VICTIMES DES RAIDS US...
Les Américains [Etats-uniens, sic] préparent "l'assaut final" [sic] contre al-Qaïda en Afghanistan GARDEZ (AFP)
Les forces américaines ont affirmé samedi préparer "l'assaut final" contre les hommes d'al-Qaïda qui, après une semaine de résistance acharnée, ne seraient plus que 200 à lutter dans les hautes montagnes d'Arma, glaciales et enneigées, dans l'est de l'Afghanistan [...].
Selon des responsables locaux vivant du côté pakistanais de la frontière, vingt-trois personnes membres de la tribu des Kharoti, dont des femmes et des enfants, ont été tuées par les raids américains alors qu'elles priaient pour la libération d'un chef tribal arrêté par les forces américaines. A Gardez, des centaines d'hommes envoyés en renfort par le ministère afghan de la Défense ont commencé à se déployer, des habitants et les critiques des commandants locaux, habitués à faire régner leur loi sur cette région peuplée en majorité de Pachtounes, et hostiles à cet afflux de combattants essentiellement tadjiks. Environ 200 de ces hommes, sans uniforme, certains en sandales pataugeant dans la neige, armés de Kalachnikov et lance-roquettes, étaient stationnés aux abords de la résidence du gouverneur provincial, imposé par Kaboul mais dont l'autorité est contestée par des chefs de guerre locaux.
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Afghanistan : six enfants tués dans un raid aérien américain
et neuf autres tués par erreur le même week-end
KABOUL (AFP) - mercredi 10 décembre 2003 - Six enfants ont été
tués lors d'une opération aérienne américaine le week-end dernier dans l'est
de l'Afghanistan, a annoncé mercredi l'armée américaine, qui avait déjà admis
la mort de neuf enfants dans une autre opération le même week-end. Les corps
des six enfants ont été trouvés samedi par des soldats américains, après une
attaque menée dans la nuit de vendredi à samedi par l'aviation et des troupes
au sol près de Gardez, chef lieu de la province de Paktia (est) où le militant
taliban mollah Jilani est censé se cacher. "Losque nous sommes arrivés nous
avons découvert les corps de deux adultes et six enfants sous un mur effondré"
a déclaré à la presse à Kaboul le lieutenant-colonel Bryan Hilferty.
L'officier américain a dit qu'il ignorait les raisons de l'effondrement du
mur. Hilferty a précisé que lors du raid dans le secteur de Paktia les troupes
américaines avaient été attaquées en riposte et que le mollah Jilani avait
échappé au raid. "Il y a eu d'intenses tirs à l'arme lourde et donc nous n'avions
pas d'indication que c'était une zone de non-combattants" a dit l'officier.
Cette attaque menée avec un soutien aérien et des forces au sol a permis l'arrestation
de neufs militants. "Nous avons arrêté cette nuit là neuf personnes suspectées
de faire partie des forces anti-coalition" a dit Hilferty précisant que le
mollah Jilani n'en faisait pas partie. "Je ne sais s'il a fui" a-t-il dit.
Dimanche l'armée américaine avait admis la mort de neuf enfants, tués
par erreur lors d'un raid mené samedi contre un autre suspect dans la
province de Ghazni (sud-est).
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L'armée "américaine" reconnaît une "bavure"
[sic : l'assassinat d'innocents] au nord de Bagdad
BAKOUBA, Irak (Reuters) - 21/11/5 - Craignant un attentat à la voiture piégée, des militaires "américains" [sic] ont ouvert le feu sur un minibus bondé au nord de Bagdad, tuant au moins trois membres d'une même famille, dont un enfant, rapportent l'armée américaine et des survivants.
La IIIe division d'infanterie a confirmé l'incident qui a eu lieu non loin de Bakouba. Elle a déclaré que les soldats avaient ouvert le feu après avoir fait signe au véhicule de s'arrêter, puis avoir tiré des coups de semonce.
"C'est une tragédie", a dit le commandant Steve Warren, porte-parole des forces américaines à Bakouba. "Mais de telles tragédies n'ont lieu que parce que Zarkaoui et ses voyous conduisent des voitures piégées", a-t-il ajouté en parlant d'Abou Moussab Zarkaoui, chef d'Al Qaïda en Irak.
Il a fait état de trois morts - deux hommes et un enfant - et trois blessés, mais des survivants affirment que les tirs ont tués cinq membres de la famille, dont deux enfants, et en ont blessé quatre.
Un survivant a déclaré à Reuters que la famille se rendait de Balad, à 80 km de Bagdad, à la ville voisine de Bakouba pour des funérailles lorsque des soldats en patrouille ont tiré sur elle alors qu'elle s'approchait d'eux sur la route.
"Ils ont ouvert le feu alors que nous tentions de nous mettre sur un côté pour les laisser passer", a-t-il dit. Les survivants n'ont pas voulu révéler leur identité mais ont indiqué que le chef de famille se nommait Mohamed Kamel.
"CE SONT TOUS DES ENFANTS"
Steve Warren a précisé que l'incident s'était déroulé près d'une base avancée de l'armée américaine, alors que des véhicules pénétraient dans le camp. Dans de tels cas, les forces américaines établissent fréquemment des barrages routiers improvisés et forcent tous les véhicules alentour à s'arrêter, a-t-il expliqué.
Immédiatement après l'incident, les militaires américains ont évacué le minibus, ont rapporté la police irakienne et l'armée américaine.
Des images de Reuters Television montrent deux enfants morts dans une morgue de Bakouba et des proches embrassant un autre mort sur un chariot de la morgue. La tête d'un des enfants semble avoir été arrachée.
"Ce sont tous des enfants. Ce ne sont pas des "terroristes" [sic] , a crié un membre de la famille.
"Nous avons senti les balles frapper la voiture par derrière et par devant", a raconté un autre survivant, la tête ensanglantée. "Des têtes ont été emportées. Un enfant a eu la main arrachée".
Les survivants ont rapporté que parmi les blessés figuraient deux femmes et un enfant. Selon l'armée américaine, deux hommes et une femme ont été blessés.
Les forces américaines sont souvent accusées de prendre pour cible des véhicules civils aux carrefours et aux barrages routiers. Inversement, les soldats américains sont chaque jour en butte à des attaques au véhicule piégé.
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Le troisième anniversaire de l'invasion de l'Irak marqué par des manifestations dans le monde
LONDRES (AP) - 18/3/6 - De Sydney à Londres, de Karachi à New York, des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le monde entier à l'occasion du troisième anniversaire du déclenchement de l'intervention américaine contre le régime de Saddam Hussein.
A Londres, capitale du premier soutien des Etats-Unis dans cette guerre, plusieurs milliers de manifestants, entre 80.000 et 100.000 selon les organisateurs, environ 15.000 selon la police, se sont rassemblés autour du Parlement et de Big Ben avant de rejoindre Trafalgar Square pour réclamer le départ d'Irak des forces de la coalition, et particulièrement des 8.000 militaires britanniques stationnés dans le sud du pays.
Certains manifestants portaient des pancartes à l'effigie du président américain George W. Bush avec l'inscription : "Premier terroriste mondial". D'autres brandissaient des photos du Premier ministre britannique Tony Blair en l'appelant à démissionner.
"Nous sommes contre cette guerre, pour des raisons religieuses mais aussi sur le plan humanitaire. Personne ne mérite d'être bombardé", a expliqué dans la foule Imran Saghir, un étudiant de 25 ans.
Plusieurs manifestations ont également été organisées aux Etats-Unis, notamment à Washington et à New York. "Nous disons, assez d'hypocrisie, assez de mensonges, nos soldats doivent rentrer maintenant", a lancé sur Times Square, à New York, Wael Musfar, membre de la Fédération musulmane arabo-américaine. Des manifestants criaient : "Arrêtez la machine de guerre des Etats-Unis, de l'Irak à la Corée et aux Philippines".
Un millier de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Stockholm, en Suède, pour marcher en direction de l'ambassade des Etats-Unis. "USA hors d'Irak", pouvait-on lire sur des banderoles, tandis que certains protestataires étaient grimés comme des détenus cagoulés de la prison irakienne d'Abou Ghraïb.
"Nous n'avons pas besoin de la démocratie d'Abou Ghraïb ou de la liberté de Guantanamo", a lancé Eftikar Hachem Alhusainy, l'un des orateurs de la manifestation.
Quelque 2.000 manifestants ont également défilé à Copenhague, au Danemark.
En Turquie, où l'opposition à la guerre en Irak dépasse tous les clivages politiques, quelque 3.000 personnes ont défilé à Istanbul. "Etats-Unis assassins", accusait une banderole déployée à Taksim, du côté européen de la ville. "Etats-Unis rentrez chez vous", exhortait une pancarte à Kadikoy, sur la rive asiatique.
En Grèce, quelque 600 manifestants ont défilé à Athènes jusqu'à l'ambassade des Etats-Unis, aux cris de "Arrêtez la guerre maintenant", et "Que les tueurs américains sortent d'Irak".
En Italie, le chef de l'opposition de centre-gauche, Romano Prodi, adversaire de Silvio Berlusconi aux prochaines élections, a annoncé que ses partisans ne participeraient pas à la manifestation en raison des risques de violences.
Au Pakistan, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de grandes villes aux cris de "A bas les Etats-Unis". A Multan, dans la province du Punjab (est), des drapeaux américains ont été brûlés. "Nous sommes rassemblés pour dire à l'Amérique que nous voulons la paix, pas la guerre", a déclaré Babar Man, un dirigeant islamiste local.
Quelques heures auparavant, environ 500 personnes avaient manifesté dans les rues de Sydney, scandant "Mettez fin à la guerre maintenant" ou encore "Les troupes hors d'Irak". Le rassemblement était toutefois de faible ampleur, comparé aux manifestations de masse organisées dans le pays avant l'invasion de l'Irak.
Cette guerre "est un bourbier et une catastrophe humanitaire pour les Irakiens", a estimé Jean Parker, membre de la branche australienne de la coalition "Stop the War" à l'origine de la marche. "La seule façon d'avancer est de mettre un terme à l'occupation".
L'opposition à la guerre est particulièrement forte en Australie, qui a déployé 1.300 soldats en Irak ou dans les pays voisins. Lors d'une visite cette semaine à Sydney, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a été interpellée par des pacifistes qui l'ont accusée d'avoir "du sang sur les mains".
A Tokyo, environ 2.000 personnes ont défilé dans le centre-ville, portant des pancartes "Stop à l'occupation". "La guerre est illégale", a souligné Takeshiko Tsukushi, membre de l'organisation "World Peace Now", qui a participé à l'organisation du rassemblement. "Nous demandons le retrait immédiat."
En Corée du Sud, troisième contingent de soldats en Irak après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, jusqu'à 3.000 manifestants sont attendus dimanche à Séoul.
A Kuala Lumpur, en Malaisie, un rassemblement est également prévu près de l'ambassade des Etats-Unis.
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L'ONU [à la solde de l'EMPIRE US-OTAN] cautionne l'occupation US de l'Irak !!!
NATIONS UNIES (Reuters) - 15/6/6 - Agissant à la demande du "nouveau gouvernement de Bagdad" [sic], le Conseil de sécurité de l'Onu a autorisé la "force multinationale" [sic] sous commandement "américain" [US-OTAN] à rester en Irak jusqu'à la fin de 2006...
Le Conseil a pris sa décision après avoir entendu des rapports de l'ambassadeur américain John Bolton, du ministre irakien des Affaires étrangères Hochiar Zebari et de la secrétaire général adjointe de l'Onu, Angela Kane.
Evoquant les violences qui continuent d'embraser son pays, Zebari a déclaré au Conseil que le maintien de la coopération entre les forces irakiennes et la force multinationale restait nécessaire pour la sécurité des Irakiens "et critique pour atteindre l'objectif d'autosuffisance dans la défense de notre pays et dans la recherche de la paix".
Une résolution adoptée en novembre prolongeait le mandat de la force multinationale jusqu'à la fin de 2006 mais engageait le Conseil de sécurité à faire le point de la situation au plus tard le 15 juin. Selon la résolution, le Conseil pouvait mettre fin à tout moment au mandat si le gouvernement irakien le lui demandait - ce qui imposait le retrait de l'armée américaine.
Environ 130.000 soldats "américains" [états-uniens] sont déployés en Irak [occupent l'Irak], où ils forment l'essentiel de la "force multinationale" [sic]...
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"Big brother" is watching you, surtout si vous êtes pacifiste !
John Lennon ne représentait pas une menace, selon des documents du FBI,
mais il a néanmoins été surveillé, puis assassiné !
LOS ANGELES (AP) - 20/12/6 - Le FBI, la sûreté fédérale américaine, a remis les dix dernières pages de ses rapports de surveillance sur John Lennon à un historien américain, qui a engagé en 1981 une bataille juridique pour consulter ces documents confidentiels.
Selon ces rapports établis au début des années 1970, rien n'indique que l'ancien Beatle constituait une menace sérieuse, a expliqué l'historien Jon Wiener dans un entretien au "Los Angeles Times" paru mercredi.
Les dix pages remises à l'universitaire comportent un rapport sur les relations entre Lennon et les groupes pacifistes à Londres au début des années 70. Le FBI surveillait de près alors les activités de Lennon, subodorant des accointances avec quelque puissance étrangère hostile aux Etats-Unis.
Deux figures de proue de l'extrême-gauche britannique, d'après le FBI, cherchaient à obtenir le soutien financier du musicien pour la création à Londres d'un atelier-bibliothèque gauchiste. Il ne leur a pas donné d'argent, et il n'existe d'ailleurs pas de "preuve certaine" qu'il ait versé des fonds "à des fins subversives".
Jon Wiener a réclamé en 1981 ces documents, avec le projet d'écrire un livre sur l'ancien Beatle assassiné en décembre 1980 à New York par un "fan déséquilibré" [sic]. Le FBI lui a remis divers dossiers mais a refusé de lui en confier plusieurs autres, arguant de considérations de sécurité nationale.
"Nous voyons aujourd'hui que ces affirmations faites par le FBI depuis 25 ans étaient absurdes dès le départ", a souligné M. Wiener. Un juge avait ordonné en 2004 au FBI de remettre ces dossiers à l'universitaire, qui vient donc d'obtenir gain de cause.
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WASHINGTON (Reuters) - 28/1/7 - Au cri de "Ramenez nos soldats à la maison !", plusieurs dizaines de milliers d'Américains se sont rassemblés samedi devant le Capitole pour réclamer le retrait des forces engagées en Irak.
Elus et personnalités, telles que l'actrice Jane Fonda, égérie de la campagne contre la guerre du Viêtnam, se sont joints aux militants pacifistes, vétérans et autres proches de soldats venus faire pression sur le Congrès et le président George Bush.
"Lorsque je servais dans cette guerre, je pense que je le faisais honorablement. En fait, j'ai été envoyé à la guerre pour des motifs qui se sont révélés mensongers. Nous devons faire pression sur notre gouvernement et le contraindre à ramener les troupes à la maison!", a affirmé Garet Reppenhagen, un ancien tireur d'élite, sous les acclamations de la foule rassemblée sur le National Mall.
"Le silence n'est plus une option", a renchéri Jane Fonda, soulignant que sa dernière intervention lors d'une manifestation pacifiste remontait à 1973. "Je suis triste que nous ayons à faire ce genre de chose, que nous n'ayons pas tirer les leçons de la guerre du Viêtnam", a-t-elle insisté, acclamée plus fort encore.
Deux heures durant, les orateurs se sont succédé pour fustiger Bush et réclamer le rapatriement du corps expéditionnaire, dont les pertes dépassent aujourd'hui les 3.000 morts.
BUSH DÉTERMINÉ MALGRÉ L'HOSTILITÉ
Les manifestants, parmi lesquels se trouvait un groupe de proches de soldats tués en Irak portant les portraits de leurs défunts, ont ensuite défilé autour du Capitole, où siège le Congrès.
D'autres rassemblements sont prévus à travers le pays. Une vaste marche devait notamment avoir lieu à Los Angeles.
La cote de popularité de George Bush a atteint l'un des points les plus bas de sa présidence, notamment en raison de sa politique irakienne, et une large majorité de l'opinion désapprouve sa décision de dépêcher 21.500 hommes en renfort pour tenter de pacifier Bagdad. Il affirme néanmoins que rien ne le fera reculer.
Bush "comprend que les Américains souhaitent voir la fin de la guerre en Irak et c'est justement l'objectif de la nouvelle stratégie", a déclaré Gordon Johndroe, conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, interrogé au sujet de la manifestation.
La commission des Relations étrangères du Sénat a rejeté mercredi le plan Bush. La résolution non contraignante a été approuvée par 12 voix contre neuf, au lendemain du discours sur l'état de l'Union dans lequel le président a invité le Congrès à lui accorder davantage de temps pour agir.
Le texte doit être soumis, probablement la semaine prochaine, au vote de l'ensemble du Sénat.
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Euronews - 28/1/7 - Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées hier à Washington devant la Capitole. Soutenus par plusieurs stars hollywoodiennes, l'actrice Jane Fonda en tête, les manifestants espèrent pousser la nouvelle majorité démocrate du Congrès à ne pas financer la nouvelle stratégie de l'administration Bush en Irak, qui prévoit notamment d'envoyer plus de 20.000 soldats en renfort.
Un message relayé notamment par le révérend Jesse Jackson, défenseur des droits civiques : "Assez de morts. Il faut garder espoir. Assez d'argent. Il faut garder espoir. Ramenez les troupes à la maison. Il faut garder espoir".
Les manifestants ont également signé une pétition appelant le Congrès à voter le retrait immédiat des troupes.
D'autres manifestations de ce type ont eu lieu dans plusieurs villes à travers le pays, comme à Los Angeles, où des soldats ayant servi en Irak on pris la parole : "Dites leur que s'il veulent vous représenter, il faut mettre un terme à tout cela parce que ça ne marche pas. C'est terminé, nous avons perdu et il est temps de ramener les troupes à la maison avant que davantage ne soient tués dans un bain de sang inutile dont on ne peut pas sortir vainqueurs. Et c'est vous qui allez faire changer cela".
Le Sénat pourrait voter en février une résolution contre le plan de George Bush. Résolution qui reste non-contraignante...
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Le lieutenant Ehren K. Watada pendant une interview télévisée le 16 juin 2006
Une cour martiale américaine a commencé lundi à examiner le cas du lieutenant Ehren Watada, premier officier d'active à refuser de se rendre en Irak, et érigé en symbole par des associations pacifistes qui ont appelé à manifester en sa faveur.
Jeff Patterson
OBJECTION DE CONSCIENCE
USA : vaste mouvement de soutien pour un officier qui refuse d'aller en Irak
Par Fanny CARRIER
WASHINGTON (AFP) - 5/2/7 - Plusieurs associations pacifistes américaines appellent à manifester dans tout le pays pour soutenir le lieutenant Ehren Watada, premier officier d'active à refuser de se rendre en Irak, dont le procès s'ouvre lundi devant une cour martiale.
Le comité de soutien du lieutenant a organisé une journée de mobilisation autour de la base militaire où doit se dérouler le procès, à Fort Lewis (Etat de Washington, nord-ouest), à 70 km au nord de Seattle, et une vingtaine de rassemblements sont prévus de New York à Los Angeles, y compris devant la Maison Blanche.
Ehren Watada, 28 ans, engagé dans l'armée en 2003, a refusé en juin 2006 de partir avec son unité envoyée en Irak, exprimant publiquement ses objections de conscience. Il est poursuivi à la fois pour son refus et pour ses déclarations, qualifiées de "comportement impropre à un officier".
"En lisant la quantité de mensonges que l'administration Bush a utilisés pour déclencher et mener cette guerre, j'ai été choqué (...). Si le président (Bush) peut trahir ma confiance, il est temps pour moi de réexaminer ce qu'il me demande de faire", a déclaré le lieutenant selon l'acte d'accusation.
Ehren Watada, qui risque jusqu'à quatre ans de prison, est le premier officier de l'armée américaine à désobéir publiquement à un ordre de déploiement en Irak.
Selon Amnesty International, trois soldats américains non-gradés ont déjà été condamnés à des peines de 12 à 15 mois de prison pour avoir refusé de participer à ce conflit.
Alors que l'armée insiste sur le fait qu'un soldat doit respecter la chaîne de commandement et ne peut pas choisir sa guerre, le lieutenant Watada estime que la Constitution l'autorise à refuser un ordre illégal.
Le juge chargé de l'affaire a cependant déjà annoncé que la légalité de la guerre en Irak ne serait pas évoquée au procès, estimant que cette question n'était pas du ressort du judiciaire. Les débats porteront donc uniquement sur les faits -refus de partir et déclarations- que l'officier ne conteste pas, et sur la peine.
Pour pallier ce manque, plusieurs associations pacifistes ont organisé de fausses audiences ces derniers jours, mettant en scène des témoins expliquant que M. Bush a menti sur les raisons de la guerre et qu'il n'a pas respecté le droit international.
Le lieutenant Watada, assigné à un travail de bureau à Fort Lewis en attendant l'ouverture de son procès, a aussi reçu le soutien de nombreuses personnalités, selon le site internet de son comité de soutien.
"J'admire votre geste courageux et moral. Dans la tradition chrétienne, l'éthique insiste sur la primauté absolue que chacun doit accorder à sa conscience. C'est un impératif catégorique", a écrit Mgr Desmond Tutu, prix Nobel de la paix sud-africain.
"Si un patriote est celui qui aime et défend son pays, alors Ehren Watada est vraiment un patriote, parce qu'il refuse de participer à une guerre qui fait souffrir le peuple irakien et qui augmente la menace de souffrances pour les Américains", a ajouté l'actrice militante Susan Sarandon.
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La «Diabolisation» des Musulmans et la Bataille pour le Pétrole
Michel Chossudovsky
14/02/2007
source : Planete non-violence
www.planetenonviolence.org
Iran
A travers l'histoire, les guerres de religion ont servi à dissimuler les intérêts économiques et stratégiques derrière la conquête et l'invasion de terres étrangères. Les guerres de religion étaient invariablement combattues avec en vue de s'assurer le contrôle des routes commerciales et des ressources naturelles.
Les croisades qui se sont déroulées du 11e au 14e siècles sont souvent présentées par les historiens comme «des séries continues d'expéditions militaro-religieuses de chrétiens européens dans l'espoir d'arracher la Terre Sainte des mains des turcs infidèles».
L'objectif des croisades, cependant, avait peu de chose à voir avec la religion. Les croisades consistaient principalement, par le biais d'actions militaires, à défier la domination des sociétés commerçantes musulmanes qui contrôlaient les routes commerciales à l'est.
La «Guerre Juste» a soutenu les croisades. La guerre était menée avec le soutien de l'Eglise Catholique, agissant comme un instrument de propagande religieuse et d'endoctrinement, utilisés pour enrôler partout en Europe des milliers de paysans, de serfs et de vagabonds urbains.
Croisade Américaine en Asie Centrale et au Moyen Orient
Aux yeux de l'opinion publique, posséder «une cause just » pour mener une guerre est central. Une guerre est dite Juste si elle est conduite sur des bases morales, religieuses, éthiques.
La Croisade de l'Amérique en Asie Centrale et au Moyen Orient n'est pas une exception. La «guerre contre le terrorism » se propose de défendre le territoire national américain et protéger le «monde civilisé». Elle est définie comme «une guerre de religion», un «clash des civilisations» alors qu'en fait le principal objectif de cette guerre c'est de s'assurer le contrôle et la propriété par les multinationales des immenses richesses en pétrole de la région tout en imposant sous l'égide du FMI et de la Banque Mondiale (maintenant sous la direction de Paul Wolfowitz) la privatisation des entreprises publiques et le transfert des avoirs économiques du pays dans les mains du capital étranger.
La théorie de la guerre juste soutient que la guerre est une «opération humanitaire». Elle sert à camoufler les vrais objectifs de l'opération militaire, tout en fournissant une image morale, de principes, pour les envahisseurs. Dans sa version contemporaine, elle appelle à l'intervention militaire sur des bases éthiques et morales contre les «états voyou » et les «terroristes islamique » qui menacent la mère patrie.
Posséder une «cause juste» pour mener une guerre est central pour l'administration Bush, pour justifier l'invasion et l'occupation, à la fois de l'Afghanistan et de l'Irak.
Enseignée dans les écoles militaires US, une version moderne de la théorie de la «Guerre Juste » a été intégrée dans la doctrine militaire US. La «guerre contre le terrorisme» et la notion de «prévention» se fondent sur le droit à «l'auto défense». Ils définissent «quand il est autorisé de mener une guerre : jus ad bellum.»
Jus ad bellum permet d'établir un consensus au sein des structures de commande des forces armées. Cela sert aussi à convaincre les troupes que l'ennemi est «le mal» et qu'ils se battent pour une «juste cause». Plus généralement, la théorie de la Guerre Juste dans sa version moderne d'aujourd'hui est partie intégrante de la propagande de guerre et de la désinformation des médias, exercée pour gagner le soutien du public pour un agenda guerrier.
La Bataille pour le Pétrole. Diabolisation de l'Ennemi
La guerre construit un agenda humanitaire. A travers l'histoire, de tout temps on a utilisé la diffamation de l'ennemi. Les Croisades consistaient en la diabolisation des turcs comme infidèles et hérétiques, dans le but de justifier une action militaire.
La diabolisation sert des objectifs géopolitiques et économiques. Il en est ainsi de la campagne contre «le terrorisme islamique» (qui est soutenu clandestinement par les renseignements US) qui soutient la conquête de la richesse pétrolière. Le terme « islamo fascisme » sert à dégrader les politiques, les institutions, les valeurs et le tissu social des sociétés musulmanes, tout en affirmant que la seule alternative pour ces pays ce sont les principes de « démocratie occidentale » et de « libre marché ».
La guerre menée par les US dans la région élargie du Moyen Orient et de l'Asie Centrale, consiste à obtenir le contrôle de plus de 60% des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. Les géants pétroliers anglo-américains cherchent aussi à obtenir le contrôle des routes des pipelines du pétrole et du gaz sortant de la région (voir carte et tableau sur l'article original en anglais).
Les pays musulmans inclus l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, le Yémen, la Libye, le Nigeria, l'Algérie, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, la Malaisie, l'Indonésie, le Brunei, possèdent 66,2 et 75,9 % de la totalité des réserves en pétrole, tout dépend de la source et de la méthodologie de l'estimation (lien vers le tableau www.eia.doe.gov/emeu/international/reserves.html).
Par contraste, les Etats-Unis ont à peine 2 % du total des réserves de pétrole. Les pays occidentaux inclus les principaux producteurs de pétrole (Canada, US, Norvège, Grande Bretagne, Danemark et Australie) contrôlent approximativement 4 % du total des réserves de pétrole. Selon une estimation alternative du Oil and Gas Journal, qui inclut le pétrole des sables du Canada, ce pourcentage pourrait être de l'ordre de 16,5 %. (Voir tableau sur article original)
La part la plus grande des réserves mondiales de pétrole s'étend dans une région qui va (nord) de la pointe du Yémen jusqu'au bassin de la mer Caspienne et (est) de la côte est de la méditerranée jusqu'au Golfe Persique. Cette région élargie, Moyen Orient – Asie Centrale qui est le théâtre de la « guerre contre le terrorisme » menée par les US englobe selon les estimations du World Oil plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole (voir tableau sur l'article original) .
L'Irak a 5 fois plus de pétrole que les US
Les pays musulmans possèdent au moins 16 fois plus de pétrole que les pays occidentaux.
Las pays non musulmans qui possèdent les plus importantes réserves de pétrole sont le Venezuela, la Russie, le Mexique, la Chine et le Brésil (voir tableau sur l'article original)
La Diabolisation s'applique à un ennemi qui possède ¾ des réserves de pétrole mondiales. « L'Axe du Mal », les « états voyous » les « nations en échec » les « terroristes islamiques »: la diabolisation et la diffamation sont les piliers idéologiques de la « guerre contre le terrorisme » des Etats-Unis. Ils servent de casus belli pour mener la bataille pour le pétrole.
La Bataille pour le pétrole nécessite de diaboliser ceux qui possèdent le pétrole. L'ennemi est caractérisé comme démoniaque, pour justifier une action militaire incluant des massacres en masse de civils. La région Moyen Orient – Asie Centrale est lourdement militarisée (voir carte sur l'article original). Les champs de pétrole sont encerclés par les navires de guerre de l'OTAN stationnés dans l'est méditerranéen (comme faisant partie d'un opération de maintien de la paix de l'ONU), des groupes de porte avions d'attaque et des escadrons de navires de guerre dans le Golfe Persique et la mer d'Arabie sont déployés dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».
L'objectif ultime, combinant une action militaire, des opérations clandestines des services de renseignements, et la guerre de propagande, c'est de casser la fabrique nationale et transformer des pays souverains en territoires économiques ouverts, où les ressources naturelles peuvent être pillées et confisquées sous la supervision du « marché libre ». Ce contrôle s'étend aussi aux corridors stratégiques des pipelines pétroliers et gaziers (par ex. l'Afghanistan).
La Diabolisation est une opération de SPYOPS, utilisée pour influencer l'opinion publique, et construire un consensus en faveur de la guerre. La Guerre Psychologique est directement sponsorisée par le Pentagone, et l'appareil de renseignements US. Cela ne se limite pas à assassiner ou exécuter les dirigeants des pays musulmans, cela s'étend à des populations entières. Cela vise aussi les populations musulmanes en Europe occidentale et en Amérique du nord. Cela a pour but de briser la conscience nationale et la capacité à résister à l'envahisseur. Elle dénigre l'Islam. Elle crée des divisions sociales. Elle a pour but de diviser les sociétés au niveau national et finalement de provoquer une «guerre civile». Tandis qu'elle crée un environnement qui facilite l'appropriation directe des ressources des pays, en même temps, elle induit un retour de bâton, créant une nouvelle conscience nationale, développe une solidarité inter ethnique, rassemble les personnes pour se confronter à l'envahisseur.
C'est important de noter que l'incitation aux divisions sectaires et aux «guerres civiles» est vue sous l'angle de redessiner la carte du Moyen Orient ou on prévoit de démanteler certains pays et de les transformer en territoires. La carte du Nouveau Moyen Orient bien que non officielle, a été utilisée par l'Académie Nationale de Guerre US. Elle a été récemment publiée dans le Armed Forces Journal (juin 2006). Sur cette carte, des états nations sont démantelés, des frontières internationales sont redéfinies suivant des lignes sectaires ethniques, largement en accord avec les intérêts des géants du pétrole anglo américains (voir sur l'article original). La carte, a aussi été utilisée dans le cadre d'un programme d'entraînement d'un Collège de Défense de l'OTAN pour de hauts officiers militaires.
Le Pétrole se trouve en Terres Musulmanes
Le pétrole se trouve en Terres Musulmanes. La diffamation de l'ennemi fait partie de la géopolitique énergétique de l'Eurasie. C'est une fonction directe de la distribution géographique des réserves mondiales de pétrole et de gaz. Si le pétrole était dans des pays principalement peuplés de Bouddhistes ou d'Indous, on pourrait s'attendre à ce que la politique étrangère US soit dirigée contre les Bouddhistes et les Hindous, qui seraient aussi l'objet de diffamation.
Au Moyen Orient, théâtre de guerre, l'Iran et la Syrie, qui font partie de «l'Axe du Mal» sont les prochaines cibles selon les déclarations officielles des US.
Les « guerres civiles » sponsorisées par les US ont aussi été menées dans plusieurs autres régions stratégiques pétrolières et gazières, dont le Nigeria, le Soudan, la Colombie, la Somalie, le Yémen, l'Angola, sans oublier la Tchétchénie et plusieurs républiques de l'ex Union Soviétique. Des « guerres civiles » qui se déroulent actuellement, sponsorisées par les US et qui comprennent souvent l'envoi d'un soutien clandestin de groupes paramilitaires, ont été suscitées dans la région du Darfour au Soudan, de même qu'en Somalie. Le Darfour possède de vastes réserves de pétrole. En Somalie, des concessions lucratives ont été accordées à 4 géants du pétrole anglo américains.
Selon des documents obtenus par The Times, presque 2/3 des réserves de la Somalie ont été alloués aux géants du pétrole américain Conoco, Amoco (maintenant faisant partie de BP) Chevron et Philips les dernières années avant que le président de Somalie pro américain Mohamed Siad Barre soit renversé et la nation plongée dans le chaos en janvier 1991. Selon des sources industrielles, les compagnies qui ont des droits sur les concessions les plus prometteuses espèrent que la décision de l'Administration Bush d'envoyer des troupes US pour protéger l'aide arrivant par bateau à la Somalie aideront aussi à protéger leurs multi milliards de dollars d'investissements là bas. (Voir « América's Interests in Somalia, Global Research, 2002).
Mondialisation et la Conquête des Ressources Energétiques Mondiales
La diabolisation collective des musulmans, incluant la diffamation de l'Islam, appliquée mondialement, constitue au niveau idéologique, un instrument de conquête des ressources énergétiques mondiales. Cela fait partie de mécanismes économiques et politiques plus larges, qui sous tendent le Nouvel Ordre Mondial.
Michel Chossudovsky 4 janvier 2007
Source et Copyright Global Research
Traduction bénévole : Mireille Delamarre pour planetenonviolence.org
Intitulé de l'article en anglais : The "Demonization" of Muslims and the Battle for Oil
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EN DÉPIT DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
L'UMP & le PS (Mme Alliot-Marie et Mme Ségolène Royal)
MAIN DANS LA MAIN POUR POURSUIVRE
UNE POLIQUE MILITARISTE SIONISTE !
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Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie,
se félicite de l'engagement de Mme Royal à maintenir l'effort de défense
PARIS (AFP) - 6/3/7 - Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a vu lundi un "énorme progrès" dans l'engagement de la candidate socialiste Ségolène Royal de consacrer 2% du produit intérieur brut au budget de la défense.
"Il y a un énorme progrès entre l'engagement que Mme Royal prend de consacrer 2% du produit intérieur brut à la défense, si c'est respecté, par rapport à ce qu'a fait M. Jospin lorsqu'il a sacrifié 20% de la précédente loi de programmation militaire", a-t-elle déclaré à la presse.
"Sur le problème global du budget, il y a une grande satisfaction de ma part de voir que ce que je dis depuis un certain temps a été retenu", a renchéri le ministre, estimant que "cela change par rapport à ce que disaient et faisaient les socialistes dans le passé".
Elle a cependant jugé que la candidate PS devait encore "creuser" un certain nombre de sujets, citant le second porte-avions" et fustigeant son "attitude sur les instances représentatives de militaires".
Cette "forme de syndicalisation, si j'ai bien compris, ne saurait en aucun cas retenir mon attention ni mon approbation", a-t-elle déclaré.
La candidate socialiste a présenté samedi ses orientations sur la défense alors que Nicolas Sarkozy le fera mercredi.
A propos du second porte-avions, Mme Royal a rappelé sa position, à savoir que ce projet "peut se réaliser en coopération avec les Britanniques", mais que "les discussions engagées (...) ne permettent pas encore d'envisager aujourd'hui avec certitude" cette construction.
"Un gouvernement de fin de mandat ne saurait, en démocratie, vouloir rendre "irréversible", comme je l'entends dire (...), un programme qui incombera entièrement à son successeur", avait-elle ajouté.
Pour sa part, Mme Alliot-Marie, interrogée sur la commande symbolique des catapultes qu'elle avait annoncée en décembre pour "début 2007", a assuré qu'elle ne "ferait jamais rien qui soit irresponsable".
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Bombardiers Mirages en Centrafrique ou en Afghanistan obligent,
"La France n'est pas une puissance pacifiste, c'est une puissance "pacifique" [sic] !
Défense : Mme Ségolène Royal propose le changement dans la continuité
PARIS (AP) - 6/3/7 - Ségolène Royal précise ses intentions en matière de défense. Dans un discours-programme sur le sujet, la candidate socialiste à l'élection présidentielle s'est engagée samedi à "maintenir" l'effort à son niveau actuel tout en l'adaptant aux menaces d'aujourd'hui.
La candidate, accusée par les amis de Nicolas Sarkozy de ne pas avoir les capacités suffisantes pour endosser le costume de chef des armées, était attendue sur ces questions au coeur de la fonction présidentielle. Elle a développé dans un discours de 40 minutes une vision globalement dans la continuité des grandes orientations de la politique française de défense.
"Je veux incarner la continuité de l'unité nationale car je sais que la République est la force de la France. Sans unité nationale, il n'y a pas de politique de défense crédible et durable", a-t-elle rappelé. Visant sans le nommer Nicolas Sarkozy -qui organise justement mercredi une "journée défense"-, elle a estimé que "c'est toujours une faute pour qui brigue l'investiture suprême que de semer la discorde dans notre société, stigmatisant les uns, communautarisant les autres".
Ségolène Royal s'est ainsi engagée à "maintenir à son seuil de crédibilité" la force de dissuasion nucléaire, "outil indispensable de notre indépendance politique et diplomatique", promettant de mener à bien le renouvellement des vecteurs, notamment le sous-marin nucléaire lance-engins (SNLE) de nouvelle génération. Elle a cependant annoncé le lancement d'un "chantier de réflexion ouverte" pour préparer l'après-2015, date-limite des programmes actuels.
Globalement, la candidate socialiste s'est engagée comme M. Sarkozy à maintenir à son niveau actuel de 2% du PIB l'effort de défense pour permettre à la France de faire face aux nouvelles menaces de la prolifération ou du terrorisme.
Elle a cependant prôné une "adaptation" de l'effort aux "réalités d'aujourd'hui et de demain". "Nous ne pouvons nous contenter de perpétuer des programmes conçus dans un contexte devenu obsolète", a-t-elle lancé, proposant une "réévaluation permanente en fonction des menaces réelles" et une "hiérarchisation" des programmes.
Dans ce cadre, elle a souhaité qu'un nouveau livre blanc de la défense soit élaboré pour préparer les choix nécessaires. Le précédent remonte à 1994.
Mme Royal s'est de nouveau interrogée sur la nécessité d'un deuxième porte-avions. "La défense nationale ne signifie pas la multiplication sans discernement d'opérations extérieures qui peuvent être fort éloignées de nos intérêts directs", a-t-elle noté.
Mais elle n'a pas tranché pour autant le débat. "La présence permanente en mer d'un porte-avions est un objectif qui peut se réaliser en coopération avec les Britanniques", a-t-elle dit.
Dans le prolongement de François Mitterrand, la candidate socialiste a insisté sur la nécessité de construire une défense européenne, notamment par un "effort collectif et soutenu" en matière de recherche et d'équipements, afin d'"équilibrer la relation transatlantique".
Elle a fait preuve de plus d'originalité sur sa dernière priorité, "renouveler la confiance entre les citoyens et la défense".
Cette fille de militaire a ainsi promis un "plan d'ensemble de soutien de la condition sociale des militaires et de leur famille" et souhaité la généralisation des élections dans les instances de concertation au sein des armées.
Elle s'est aussi engagée à associer étroitement le Parlement aux décisions de défense, notamment en matière de renseignement et d'opérations extérieures.
Ségolène Royal a enfin plaidé pour un renforcement du lien armée-nation en repensant l'enseignement de défense à l'école et à l'université et en renforçant le contenu civique des Journées d'appel de préparation à la défense (JAPD).
La candidate socialiste est en revanche restée floue sur le caractère facultatif ou obligatoire du service civique qu'elle propose.
"La France n'est pas une puissance pacifiste, c'est une puissance pacifique [sic]. Elle ne menace personne mais ne baissera pas la garde devant "les nouvelles menaces" [islamistes, je suppose !], a conclu Mme Royal.
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La Bolivie : un état explicitement PACIFISTE,
pas comme la France de Mme Royal (voir ci-dessus) ou du sieur Sarkozy !
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Le capitalisme est "le pire ennemi de l'humanité", selon Evo Morales
LA PAZ (AP) - Evo Morales, premier président indien de Bolivie, a qualifié mardi le capitalisme de "pire ennemi de l'humanité".
"Les compagnies transnationales provoquent toujours des conflits pour accumuler du capital, et l'accumulation de capital dans quelques mains n'est pas une solution pour l'humanité", a déclaré le président bolivien lors d'une conférence d'intellectuels de gauche à La Paz. "Et je suis donc arrivé à la conclusion que le capitalisme est le pire ennemi de l'humanité".
Elu en décembre 2005 pour un mandat de cinq ans sur un programme de défense des populations opprimées, Evo Morales a depuis nationalisé l'industrie du pétrole et du gaz naturel en vue de redistribuer les richesses tirées de ce rachat.
Il a convoqué l'Assemblée constituante en août dernier, lui donnant un an pour réécrire la Constitution afin d'y inscrire les droits de la majorité indienne longtemps opprimée.
Il a indiqué mardi que la nouvelle constitution déclarait la Bolivie comme un Etat pacifiste refusant explicitement la guerre. "Plutôt que fabriquer de nouvelles armes et balles pour tuer la race humaine, nous devrions nous concentrer sur une production de nourriture plus forte", a-t-il déclaré.
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Cindy Sheehan rejoint le «Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes
de l’Agent Orange et au procès de New York» (CIS)
par André Bouny
Mondialisation.ca, Le 10 juillet 2007
Une victime de la guerre en Irak vient soutenir celles du Viêt Nam. Bienvenue « Peace Mom » !
La veille de son anniversaire, le 9 juillet 2007, Cindy Sheehan rejoint le CIS.
Elle est née le 10 juillet 1957, à Los Angeles. Son fils, Casey, était un soldat US de 24 ans tué dans une rue de Sadr City en Irak, le 4 avril 2004 avec sept de ses compagnons, cinq jours après son arrivée.
Depuis ce jour funeste, cette mère de quatre enfants devient une activiste pacifiste.
Membre du parti démocrate, elle devient l’égérie du mouvement contre la guerre en Irak et des mouvements pacifistes états-uniens.
Elle rencontre avec d’autres familles en deuil le président George W. Bush en juillet 2004. Elle dit que cet entretien reste une des expériences les plus dégoûtante de sa vie.
Cindy fonde alors « Gold Star families for peace », une association de parents de soldats tués en Irak.
Le 6 août 2005, Cindy attire l’attention sur elle en campant 26 jours à Crawford devant le ranch du président George W. Bush, au Texas. Cindy demande à le rencontrer une seconde fois. Le président des Etats-Unis d’Amérique refuse. Cependant, ses conseillers la reçoivent. Cindy parvient à faire de son campement un rassemblement contre la guerre où des acteurs d’Hollywood, des chanteurs, des personnalités religieuses, des vétérans et des membres du Congrès viennent la soutenir. L’action de Cindy déclanche les passions et ses adversaires la qualifient de « psycho-garce » tandis qu’elle demande la paix.
Elle est alors lâchée par bon nombre de ses proches.
Fin 2005, elle campe ponctuellement près de la Maison Blanche, participe aux manifestations pour le retrait d’Irak, fait une tournée de conférences. Elle est arrêtée plusieurs fois.
Certains lui reprochent d’avoir accepté l’invitation de Hugo Chavez au Forum social mondial ainsi que certaines déclarations, comme celle où elle dit que George W. Bush est un terroriste pire que Oussama Ben Laden.
En janvier 2006, elle est expulsée du Capitole avant que George W. Bush prononce un discours, car elle porte un tee-shirt sur lequel est écrit « 2 245 morts. Combien encore ? »
Icône du mouvement anti-guerre aux Etats-Unis d’Amérique, Cindy Sheehan participe à des émissions de radio et de télévision aux Amériques, en Europe ou en Australie.
Puis Cindy achète un terrain en face du ranch de George W. Bush et y vient chaque fois que le président est à Crawford. Elle réclame la destitution du président.
En 2007, elle se rend «illégalement » à Cuba -soumis à l’embargo états-unien- où elle réclame la fermeture de Guantanamo.
Cindy Sheehan et Nancy Pelosi,
présidente de la Chambre des Représentants
Le Trésor américain fait alors une enquête sur son association et relève des irrégularités…
Déçue par le comportement des parlementaires démocrates qui votent les budgets militaires, elle quitte le parti.
Le 28 mai 2007, exténuée et ruinée, elle renonce au combat entrepris au lendemain de la mort de son fils. Elle écrit une longue lettre intitulée «Bon débarras, racoleus».
«Au revoir, Amérique… tu n’es pas le pays que j’aime (…) je ne peux faire de toi ce que tu ne veux pas être»
Dimanche 8 juillet 2007, Cindy Sheehan annonce qu’elle se présentera l’année prochaine contre l’actuelle présidente de la Chambre des Représentants si celle-ci ne soumet pas une demande de procédure de destitution (impeachment) contre le président George W. Bush.
Le combat reprend…
André Bouny, père d’enfants vietnamiens, préside le «Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange et au procès de New York» (CIS).
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WASHINGTON - AP - 24/7/7 - Cindy Sheehan, la mère d'un soldat tué en Irak devenue l'égérie du mouvement pacifiste américain, a été arrêtée "pour trouble de l'ordre public" [sic] lundi devant le Congrès à Washington, après avoir annoncé qu'elle se présenterait l'année prochaine contre la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi en raison de son refus de lancer une procédure de destitution contre George W. Bush.
Cindy Sheehan a été interpellée après avoir passé plus d'une heure dans le bureau du représentant John Conyers, à qui elle a demandé de lancer une procédure de destitution ("impeachment") contre George W. Bush et son vice-président Dick Cheney pour leur décision d'engager la guerre contre l'Irak en 2003.
John Conyers préside la Commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a autorité pour lancer la procédure.
"Les démocrates ne vont pas demander des comptes à cette administration, donc nous devons demander des comptes aux démocrates", a déclaré la "Peace Mom" à l'issue de son entretien avec John Conyers. "Et je compte bien accélérer le mouvement et me présenter contre Nancy Pelosi".
Cindy Sheehan avait annoncé il y a deux semaines qu'elle se présenterait en 2008 en tant qu'indépendante au siège de représentant de San Francisco aujourd'hui occupé par Nancy Pelosi, si cette dernière ne demandait pas officiellement la destitution du chef de la Maison Blanche d'ici le 23 juillet, date d'arrivée à Washington d'une tournée de 13 jours du mouvement de Sheehan à travers les Etats-Unis.
Quarante-cinq de ses partisans ont également été arrêtés lundi. Le sergent Kimberley Schneider, porte-parole de la police du Capitole, a indiqué que les manifestants pourraient être libérés après paiement d'une caution de 50 dollars (36 euros) chacun. AP
Source : ALTER INFO
Par Sorcha Faal, le 7 août 2007
Un rapport des forces nucléaires stratégiques de Russie rapporte aujourd'hui que les militaires des États-Unis ont «lâché» sur le monde une nouvelle arme dévastatrice qu'ils évaluent à plus de 1,4 million de livres (plus de 635.000 tonnes) [1], à la conception similaire à Massive Ordnance Air Blast Bomb [2] de 21.000 livres faite exploser en Floride le 11 mars 2003 avant l'invasion de l'Irak.
Les analystes militaires russes théorisent actuellement que cette énorme explosion était un essai de la technologie baptisée «Divine Strake» que les États-Unis avaient projeté de faire exploser l'année dernière, en 2006, sur leur périmètre de tests nucléaires au Nevada, mais en ont été empêché par le tollé de leurs citoyens, projetant de s'en servir contre les installations nucléaires de l'Iran.
Ce rapport déclare que cette énorme explosion a été détectée la première fois par le satellite Russe Cosmos-2422 HEO (à orbite fortement elliptique, conçu pour la détection des missiles balistiques US) à l'heure universelle 08:48:40 le 6 août 2007 sur le périmètre de test du Terrain d'Essai de Dugway (DPG pour Dugway Proving Ground) en Utah, ce qui correspond exactement à l'heure d'un tremblement de terre de magnitude 3,9 survenu exactement au même endroit.
Sur le périmètre de test du Terrain d'Essai de Dugway en Utah nous pouvons lire :
La mission de Dugway est de tester les systèmes de défense biologique et chimique US et alliés ; de réaliser les tests de survie du matériel de défense chimique, biologique, nucléaire ; de fournir un soutien aux conventions des armes chimiques et biologiques ; et d'exploiter et de maintenir une installation pour supporter les missions de tests.
Dugway est situé à environ 80 milles (128 Km) à l'ouest-sud-ouest de Salt Lake City en Utah dans le Comté de Tooele. Le DPG, couvrant 798.855 acres (environ 319.542 hectares ou 319 Km carrés), est situé dans le désert du Grand Lac Salé, à environ 85 milles (136 Km) au sud-ouest de Salt Lake City en Utah. Entouré sur trois côtés par des chaînes de montagne, le terrain d'essai se diversifie depuis le niveau des plaines de sel en dunes de sable éparses et en montagnes accidentées.
Pour le désastre minier provoqué par cette énorme explosion nous pouvons lire ce qui est raconté dans les nouvelles d'Associated Press :
Lundi, des centaines de sauveteurs luttaient contre la chute de roches et de débris dans une course désespérée pour atteindre les six mineurs emprisonné à 1.500 pieds (460 mètres) sous terre par un effondrement si puissant que les autorités ont mis en doute qu'il ait été provoqué par un tremblement de terre. La mine est construite dans une montagne de la Manti-La Sal National Forest accidentée, à 140 milles (225 Km) au sud de Salt Lake City, dans une région peu peuplée.
Comme les chefs de guerre US continuent leur marche vers une guerre mondiale totale, le président Poutine a ordonné le renforcement immédiat des défenses Russes :
Le 6 août la Russie a déployé son plus perfectionné système de missile antiaérien, le S-400, dans la ville d'Elektrostal à environ 50 kilomètres à l'est de Moscou.
La Russie commencera à produire un missile balistique intercontinental pour sa nouvelle génération de sous-marins nucléaires car elle se sent obligée de contrer le système de missiles de défense proposé par les États-Unis en Europe de l'Est.
Pour la première fois depuis la chute du Rideau de Fer, la Russie projette d'exploiter de nouveau les ports de Tartus et de Latakia en Syrie comme bases permanentes de la Marine Russe dans le bassin Méditerranéen...
Il n'y a pas d'indice sérieux que les étasuniens eux-mêmes se rendent compte des véritables événements entourant ce test d'explosion massive car leurs services de propagande médiatiques, comme nous l'avons vu de nombreuses fois, ont imposé ce qu'ils appellent un «black-out médiatique» conçu pour ne pas révéler à leurs citoyens la connaissance réelle, et catastrophique, des plans de guerre qui leur font face à tous.
Il est plus qu'intéressant pour nous de constater aussi, qu'exactement comme pour les événements amenant l'instigation de la guerre par l'Occident, contre l'Orient, en 2001, qui furent précédés par le sacrifice rituel de millions de bovins et d'ovins au Royaume-Uni, à cause de ce qu'ils prétextèrent être une épizootie de fièvre aphteuse, avant le 11 septembre 2001 (9/11), nous voyons aujourd'hui devant nous la quasi répétition de ces événements avec le récit du nouveau déclenchement de cette maladie en Grande-Bretagne. [3]
Comme nos avertissements à l'Occident en 2001 ont été ignorés pendant que le bûcher sacrificiel du bétail et des moutons allumait les cieux des USA, l'héritier spirituel de la Grande-Bretagne, nous pensons que nos avertissements aujourd'hui tomberons dans les oreilles de sourds alors que les battements des tambours de guerre montent plus fort en ce jour dans la nation autrefois libre des États-Unis.
Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1027.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
Notes du traducteur
1- Peut-on supposer que l'auteur fait référence à la mesure d'une explosion développant la puissance équivalente à 635 kilotonnes de TNT ?
2- La GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast Bomb (abrégé en anglais par MOAB, et que l'on peut traduire par bombe de destruction massive par souffle») est une bombe de 9,5 tonnes guidée par GPS et par un gyroscope. Étant donné sa taille, seul un avion de transport peut la larguer (un C-130 jusqu'ici) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massive_Ordnance_Air_Blast_Bomb
3- La fièvre aphteuse, autrefois connu comme une maladie facile à soigner, ne serait dangereuse ni pour les animaux, ni pour l'homme. Depuis les holocaustes animaux en Angleterre, de nombreux sites Internet ont répercuté cette information, se demandant pourquoi les traitements anciens ne sont tout simplement pas appliqués au lieu d'abattre les animaux en masse. Voir par exemple l'article de BioGassendi, qui parle d'une maladie bénigne :
http://biogassendi.ifrance.com/editobiofr20aphteuse.htm
*
Les Etats-Unis détiennent une bombe de grande puissance de 14 tonnes capable d'atteindre des objectifs profondément enfouis sous la terre, qui pourrait être utilisée lors des frappes contre les sites nucléaires iraniens, ses caractéristiques dépassant celles d'une bombe à implosion récemment testée en Russie.
"Nous possédons une nouvelle bombe super-lourde à grande pénétration de 30.000 livres (14 tonnes), qui peut réellement s'infiltrer n'importe où", a déclaré mercredi à la chaîne "Fox" le président du Conseil d'experts du comité non-gouvernemental de politique à l'égard de l'Iran (Iran Policy Commitee), l'ancien chef d'état-major adjoint de l'US Air Force, le général-lieutenant à la retraite Thomas McInerney.
"La bombe russe a été larguée depuis un avion, ce n'est pas une bombe à grande pénétration. Nous possédons une telle bombe. Je ne peux pas dévoiler quelle profondeur elle peut atteindre, mais l'Iran ne possède pas d'abri capable de protéger contre une telle arme", a-t-il ajouté.
M. McInerney, commentant l'information diffusée la veille par la chaîne télévisée Fox concernant le début de l'examen dans les couloirs de la Maison blanche des scénarios militaires concernant d'éventuelles frappes contre l'Iran, a déclaré que suite à la décision allemande de s'opposer aux sanctions à l'encontre de l'Iran, les Etats-Unis n'avaient "plus le choix".
"Ils (les Allemands) nous ont obligés à passer à la phase militaire", a ajouté l'ancien chef d'état-major.
Décrivant différents scénarios vraisemblables d'action militaire conte l'Iran, M. McInerney a annoncé qu'une campagne aérienne de grande envergure de bombardement de l'Iran était à son avis la plus adaptée.
Selon lui, un tel bombardement serait au départ mené par "65 ou 70 avions, construits selon la technologie "Stealth" ainsi que 400 avions classiques".
"Cette campagne aérienne de 48 heures est destinée à atteindre et à détruire les 2.500 sites nucléaires et les ouvrages de défense antiaérienne d'Iran, ses forces aériennes et navales, ses missiles de riposte "Shahab-3", ainsi que son commandement, a déclaré le militaire.
Le général à la retraite McInerney est une figure connue des milieux conservateurs de Washington et dirige le Conseil d'experts, dont sont également membres l'ex-directeur de la CIA James Woolsey, les anciens vice-secrétaires d'Etat William Nitze et Richard Schiffer, ainsi que l'ancien porte-parole du ministre américain de la Défense pour les négociations concernant le contrôle sur les armements en Europe Raymond Tanter.
Les commentaires de M. McInerney font suite à la diffusion par la chaîne Fox mardi d'une information selon laquelle l'administration Bush étudierait les plans d'éventuelles frappes aériennes contre l'Iran dans les huit-dix mois à venir, liés à la conviction de Washington d'avoir subi un échec diplomatique dans ses efforts de règlement du problème nucléaire iranien.
*par Felicity Arbuthnot
Mondialisation.ca, Le 6 aout 2007
La Grande Bretagne est le seul pays européen où il est légal de recruter des jeunes de moins de 18 ans, (majoritairement issus de milieux défavorisés), pour en faire des enfants soldats.
Photo : Copyright www.ssaw.org.uk
Le nouveau premier ministre britannique Gordon Brown, a annoncé une « guerre contre la pauvreté » aux Nations Unies le 31 juillet, visant à « éradiquer les grands maux de notre temps – l'illettrisme, la maladie, la pauvreté, la dégradation de l'environnement et le sous développement. » Ceci vient de l'homme qui a oublié de mentionner précisément que, alors qu'il occupait le poste de Chancelier de l'Echiquier, il avait signé les chèques pour l'implication de la Grande Bretagne dans l'éradication de tout ce que l'on peut appeler la normalité (en Irak ndlt). Les horreurs ont été balayées et ces énormités sont passées inaperçues lors de la rencontre Bush-Brown à Camp David, et la visite de Brown à l'ONU.
Brown bien sûr est resté silencieux, à la fois dans l'opposition, et depuis qu'il est devenu Chancelier en 1997, sur l'un des « grands maux de notre époque » l'holocauste silencieux constitué par les 13 ans d'embargo sur l'Irak – et il n'y a eu aucun grincement de sa part en ce qui concerne ce qui est devenu un génocide depuis l'invasion illégale de 2003. Peut on décrire autrement le million de morts et les 4 millions de déplacés et le fait qu'un tiers de la population vit dans la pauvreté absolue ? Aucune lueur de compassion de la part d'un homme qui a vu l'un de ses bébés perdre son combat pour la vie, par une étincelle de sympathie pour les terribles souffrances des autres de la part d'un homme dont le petit garçon souffre de graves problèmes de santé – pour qui il peut demander les meilleurs des traitements, tandis qu'en Irak, en Afghanistan, en Palestine, des parents contemplent leurs enfants, désespérés le cœur brisé et traumatisés parce que pratiquement rien n'est disponible.
L'homme qui veut «éradiquer les grands maux de notre époque…» qui se focalise spécialement sur l'Afrique (de façon paternaliste en quelque sorte du type «un penny pour le petit noir») serait supposé être contre ce fléau que l'on trouve dans certaines parties de ce continent, les enfants soldats, l'une des plus grandes hontes de ce monde. Voyons cela. Son prédécesseur Tony («je suis plutôt du genre direct») Blair et maintenant Brown a présidé sur le seul pays de l'Union européenne où c'est légal pour l'armée de recruter des jeunes de moins de 18 ans. De plus, les recruteurs arrivent à l'école, sans s'annoncer aux élèves, pour des campagnes de recrutements lors d'assemblées, ou la présence des élèves est obligatoire et que des sanctions peuvent être prises à leur encontre pour être partis en signe de protestation, puisqu'ils peuvent être accusés d'absentéisme, de « s'éclipser ».
En Grande Bretagne des enfants de 16 ans, pas assez âgé pour conduire légalement une voiture, boire une pinte de bière, ou avoir une carte de crédit, peuvent être recrutés. Les Lycéens Contre la Guerre (School Students Against War (SSAW www.ssaw.org.uk) est une organisation active, informée, qui se développe partout en Grande Bretagne… et qui a lancé une campagne pour répondre à cela «Troupes hors de nos écoles – Troupes hors d'Irak ». Sam Fairburn de SSAW dit qu'ils « demandent le droit pour les étudiants d'aller à l'école sans craindre d'être recrutés par une machine à tuer d'un gouvernement discrédité ». Cette peur est tout à fait fondée car comme le déclare SSAW : « les recruteurs ciblent typiquement les zones économiquement défavorisées avec peu d'espoir significatif – s'il en existe – de trouver un emploi. De plus, via l'école des cadets, de jeunes (et impressionnables) enfants de 12 ans sont soumis au baratin des officiers recruteurs. En Ecosse le pays natal de Brown, l'Union de l'enseignement écossais a voté une motion demandant la fin des recrutements dans les écoles
SSAW a découvert que le Ministère de la Défense pour mener une campagne honteuse et choquante avait employé une agence appelée « Kids Connections » (Connections Enfants) pour rédiger un plan de 40 leçons prévu pour être utilisé dans les écoles en Grande Bretagne au mois de septembre prochain, et intitulé « la dynamique du projet de la Défense ». Un plan qui est « un exercice flagrant de propagande pour justifier l'invasion, et l'occupation de l'Irak. » SSAW fait remarqué que : « ils incluent dans leur « feuille de présentation des faits » sur l'Irak ce type de données : « plus de 150 cliniques de soin ont été complétées et un grand nombre d'autres sont en bonne voie de réalisation. 20 hôpitaux ont été réhabilités. 750 infirmières ont été formées en soins maternels et pour enfants. Un programme de vaccination a redémarré en 2003. »
« Les faits réels sont contenus dans un rapport divulgué cette semaine par l'ONG Coordination Committee in Irak (Comité de Coordination en Irak qui comprend 80 ONG internationales, et 200 ONG irakiennes et soutenu par Oxfam) qui déclare : « 4 millions d'irakiens sont «sans sécurité alimentaire » et ont un besoin extrême d'assistance humanitaire. Plus de 2 millions de personnes sont déplacés à l'intérieur de l'Irak et plus de 2 millions ont fui à l'étranger, une crise de réfugiés qui se développe le plus rapidement au monde.
La malnutrition infantile est passée de 19% avant l'invasion menée par les US en 2003 à 28 % actuellement. Sur les 180 hôpitaux régionaux – 90 % manquent de ressources clés dont des fournitures de base en médicaments et pour la chirurgie. »
Des questions soulevées par les médias auprès de Kids Connections ont été renvoyées au Ministère de la Défense, lui demandant dans quelle partie du curriculum le plan « dynamique du projet de la Défense « serait inclus (citoyenneté, colonialisme ?mécanismes populaires ? pratiques ciblées ?) La réponse faite c'est qu'il serait : « planifié pour soutenir des sujets variés à travers le curriculum, dont l'anglais, les maths et les sciences ».
SSAW organise un rassemblement devant Kids Connections à 14 heures le 2 août pour remettre une lettre signée par l'ancien parlementaire auteur et animateur Tony Been et Lindsey German de Stop the War, demandant que Kids Connections mettent fin à leurs liens avec le ministère de la défense et que le projet ne soit pas introduit dans les écoles.
Pour ceux qui veulent se rassembler ou exprimer leurs points de vue en écrivant, Kids Connections se trouvent : 114-118 Parkway, Camden Town, London, NWI. SSAW a aussi lancé une pétition pour mettre fin au recrutement dans les écoles qui doit être présentée au 10 Dowing Street, en octobre. Pour ajouter votre nom visiter leur site web. (www.ssaw.org.uk ) et cliquer sur ressources.
On doit mettre fin à cette honte que sont les enfants soldats britanniques.
Article original en anglais.
Traduction Mireille Delamarre pour Planète non violence
Source pour la version française : Planète non violence.
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Source Alterinfo, 17/9/7 .
Un mystère entoure l'incursion aérienne de la semaine dernière en territoire syrien. Le rédacteur en chef de la rubrique affaires étrangères de The Observer essaie de dévoiler la vérité derrière "l'Opération Orchidée" et les allégations de dissimulation nucléaire.
Le chef de l'armée de l'air israélienne le Général en chef Eliezer Shkedi, était en visite sur une base sur la côte de la ville de Herzeliya la semaine dernière. Pour le général, âgé de 50 ans, qui est aussi à la tête du commandement d'Israël pour l'Iran, qui se battrait contre Téhéran si on lui en donnait l'ordre, cette visite était une affaire pour soutenir le moral, pour rencontrer et féliciter des pilotes et des navigateurs qui ont mener des missions l'été dernier au Liban. Les journalistes venus nombreux étaient présents pour une autre raison : poser des question à Shkedi sur le raid mystérieux survenu ce mois ci, dont le nom de code était « Orchidée » mené en profondeur en territoire syrien par ses pilotes.
Shkedi a ignoré toutes les questions. C'est le cadre qui a été fixé pour les jours à venir, lui, les politiciens israéliens et les responsables gardant un silence total même quand les questions ont été posées par le ministre des affaires étrangères français en visite Bernard Kouchner. Ces journalistes qui espéraient rapporter l'histoire ont été découragés par la menace de la censure militaire israélienne.
Mais les rumeurs circulaient non seulement en Israël, mais à Washington et ailleurs. Les jours qui ont suivi, les détails esquissés du raid sont apparus accompagnés de revendications contradictoires alors même que les dirigeants US et britanniques avouaient avoir été au courant du raid. Le New York Times a décrit la cible du raid comme un site nucléaire dirigé en collaboration avec des techniciens de la Corée du Nord. D'autres on rapporté que les avions avaient touché un convoi destiné au Hezbollah, une installation de missiles ou un camp terroriste.
Dans la confusion, des détails troublants ont émergé s'accordant mal avec les faits connus. Deux réservoirs détachables d'un avion de combat israélien ont été trouvés juste de l'autre côté de la frontière Turquie Syrie, en territoire turc. Selon des sources militaires turques, ils appartenaient à un Raam F151 – la nouvelle génération de bombardier longue distance israélien qui a une trajectoire de combat de plus de 2000 Km quand il est équipé des réservoirs qui ont été largués. Cela offre la possibilité de cibler l'Iran, menant à la spéculation que c'était une « opération de répétition » pour un raid sur les installations nucléaires de Téhéran.
Cependant, à la fin de la semaine, finalement les premiers détails tangibles ont commencé à émerger sur l'Opération Orchidée d'une source impliquée dans l'opération israélienne. Ces détails restaient vagues mais une chose était absolument claire. Loin d'être une incursion mineure, le survol israélien de l'espace aérien de la Syrie à partie de son allié la Turquie était une affaire beaucoup plus importante car au moins 8 avions de combat y ont pris part dont des F15 ultra modernes et des F16 équipés de missiles Maverick et des bombes de 500 livres. Volant au dessus des avions de combat israélien à haute altitude, The Observer peut révéler qu'il y avait un ELINT – un avion de combat équipé de matériel électronique pour le recueil de renseignements.
Ce qui est devenu clair le week-end malgré un grand scepticisme, en provenance de sources liées à l'administration du président George Bush, c'était la nature de l'allégation, si non des faits.
Dans une série de fuites fragmentées faites par des responsables US, donnant l'impression d'être bien coordonnées, un récit a été fait combinant magouille nucléaire et les membres survivants de « l'axe du mal » : Iran, Corée du Nord et Syrie. Ce récit a aussi mélangé toute une série de préoccupations de politique étrangère néo cons : que la Corée du Nord n'était pas correctement contrôlée dans le cadre de l'accord de son désarmement nucléaire et se débarrassait de son matériel auprès de l'Iran et de la Syrie, tous deux aidant le Hezbollah à se réarmer. Sous jacent à toutes ces accusations il y avait une suggestion rappelant les affirmations mensongères du renseignement qui ont conduit à la guerre contre l'Irak : que les trois pays pourraient collaborer pour fournir des armes non conventionnelles au Hezbollah.
Ce n'est pas seulement le raid qui est bizarre, mais ironiquement, le mystère délibéré qui l'entoure, sachant que par le passé Israël s'est toujours vanté de raids similaires, dont une attaque sur le réacteur irakien. C'était un secret tellement bien gardé, qu'en fait alors même que les équipages des avions israéliens montaient dans les cockpits de leurs avions, on ne leur a pas révélé la nature de leur cible qu'on leur demandait d'attaquer.
Selon un expert en matière de renseignement, cité dans le Washington Post qui a parlé avec les équipages impliqués dans le raid, la cible de l'attaque, révélée aux pilotes seulement alors qu'ils étaient en vol, était une installation située dans le nord de la Syrie dénommée comme centre de recherche agricole sur la rivière Euphrate près de la frontière turque.
Selon cette version des évènements, un bateau nord coréen, officiellement transportant une cargaison de ciment, a accosté 3 jours auparavant le raid dans le port syrien de Tartus. Ce bateau était supposé aussi transporter du matériel nucléaire.
C'est un angle de vue poussé avec force sur le devant par les néo conservateurs faucons et l'ancien ambassadeur US auprès de l'ONU, John Bolton. Mais d'autres sont entrés dans la bataille et parmi eux la secrétaire d'état US Condoleezza Rice, qui, sans mentionner la Syrie de nom, a suggéré sur Fox télévision que le raid était lié à la campagne pour stopper la prolifération d'armes non conventionnelles.
De tous, le plus explicite a été Andrew Semmel agissant en tant que vice assistant de la secrétaire d'état sur la politique de non prolifération nucléaire, qui, parlait à Rome hier, et qui a insisté que les « nord coréens étaient en Syrie » et que Damas pouvait avoir eu des contacts avec des « fournisseurs secrets » pour obtenir des équipements nucléaires.
« Il y a des indicateurs qu'il y a quelque chose qui se passe là bas » a-t-il dit. « Nous savons avec certitude qu'il y a un certain nombre de techniciens étrangers qui ont été en Syrie. Nous savons avec certitude qu'il y a pu y avoir des contacts entre la Syrie et quelques fournisseurs secrets d'équipement nucléaire. Que quelque chose ait transpiré cela reste à voir. »
« Donc une bonne politique étrangère et une bonne politique de sécurité nationale cela suggère que nous prêtions une attention rapprochée à cela » a-t-il dit. » Nous observons de très près. Manifestement les israéliens observaient de très près. »
Mais malgré la gravité d'une telle conclusion, aucun officiel n'a fait jusqu'à présent d'accusation directe. Au lieu de cela ils ont encadré leurs affirmations de si et de mais, évitant avec assiduité le terme d' »armes de destruction massive. »
Il y a eu aussi un scepticisme profond lié aux affirmations d'autres fonctionnaires et d'anciens fonctionnaires familiers avec à la fois la Syrie et la Corée du Nord. Ils ont fait remarquer qu'une Syrie presque ruinée n'a ni la base économique ni la base industrielle pour soutenir ce type de programme nucléaire décrit, ajoutant que la Syrie a longtemps rejeté de suivre la voie du nucléaire.
D'autres ont fait remarquer que la Corée du Nord et la Syrie de toute façon ont une longue histoire de liens étroits – ce qui fait que l'affirmation que des nord coréens sont en Syrie n'a aucun sens.
Le scepticisme s'est reflété chez Bruce Reidel, un ancien fonctionnaire du renseignement à l'Institution Brookings du Centre Saban, cité par le Post : « c'était une opération israélienne importante mais je ne peux pas déterminer si la cible était quelque chose de nucléaire », ajoutant qu'il y avait beaucoup de scepticisme quant à l'aspect nucléaire dans cette histoire et qu'au lieu de cela l'installation pouvait être liée à des armes chimiques ou biologiques.
L'opacité qui entoure la nature de ce qui a pu être touché dans l'Opération Orchidée a cru du fait que les affirmations concernant la connaissance des US de cette soi disante « installation agricole » n'est pas venue de ses propres sources de renseignements ou imagerie satellite, mais d'informations fournies à Washington par Tel Aviv ces derniers six mois, renseignements auxquels n'ont eu accès que seulement quelques hauts fonctionnaires suivant les instructions du conseiller à la sécurité nationale Stephen Adley, laissant beaucoup dans la communauté du renseignement douter de leur véracité.
Quelle que soit la vérité sur les allégations concernant la Syrie – et Israël a un long passé d'utilisation de méthodes complexes de tromperie pour ses opérations – le message délivré par Tel Aviv est clair : si l'allié de la Syrie, l'Iran se rapproche de l'acquisition de l'arme nucléaire, et que le monde échoue a l'en empêcher, que ce soit par des moyens diplomatiques ou militaires, alors Israël stoppera l'Iran elle-même.
Donc l'Opération Orchidée peut être vue comme une répétition, un raid utilisant les mêmes avions de combat modifiés longue distance fournis spécifiquement par les US avec dans l'esprit les installations nucléaires iraniennes. Israël rappelle à la Syrie et en même temps à l'Iran sa suprématie aérienne et cela semble conçu pour dissuader la Syrie de s'impliquer dans l'éventualité d'un raid contre l'Iran – un rappel, si besoin est que les forces terrestres israéliennes ont été humiliées lors de la seconde guerre du Liban mais que son aviation reste forte, puissante, et ne peut être défiée.
Et dramatiquement, le raid sur la Syrie se présente comme une spéculation que la guerre contre l'Iran a commencé à refaire surface après un été plutôt calme.
Avec les US s'empressant de pousser pour une troisième résolution du Conseil de Sécurité autorisant une nouvelle tranche de sanctions contre l'Iran, à la fois Londres et Washington attisent le feu en alléguant qu'ils combattent déjà une « guerre de proxy » avec Téhéran en Irak.
Peut être que ce qui est plus inquiétant ce sont les affirmations de sources sûres de boîtes à idées néo cons aux US qu'il y a eu des « instructions « données par le vice président Dick Cheney pour accroître le soutien d'une guerre contre l'Iran.
Finalement il n'y a pas de mystère. Seulement un rappel effrayant. Dans un monde de menaces et d'actions par proxys interposés, la menace d'une action militaire contre l'Iran est loin d'avoir disparu de l'agenda.
Peter Beaumont 16/09/07 The Observer/Guardian unlimited
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
Lundi 17 Septembre 2007
Peter Beaumont
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WASHINGTON - AP - 16/9/7 - Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi entre la Maison Blanche et le bâtiment du Congrès à Washington pour exiger la fin de la guerre en Irak. Au moins 160 personne sont été interpellées.
La plupart des arrestations sont intervenues sans heurt après que des manifestants aient enjambé des barricades érigées autour de la base du Capitol. La tension est cependant montée d'un cran lorsque les forces de l'ordre ont usé de boucliers et de gaz vaporisé pour repousser les manifestants.
Au moins deux personnes ont été aspergées de gaz, et les manifestants ont réagi en lançant des pancartes sur les policiers et en entonnant des "Honte à vous"!
Le ton était également élevé dans les face-à-face entre manifestants et contre-manifestants, dont certains se hurlaient dessus de part et d'autre des barrières de sécurité.
Les manifestants s'étaient réunis à l'appel de plusieurs mouvements, dont la coalition ANSWER, dans le parc Lafayette où ils ont demandé la destitution du président George W. Bush, avant de marcher vers le Capitol. Sur la pelouse devant le Congrès, certains se sont allongés sous leur pancartes pour représenter les corps de soldats tués en Irak.
Les organisateurs ont évalué la participation à 100.000 personnes, mais ce chiffre ne pouvait être confirmé de source indépendante. La police n'a pas communiqué sa propre estimation. Des dizaines de milliers de personnes semblaient cependant avoir répondu présent et la foule occupait plusieurs pâtés de maison sur Pennsylvania Avenue.
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Depuis 1992, plusieurs millions de citoyens se sont mobilisés contre les mines antipersonnel, répondant à l'appel de Handicap International et des cinq autres ONG fondatrices de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines Antipersonnel (ICBL). Cette mobilisation exceptionnelle, une première en droit international, a abouti, en décembre 1997, à la signature du Traité d'Ottawa, interdisant les mines antipersonnel, et a été récompensée, la même année, par le prix Nobel de la paix. Partout dans le monde, les signataires ont pu se réjouir de cette victoire, prouvant que l'engagement de chacun peut beaucoup.
Aujourd'hui, alors que les mines et munitions non explosées continuent de tuer et mutiler une personne toutes les 30 minutes, l'association poursuit son combat contre les armes des lâches. Ainsi, elle continue à faire pression sur les 40 Etats, dont la Russie, la Chine et les Etats-Unis, qui refusent toujours de signer le traité d'interdiction des mines antipersonnel, et dénonce le cynisme avec lequel certains Etats utilisent, fabriquent et vendent des bombes à sous-munitions, alors qu'elles violent ouvertement le droit international humanitaire. Comme lors du processus qui a amené à l'interdiction des mines antipersonnel, elle invite les citoyens de France et d'Europe à se mobiliser pour obtenir leur interdiction.
Contre la barbarie, chaque geste compte.
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PARIS - AP - 329/9/7 - L'organisation Handicap International a organisé samedi la 13e édition des Pyramides de chaussures pour alerter l'opinion publique sur les ravages que causent les bombes à sous-munitions (BASM). A cette occasion, l'ONG a affirmé avoir dépassé le cap des 400.000 signatures en France en faveur de l'interdiction de ces armes.
Les Français étaient invités à déposer des chaussures pour former des pyramides dans 40 villes. Handicap International a déclaré dans un communiqué avoir recueilli 70.000 signatures contre les BASM samedi, permettant de "dépasser la barre des 400.000 signatures" au total.
L'ONG a exhorté les autorités françaises à "sortir de son ambiguïté et de s'engager clairement dans le processus d'interdiction" des BASM initié par une conférence internationale organisée par la Norvège en février dernier. L'ONG reproche à la France de vouloir limiter l'interdiction aux armes les plus dangereuses.
La France avait signé la déclaration non-contraignante appelant à l'interdiction d'ici 2008 des BASM, des armes infligeant des dommages "inacceptables", notamment aux civils et particulièrement aux enfants. La liste des signataires compte actuellement 80 pays, selon Handicap International.
A l'occasion d'une conférence à Lima en mai dernier, organisée dans le prolongement de celle d'Oslo, le Quai d'Orsay avait publié un communiqué dans lequel il précise que "la France partage avec les autres participants l'objectif commun de définir un instrument de droit international pour interdire ou limiter celles des armes à sous-munitions qui ont des conséquences inacceptables pour les populations civiles".
Les bombes à sous-munitions disséminent 200 à 600 petites charges sur une surface équivalente à un terrain de football. Entre 10% et 15% -mais dans certains cas jusqu'à 80%- n'explosent pas tout de suite et peuvent ensuite détoner au moindre contact, soulignent les experts. Selon Handicap International, 98% des victimes de ces bombes sont des civils. AP
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Source : Alterinfo
Dimanche 30 Septembre 2007 - Les pays du Proche et du Moyen Orient, de l’Afghanistan à la Syrie et la Palestine, en passant par l’Iran, l’Irak et les Émirats du Golfe, présentent un double intérêt : stratégique et économique (gaz, pétrole); ceci explique le projet du «Grand Moyen Orient» de l’Administration Bush : remodeler politiquement la région pour pouvoir contrôler ses richesses énergétiques.
Les récentes déclarations de Bernard Kouchner appelant à se «préparer au pire», à une «guerre» contre l’Iran, montrent à l’évidence que l’Etat français s’inscrit dans la même logique.
On veut nous faire croire qu’il s’agit d’une guerre des civilisations contre «l’axe du mal» pour justifier cette escalade guerrière et masquer les véritables enjeux.
A entendre Nicolas Sarkozy, seul le nucléaire iranien serait un danger pour l’humanité, alors qu’Israël, les USA, la Russie et la France sont les plus grandes puissances nucléaires du monde.
On nous a menti pour l’Irak, on nous ment aujourd’hui sur la nécessité d’une «guerre préventive» contre l’Iran et la Syrie. Cette agression aurait des conséquences dévastatrices pour les peuples de la région et la paix mondiale. La tragédie que vivent actuellement les peuples d’Irak, d’Afghanistan et de Palestine, provoquée au nom d’une prétendue « guerre contre le terrorisme », en est la terrible illustration.
Ne les laissons pas faire. Mobilisons-nous pour dire NON À L’ESCALADE GUERRIÈRE !
Exigeons :
> la levée des sanctions contre Gaza
> la fin de l’occupation et de la colonisation des territoires palestiniens
> le retrait des troupes d’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan
> un processus mondial de désarmement nucléaire
> le respect du droit à l’autodétermination des peuples.
Le Collectif Nancéien contre la Guerre et pour une Paix Juste et Durable au Proche et Moyen Orient appelle à un
Rassemblement Place Maginot, le Samedi 13 octobre 2007 à 15 heures.
Signataires : Association Départementale des Elus Communistes et Républicains (ADECR), ATTAC, CGT-Union Locale, Khamsa, Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR54), Espace de Solidarité Associative et de Formation (ESAF 54), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP54), Mouvement Républicain Citoyen (MRC54), Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN), Parti Communiste Français, Solidaires54, Solidarité et Progrès, SNESup Nancy2, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), UNEF, les Verts.
Contact : nonalaguerre@yahoogroupes.fr
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D'éminents citoyens des États-Unis demandent aux militaires de refuser d'attaquer l'Iran
et de provoquer une catastrophe mondiale
Source : Alterinfo (7/10/7)
La légende de la musique country Willie Nelson, l'icône littéraire Gore Vidal, l'icône du mouvement contre la guerre en Irak Cindy Sheehan, l'ancien analyste militaire américain qui a provoqué une crise nationale aux États-Unis en 1971 en publiant dans le New York Times les Papiers du Pentagone Daniel Ellsberg, l'ancien colonel retraité de l'armée US Ann Wright, l'ancienne membre du Congrès Cynthia McKinney, l'ancien procureur fédéral Elizabeth de la Vega, l'auteur et animateur radiophonique Thom Hartmann, le rabbin Michael Lerner, le rabbin Steven Jacobs, et des douzaines d'autres éminents citoyens des États-Unis ont signé une lettre demandant aux Comité des chefs d'États-majors interarmes
(NDT : Comité composé des membres les plus gradés de chaque branche principale des services des Forces armées des États-Unis) de même qu'à tout le personnel militaire des États-Unis, de refuser les ordres de lancer une guerre agressive contre l'Iran.
La lettre a été publiée sous la forme d'une pétition pour que d'autres puissent la signer à cette adresse :
http://www.dontattackiran.org
Voici la lettre :
À l'attention du Comité des chefs d'États-majors interarmes et à tout le personnel militaire des États-Unis : N'attaquez pas l'Iran.
http://mouvements.be
Toute forme d'attaque préventive menée par les États-Unis contre l'Iran serait illégale.
Toute forme d'attaque préventive menée par les États-Unis contre l'Iran serait criminelle.
Nous, les citoyens des États-Unis, nous exhortons respectueusement, les hommes et les femmes courageux de notre armée, à refuser tout ordre d'attaquer de manière préventive l'Iran, une nation qui ne représente aucune menace sérieuse ou immédiate pour les États-Unis. Attaquer l'Iran, une nation souveraine de 70 millions de personnes, serait un crime de la plus grande envergure.
Appuis juridiques à notre requête de ne pas attaquer l'Iran :
Les Principes de Nuremberg, qui font partie intégrante de la législation des États-Unis, stipulent que tout le personnel militaire a l'obligation de ne pas obéir à des ordres illégaux. La section 609 du «Army Field Manual 27-10» [NDT : Ouvrage utilisé dans la formation du personnel militaire en regard aux lois sur la guerre par exemple, la Convention de Genève], de même qu'à l'article 92 de la loi «Uniforme Code of Military Justice,» renferment ce principe.
L'article 92 stipule : «Un ordre général ou un règlement est légal à moins qu'il soit contraire à la Constitution, à la législation des États-Unis… »
Toute condition d'un traité international ratifié par les États-Unis devient la loi des États-Unis. Les États-Unis sont un membre et un signataire de la charte des Nations Unies, dont l'article II, de la section 4 fait état que, « tous les membres s'abstiendront dans leurs relations internationales à la menace ou à l'utilisation de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de n'importe quel état… » Puisque l'Iran n'a pas attaqué les États-Unis et puisque les États-Unis sont un membre et un signataire de la charte, toute attaque contre l'Iran menée par les États-Unis serait illégale en vertu non seulement du droit international mais aussi de la Constitution des États-Unis qui reconnaît nos traités comme Loi Suprême de notre Pays. En vous enrôlant dans l'armée, vous avez fait le serment de défendre notre Constitution.
Suivre les ordres de votre gouvernement ou de vos supérieurs ne vous relève pas de la responsabilité prévue par le droit international. Sous les Principes du Droit International reconnus dans la Charte du Tribunal de Nuremberg, la complicité dans la perpétration d'un crime de guerre est un crime en vertu du droit international.
Contexte :
Les accusations de l'administration Bush contre l'Iran n'ont pas été prouvées. Ni le développement d'armes nucléaires, ni de fournir de l'aide à l'Irak ne pourraient, si démontrés, constituer une justification pour une guerre illégale.
Une attaque contre l'Iran pourrait inciter la formidable armée iranienne à attaquer les troupes US postées en Irak. Des milliers de nos soldats pourraient être tués ou capturés comme prisonniers de guerre. Une attaque des États-Unis contre les installations nucléaires iraniennes pourrait également signifier la mort, par empoisonnement causé par la radioactivité, de dizaines de milliers d'innocents civils iraniens. Le peuple de l'Iran a peu de contrôle sur son gouvernement et finalement, il souffrirait énormément si les États-Unis devaient attaquer. Des raids de bombardement seraient équivalents à une punition collective, une violation de la Convention de Genève et feraient assurément pousser les germes de la haine pour les générations à venir. Les enfants composent un quart de la population de l'Iran.
Par-dessus tout, nous vous demandons de considérer le résultat de nos actions en Irak que les Services du renseignement des États-Unis admettent être «une cause célèbre pour les jihadistes», une situation qui n'existait pas avant que nous ayons attaqué. Nous devons faire face au fait que notre utilisation impétueuse des solutions militaires a créé plus d'ennemis et rendent les familles états-uniennes moins en sécurité. La diplomatie, et non la guerre, est la solution.
Connaître les risques inhérents au refus de suivre un ordre illégal ou en signant cette présente déclaration :
Nous lançons cet appel en toute connaissance de cause et de plein gré, conscients du risque que, en violation de nos droits conférés par le Premier Amendement, nous pourrions être poursuivi sous les sections subsistantes de l'inconstitutionnelle Loi concernant l'espionnage ou de tout autre législation inconstitutionnel et que nous pourrions être condamnés, emprisonnés ou bannis de tout emploi au sein du gouvernement.
Nous lançons cet appel tout aussi conscient du fait que vous n'avez aucune option facile. Si vous obéissez à un ordre illégal pour participer à une attaque agressive contre l'Iran, vous pourriez potentiellement être inculpés de crime de guerre. Si vous écoutez notre appel et désobéissez à un ordre illégal, vous pourriez être faussement inculpés de crime y compris de trahison. Vous pourriez être traduit à tord en Cour Martiale. Vous pourriez être emprisonnés. (Pour parler à un avocat ou pour en savoir davantage sur les conséquences possibles, contactez le Comité central des objecteurs de conscience, le groupe Courage de résister, le Centre sur la conscience et la guerre, la section « Military Law Task Force » de la Guilde nationale des avocats au 415-566-3732, ou au service d'assistance téléphonique de la coalition des Droits des Soldats au 877-447-4487)
Requête finale :
Nos leaders disent souvent que la force militaire devrait être utilisée en dernier recours. Nous vous prions de faire de cette politique une réalité et de refuser des ordres illégaux d'attaquer l'Iran. Nous promettons de vous supporter à protéger le public états-unien et les innocents civils à l'étranger.
Notre avenir, l'avenir de nos enfants et de leurs enfants, repose entre vos mains.
Vous connaissez les horreurs de la guerre. Vous pouvez empêcher la prochaine.
Sincèrement,
La lettre a été publiée sous la forme d'une pétition pour que d'autres puissent la signer à cette adresse : http://www.dontattackiran.org
2. Veuillez signer la pétition suivante destinée au Président et au Vice-président des États-Unis.
Messieurs le Président Bush et le Vice-président Cheney,
Nous vous écrivons des quatre coins des États-Unis et de partout à travers le monde pour vous exhorter à obéir au droit international et aux lois des États-Unis, qui interdisent des attaques agressives contre d'autres nations. Nous nous opposons à votre intention d'attaquer l'Iran. L'Iran ne possède pas d'armes nucléaires, pas plus que l'Irak ne possédait d'armes nucléaires. Même si l'Iran avait de telles armes, cela ne justifierait pas l'utilisation de la force, pas plus que n'importe quelle autre nation serait justifiée de lancer une guerre contre le plus grand détenteur d'armes nucléaires au monde, les États-Unis. La manière la plus efficace d'empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires serait de surveiller étroitement son programme d'énergie nucléaire et d'améliorer les relations diplomatiques, deux tâches rendues beaucoup plus difficile sous la menace de bombarder le territoire iranien. Nous vous exhortons à montrer le chemin de la paix, et non pas la guerre, et de débuter en précisant que vous ne commettrez pas le plus grand crime international en attaquant agressivement l'Iran.
VEUILLEZ SIGNER ICI : http://www.democrats.com/peoplesemailnetwork/91
[NDT : Bien que la pétition soit ouverte à l'ensemble de la communauté internationale, les champs de l'adresse sont tous obligatoires et ils ont le format des adresses aux États-Unis. Pour contourner cette difficulté, inscrivez à la fois la ville et le pays dans le champ « City ». Vous devez également choisir un État - n'importe lequel - et inscrire 00000 dans le champ « ZIP »; le « ZIP » est un code postal de 5 chiffres aux États-Unis. Enfin, au bas de la section 3, décochez les 2 dernières cases pour ne pas recevoir les courriels du Parti Démocrate et à la section 4, cliquez sur « Click to Submit ».]
Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
Article original : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6982
Dimanche 07 Octobre 2007
danyquirion@videotron.ca
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Une Nouvelle Guerre Froide :
Simultanément, la Russie et les États-Unis font de grands exercices militaires
Par le professeur canadien Michel Chossudovsky, Global Research
Il y a eu un silence complet des médias sur la tenue d'exercices militaires d'envergure par la Russie et les États-Unis.
Une réminiscence de la guerre froide : la Russie et les États-Unis mènent de grands exercices militaires simultanément.
L'Armée de l'Air de la Russie fera de grands exercices militaires sur une grande partie de son territoire entre le 16 et le 30 octobre.
Ces exercices russes coïncident chronologiquement avec la réalisation de grands exercices militaires faits par les États-Unis sous le nom de « Vigilant Shield 08 » [Bouclier Vigilant 08], qui doivent être réalisés du 15 au 20 octobre.
Les exercices militaires « Vigilant Shield 08 » ont été précédé par de grandes manoeuvres navales connus sous le nom de « Pacific Shield 07 », avec la participation de l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande, le Singapour, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Le président Vladimir Poutine a annoncé en août que la Russie reprendrait, à grande échelle, ses vols de Bombardiers au-dessus des océans Pacifique, Atlantique et Arctique pour la première fois depuis la chute de l'Union Soviétique. (Associated Press, le 1er octobre 2007). La résolution de Moscou était faite en réponse aux menaces de l'US-OTAN dirigées contre la Russie, y compris la militarisation de l'Europe de l'Est et des Balkans.
Les exercices US au nom de code «Vigilant Shield 2008 (VS-08)» est fortuitement présenté comme un «exercice anti-terroriste.» Alors que sous les auspices conjoints du Pentagone et du Département de la Défense, «l'US Northern Comman» en lien avec le «NORA» ont la responsabilité de l'opération.
«VS–08» comporte un déploiement d'envergure de l'Armée de l'air des États-Unis et l'Armée de l'air du Canada. Cela ressemble à un scénario en temps de guerre comportant le déploiement de bombardiers et d'avions de chasse sur l'ensemble du continent de l'Amérique du Nord se prolongeant même dans l'Arctique.
Entre-temps, dans le Pacifique, des exercices militaires ont eu lieu à Guam dans le cadre d'une reproduction de « VS–08 ». En parallèle et sous le couvert du Traité « US–Philippines » des exercices militaires doivent être réalisés dans l'archipel des Philippines le 16 octobre, « impliquant près de 3500 soldats de forces spécialisées des deux pays. »
Dans ce qui apparaît visiblement être un scénario d'affrontement, les exercices militaires russes débutent le jour suivant le déclanchement des exercice US sous le nom de code « VS–08 ».
Les bombardiers stratégiques russes Tu-160, Tu–95 et Tu-22M3 de même que les avions ravitailleurs Il-78 «feront des vols au-dessus de la région de l'Arctique, au-dessus des océans Atlantique et Pacifique et de la mer Noire en simulant des raids de bombardement et le tire de missiles de croisière sur des sites d'essais dans le nord et le sud de la Russie », a déclaré le colonel Alexander Drobyshevsky." (RIA Novosti).
Une partie de ces exercices militaires russes seront menés dans l'Arctique à proximité du territoire des États-Unis et du Canada (l'Alaska et l'Arctique canadien).
"Moscou a annoncé à la mi-août que des vols de reconnaissance effectués par des bombardiers stratégiques ont été repris et se poursuivront sur une base permanente, y compris des missions de surveillance sur les zones de navigation commerciale et de production économique.
L'administration des États-Unis s'est dite préoccupée par la reprise des vols de reconnaissance de bombardiers stratégiques russes.
«Je pense que l'augmentation rapide des dépenses militaires russes nous oblige à les surveiller», a déclaré la Secrétaire d'État Condeleeza Rice dans une entrevue du 14 octobre accordée à ABC News.
"Et franchement, certains de ces efforts, par exemple, des vols de Bombardiers russes dans les zones que nous n'avons pas vu depuis un certain temps, ne sont vraiment pas nécessaires à la sécurité." (RIA Novosti)
Depuis de longs mois, la Russie a mené des exercices aériens militaires près de l'Alaska. Au cours de l'été dernier, des bombardiers russes ont organisé un certain nombre d'exercices dans ce qui est décrit comme « une zone tampon en dehors de l'espace aérien US », à proximité de l'Alaska. Selon un porte-parole de NORAD :
« Les avions de combat US et canadiens, y compris les F-15, ont été dépêchés chaque fois qu'un détachement d'avions russes en exercice, qui varie de deux à six avions, ... »
« VS–08 » est un exercice militaire qui repose sur un scénario de confrontation de guerre avec la Russie et la Chine.
En août, sous les auspices de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), la Russie et la Chine se sont entendues pour réaliser de grands exercices militaires. Sous le nom de code « Mission de Paix – 2007 », les exercices ont eu lieu dans la région russe de la Volga ainsi que dans la région chinoise occidentale d'Urumqi.
Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
Article original anglais globalresearch.ca/
Mercredi 17 Octobre 2007
danyquirion@videotron.ca
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Par Matt Spetalnick
WASHINGTON (Reuters) - 17/10/7 - Si l'Iran parvenait à acquérir l'arme atomique, le monde serait confronté à la menace d'une Troisième Guerre mondiale, a déclaré le président américain George Bush.
La veille, le président russe Vladimir Poutine, qui refuse de durcir sa position vis-à-vis de l'Iran en dépit des demandes répétées des pays occidentaux, a affirmé lors d'une visite à Téhéran que Moscou n'accepterait aucune attaque contre la République islamique.
Lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, le président Bush a souhaité que son homologue russe lui fasse un compte-rendu de ses entretiens à Téhéran et a précisé qu'il lui demanderait des éclaircissements sur les propos qu'il a tenus récemment au sujet des ambitions nucléaires de l'Iran.
Poutine a déclaré la semaine dernière que la Russie, qui aide Téhéran à construire sa première centrale nucléaire, "partait du principe" que l'Iran n'avait aucunement l'intention de développer une bombe atomique, mais il a ajouté qu'il souhaitait, tout comme la communauté internationale, que ses programmes nucléaires "soient aussi transparents que possible".
"Ce qui m'intéresse, c'est de savoir s'il continue ou non d'avoir les mêmes inquiétudes que moi", a dit Bush. "Lorsque nous étions en Australie (en septembre), il m'a redit qu'il estimait qu'il n'était pas dans l'intérêt du monde que l'Iran ait la capacité de fabriquer une arme nucléaire", a-t-il ajouté.
MESSAGE SPECIAL DE POUTINE
Le président américain, qui souhaite privilégier la voie diplomatique pour résoudre la crise sur le nucléaire iranien, est favorable à l'adoption d'un troisième train de sanctions à l'Onu contre Téhéran. Moscou, qui détient un droit de veto au Conseil de sécurité, a voté les deux premières séries de sanctions mais est hostile à de nouvelles mesures.
"Nous avons un dirigeant en Iran qui a annoncé qu'il voulait détruire Israël" [sic] , a souligné Bush.
"Donc j'ai dit aux gens que, s'ils voulaient éviter une Troisième Guerre mondiale, il semble qu'ils devraient se demander comment les empêcher d'acquérir les connaissances nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire", a dit Bush, dans un souci apparent de durcir le ton contre Téhéran pour convaincre la communauté internationale de s'opposer aux ambitions nucléaires iranienne.
Selon des responsables iraniens cités par l'agence officielle iranienne Irna, le négociateur iranien en chef sur le dossier du nucléaire a déclaré que Poutine avait délivré "un message spécial" aux autorités iraniennes lors de sa visite à Téhéran. Ce message porterait notamment sur le programme nucléaire iranien, mais aucun autre détail n'a été communiqué.
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MOSCOU (AFP) - 18/10/7 - Vladimir Poutine a pris de front jeudi les Etats-Unis, affirmant qu'ils avaient échoué en Irak et devaient fixer une date pour leur retrait de ce pays, et a entretenu le suspense sur ses propres ambitions au-delà de la présidentielle de 2008.
Trois heures durant, le président russe a répondu en direct à près de 70 questions de ses compatriotes de Vladivostok, dans l'Extrême-Orient, à Kaliningrad, une enclave russe dans l'Union européenne.
Précis, peu avare en chiffres sur les budgets alloués aux hôpitaux, aux routes ou à la prime au premier enfant, Vladimir Poutine a tout évoqué, de son peu de talent pour les langues aux projets militaires de la Russie à l'horizon 2015.
"Que s'est-il passé (en Irak) ? On l'a bien vu. Ils (les Américains) ont appris à tirer. Mais ramener l'ordre, pour l'instant, ils n'y ont pas réussi", a-t-il déclaré.
"Et il y a peu de chances qu'ils réussissent parce que combattre un peuple est un objectif absolument sans avenir", a-t-il ajouté, en épinglant au passage un "régime d'occupation" qui ne peut durer "éternellement".
Le maître du Kremlin, qui ne manque pas une occasion d'affirmer la force de la Russie face à un président américain affaibli, s'est dit "d'accord" avec George W. Bush sur le fait que les Américains ne peuvent se retirer tout de suite d'Irak en raison de l'instabilité dans ce pays.
"La différence dans nos positions, c'est que les Américains disent qu'ils ne peuvent pas fixer une date (pour leur retrait). Je pense que cela devrait être fait, sinon les dirigeants irakiens se sentiront comme sous la protection d'un parapluie américain et ne se presseront pas de renforcer d'eux-mêmes la sécurité" de l'Irak, a-t-il estimé.
La Maison Blanche a rejeté jeudi l'évaluation sombre faite par le président russe Vladimir Poutine de la situation en Irak, en faisant état de progrès dans les domaines de la sécurité, de la politique et de l'économie.
Le président et le gouvernement américains se montrent prudemment positifs sur l'évolution de la situation en Irak au cours des derniers mois, tout en se gardant de crier victoire à cause des déconvenues essuyées depuis l'invasion de mars 2003.
Revenant sur sa visite de mardi à Téhéran, alors que l'Iran est engagé dans un bras-de-fer avec les Occidentaux sur son programme nucléaire, M. Poutine a affirmé que les rumeurs d'attentat contre sa personne dans ce pays avaient pour but de "torpiller sa visite".
"Le dialogue direct est toujours plus productif et un chemin plus court vers le succès qu'une politique de menaces, de sanctions et de pression militaire", a-t-il ajouté à l'attention des Etats-Unis.
Faisant un parallèle osé entre la Russie et l'Irak, un pays dont les Etats-Unis, selon lui, convoitaient le pétrole, il a assuré que la Russie ne serait "pas l'Irak" et avait "suffisamment de force et de moyens pour se défendre" de l'appétit des Occidentaux.
Le président russe a surtout été interrogé sur la hausse des prix, les maigres retraites ou le manque d'infrastructures régionales en Russie [...].
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Par Guy Charron
wsws.org
24 Novembre 2007
Les deux résistants à la guerre, Jeremy Hinzman et Brandon Hughey, contestaient la décision du tribunal canadien de l'immigration, confirmée plus tard par deux cours fédérales, de ne pas accepter que les deux hommes fondent leur demande d'asile politique sur l'illégalité de la guerre en Irak.
Hinzman est arrivé au Canada en 2004 après que ses demandes pour qu'il soit considéré comme objecteur de conscience aient été refusées à deux reprises par l'armée américaine et après l'annonce que son bataillon serait envoyé en Irak.
Hinzman n'a laissé aucun doute quant à la nature politique de son geste. « Ils nous ont dit qu'il y avait des armes de destruction massive. Ils n'en n'ont trouvé aucune, avait-il expliqué alors. Ils ont dit que l'Irak était lié aux organisations terroristes internationales. Ces liens n'ont jamais existés… C'est une guerre criminelle. Tout acte de violence dans un conflit non justifié est une atrocité. »
Même si les experts estiment probable que les soldats américains remis à la justice américaine soient condamnés à cinq années de prison, l'offense dont Hinzman et Hughey sont accusés – la désertion – peut les mener devant le peloton d'exécution.
C'est le gouvernement canadien précédent, dirigé par les libéraux de Paul Martin, qui avait insisté devant de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) ayant eu la première à statuer sur la cause des deux résistants que ces derniers ne pouvaient pas plaider l'illégalité de la guerre. Le prétexte invoqué par les représentants du gouvernement était que seule la Cour internationale de justice située à La Haye avait l'autorité et la compétence pour entendre des témoignages concernant la légalité de la guerre.
Le CISR s'était rendu aux arguments du gouvernement canadien. Peu de temps après, deux autres cours supérieures fédérales avaient refusé de laisser Hinzman et Hughey établir que la guerre en Irak était illégale. Elles avaient statué sur cette base que les deux hommes ne risquaient pas une « peine cruelle et inhabituelle » pour avoir quitté l'armée sans autorisation.
Avec sa décision de refuser d'entendre l'appel, la Cour suprême a scellé le sort, non seulement de Hinzman et de Hughey, mais aussi d'une quarantaine d'autres soldats américains ayant demandé d'être reconnus comme réfugiés politiques. À moins que le gouvernement canadien ne leur accorde une permission spéciale pour rester au Canada – ce qui est très improbable compte tenu de l'affinité entre le gouvernement conservateur de Harper et l'administration Bush – ils seront expulsés du Canada. Une fois remis aux autorités américaines, ils seront jugés pour désertion parce qu'ils ont refusé de participer à la guerre sanglante en Irak.
Cette guerre, il faut le rappeler, a été menée par l'administration Bush sur la base du principe illégal qu'il s'agissait d'une « guerre préventive ». Toutes les justifications officielles qui l'ont accompagnée ont été démasquées comme étant des mensonges. Selon des études menées par des organismes réputés, la guerre, et la destruction de la société irakienne qu'elle a occasionnée, ont causé la mort d'un million d'Irakiens et chassé de leurs demeures des millions d'autres.
La décision de la Cour suprême mine aussi les efforts d'au moins deux cent cinquante soldats américains qui, selon les avocats de Hinzman et Hughey, tentent de fuir les poursuites de l'armée en se réfugiant au Canada. Potentiellement, des milliers d'autres auraient pu les rejoindre.
Selon les chiffres du Pentagone lui-même, que l'on peut supposer comme représentant un plancher, la désertion est un phénomène en pleine croissance. L'armée américaine admet que 4700 soldats ont déserté l'an passé seulement, une augmentation de plus de 40 pour cent par rapport à l'année précédente où 3300 soldats avaient déserté et de 80 pour cent par rapport à 2003. Ces chiffres ne comprennent pas les soldats enrôlés dans l'armée de l'air ou dans la marine.
L'attitude actuelle des autorités canadiennes forme un contraste frappant avec l'attitude adoptée dans les années 1960 et 1970, lors de la guerre du Vietnam. Entre 50.000 et 100.000 jeunes Américains désertant l'armée ou fuyant la conscription obligatoire avaient alors trouvé refuge au Canada.
Si la décision de la Cour suprême n'a pas fait la première page des journaux, elle n'a pas passé inaperçue, ayant fait l'objet d'articles des principaux quotidiens de par le monde. Avec cette décision, la Cour suprême a inscrit l'adoption par les élites canadiennes du principe de la loi du plus fort dans la jurisprudence. En particulier, le plus haut tribunal au Canada a reconnu dans les faits la légitimité de la guerre en Irak et de façon plus générale de la guerre d'agression dite préventive.
La position de la Cour suprême souligne le fait que l'attitude du Canada envers le droit international – et cela vaut pour les autres puissances occidentales – est entièrement subordonnée à la défense de ses propres intérêts. Si le droit international entre en conflit avec ces intérêts, il est tout simplement mis au rancart sans aucune forme de procès.
Dans la période ayant suivi la Seconde Guerre mondiale, les élites canadiennes avaient jugé dans leur intérêt de signer des accords et des déclarations stipulant qu'il était du devoir d'un soldat de refuser des ordres s'ils vont à l'encontre du droit international. La Cour suprême vient d'établir que toutes ces signatures n'ont jamais valu plus que le papier sur lequel elles étaient apposées.
Aujourd'hui, toutes les sections importantes de l'élite canadienne appuient la décision des cours de ne pas accorder le statut de réfugié politique aux résistants fuyant l'armée américaine. Les éditoriaux depuis le début de cette affaire ont insisté pour décrire Hinzman et les autres soldats comme des « déserteurs, pas des réfugiés ».
D'un côté la grande bourgeoisie canadienne craint d'être perçue comme ne soutenant pas suffisamment la politique américaine de guerre de conquête et de mettre en péril l'accès au marché américain duquel dépend près de 40 pour cent de l'économie canadienne.
De l'autre, le Canada est impliqué dans ses propres aventures impérialistes, ayant déployé l'armée canadienne en Afghanistan dans sa première mission de nature offensive depuis la Guerre de Corée dans les années 1950. Cette guerre est très largement impopulaire et les élites canadiennes craignent que les résistants américains ne provoquent un phénomène semblable dans leur propre armée.
L'armée canadienne a déclaré que les conventions de Genève ne s'appliquent pas en Afghanistan et que les prisonniers capturés par l'armée canadienne en Afghanistan n'avaient pas à être amenés devant un tribunal pour déterminer s'ils étaient prisonniers de guerre ou non selon les conventions de Genève.
Récemment, de nouveaux documents ont indiqué que le gouvernement canadien était bien au fait que les prisonniers qu'il remettait aux forces de sécurité afghanes étaient torturés. L'armée canadienne est, de plus, régulièrement impliquée dans le meurtre de civils. Les soldats canadiens paient le «prix du sang» pour que les élites canadiennes puissent être respectées dans les instances dirigeantes internationales comme l'OTAN et, de façon générale, pour qu'elles puissent «influencer et modeler des régions et des populations en accord avec nos intérêts», dans les mots du général Hillier, le chef d'état-major canadien.
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LONDRES (AFP) - 30/1/8 - Plus d'un million d'Irakiens ont été tués dans des violences en Irak depuis l'invasion du pays par les troupes américaines et alliées en 2003, selon une étude basée sur des sondages en Irak et publiée mercredi.
Selon la société de sondages Opinion Research Business (ORB) qui a son siège à Londres, un cinquième des ménages irakiens ont perdu au moins un membre de leur famille entre mars 2003 et août 2007.
ORB précise dans un communiqué qu'elle fonde ses conclusions sur des statistiques réalisées après des entretiens réalisés sur place auprès de 2.414 Irakiens d'au moins 18 ans.
Lors des entretiens, ORB a demandé aux sondés s'il y avait eu des décès dans leur ménage à cause du conflit, écartant les décès mis sur le compte de la vieillesse.
"Nous estimons à présent que le nombre de morts entre mars 2003 et août 2007 est susceptible d'être de l'ordre de 1.033.000", indique ORB.
La marge d'erreur pour cette étude est de 1,7%, ce qui donne une fourchette de décès entre 946.000 et 1,12 million.
Le taux le plus élevé de décès dans le pays a été enregistré à Bagdad, où plus de 40% des ménages ont perdu un membre de leur famille.
Le dernier recensement complet en Irak, effectué en 1997 sous le régime de Saddam Hussein, avait décompté 4,05 millions de ménages et plus de 20 millions d'habitants.
ORB a collaboré avec l'Institut indépendant d'études pour l'administration et la société civile (IIACSS) pour cette étude, qui complète une estimation précédente publiée en août 2007 décomptant 1,2 million de morts en Irak dus au conflit.
Pour cette dernière étude, ORB a effectué des entretiens additionnels en milieu rural.
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Par Pauline Jelinek
WASHINGTON - AP - 18/4/8 - Quelque 300.000 soldats américains qui ont servi en Irak et en Afghanistan souffrent de dépression grave ou de stress post-traumatique, et 320.000 ont subi des lésions au cerveau, selon une nouvelle étude publiée par le centre d'étude Rand.
Seulement la moitié de ces militaires ont demandé un traitement, précise l'étude. "Ces hommes et ces femmes qui ont servi notre pays en Irak et en Afghanistan font face à une crise sanitaire majeure", a averti Terri Tanielian, co-responsable du projet et chercheuse pour Rand, une organisation américaine à but non lucratif.
"S'ils ne reçoivent pas de soins appropriés et efficaces pour ces conditions sanitaires mentales, il y aura des conséquences à long terme pour eux et pour le pays", a-t-elle précisé dans un entretien accordé à l'Associated Press.
Cette étude, qui a débouché sur un rapport de 500 pages, est la première du genre, privée, réalisée à grande échelle auprès de 1.965 militaires du pays, issus de toutes les branches des forces armées, qu'ils soient encore actifs ou qu'ils aient quitté l'armée.
Ces résultats semblent en phase avec plusieurs rapports sur la santé mentale réalisés par le gouvernement, bien que le département de la Défense n'ait pas dévoilé le nombre de ses employés actuellement soignés pour des problèmes mentaux.
Le département des Anciens combattants a affirmé ce mois-ci que, d'après ses propres dossiers, des troubles mentaux ont été diagnostiqués chez quelque 120.000 personnes ayant servi dans les deux guerres et qui ne sont plus dans l'armée aujourd'hui.
Le département des Anciens combattants est responsable de la santé des militaires une fois qu'ils ont quitté l'armée, alors que le Pentagone traite des problèmes des militaires actifs et des réservistes. Le manque d'information dont dispose ce département a été l'une des motivations de l'étude Rand, selon Terri Tanielan.
La dernière étude réalisée sur les soldats américains qui étaient au front à l'automne dernier a fait apparaître que 18,2% d'entre eux souffraient de problèmes mentaux comme la dépression, l'anxiété ou le stress [sans parler des cauchemars post-traumatiques] en 2007, comparativement à 20,5% l'année précédente.
L'étude Rand, terminée en janvier, montre que 18,5% de ces soldats souffraient de ce type de troubles. Ce chiffre est basé sur des données du Pentagone selon lesquelles plus de 1,6 million de militaires ont été déployés dans des zones de conflits depuis le début de la guerre en Afghanistan fin 2001. AP
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BRONXVILLE, New York - AP - 25/5/8 - L'actrice américaine Jessica Lange a critiqué vendredi le gouvernement du président George W. Bush et dénoncé la guerre en Irak lors d'un discours prononcé devant des étudiants terminant leur cursus au Sarah Lawrence College, dans l'Etat de New York.
La star de "Tootsie" et de "Blue sky" a été applaudie par son auditoire lorsqu'elle a comparé le conflit actuel à la guerre du Vietnam. Jessica Lange a lancé aux étudiants qu'ils avaient un "lourd devoir", celui de dessiner une nouvelle voie pour le pays.
"Nous vivons dans une Amérique qui, au cours des sept dernières années et demi, a lancé une guerre inutile, construit des camps d'emprisonnement, fermé les yeux sur la torture, embauché des armées privées, éliminé le droit de l'Habeas Corpus, pratiqué des redditions extraordinaires, et croyez-moi, la liste n'est pas finie", a déclaré l'actrice.
Elle a conclu en invitant les jeunes diplômés, parmi lesquels sa fille Hannah Shepard, à s'investir pour le "maintien de la paix".
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"Troupes françaises hors d'Afghanistan", "Maintenant, tout de suite, retrait des troupes françaises", ont scandé les manifestants, parmi lesquels figuraient beaucoup de jeunes et de syndicalistes.
"Ce n'est pas notre guerre, ce n'est pas la guerre du peuple français", a déclaré à Reuters Caroline Minacori, enseignante à Paris. "Nous sommes dans une période de crise où l'argent doit aller à l'éducation. Nous n'avons pas à envoyer des enfants pour servir de chair à canon."
Comme elle, beaucoup de manifestants ont dénoncé le coût de la présence en Afghanistan pour les finances du pays.
"Pas un euro, pas un homme, pas une arme pour la guerre", pouvait-on lire sur une banderole. "La guerre, c'est un milliard d'euros volés à l'école, à la santé, à la Sécu", indiquait une autre.
"Cette guerre coûte des sommes folles alors qu'on n'a pas d'argent et qu'on nous demande toujours plus", a déploré Sophie, secrétaire à Pantin (Seine-Saint-Denis), en dénonçant "les massacres des populations civiles" en Afghanistan.
Des dizaines de jeunes ont défilé derrière un panneau où l'on pouvait lire "Nous voulons étudier, pas nous engager."
"Je suis fondamentalement pacifiste et pour moi cette guerre est indéfendable idéologiquement", a déclaré Timothée Poisot, étudiant de 21 ans.
"On ne peut répondre à la barbarie par une autre barbarie", a ajouté le jeune homme venu manifester avec un drapeau arc-en-ciel symbole de paix.
Selon un sondage BVA pour Orange et L'Express rendu public mardi, les Français sont à 62% opposés au maintien d'une présence militaire de la France en Afghanistan.
Dès mars dernier, les deux tiers des Français désapprouvaient la décision du président Nicolas Sarkozy d'envoyer des renforts.
Quelque 2.600 soldats français sont actuellement déployés en Afghanistan.
Elizabeth Pineau, édité par Guy Kerivel
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Journée/nuit de la Paix
à l'équinoxe d'automne :
le Jour (l'Occident) et la Nuit (l'Orient) sur un pied d'égalité !
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KABOUL - AP - 20/9/8 - Le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), la force de l'OTAN en Afghanistan, a ordonné que toutes les troupes suspendent les opérations offensives dimanche à l'occasion de la Journée internationale de la paix des Nations unies. Un porte-parole des talibans a même affirmé que les insurgés baisseraient aussi les armes.
L'ordre de l'OTAN fait suite à l'annonce du président afghan Hamid Karzaï qui a fait savoir vendredi que les troupes afghanes respecteraient la Journée de la Paix en ne participant à aucune opération offensive. Il a appelé les groupes insurgés à faire de même et "cesser de détruire leur pays".
L'Alliance atlantique a précisé de son côté que les 48.000 soldats de l'ISAF continueraient leurs opérations de surveillance mais ne lanceraient aucune opération offensive de samedi minuit à dimanche minuit. Mais "les insurgés ne doivent pas douter que (l'OTAN) se défendra ainsi que le peuple de l'Afghanistan contre toute action offensive des ennemis de l'Afghanistan", a prévenu l'ISAF dans un communiqué.
Le porte-parole de la mission des Nations unies en Afghanistan, Adrian Edwards, a précisé que l'ONU allait lancer dimanche une opération de vaccination infantile, espérant vacciner 1,8 million d'enfants afghans à l'occasion de la Journée de la Paix.
Un porte-parole des talibans, qui s'est identifié comme Qari Yousef Ahmadi, a déclaré à l'Associated Press samedi que les talibans soutenaient l'idée de la journée de la Paix, affirmant que les attaques de l'insurrection n'étaient que la légitime défense.
"Nous voulions la paix dans le passé, nous voulons la paix aujourd'hui et dans l'avenir", a-t-il dit. "Nous ne faisons que nous défendre. Les envahisseurs sont dans notre pays et lancent des opérations contre nous. Maintenant que le gouvernement afghan et ses alliés étrangers demandent la paix pendant une journée, ce n'est rien, une journée, mais bien sûr nous le respecterons". AP
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Barack Obama has yet to take office, and already the War Party is staking its claim to top national security positions.
Robert Gates, who defended the surge and urged us to "stay the course" in Iraq, is almost certain to stay on at the Pentagon.
This is change ?
If the president-elect wants a Republican in his cabinet, why not Chuck Hagel, who opposed the war? Obama pledged to get us out of Iraq.
Does the likely Gates appointment mean he may renege on his campaign promise ?
We've already sent out an Action Alert to our readers and supporters, urging them to call the presidential transition office – yes, they do have a public phone number ! – and protest the Gates sellout.
Antiwar.com's role is to watch the politicians and policymakers when you aren't looking and report the real story of American foreign policy.
We're here 24/7, watching their every move – but that takes money.
Ours is a hard and largely thankless job, and we do it with a tiny fraction of the resources available to the War Party. We don't need their billions, because we have the truth – and, at this point, the people – on our side. But we do need our shoestring budget to continue our work.
That's all we're asking for.
At this crucial time, when we have a chance to turn American foreign policy around, Antiwar.com is indispensable.
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AFP - 13/1/9 - Un réserviste israélien a été condamné au cachot pour avoir refusé de servir dans la bande de Gaza, pour la première fois depuis le début de l'opération militaire dans le territoire palestinien, a indiqué lundi une organisation locale opposée à l'occupation israélienne.
Agé de 35 ans, ce réserviste d'une unité du génie militaire a été condamné à 14 jours de cachot pour insubordination. Il a expliqué qu'il entendait protester contre la mort de plusieurs centaines de Palestiniens dans l'opération israélienne lancée le 27 décembre, a précisé l'organisation "Ometz lesarev" (le courage de refuser) dans un communiqué.
Un porte-parole de l'armée a pour sa part indiqué que le réserviste avait été condamné à une semaine de prison pour "absence illégale", ne pouvant confirmer sa détention en quartier d'isolement.
Selon le porte-parole, le réserviste a été sanctionné car "il a refusé de se rendre à un stage professionnel pour des raisons personnelles, et cette affaire a été montée en épingle". Le militaire "ne faisait pas partie d'une unité de combat et n'aurait jamais été envoyé à Gaza", a-t-il souligné.
Ometz lesarev encourage les soldats à refuser de servir dans les territoires palestiniens pour ne pas cautionner l'occupation israélienne.
Elle a précisé que depuis le 27 décembre, huit réservistes s'étaient adressés à elle pour obtenir des conseils juridiques.
Sur ces huit, trois ont finalement refusé d'être envoyés à Gaza. Mais deux d'entre eux sont parvenus à un accord à l'amiable avec leur commandant les autorisant à ne pas combattre dans le territoire, selon la même source.
L'offensive israélienne contre le Hamas islamiste a fait plus de 900 morts palestiniens dans la bande de Gaza.
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L'OBJECTION DE CONSCIENCE
http://www.yeshgvul.org/
Yesh Gvul, qui peut être traduit en français tant par Il y a une limite que par Il y a une frontière, est une association israélienne fondée en 1982 ayant qui a pour objectif de promouvoir et de soutenir le refus de servir dans l'armée israélienne (Tsahal) lorsque celle-ci commet des actes considérés comme des agressions, ou s'engage dans des actions de répression.
SOLDAT, tout dépend de toi !
L'OCCUPATION DOIT CESSER, LE CYCLE DE LA VIOLENCE DOIT CESSER !
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NON A LA GUERRE - NON A L’OTAN
ATTAC - 23/12/8 - A l’occasion du soixantième anniversaire de l’OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg et à Kehl en Avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l’OTAN et affirmer l’exigence qu’un monde juste et sans guerre est possible.
L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale. Depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN a tenté de se redéfinir comme outil militaire aux mains de la «communauté internationale» , promouvant la soi-disant «guerre contre le terrorisme».
En réalité, c’est un instrument militaire dirigé par les Etats-Unis qui dispose de bases militaires sur tous les continents, outrepasse les Nations Unies et les règles du Droit international, encourage la militarisation et l’escalade des dépenses militaires - les pays de l’OTAN cumulent 75% des dépenses militaires mondiales.
En poursuivant depuis 1991 son projet d’expansion au service de ses intérêts stratégiques et du contrôle des ressources, l’Otan a engagé une guerre dans les Balkans sous la dénomination fallacieuse de «guerre humanitaire» et mène depuis 7 ans une guerre brutale en Afghanistan, où la situation empire de façon tragique s’étendant désormais au Pakistan.
En Europe, l’OTAN aggrave les tensions, alimente la course aux armements avec le prétendu «bouclier» antimissile, un arsenal nucléaire gigantesque et sa doctrine de «première frappe nucléaire». La politique de l’Union Européenne est de plus en plus liée à l’OTAN. L’expansion actuelle et potentielle de l’OTAN en Europe de l’Est et au-delà, ainsi que ses opérations «hors zone» font courir un danger à la paix mondiale. Le conflit du Caucase en est un exemple clair.
Toute progression de l’implantation de l’OTAN augmente les risques de guerre, y compris le danger du recours aux armes nucléaires.
Afin de réaliser notre dessein d’un monde pacifique, nous nous opposons à toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales, elles constituent une partie du problème et en aucun cas une solution. Nous refusons de vivre dans la crainte du recours à l’arme nucléaire et nous rejetons toute nouvelle course aux armements. Nous devons diminuer les dépenses militaires et utiliser ces ressources pour faire face aux besoins vitaux de l’humanité. Toutes les bases militaires étrangères au pays où elles sont implantées doivent être fermées. Nous nous opposons à toute implantation militaire utilisée pour faire la guerre. Nous voulons démocratiser et démilitariser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de coopérations pacifiques afin de construire un monde plus sûr et plus juste.
Nous vous appellons à diffuser ce message et à inviter chacun à venir à Strasbourg et à Kehl afin de transformer cette vision en réalité. Nous pensons qu’un monde de paix est possible !
NON A LA GUERRE – NON A L’OTAN
Activités proposées pendant le Contre sommet de l’Otan :
Samedi 4 avril : manifestation
Du Jeudi 2 au Dimanche 5 : Conférence internationale
Actions de désobéissance civile non violentes
Camp international de résistance du mercredi 1er au dimanche 5
Contact www.appelotanafghanistan.org
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by Aaron Glantz
ANTIWAR.COM - 12/5/9 - A U.S. soldier shot five of his colleagues dead at a base in Baghdad, Iraq, Monday. The Pentagon says at least two other people were hurt in the shootings, and the gunman is in custody.
Details are still coming in, but the incident reportedly happened at a stress clinic where troops get help for personal issues or combat trauma.
At an afternoon press conference, Secretary of Defense Robert Gates was tight-lipped about the details of the shooting, the first such spree by a U.S. soldier through six years of war in Iraq.
"We’re still in the process of gathering information on exactly what happened," Gates said, "but if the preliminary reports are confirmed, such a tragic loss of life at the hands of our own forces is a cause for great and urgent concern."
A military statement said the shooting took place at around 2 p.m. local time in the mental health clinic at Camp Liberty, a sprawling base next to Baghdad International Airport. The Pentagon said the names of the dead soldiers were being withheld pending family notification. The name of the shooter was also not released.
Veterans’ advocates say the details of the incident will be critical in assessing whether the killings could have been prevented.
"We need to know if this soldier was examined by a physician before or after deployment and if any mental health symptoms were observed," said Paul Sullivan, executive director of Veterans for Common Sense.
"We know from repeated congressional investigations and hearings that the military has knowingly sent soldiers with physical and mental health diagnoses and severe symptoms back to the war zones. In some cases, the service members killed themselves or others," he said.
More than 230 active soldiers, airmen, and Marines committed suicide last year – the highest military suicide statistic in nearly 30 years. In January, more U.S. soldiers killed themselves than died in Iraq and Afghanistan combined.
In November 2006, a New York National Guardsman was arraigned in a military court on charges of murdering two officers in an explosion at one of Saddam Hussein’s former palaces.
The series of incidents leaves some observers to recall the military’s internal meltdown during the Vietnam War.
"In December of 1972, the Defense Department acknowledged that somewhere between 800 and 1,000 officers had actually been blown up by their subordinates," explained Vietnam war widow Penny Coleman, author of the book Flashback: Post Traumatic Stress Disorder: Suicide and the Lessons of War.
Back then, the killings were called "fragging," because fragmentation bombs were usually used.
"The fragmentation devices were the weapon of choice because they left no evidence. There were obviously no fingerprints," Coleman said. "There was no way of tracking it."
Iraq war veterans watched the news come in with a mixture of shock, outrage, and resignation.
Former U.S. Army Captain Luis Carlos Montalvan received two Purple Hearts for wounds sustained during his two tours in Iraq. He first saw the news in the waiting room in Manhattan’s Veterans’ Affairs hospital, where Montalvan and his fellow veterans had all been waiting for hours to see a doctor.
"We were just shaking our heads," he said.
Montalvan said many of his fellow veterans felt a mix of irony and horror that while they were waiting for hours to receive government health care stateside, their active-duty counterparts were being killed by one of their own in a clinic in the war zone.
"It’s horrifying," he added, "that there were men and women in a combat stress center at "Camp Liberty" [sic] who were going to seek help and now their relatives back home who thought that their loved ones were going to get treatment are dead. They went to get treatment and they’re dead. Can you imagine the grief?"
At the Pentagon press conference this afternoon, the head of the Joint Chiefs of Staff, Adm. Mike Mullen, said the military’s investigation will include an examination into the number of tours the suspect had served in Iraq and whether he had been deployed to the war zone despite an earlier mental health diagnosis.
Mullen said the shooting spree "does speak to me about the need for us to redouble our efforts in terms of dealing with the stress [of war], dealing with those kinds of things."
After eight years of war in Afghanistan and six years of war in Iraq, the Pentagon reports nearly 800,000 U.S. soldiers have served more than one tour in the war zone.
According to the nonpartisan RAND Corporation, approximately 300,000 Iraq and Afghanistan war veterans suffer from post-traumatic stress disorder or major depression, while another 320,000 have sustained a traumatic brain injury, physical brain damage often caused by roadside bombs and mortars.
"The first impulse is to be angry at a service member for taking lives, that’s the first inclination," Montalvan added, "but then you can’t help but ask : ‘What caused this person to be this upset, this angry ?’ And the likely conclusion is that this person could not get help."
(Inter Press Service)
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Joe Glenton devant le 10 Downing Street
(la résidence du premier ministre britannique à Londres).
Crédits photo : AFP
Par Rose Claverie, à Londres
Le Figaro.fr International - 30/7/9 - Joe Glenton estime que les soldats britanniques, qui ont perdu 22 des leurs au cours du seul mois de juillet, sont utilisés par les États-Unis. Il reflète l'avis d'une part de plus en plus grande de l'opinion.
Accompagné par l'association pacifiste Stop the War, Joe Glenton a remis jeudi au 10 Downing Street une lettre expliquant sa décision de quitter les rangs de l'armée il y a deux ans. Âgé de 27 ans, le soldat de 1re classe du régiment du Royal Logistic Corp, qui sera traduit en cour martiale lundi pour avoir refusé de retourner servir en Afghanistan, s'adresse directement au premier ministre Gordon Brown. Sa principale inquiétude, écrit-il, est que «le courage et la ténacité de ses camarades soient devenus des instruments de la politique étrangère américaine». Pour Joe Glenton, qui risque deux ans de prison, la cause n'est ni juste, ni bonne : «La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et, loin d'améliorer la vie des Afghans, sème la mort et la désolation dans tout le pays. La Grande-Bretagne n'a rien à faire là-bas.» Le premier soldat à critiquer publiquement la guerre termine sa missive en demandant au premier ministre un retrait d'Afghanistan : «Je vous implore, Monsieur, de faire rentrer les soldats à la maison.»
Un souhait proféré par un nombre de plus en plus grand de Britanniques qui pleurent le retour des soldats, dont certains ont tout juste 18 ans, dans des cercueils recouverts de l'Union Jack, le drapeau du Royaume-Uni. Selon de récents sondages, 52 % des Britanniques sont désormais favorables à un retrait immédiat des troupes, et 58 % d'entre eux pensent que la guerre est vouée à l'échec. Pour l'association Stop the War, les chiffres parlent d'eux-mêmes et indiquent que «les militaires britanniques ont sous-estimé la force des adversaires en face d'eux lorsqu'ils ont lancé l'offensive ».
L'opération "Griffe de Panthère" [sic] contre les talibans a été meurtrière dans les rangs britanniques. En juillet, 22 «boys » ont péri, ce qui porte à 191 le nombre de morts depuis le début de la guerre. C'est aussi le mois qui a connu le plus fort taux de blessures, selon les chiffres du ministère de la Défense, le MoD.
Sur les deux seules premières semaines de juillet, 57 soldats ont été blessés, contre 46 en juin et 24 en mai. Un chirurgien de l'armée, le colonel Nigel Tai, a déclaré à la BBC qu'avec l'augmentation du nombre de morts et de blessés, «les temps étaient très durs pour les équipes soignantes militaires. C'est très difficile de voir de jeunes gens en bonne santé devoir subir de multiples amputations ».
La dénonciation par Joe Glenton de l'instrumentalisation des soldats par les États-Unis intervient au lendemain d'une conférence de presse tenue à Washington par le ministre des Affaires étrangères britannique, David Miliband, et la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton. Cette dernière a affirmé que les deux pays «continueraient à se serrer les coudes ». La Grande-Bretagne et les États-Unis se sont engagés à ne pas relâcher l'effort de guerre en Afghanistan, malgré le scepticisme dans leurs pays respectifs. David Miliband a estimé que l'Afghanistan avait été une sorte de couveuse pour les terroristes du 11 septembre 2001 et soutenu que les Britanniques le comprenaient.
Stop the War Coalition - 30/7/9 - Lance Corporal Joe Glenton, from the Royal Logistics Corps, is the first British soldier to speak out publicly against the war in Afghanistan. He explains in the letter below, delivered to Gordon Brown at Downing Street on Thursday 30 July, why he will not return to fight in Afghanistan because he believes politicians must stop wasting soldiers' lives in an unjustified war. Court martial proceedings for desertion against Joe, for his refusal to return to Afghanistan, begin on 3 August.
Gordon Brown
Prime Minister
10 Downing Street
Dear Prime Minister,
I am writing to you as a serving soldier in the British army to express my views and concerns on the current conflict in Afghanistan.
It is my primary concern that the courage and tenacity of my fellow soldiers has become a tool of American foreign policy. I believe this unethical short-changing of such proud men and women has caused immeasurable suffering not only to families of British service personnel who have been killed and injured, but also to the noble people of Afghanistan.
I have seen qualities in the Afghan people which have also been for so long apparent and admired in the British soldier. Qualities of robustness, humour, utter determination and unwillingness to take a step backwards. However it is these qualities, on both sides, which I fear will continue to cause a state of attrition. These will only lead to more heartbreak within both our societies.
I am not a general nor am I a politician and I cannot claim any mastery of strategy. However, I am a soldier who has served in Afghanistan, which has given me some small insight.
I believe that when British military personnel submit themselves to the service of the nation and put their bodies into harms way, the government that sends them into battle is obliged to ensure that the cause is just and right, i.e. for the protection of life and liberty.
L/Cpl Glenton speaks against Afghan war
The war in Afghanistan is not reducing the terrorist risk, far from improving Afghan lives it is bringing death and devastation to their country. Britain has no business there.
I do not believe that our cause in Afghanistan is just or right. I implore you, Sir, to bring our soldiers home.
Yours sincerely,
Joe Glenton Lance/Corporal, Royal Logistics Corps
• Email messages of support to joeisinnocent@hotmail.co.ukjoeisinnocent@hotmail.co.uk
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Le président Obama s'adressant aux troupes à Camp Victory à Bagdad., le 8 avril 2009.
Par Michel Chossudovsky
Lorsque la guerre devient la paix,
Lorsque les concepts et les réalités sont sens dessus dessous,
Lorsque la fiction devient vérité et que la vérité devient fiction,
Lorsqu’un programme militaire mondial est annoncé comme un effort de paix,
Lorsque l’on maintient que la tuerie de civils est un «dommage collatéral»,
Lorsque ceux qui résistent à l’invasion de leur pays par les États-Unis et l’OTAN sont qualifiés d’« insurgés » ou de «terroristes»,
Lorsque l’on affirme que la guerre nucléaire préventive constitue de l’autodéfense,
Lorsque la torture et des techniques d’«interrogation» avancées sont utilisées couramment afin de «protéger les opérations de maintien de la paix»,
Lorsque le Pentagone claironne que les armes nucléaires tactiques sont « inoffensives pour la population civile environnante »,
Lorsque les trois quarts des revenus de l’impôt fédéral des particuliers des États-Unis sont alloués au financement de ce que l’on appelle euphémiquement la «défense nationale»,
Lorsque l’on présente le commandant en chef de la plus grande force militaire de la planète Terre comme un artisan de la paix,
Lorsque le mensonge devient vérité.
Mondialisation.ca, le 12 octobre 2009 - Nous sommes au carrefour de la crise la plus sérieuse de l’histoire moderne. Les États-Unis en partenariat avec l’OTAN et Israël ont lancé une aventure militaire mondiale, laquelle menace, de manière très réelle, le futur de l’humanité.
À ce moment critique de notre histoire, la décision du comité Nobel norvégien de décerner le prix Nobel de la paix au président et commandant en chef Barack Obama constitue un parfait outil de propagande et de manipulation, soutenant sans réserve la « Longue guerre » du Pentagone : « Une guerre sans frontières » dans le vrai sens du terme, caractérisée par le déploiement planétaire de la puissance militaire des États-Unis.
Outre la rhétorique diplomatique, il n’y a pas eu de renversement significatif de la politique étrangère des États-Unis par rapport à la présidence de George W. Bush, ce qui aurait pu justifier un tant soit peu l’octroi du prix Nobel à Obama. En fait c’est plutôt le contraire. Le programme militaire d’Obama a cherché à élargir la guerre à de nouvelles frontières. Avec une nouvelle équipe de conseillers militaires et de conseillers en politique étrangère, le programme guerrier d’Obama a été bien plus efficace dans la promotion de l’escalade militaire que ne l’a été celui des néoconservateurs.
Depuis les débuts de la présidence d’Obama ce projet militaire mondial est devenu de plus en plus omniprésent, avec le renforcement de la présence militaire étatsunienne dans toutes les grandes régions du monde ainsi que le développement de systèmes d’armement perfectionné dans des proportions sans précédent.
Accorder le prix Nobel de la paix à Barack Obama donne de la légitimité aux pratiques illégales de la guerre, à l’occupation militaire de pays étrangers et à la tuerie incessante de civils au nom de la « démocratie ».
À la fois l’administration Obama et l’OTAN menacent directement la Russie, la Chine et l’Iran. Sous Obama, les États-Unis développent un « système de bouclier antimissile mondial contre les premières frappes » :
« Avec les armes spatiales, le laser aéroporté constitue la prochaine frontière de la défense. […] Le rêve de Ronald Reagan de défense multicouche antimissile – qui se résume à la Guerre des étoiles – n’a jamais été si près de se réaliser, du moins d’un point de vue technologique. »
Le 11 août, en réaction à cette consolidation de modernisation et de perfectionnement du potentiel étatsunien de frappe nucléaire mondiale, le commandant en chef des Forces aériennes russes – le même Alexander Zelin cité plus tôt à propos des menaces de frappes étatsuniennes en provenance de l’espace sur toute la Russie – a déclaré que les « Forces aériennes russes se préparent à faire face aux menaces résultant de la création du Global Strike Command au sein des Forces aériennes étatsuniennes » et que la Russie développe « des systèmes appropriés pour faire face aux menaces qui pourraient survenir ». (Rick Rozoff, Showdown with Russia and China: U.S. Advances First Strike Global Missile Shield System, Global Research, 19 août 2009)
Depuis la crise des missiles de Cuba, jamais le monde n’a été aussi près de l’impensable : un scénario de Troisième Guerre mondiale, un conflit militaire planétaire impliquant l’utilisation d’armes nucléaires.
1. Le soi-disant bouclier antimissile, ou initiative de Guerre des étoiles, comportant l’utilisation d’armes nucléaires pour les premières frappes sera dorénavant développé mondialement, dans différentes régions du monde. Ce bouclier est largement dirigé contre la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord.
2. De nouvelles bases militaires étatsuniennes ont été établies dans le but à la fois d’instaurer des sphères d’influence étatsuniennes dans chaque région du monde, ainsi que d’entourer et de confronter la Russie et la Chine.
3. Il y a eu une escalade dans la guerre d’Asie Centrale et du Moyen-Orient. Le budget de la Défense sous Obama a monté en flèche avec l’augmentation des affectations en Afghanistan ainsi qu’en Irak.
4. Sous les ordres du président Obama, agissant à titre de commandant en chef, le Pakistan fait désormais l’objet de bombardements aériens de routine par les États-Unis, en violation de sa souveraineté nationale, en utilisant la « guerre mondiale au terrorisme » comme justification.
5. La construction de nouvelles bases militaires est envisagée en Amérique Latine, y compris en Colombie, à la frontière immédiate du Venezuela.
6. L’aide militaire à Israël a augmenté. La présidence Obama a exprimé son soutient inébranlable à Israël et à l’armée israélienne. Obama est demeuré muet en ce qui concerne les atrocités qu’Israël a commises à Gaza. Il n’y a même pas eu un semblant de reprise des négociations israélo-palestiniennes.
7. Il y a eu un renforcement des nouveaux commandements régionaux, incluant AFRICOM et SOUTHCOM.
8. Une nouvelle ronde de menaces a été dirigée contre l’Iran.
9. Les États-Unis sont résolus à encourager davantage de divisions entre le Pakistan et l’Inde, ce qui pourrait mener à une guerre régionale, ainsi qu’à l’utilisation de l’arsenal nucléaire indien comme moyen indirect de menacer la Chine.
Les grandes lignes de la nature diabolique de ce projet militaire ont été tracées dans le Project for a New American Century (PNAC) en 2000. Les objectifs du PNAC sont :
- défendre la patrie étatsunienne ;
- se battre et gagner résolument de multiples guerres de théâtre simultanées ;
- effectuer les tâches «constabulaires» associées au modelage de l’environnement sécuritaire dans des régions critiques ;
- transformer les forces étatsuniennes afin d’exploiter la «révolution dans les affaires militaires» Project for a New American Century, Rebuilding Americas Defenses.pdf, septembre 2000)
La «Révolution dans les affaires militaires» fait référence au développement de nouveaux systèmes d’armement perfectionné. La militarisation de l’espace, les nouvelles armes chimiques et biologiques, les missiles à guidage laser sophistiqués, les bombes antiblockhaus, sans parler du programme de guerre climatique des Forces aériennes étatsuniennes (HAARP) basé à Gokona en Alaska, font partie de l’«arsenal humanitaire» d’Obama.
Une guerre contre la vérité
Il s’agit d’une guerre contre la vérité. Lorsque la guerre devient la paix, le monde est tourné sens dessus dessous. La conceptualisation n’est alors plus possible et un système social inquisitorial émerge.
La compréhension des événements sociaux et politiques fondamentaux se voit remplacée par un monde de pure fantaisie, où rôdent des «êtres malfaisant». L’objectif de la «guerre mondiale au terrorisme», entièrement cautionnée par l’administration Obama, a été de galvaniser l’appui de l’opinion publique pour une campagne mondiale contre l’hérésie.
Aux yeux de l’opinion publique, le fait de détenir une « cause juste » pour mener la guerre est essentiel. On dit d’une guerre qu’elle est « juste » si elle est menée pour des motifs moraux, religieux ou éthiques. Le consensus est en faveur de la guerre. Les gens ne peuvent plus penser par eux-mêmes. Ils acceptent l’autorité et la sagesse de l’ordre social établi.
Le comité Nobel estime que le président Obama a donné au monde «l’espoir d’un avenir meilleur». Le prix est accordé en raison des« efforts extraordinaires [d’Obama] pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples. Le comité a attaché une importance particulière à la vision d’Obama d’un monde sans armes nucléaires ainsi qu’à son travail dans ce sens.
[…] Sa diplomatie se base sur le concept voulant que ceux qui mènent le monde doivent le faire sur la base des valeurs et des attitudes partagées par la majorité de la population du monde.» (Nobel Press Release, October 9, 2009)
L’octroi du prix Nobel de la «paix» au président Barack Obama est devenu partie intégrante de la machine de propagande du Pentagone. Il donne un visage humain aux envahisseurs, il confirme la diabolisation de ceux qui s’opposent aux interventions militaires étatsuniennes.
Il ne fait aucun doute que la décision de décerner le prix Nobel de la paix à Obama a été soigneusement négociée avec le comité norvégien aux plus hauts échelons du gouvernement des États-Unis et celle-ci a des profondes implications.
Cette décision soutient sans équivoque la guerre menée par les États-Unis comme une «juste cause». Elle efface les crimes de guerre commis à la fois sous l’administration Bush et sous celle d’Obama.
Propagande de guerre : Jus ad Bellum
La théorie de la «guerre juste» sert à camoufler la nature de la politique étrangère étatsunienne, tout en conférant aux envahisseurs un visage humain.
À la fois dans sa version classique et contemporaine, la théorie de la guerre juste soutient la guerre comme «opération humanitaire». Elle réclame l’intervention militaire sur des bases éthiques et morales contre les «insurgés», les «terroristes», les «États défaillants» ou les «États voyous».
La guerre juste a été proclamée par le comité Nobel comme instrument de paix. Obama personnifie la «guerre juste».
Enseignée dans les académies militaires, une version moderne de la théorie de la «guerre juste» a été incorporée dans la doctrine militaire étatsunienne. La «guerre au terrorisme» et la notion de «guerre préventive» sont basées sur le droit à l’«autodéfense». Elles définissent «quand il est permis de mener la guerre» : jus ad bellum.
Jus ad bellum a servi à constituer un consensus au sein des structures de commandement des Forces armées. Ce principe a également contribué à convaincre les troupes qu’elles se battent pour une « cause juste ». De manière plus générale, la sa version moderne de la théorie de la guerre juste fait partie intégrante de la propagande de guerre et de la désinformation médiatique, utilisées pour obtenir l’appui du public pour un programme guerrier. Sous Obama en tant que lauréat du prix Nobel de la paix, la guerre juste devient acceptée universellement, cautionnée par la soi-disant communauté internationale.
Le but ultime est de maîtriser les citoyens, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis et d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN.
La guerre devient la paix, une «entreprise humanitaire» qui en vaut la peine. La dissidence pacifique, elle, se transforme en hérésie.
Une escalade militaire au visage humain : le comité Nobel accorde le «feu vert»
De façon plus significative, le prix Nobel de la paix concède la légitimité à une «escalade» sans précédent des opérations militaires menées par les États-Unis et l’OTAN sous la bannière du rétablissement de la paix.
Il contribue à falsifier la nature de l’ordre du jour militaire des États-Unis et de l’OTAN.
Entre 40 000 et 60 000 troupes étatsuniennes et alliées de plus devraient être envoyées en Afghanistan sous une enseigne de rétablissement de la paix. Le 8 octobre, un jour avant la décision du comité Nobel, le Congrès étatsunien a entériné un projet de loi d’autorisation à la défense de 680 milliards de dollars, destiné à financer le processus d’escalade militaire :
«Washington et ses alliés de l’OTAN prévoient une augmentation sans précédent des troupes pour la guerre en Afghanistan, en plus des 17 000 nouvelles forces étatsuniennes et des milliers de forces de l’OTAN qui se sont jusqu’à présent dévouées à la guerre cette année.»
Selon des reportages jusqu’ici non corroborés concernant les demandes du commandant des États-Unis et de l’OTAN Stanley McChrystal et du président de l’Instance collégiale des chefs d’état-major Michael Mullen à la Maison-Blanche, le nombre de troupes varie de 10 000 à 45 000.
Fox News a cité des chiffres aussi élevés que 45 000 soldats étatsuniens de plus et ABC News jusqu’à 40 000. Le 15 septembre, le Christian Science Monitor mentionnait que cela irait « peut-être jusqu’à 45 000 ».
La similitude des évaluations indique que l’on s’est entendu sur un nombre et que les médias obéissants des États-Unis préparent l’auditoire national à l’éventualité de la plus grande escalade de forces armées étrangères de l’histoire de l’Afghanistan. Il y a sept ans seulement, les États-Unis avaient 5000 troupes dans le pays, mais planifiaient d’augmenter ce nombre à 68 000 pour décembre, avant même que ne surgissent les reportages pour de nouveaux déploiements. (Rick Rozoff, U.S., NATO Poised For Most Massive War In Afghanistan's History, Global Research, 24 septembre 2009)
Quelques heures après la décision du comité Nobel norvégien, Obama a rencontré le conseil de guerre ou peut-être devrions-nous le nommer « conseil de paix ». Cette réunion avait été soigneusement planifiée pour coïncider avec celle du comité Nobel.
Cette réunion clé derrière les portes closes de la salle de gestion de crise de la Maison-Blanche comprenait le vice-président Joe Biden, la secrétaire d’État Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates, ainsi que d’importants conseillers politiques et militaires. Le général Stanley McChrystal a participé à la rencontre par vidéoconférence depuis Kaboul.
Le général Stanley McChrystal aurait offert au commandant en chef « plusieurs alternatives », « incluant un ajout maximal de 60 000 troupes supplémentaires ». Le nombre 60 000 a été cité à la suite d’une fuite du Wall Street Journal (AFP: After Nobel nod, Obama convenes Afghan war council, October 9, 2009)
Selon un représentant officiel de l’administration, «[l]e président a eu une conversation corsée sur la sécurité et les défis politiques en Afghanistan, et les options visant à élaborer une approche stratégique allant de l’avant». (Cité dans AFP: After Nobel nod, Obama convenes Afghan war council October 9, 2009)
Le comité Nobel avait en un sens donné le feu vert à Obama. La réunion du 9 octobre dans la salle de gestion de crise avait pour but de jeter les bases d’une autre escalade du conflit sous le blason de la contre-insurrection et de l’instauration de la démocratie.
Entre-temps, au cours des derniers mois, les forces étatsuniennes ont intensifié leurs bombardements aériens de communautés villageoises dans les zones tribales du nord du Pakistan, sous l’emblème du combat contre Al Qaïda.
Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
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For once an anti-war war demonstration got widespread coverage across the mainstream media.
Stop the War's Bring the Troops Home demonstration on Saturday 24 October 2009 was led by Lance Corporal Joe Glenton,
the first serving soldier in the British army to join an anti-war march.

By Robin Beste
Stopwar.org.uk - 25/10/9 - Stop the War's demonstration on 24 October 2009 brought the centre of London to a standstill. It was a landmark demonstration, led by Lance Corporal Joe Glenton - the first serving soldier in the British army to join an anti-war march.
The march brought together at least 10,000 protestors from across Britain, calling for all British troops to be brought home. Joining Joe Glenton at its head were ex-soldiers, a number of military families, -- including Peter Brierley, who earlier this month refused to shake Tony Blair's hand, saying it had "my son's blood on it" -- and 104-year-old peace campaigner Hetty Bower.
The march took place on the day that a new poll showed that almost two-thirds of people in Britain want all British troops withdrawn from Afghanistan and 86 per cent believe the war is being lost.
Joe Glenton is facing court martial for refusing to return to Afghanistan. He defied a direct order by his commanding officer to come on the march, for which he may well face further charges.
On Saturday, he told the demonstrators : "I expected to go to war but I also expected that the need to defend this country's interests would be legal and justifiable. I don't think this is too much to ask. It's now apparent that the conflict is neither of these and that's why I must make this stand.
"It is distressing to disobey orders, but when Britain follows America in continuing to wage war against one of the world's poorest countries, I feel I have no choice.
"Politicians have abused the trust of the army and the soldiers who serve, that's why I am compelled and proud to march with the Stop The War Coalition today"'
Joe's views were supported by ex-soldier Paul McGurk, who left the army last month, after serving in Afghanistan made him realise the war was unjustied. "I think it's ridiculous that we're there," Paul told ITN News, when interviewed on the march. "I think the government should stop pretending that it's a just war and it's worth the lives of our guys. The government should stop saying it's a winnable war because everyone knows it's not. We should just leave, and that's why I'm here today."
Peter Brierley -- whose son Lance Corporal Shaun Brierley was killed in Iraq and who made the headlines worldwide when he refused to shake Tony Blair's hand -- said, "When you actually look at what's happening, it's exactly the same as in Iraq. Civilians are being killed, British soldiers are being killed and the country is being ruined. They shouldn't be there. The people don't want them there."
Jeremy Corbyn MP, vice-chairman of the Campaign for Nuclear Disarmament, said: 'The war in Afghanistan has no clear war aims, is clearly escalating and spinning out of control and can only impact on Pakistan and the whole of South Asia.
'Nato forces have been in Afghanistan for eight years and the result is increased drug production, high levels of corruption and terrible losses of life on all sides, civilian and military. Now is the time to change policy and bring the troops home to prevent a Vietnam-style quagmire.'
Tariq Ali, another speaker at the rally, challenged the British government or any politician to debate with Stop the War why Britain is fighting a war opposed by most people in Britain and in virtually every country round the world.
The country's oldest anti-war demonstrator, 104-year-old Hetty Bowyer, marched every step from Hyde Park to Trafalgar Square, where she told the crowd: 'I march because I can see no reason for further killing. I have walked on every march against us going to war. At my age there is not very much I can do but while my legs can carry me I am going to march.'
Over the coming months, Stop the War will be stepping up its campaign to bring the troops home. We are just a few months away from a general election and with all three major parties committed to continuing the war in Afghanistan it is imperative that the voice of the anti-war majority in Britain has the highest possible profile. Saturday's demonstration in London was an excellent springboard to seeing that this happens.
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M.B. (lefigaro.fr) avec AFP
LE FIGARO.FR - 18-11-9 - L'armée américaine est présente en Afghanistan depuis 2001. Crédits photo : AP
L'Etat-major ne parvient pas à expliquer ce phénomène, qui dépasse l'engagement des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan.
Triste record pour l'armée américaine. A un mois et demi de la fin de l'année, 140 suicides ont déjà enregistrés en 2009, soit le nombre total de cas recensés en 2008. Un phénomène que l'état major ne parvient pas totalement à expliquer et qui vient jeter un nouveau trouble sur le fonctionnement de cette institution.
En annonçant ces chiffres, le général Peter Chiarelli, numéro deux de l'armée de terre, a toutefois voulu rester optimiste. «Nous pensons que nous faisons des progrès», a-t-il assuré, précisant que le nombre de suicides avait globalement baissé au fil des mois grâce à des efforts de prévention et de dépistage des problèmes psychologiques. «En janvier et février, nous avons recensé 40 suicides, soit près d'un tiers du nombre total cette année, a confirmé le général. Et depuis mars, la tendance générale est à la baisse à l'exception de deux mois» [sic] .
Alors que depuis des années, les déploiements à répétition des militaires en Irak et en Afghanistan sont généralement considérés comme l'une des causes de la hausse du nombre de suicides, l'armée estime cette fois-ci que le lien n'est pas forcément clair. Aucun facteur explicatif convaincant n'a pu être relevé. Ainsi, on ne recense pas une zone de combat où les suicides seraient plus nombreux ou une saison plus propice qu'une autre. «Sur les 140 cas, un tiers n'avait jamais été déployé» en zone de combat, a d'ailleurs précisé le numéro deux de l'armée de terre.
900 spécialistes de la santé mentale recrutés
Un lien, toutefois, a pu être établi. Selon les données recueillies, les soldats semblent davantage enclins à se suicider après avoir quitté une base ou un poste, et ce même s'ils restent aux Etats-Unis. L'armée se penche également sur l'abus d'alcool, de drogue ou de médicaments, dont le taux est «plus élevé qu'il y a huit ans», selon le général Peter Chiarelli. Si 900 spécialistes de la santé mentale ont déjà été engagés par l'armée, le général a précisé que 800 autres seraient nécessaires. Il a également rappelé que les soldats qui feraient appel à un soutien psychologique ne devraient pas voir leur carrière en pâtir.
L'annonce de ce triste record de suicides intervient quelques jours après la fusillade sur la base militaire de Fort Hood (Texas), au cours de laquelle un psychiatre de l'armée a tué treize personnes. Par ailleurs, le président américain, Barack Obama, réfléchit à l'envoi de renforts en Afghanistan. Les soldats américains y ont en effet enregistré en octobre leurs pertes les plus importantes depuis le début du conflit en 2001. Mais selon un sondage du Washington Post et d'ABC News publié mardi, 52 % des Américains estiment que la guerre en Afghanistan ne valait pas la peine d'être menée, contre 44 %. Un chiffre en hausse de 13 points depuis décembre 2008 qui pourrait aider Barack Obama dans sa décision, mais qui ne devrait pas contribuer à remonter le moral des troupes…
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C’est une revue scientifique qui le révèle; à travers l’analyse des cheveux prélevés parmi la population civile de la ville irakienne totalement rasée en 2004, des traces d’uranium enrichi ont été retrouvées; il s’agit du même matériau que celui utilisé pour les bombes atomiques. L’ONU a déclaré : « [Il y a] des milliers de cas de cancers et de malformation infantile. »
Par Andrea Bertaglio – Il Fatto Quotidiano, le 20 nov. 2011
Traduction GV pour AgoraVox
Agoravox - 26-11-11 - Avortements, déformations congénitales, dysfonctionnements du système nerveux. [Tels sont] les effets collatéraux du drame de Fallujah, la cité irakienne dévastée par les bombardements américains en 2004, non seulement par l’usage d’armes interdites, comme le phosphore blanc ou l’uranium appauvri, mais de surcroit par de l’uranium enrichi.
C’est le bouleversant résultat des recherches menées par le professeur Christopher Busby, de l’université d’Ulster, publiée dans « Conflict & Health ». L’analyse des cheveux des parents de nombreux enfants nés avec de graves déformations et déjà porteurs de tumeurs semble démontrer les effets dévastateurs des bombes américaines : une découverte stupéfiante, avec «de multiples implications au niveau global» accusant l’armée à la bannière étoilée d’avoir utilisé pour la destruction de la ville des armes non seulement interdites, mais véritablement inconnues dans la littérature scientifique.
D’ici la fin de l’année 2011, l’armée US quittera l’Irak. Mais l’Irak devra encore se remettre de la lourde hérédité de la guerre. Surtout Fallujah, qui du fait de l’utilisation de ces armes contre la population civile, est aux prises avec [une multitude] de cas d’avortements, de déformations congénitales et de dysfonctionnements du système nerveux. Les chiffres témoignent de manière impressionnante de l’ampleur de la catastrophe sanitaire qui a frappé les enfants : selon les données issues d’un récent rapport du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés , « en 2006, nous avons compté 5928 nouveaux cas de maladies jusque là totalement absentes de Fallujah, dont presque 70% sont des cancers ou des malformations frappant des enfants de moins de 12 ans. » Au cours des premiers six mois de 2007, en revanche, les nouveaux cas se sont montés à 2447, « dont plus de 50% touchent des enfants. » La situation aujourd’hui reste gravissime dans tout le pays, avec un taux de cancers infantiles 14 fois plus élevé en Irak qu’en Égypte.
Une situation que dénoncent depuis le début les médecins locaux, et qui est appuyée depuis des années par les preuves scientifiques issues de nombreuses recherches. La plus récente provient d’une étude épidémiologique réalisée par le Professeur Busby avec l’aide de Malak Hamdan, le président de la Fondation Cancer et Malformations congénitales, et d’Eleonore Blauroch-Busch, responsable du laboratoire allemand qui a effectué les analyses. Avec la collaboration cruciale de deux pédiatres de l’hôpital général de Fallujah, les docteurs Samira Allani et Muhammed Tafash. En plus du sol et de l’eau de la région, ces deux spécialistes ont analysé les cheveux des enfants malades. «Nous avons trouvé des niveaux élevés de plusieurs éléments : calcium, aluminium, strontium, bismuth et mercure» a déclaré Busby : «mais la seule substance que nous avons trouvée et qui pourrait expliquer ce taux élevé de maladies génétiques est l’uranium, un élément radioactif.»
Uranium qui, dans ce cas, n’est pas «appauvri», mais bien «enrichi». «C’est l’élément utilisé pour les bombes atomiques et dans les réacteurs nucléaires,» rappelle Busby. Un fait totalement anormal, qui a amené les chercheurs à conclure qu’à Fallujah, outre les bombes au phosphore, de nouveaux explosifs qui n’avaient encore jamais été vus, ont été utilisés.
«Ce que nous avons découvert démontre clairement qu’il existe une nouvelle génération d’armes,» a déclaré le professeur.
Mais comment ces scientifiques peuvent-ils être si sûrs que cette forte présence d’uranium est bien due aux attaques de mars 2004 ? «L’uranium ressort par les cheveux, lesquels poussent au rythme d’un centimètre par mois», explique Busby qui poursuit : «Nous avons obtenu des échantillons de cheveux très longs de certaines femmes, et nous avons mesuré les taux d’uranium sur toute leur longueur.» Un test qui vient confirmer la forte exposition de ces personnes à l’élément radioactif tout particulièrement entre 2004 et 2005. « Mais surtout – insiste le scientifique – cela prouve l’existence de nouvelles armes à l’uranium. » Des engins «qui sont tout à fait effrayants.»
L’équipe de chercheurs mentionne le fait que quelque chose de très semblable s’est produit également au Liban, dans un cratère causé par une bombe israélienne. C’est pour cela, d’après ces chercheurs, que «la nature des armes à l’uranium enrichi utilisée à Fallujah et ailleurs doit rester une question ouverte tant que les militaires israéliens et américains n’auront pas fourni plus d’explications.»
Pour Hamdan, co-auteur de l’étude, «cette découverte stupéfiante devrait faire se réveiller le monde.» On ne peut pas continuer à ignorer les effets de ces armes radioactives sur la population civile, s’exclame un des scientifiques, «des tas de gens innocents sont morts ou mourront dans le futur, sans compter les innombrables parents qui regardent leurs enfants avec horreur et pitié.»